MIEL MUTUELLE

Les ruches en images

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L'apiculteur : Thierry SALAVIN

UTPLA apiculteur Thierry SALAVIN

Thierry est un apiculteur bio professionnel situé en Isère.
Il a été certifié agriculture biologique (AB) par Ecocert et Nature et Progrès (label biologique qui est basé non seulement sur des critères techniques mais également sur des aspects environnementaux, sociaux et économiques ou encore éthiques).

Il a découvert et démarré l'apiculture en 2010 en récupérant des essaims vagabonds.
Sans lien familial avec l'apiculture, il a acquis son expérience en se formant et en travaillant chez des apiculteurs en Australie.

Il a un cheptel actuel de plus de 200 ruches.
Thierry utilise des ruches Warré qui privilégient une apiculture douce et respectueuse des abeilles.

La majorité de ses ruchers sont situés sur les massifs alpins vierges de cultures aux alentours de Grenoble (Chartreuse, Vercors, Belledonne, Ecrins).
Thierry pratique la transhumance locale dans un petit rayon (40km) pendant la saison pour des miels de crus (châtaignier, acacia, haute montagne).

Retour sur une saison particulière

Bonjour à tous !

Le temps s'est dilaté, distendu, comprimé, tout ça à la fois.
Je ne vais pas revenir d'une manière générale sur le confinement.
J'espère que vous avez été au bon endroit, au bon moment.
J'aimerai juste vous joindre un petit texte écrit en 2012 que vous avez peut-être déjà vu d'une paysanne altermondialiste indienne Vandana Shiva, que vous connaissez peut-être.



Pour parler d'ici, les abeilles, et moi leur berger, je dois avouer être parmi les gens qui ont vécu cette période comme heureuse.
Nous sommes isolés en forêt, nous produisons une bonne partie de notre nourriture ou avons un bon réseau de copains paysans permettant de l'être.
Notre vie, notre quotidien, n'a pas changé pour ça.
Au contraire, ce bouton pause a fait du bien à toute la nature.
Bon, on n’a pas arrêté de me dire aussi qu'il a été dit que c'est une bonne année pour les abeilles car il n'y a plus de pollution.
Alors petite clarification au passage : On ne peut pas dire que c'est faux mais ce n'est pas la raison.
Le ralentissement n'a pas seulement fait du bien aux abeilles, mais à toute la biodiversité !
Si c'est une bonne année pour les apiculteurs, c'est que le climat est favorable, voilà.
Auparavant, les mêmes personnes martelaient que les abeilles vont mieux dans les villes que dans la campagne... curieux quand même.
On est en hauteur et voyons Grenoble et sa fameuse "cuvette" car entourée de montagnes.
Du jour au lendemain le smog a disparu. Du jour au lendemain le smog est revenu.
Je me demande ce qu'il aurait été dit si le confinement s'était produit l'année dernière, une année catastrophique pour l'apiculture à cause du climat...
Pour les abeilles elles ont déjà eu un automne dernier "normal", c'est à dire sans été indien, avec une bonne alternance de pluie et soleil.
Les colonies ont ralenti tout doux et le varroa n'a pas trop proliféré en lien avec le couvain au ralenti.
Elles ont bien préparé et passé l'hiver du coup. Pas de surmortalité.
Pas de grosse pression varroa, comme on dit chez les apiculteurs.
Mars avril a été très beau, précoce. La floraison des prunus était en avance, les abeilles ont pu en profiter pour butiner, rentrer nectar et pollen, stimulant la ponte des reines.
Ensuite idem sur le pissenlit.
Les colonies sont fortes et saines, la floraison est sous soleil, ne se fait pas rincer par la pluie (pour rappel, l'abeille sort à 10/12°C, mais il faut une température supérieure pour qu'une fleur émette du nectar, souvent 16° C).
Du coup, c'est une bonne année, comme on dit chez les apiculteurs ;)
Comme d'habitude sur l'acacia il y a eu les saintes glaces ici et la miellée a été ratée.
Pas grave. J'ai récolté le « toutes fleurs » et maintenant les abeilles enchainent sur le tilleul.
Le châtaignier est déjà en fleur, c'est fou.
Normalement il fleurit fin juin.
La saison n'est pas finie loin de là, pour autant il y a des pucerons partout, ce qui devrait être une année pour le miel de sapin si les orages ne sont pas trop violents.

