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L'apiculteur : Renald P.

UTPLA apiculteur Renald P.

Renald, paysan bio depuis plus d’une dizaine d’années et ancien éleveur laitier a décidé de se diversifier dans l'apiculture biologique en 2012 (certification Ecocert).
Amoureux de la nature depuis son enfance, Renald a pour éthique le respect de l’environnement et une démarche respectueuse de l’homme et des générations futures.

Il élève lui-même ses reines et ses essaims, ayant suivi une formation spécifique d'élevage.
Ses ruches sont des dadants comportant chacune 10 cadres, elles sont fabriquées en pin douglas provenant de la forêt voisine, la peinture de protection des ruches dite Suédoise est faite par ses soins, avec de la farine, de l'huile de lin et de l'ocre.


Il cultive ses terres et plante sur plusieurs dizaines d’hectares les fleurs qui permettront à ses abeilles de s’épanouir.
Il fournit également en blé sur des variétés oubliées et pauvre en gluten les boulangeries alentours.
Les miels produits par Renald n’ont subi aucune transformation (non chauffés), ne contiennent aucun additif.
Ils gardent ainsi toutes leurs propriétés gustatives et bienfaits pour la santé.

Son objectif est d'atteindre 250 ruches pour vivre de l'apiculture.

Bilan de saison 2018

Bonjour à tous,


Je viens vous donner de mes nouvelles, je ne vous avais pas oublié mais le temps passe vite et le travail ne manque pas.
A la visite de fin d'hiver, j'ai constaté une perte d'environ 40% de mes essaims dans mes ruches, due en partie aux frelons asiatique au début d'automne et une météo très pluvieuse et froide sur plusieurs mois consécutifs, ainsi qu'une forte épidémie de varroas.

Heureusement que j'avais anticipé l'été d'avant en faisant de l'élevage ce qui m'a permis de renouveler mon cheptel.

La récolte a ainsi pu être très satisfaisante.
La météo très pluvieuse du printemps a permis à l'acacia de Fontainebleau et au tilleul de Fleurines "d'avoir les pieds dans l'eau" et donc de fournir du nectar en abondance pour le plus grand plaisir de mes abeilles.


Cette année , j'ai du changer de lieu d'habitation pour raisons personnelles, ce qui me conduit à entreprendre des travaux à l'automne prochain pour construire une nouvelle miellerie .
J'ai la chance d'avoir un bon ami apiculteur Sébastien qui m'a gentiment prêté ses locaux pour ma récolte de 2018 mais je dois effectuer 35 minutes de trajet pour m'y rendre ce qui rallonge mes journées de travail.
En effet, ce déménagement contraint me génère de nombreux soucis d'organisation au quotidien.
Ces travaux pour la nouvelle miellerie vont entraîner des coûts supplémentaires dans mon budget mais sont indispensables pour la continuité de mon activité .
J'ai hâte de les commencer afin d'avoir un cadre de travail fonctionnel.


Je tiens à remercier Alain et David de Fontainebleau (apiculteurs aussi Un toit pour les abeilles) pour leur aide précieuse, car ils m'ont permis de trouver deux ruchers dans la forêt domaniale.


Je vous dis à bientôt ,
Renald

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Le rucher de Domfront

Le rucher de Domfront

Le rucher de Renald est situé dans le bocage Bas-Normand, à la lisière de la forêt d'Andaine sur le site  Natura 2000  et le parc régional  Normandie Maine.

Ses ruches lui procurent du miel toutes fleurs de grande qualité :
- Miel de vergers (pommiers et poiriers hautes tiges)
- Miel de haies (aubépine, châtaigner, ronces...)
- Miel de prairie permanente (pissenlit, trèfles...)
- Miel de phacélie (récoltée grâce la plantation de jachère fleurie)
La récolte se fait deux fois par an, l'une au printemps, l'autre en été, permettant ainsi d'obtenir deux variétés de miel toutes fleurs.
Vous pourrez recevoir en fonction des floraisons (selon les conditions météos) et période de parrainage, l’un et/ou l’autre de ces miels panachés dans votre colis.

Que se passe-t-il ce mois-ci sur votre rucher ?

[C’EST LA RENTREE – Petit point actus pour commencer]

La rentrée politique a été bouleversée le 28/08 dernier par l’annonce de la démission de Nicolas HULOT, Ministre de la Transition Ecologique et Solidaire.



"Je vais prendre, pour la première fois, la décision la plus difficile de ma vie"
a-t-il déclaré avant de poursuivre "Je prends la décision de quitter le gouvernement. Je ne veux plus me mentir. Je ne veux pas donner l'illusion que ma présence au gouvernement signifie qu'on est à la hauteur sur ces enjeux-là [environnementaux], a-t-il annoncé sur France Inter.
Car pour Nicolas HULOT, l’année passée au sein du gouvernement ne lui a pas permis d’agir, comme il l’aurait souhaité sur des enjeux réels écologiques et environnementaux prioritaires : l’interdiction des néonicotinoïdes, la réduction de l’érosion de la biodiversité, l’arrêt de l’artificialisation des sols, la réduction de la part du nucléaire dans la production d’électricité etc…

Il s’est senti « tout seul à la manœuvre » et a dressé un bilan plutôt négatif de l’action environnementale.

C’est donc François de Rugy, Président de l'Assemblée Nationale, qui a pris le mardi 4 septembre 2018, la succession de Nicolas HULOT au Ministère de la Transition Ecologique et Solidaire.


