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L'apiculteur : Thierry S.

UTPLA apiculteur Thierry S.

Thierry est un apiculteur bio professionnel situé en Isère.
Il a été certifié agriculture biologique (AB) par Ecocert et Nature et Progrès (label biologique qui est basé non seulement sur des critères techniques mais également sur des aspects environnementaux, sociaux et économiques ou encore éthiques).

Il a découvert et démarré l'apiculture en 2010 en récupérant des essaims vagabonds.
Sans lien familial avec l'apiculture, il a acquis son expérience en se formant et en travaillant chez des apiculteurs en Australie.

Il a un cheptel actuel de plus de 200 ruches.
Thierry utilise des ruches Warré qui privilégient une apiculture douce et respectueuse des abeilles.

La majorité de ses ruchers sont situés sur les massifs alpins vierges de cultures aux alentours de Grenoble (Chartreuse, Vercors, Belledonne, Ecrins).
Thierry pratique la transhumance locale dans un petit rayon (40km) pendant la saison pour des miels de crus (châtaignier, acacia, haute montagne).

Lettre ouverte à mes parrains

Bonjour à tous !

Ces derniers mois ont été pour moi « en dents de scie ».
A la fois avec un hiver bien là, invitant à ralentir, se poser au coin du feux, manger gras, et tout ça ;)
A la fois avec des nuits agitées avec un petit bout qui a un sommeil, lui aussi, en dents de scie…

Il fallait aussi continuer les chantiers chez nous, faire des mises en pot, s'occuper de la miellerie, vendre le miel...
J'avoue, une certaine fatigue de ce rythme quotidien effréné et lourd à porter.
L'automne a été radieux, pour ne pas dire trop sec, trop chaud, et je me suis concentré sur la charpente.
Ça m'a fait du bien de "décrocher" un peu des abeilles, à la suite d’une saison bien intense et prenante. D’ailleurs, ce ne fut pas « une « mais plusieurs années d'apiculture bien intenses à vrai dire.

La mauvaise nouvelle c’est qu’en cette fin d'hiver je commence à compter les ruches mortes et il y en a beaucoup…
Je n'ai pas encore fait le tour de toutes les ruches mais il y en a pour le moment au moins 150 qui n'ont pas passé l'hiver.
La cause principale (après moi seul responsable bien sûr) c’est le varroa, petit acarien venu d’Asie dans les années 80 par le commerce mondiale, d'abeilles notamment, et responsable de la disparition des abeilles depuis.
Toutes les ruches sont donc traitées pour maintenir une pression de ce parasite acceptable dans la colonie d'abeilles, afin de ne pas atteindre le point de « non-retour », quand les varroas sont tellement nombreux qu’ils déciment toute la colonie.
J'utilise des acides organiques à des doses précises pour tuer le varroa sans nuire aux abeilles.
Je pense que c'est pour le moment le traitement le plus doux par rapport au thymol.
Il n'y a pas de résistance développée par le varroa ni résidu, les abeilles stressent moins et ne consomment pas les provisions. Seulement c'est très contraignant pour l'apiculteur.
J'ai entrepris cette année de construire avec un copain soudeur une machine qui puisse distribuer une dose d'acide d'une manière fiable et sure pour l'abeille et l'apiculteur.
J'ai traité mes ruches cet été et j'ai constaté une certaine efficacité, mais pas assez suffisante pour que cela soulage vraiment les ruches et qu’elles puissent passer sereinement l'hiver.

C'est un grand coup dur mais sans pour autant me démoraliser car je sais pourquoi il y a tant de mortalité, et l'accepte.

Autre coup dur cet automne, c’est la première confrontation avec le frelon asiatique dans mes ruches.
Je l'ai vu, impuissant, attaquer nos colonies, c'est déroutant.

J'ai beaucoup de travail à présent pour ramener les ruches une à une à la miellerie, les vider, trier, nettoyer, congeler les cadres 48h pour tuer les œufs et larves de fausses teignes (un autre parasite) avant qu'il ne mange toute la cire, et surtout remonter le cheptel, élever des nouvelles colonies à partir des existantes, repartir comme à mes débuts de quasi zéro, avec une expérience en plus.

