VILLE DE MACON

La ruche en images

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France 3 Bourgogne avec Chantal et Yves

Reportage diffusé le jeudi 6 Octobre 2016. Cliquez en dessous pour visualiser l'extrait.

L'apiculteur : Yves ROBERT

UTPLA apiculteur Yves ROBERT

Yves et Chantal ont débuté en 2010 avec 3 ruches. Aujourd'hui ils en comptent près de 80, dont une soixantaine soutenues par les parrains Un Toit Pour Les Abeilles.

Yves et Chantal privilégient une production locale et une conduite douce des ruches. Ce choix est motivé par une éthique personnelle et professionnelle engagée pour la protection de l’environnement, ceci dans une optique d’exploitation apicole prospère économiquement.

Chantal et Yves ne pratiquent pas la transhumance, puisque tous leurs ruchers sont fixes, ce qui réduit considérablement les dépenses en carburant, les besoins en mécanisation et ainsi l'impact carbone.

Ils ont choisi des ruches Warré plus respectueuses des abeilles et proposent un miel de terroir.
Outre le miel, Les apiculteurs produisent leurs propres essaims naturels (sans importation de reine), ils récoltent du pollen, de la propolis, de la cire d’abeille...

Des nouvelles printanières qui tranchent

Les abeilles, complètement ignorantes de la situation mondiale, ont quitté le confinement hivernale…
bien avant que nous entamions le nôtre pour raison sanitaire.
Elles ne rateraient pas le printemps pour rien au monde ... Et, celui-ci est précoce et assez fulgurant ; avec les mois de mars et, surtout, avril très ensoleillé.
Les colonies les plus peuplées en sortie d’hivernage sont, à l’heure actuelle, à un stade de développement que je n’ai jamais connu, en Bourgogne du Sud, avec des populations déjà à leur maximum,
sans aucune stimulation d’aucune sorte de ma part.
Il faut remonter à 2011 pour trouver une situation équivalente, bien que moins précoce - réchauffement climatique oblige,
- qui leur permet de voler à loisir de fleur en fleur printanière, sans presque n’en rater aucune : tussilage, hellébore, bois joli, saule marsault, prunelier, pissenlit, cornouiller, colza, fruitiers, orme,
peuplier, aubépine… J’en oublie ; mais pas elles !
La diversité et l’abondance sont au rendez-vous.



Seules quelques colonies sont un peu à la traine, du fait de reines en fin de fécondité, qui vont être spontanément remplacées par les colonies qui élèvent depuis deux semaines de jeunes reines de remplacement.
Car les mâles sont déjà prêts pour leur mission…
Du côté rucher, tout semble idyllique !

Cela constitue un drôle de contraste avec la situation sanitaire, sociale et économique de ce même printemps ; donc vécu extrêmement différemment que nous appartenions à l’espèce Apis Mellifera Mellifera
ou à l’espèce Homo Sapiens Sapiens.
Le coronavirus est un fléau d’origine naturel, mais dont les circonstances d’unE économie libérale agressive et mondialisée ont joué un rôle démultiplicateur invraisemblable.
Ladite économie moderne, qui sacrifie la vie sauvage, joue là contre son propre camp …

C’est l’effet boomrang ; et, ça ne fait pas du bien de le prendre, si vous permettez l’expression, en plein dans la figure !

Les professionnels de l’agriculture ont une dérogation très large pour continuer à mener leur activité « prioritaire ». Je bénéficie de ce « privilège », qui me permet de mener mon activité sans entrave, malgré la situation tragique.
Je dois confesser que c’est bien la première fois que je me sens économiquement « favorisé ».
En fait, cela fait bien longtemps que je me considère non seulement au service de la collectivité, mais aussi au service de nos protégées.
Et, j’arbore fièrement ce privilège de « servir » pleinement. Et, peut-être que ma réflexion sur la non-soutenabilité de nos modes de production n’avait qu’un temps d’avance.
Et, que le moment de réajuster cet aspect, qui pêche gravement, est peut-être venu ?...

Votre apiculteur, Yves

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Le rucher de Sennecey

Le rucher de Sennecey

Le rucher est situé près du hameau de Tallant dans le canton de Sennecey-le-Grand en Saône-et-Loire (Bourgogne du Sud).

Il occupe un verger bordé de haies, de pâtures et prairies qui s'étendent à flanc de colline jusqu'au bois qui coiffe le sommet.
Cet environnement est riche d'une flore diversifiée qui s'épanouit dès le printemps (pissenlit, fruitiers, aubépine...) et se prolonge tout l'été (acacia, ronce, trèfle...).

La première récolte sera polyflorale puisqu’issue des variétés citées ci dessus.
Ainsi, selon la proportion en tilleul et acacia, le miel pourra être liquide à crémeux (ces deux espèces mellifères influençant sur la fluidité du miel).

Chantal et Yves travaillent avec des reines de souche Buckfast fécondées naturellement et issues du cheptel bio de Jérôme Alphonse (autre apiculteur partenaire Un toit pour les abeilles). Cette race d'abeilles est connue pour être douce et productive.

Que se passe-t-il ce mois-ci sur votre rucher ?

Avant de débuter notre note de mai sur les abeilles ; Souvenez-vous c'était il y a un an tout juste !
Certains d'entre vous découvrez notre initiative de parrainage de ruches dans les parutions nationales ci-dessous. Vous avez été ainsi des centaines à nous rejoindre en mai 2019 !
Aujourd'hui plus que jamais, la situation inédite que nous traversons appelle à la solidarité et nous avons besoin de vous. Poursuivez l'action à...




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