Crédit photo : Wikipédia

Il faut croire que le tollé provoqué par la démission de Nicolas HULOT a bousculé l’action gouvernementale, puisqu’à peine deux jours après l’annonce de l’Ex Ministre de l’Ecologie, le gouvernement a annoncé l’interdiction définitive de l’utilisation de cinq néonicotinoïdes sur les champs français. L'interdiction des pesticides tueurs d'abelles avait été votée sous François Hollande en 2016 et c'est le décret d'application qui vient de passer.


« Cette interdiction place notre pays en précurseur pour la protection des pollinisateurs, de l’environnement et de la santé », a déclaré Agnès BUZYN, Ministre de la Santé sur son compte Twitter.



En parallèle 200 personnalités ont décidé de signer dans le journal Le Monde une Tribune en faveur d’une action politique « ferme et immédiate ». Leur objectif : Alerter sur l’urgence d’agir et de trouver des solutions environnementales concrètes et rapides pour sauver la biodiversité.

Certains évoqueront un « abandon » de Nicolas HULOT, d’autres au contraire, souligneront le courage qu’il a eu en dénonçant l’inaction du Gouvernement.
Quoi qu’il en soit, il est certain que les derniers chamboulements au sein du gouvernement ont agi comme un véritable « coup de massue » sur l'Executif.
Affaire à suivre…

Que se passe-t-il dans la ruche ?
Septembre marque la période de transition entre l’été, très actif pour les abeilles et la période d’hivernage où le rythme se ralentit.
Dehors, les dernières floraisons d’été s’étiolent. La colonie va devoir s’adapter à cette nouvelle situation.
Première conséquence directe : A partir de la mi-août, la reine ralentit sa ponte et passe de 2000 œufs par jour durant le pic estival, à 200 œufs à peine. Les abeilles vont profiter des alvéoles disponibles pour y engranger les dernières réserves récoltées dans la nature qui constituent les miellées tardives (bruyère callune, lierre...). C'est aussi la période des cultures intermédiaires après les moissons comme la phacélie, la moutarde ou le sarrasin que les abeilles apprécient.


La colonie ainsi constituée durant l’été va s’organiser pour la période d’hiver. Les larves vont se nourrir davantage durant le froid formant une nouvelle catégorie d’abeilles, les Abeilles d'Hiver.

Zoom sur … L'Abeille d'Hiver

Il existe en effet deux types d’abeilles, celle d’été qui travaille à un rythme effréné et ne vivra que quelques semaines (entre 3 et 4 semaines), et l’abeille d’hiver.
Cette dernière voit le jour en période de froid et va devoir survivre jusqu’au printemps. Elle n’a pas le même rôle que les abeilles d’été, et vit en moyenne entre 5 et 6 mois.
Elle doit donc réaliser d'énormes réserves corporelles pour survivre à la période hivernale. Ces abeilles se gorgent de protéines, glucides et lipides, leurs organismes sont différents.
Elles vont naître beaucoup plus lourdes qu'au printemps. Elles sont également plus velues...



Leur rôle : Assurer l’hivernage ; Elever le premier couvain printanier et enfin butiner dès le retour des beaux jours.

De son côté, l'apiculteur …
A partir de la fin Août, après les dernières récoltes estivales, l’apiculteur va opérer la mise en hivernage de ses ruches. Tout va s’accélérer.
Il extrait d’abord l’excédent de miel qu’il mettra en maturateur avant mise en pot. Il s’assurera aussi que l’ensemble des colonies a suffisamment de réserves pour passer l’hiver.

 

Il vérifiera l’état des colonies avant leur mise en hivernage et pourra notamment décider de réunir deux essaims trop petits ou faibles ensemble, créant ainsi une colonie plus forte.
Bien entendu il vérifiera l’état des ruches et s’assurera de leur étanchéité et de leur bon état général. Il réduira les entrées par l’installation de grilles évitant ainsi les attaques de prédateurs telles que les souris, les mésanges etc…
Il faudra ensuite choisir un lieu à l’abri du vent où placer les ruches. Il évitera de les placer sous les arbres dont les branches pourraient tomber…
On voit souvent de grosses pierres ainsi placées sur le toit des ruches. Leur rôle est de maintenir la ruche fermée car si le toit venez à s’arracher la colonie mourrait. Les abeilles ne supportent pas le froid ni même l’humidité.

Le Saviez – vous ?
La colonie hiverne normalement à l'emplacement du dernier couvain sur des rayons vides afin de pouvoir se former en grappe d'hivernage dans de bonnes conditions.

Un peu de gourmandise… La recette du mois !
Recette de Muffins miel et amandes proposée par Pourdebon (recette 750g)



INGREDIENTS

-        100g de miel
-        150g de farine
-        80g de beurre
-        1 sachet de levure
-        3 oeufs
-        100 g d'amandes effilées

PREPARATION
Préchauffez le four à 200°C
Mélangez le miel avec les œufs jusqu’à ce que ces derniers blanchissent et ajoutez-y le beurre fondu (1 min au micro-ondes). Mélangez bien le tout et ajoutez la moitié des amandes.
Tamisez la farine et la levure ensemble, puis ajoutez-les à la préparation précédente.
Mélangez bien jusqu’à obtenir un appareil homogène
Dans un moule à muffins, déposez des caissettes en papier et remplissez-les avec votre préparation aux deux tiers. Enfournez à 200°C pour 12 minutes. Pour vérifier la cuisson, enfoncez une lame de couteau qui soit ressortir sèche. Après de 6 minutes de cuisson, ajoutez le reste des amandes effilées sur les dessus des muffins.
Sortez les muffins du four et laissez-les refroidir. Ils sont prêts à être engloutis !

Bon appétit et surtout partagez-nous vos photos sur les réseaux sociaux !




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