Je vais passer ma saison à cela, ce qui m'enlève une part de stress liée à la production du miel. Je devrai quand même en faire, au moins pour vous, mais j'en ferai moins que les années précédentes.
Je ferai moins de transhumances, moins de nuits blanches, et j'aurai aussi plus de temps pour ma famille, plus de temps pour mettre les mains dans la terre à la ferme ce qui me réjouit d'un autre côté.
Cela fera 10 ans que je fais de l'apiculture, on peut dire dans un sens de la "mono culture" d'abeilles. Je dénonce en m'étant engagé avec la confédération paysanne notamment le système agro industriel clivant le végétal et l'animal en spécialisant les agriculteurs, les menants aux rendements à tous prix, en perdant le lien et l'amour du vivant.

Je prends cette occasion de ralentissement, diminution du nombre de ruches, pour m'orienter vers plus de "bio diversité" dans mes activités, tel un potager verger en permaculture, avoir un cheval et un âne, faire des travaux à la ferme, avoir du temps pour mes loisirs, ma famille, prendre du temps pour m'enrichir intérieurement de nouvelles expériences.

J'aime les abeilles, profondément, et c'est pour cela que je ne souhaite pas ré augmenter mon nombre de ruches comme avant à 250, mais plutôt m’orienter vers 160, afin de garder cette joie à aller les voir.
Bon, c'est un petit peu de « moi » que je vous livre, j'espère qu'il ne vous a pas ennuyé.

Encore plus qu'avant, votre parrainage a tout son sens pour moi. Il me permet de passer le cap, en sentant votre soutien et engagement. Cela me fait du bien et me remonte le moral ! Cela me donne envie de continuer mon beau métier d’apiculteur…
 
Les colonies qui ont passé l’hiver profitent en ce moment du pollen de noisetier.
Il est quasi fini d'ailleurs, c'est une des premières fleurs qu'elles butinent en sortie d'hiver.
Avec la chaleur il y en a d'autres qui pointent le bout de leur nez comme la primevère, encore timide mais suffisante pour stimuler les colonies.
Ce très (trop) beau temps est au moins une chance, les petites colonies n'auraient pas pu se chauffer suffisamment si le froid avait duré encore longtemps.
Gare au retour du bâton (de froid), sans préavis, car nous sommes encore très tôt dans la saison.

Je vous souhaite en tous cas de profiter du beau temps, puisqu'il est là, t'en qu'à faire !

Je vous tiendrai au courant un peu plus tard au printemps quand la saison aura vraiment démarré ! Bon printemps à tous !
Thierry

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Le rucher de la Chartreuse

Le rucher de la Chartreuse
Les ruches sont situées dans le parc naturel régional de la Chartreuse, à 800m d'altitude qui offre une diversité de milieux naturels.

Le parc est ainsi constitué de forêts qui varient du chêne à des hêtraies-sapinières jusqu'aux épicéas à 1500 m d'altitude mais aussi d'étendue de pelouse et prairies.
Les eaux de source provenant des torrents et zones humides environnant le rucher sont d'excellente qualité.

Le miel récolté par la miellerie du Peuple Zélé est selon les floraisons de forêt à dominante de tilleul et pointe de châtaignier et de fleurs de chartreuse qui sont issues des sous-bois comme les ronces et framboisiers avec un arôme floral, frais, naturellement crémeux.

Thierry pratique un élevage et une sélection massale de ces abeilles afin de tirer le meilleur parti de chaque abeille (productivité, caractère...).
Il a ainsi commencé son cheptel avec des abeilles locales ou dites "noires" issus d'essaims cueillis dans la Vallée et qui ont permis la création d'autres colonies d'abeilles avec des croisements naturels contrôlés. Aujourd'hui il a des colonies avec un brassage d'origines qui sont adaptées localement.

L'apiculteur : Aude G.

UTPLA apiculteur Aude G.

Aude a démarré l’apiculture en 2009, un peu par hasard, en accompagnant un ami dans ses ruches. Depuis, elle a eu ses premières ruches, puis une dizaine, une vingtaine puis 120. 
Après quelques années dans le Vaucluse, elle a racheté une ferme isolée dans les hautes alpes, dans le parc régional du Queyras, département d’origine de son conjoint.
Ceci correspond à son souhait de conduire ses ruches dans un milieu encore préservé, proche de la nature et au rythme des saisons.
Dans cette logique, la majorité des ruches sont sédentaires entre 900 et 1200m d’altitude.

Aude récolte principalement des miels de montagne et de lavande.

Elle développe aussi la production de gelée royale avec la mise en place d’un atelier.
La conduite de ruches se fait le plus possible selon le cahier des charges de l’agriculture biologique dans l’optique d’une certification d’ici quelques années.

L'hiver n'a pas encore dit son dernier mot !

Chers parrains,
Depuis les dernières nouvelles, les transhumances ne se sont pas tout à fait déroulées comme prévu.
Un rucher en Provence est resté inaccessible à la suite de précipitations nombreuses sur la région.
Puis c’est l’accès au rucher montagnard qui est devenu dangereux à cause du sol glissant.
Le temps que le sol sèche, c’est la neige qui est arrivée…

Une quarantaine de jeunes essaims est restée bloquée dans des conditions assez rudes tout l’hiver.
Des ruches de production auraient pu le supporter mais pas des essaims.
Il y a plus de 80% de pertes sur ce rucher. Ce sont les aléas du métier !

Plus positif, un domaine viticole du Vaucluse m’a proposé au pied levé de partager un emplacement avec un autre apiculture local.
Un super élan de solidarité qui a permis à une trentaine de ruches de passer l’hiver dans la garrigue au milieu du thym, romarin et sauge.
Toujours dans le sud, les ruches ont l’air d’avoir bien passé l’hiver.
Pas beaucoup de froid, ni de grosse consommation des réserves. L’arrivée des fleurs (amandiers et romarins avant de continuer avec les cerisiers) va permettre de lancer les colonies.

Les visites de printemps vont démarrer dans la première quinzaine de mars. De quoi faire un premier bilan de l’hivernage et de l’état des colonies.
En montagne, il est encore urgent d’attendre.

La chaleur des dernières semaines réveille les colonies mais il est très fréquent que les conditions se dégradent après un mois de février très chaud.
Un démarrage trop précoce des colonies leur serait alors préjudiciable.
Mis à part le « rucher oublié », les ruches restées en montagne sont des colonies en production avec des reines jeunes, une forte population et des réserves importantes.
Le seul risque pour elles serait un démarrage de l’élevage avant une nouvelle période de froid et de mauvais temps.
Les besoins du couvain épuiseraient trop rapidement le stock de miel.

Voilà, je reste vigilante encore quelques semaines et espère vous revenir avec de belles nouvelles au moment de la reprise concrète de la saison.
En attendant je vous redis merci pour tout,
A très bientôt,

Aude



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Le rucher du Queyras

Le rucher du Queyras

La saison est courte.
Elle démarre au printemps sur le noisetier par les belles journées de février puis les fruitiers et les pissenlits.
Certaines ruches montent ensuite plus en altitude dans les alpages pour les mois les plus chauds.
Enfin un rucher descend sur les lavandes, pour produire ce miel tant recherché.
Aude produit un peu de pollen, qui aujourd’hui est consommé par les abeilles.

Les abeilles du Queyras sur la planche d'envol


Que se passe-t-il ce mois-ci sur votre rucher ?

Que se passe-t-il dans la ruche ?

Certains d’entre vous ont reçu des nouvelles de leur apiculteur expliquant que la saison, cette année, aura redémarré particulièrement tôt.
Généralement à cette période, les abeilles commencent à peine à se désolidariser de la grappe hivernale, reprenant doucement leur place naturelle au sein la ruche. La reine recommence tranquillement à pondre. Quelques &...




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