Voilà, pour les abeilles, oui, elles vont bien ! :) Je prends un peu le temps de vous donner des nouvelles, je ferai des photos courant juin entre deux récoltes.
Pour nous la vie de producteurs s'est intensifiée comme on entend partout avec le confinement.
Ça a été compliqué pour gérer un peu du matériel, mais rien de dramatique.
On a mis en pause les colis car toutes expéditions étaient exclues. On se remet à faire vos colis et on espère avoir fini bientôt pour les envoyer.
En même temps que la saison c'est intense !
Du jour au lendemain les marchés se sont fermés, pleins de copains producteurs se sont retrouvés à perdre leurs productions en même temps que des gens cherchaient à manger.
On a monté en 4 jours un groupement de producteurs en vente directe à la miellerie qui tourne à fond, ça nous prend beaucoup de temps et d'énergie.
Vers le 15 juin je pense transhumer une partie des ruches dans le verdon sur la lavande.
Ce sera le début de la fin, la dernière miellée, la dernière extraction, la dernière transhumance, tout est allé très vite...
D'ici septembre avec l'espoir de se rencontrer en chair et humain pendant la visite des ruches (dates à confirmer), je vous souhaite des moments doux et libres. Bon été à vous !

Thierry

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Le rucher de la Chartreuse

Le rucher de la Chartreuse
Les ruches sont situées dans le parc naturel régional de la Chartreuse, à 800m d'altitude qui offre une diversité de milieux naturels.

Le parc est ainsi constitué de forêts qui varient du chêne à des hêtraies-sapinières jusqu'aux épicéas à 1500 m d'altitude mais aussi d'étendue de pelouse et prairies.
Les eaux de source provenant des torrents et zones humides environnant le rucher sont d'excellente qualité.

Le miel récolté par la miellerie du Peuple Zélé est selon les floraisons de forêt à dominante de tilleul et pointe de châtaignier et de fleurs de chartreuse qui sont issues des sous-bois comme les ronces et framboisiers avec un arôme floral, frais, naturellement crémeux.

Thierry pratique un élevage et une sélection massale de ces abeilles afin de tirer le meilleur parti de chaque abeille (productivité, caractère...).
Il a ainsi commencé son cheptel avec des abeilles locales ou dites "noires" issus d'essaims cueillis dans la Vallée et qui ont permis la création d'autres colonies d'abeilles avec des croisements naturels contrôlés. Aujourd'hui il a des colonies avec un brassage d'origines qui sont adaptées localement.

L'apiculteur : Elisabeth TAILLANDIER

UTPLA apiculteur Elisabeth TAILLANDIER

Je suis apicultrice depuis la fin de mes études en 1994.
La quatrième génération d'apiculteurs dans ma famille.
J’ai baigné dans les abeilles depuis ma plus tendre enfance et je pratique depuis toujours.
Je me suis donc formée en famille, mon père avait 400 ruches et mon grand-père 180 pendant la seconde guerre mondiale ce qui était déjà beaucoup.
J'ai eu avec lui jusqu'à 600 ruches au total.
J'ai actuellement 250 ruches.
Je suis en BIO depuis 2009.
Je suis attachée à la protection des abeilles et l'important pour moi est de les soigner au quotidien.
J'ai beaucoup de clients qui veulent aider les abeilles.
Je suis souvent sollicitée et je veux leur offrir une solution pérenne plutôt qu'ils aient une ruche dans leur jardin qui mourra faute de soins appropriés (et oui ça ne s'improvise pas !)
D'où le besoin de me rapprocher d'Un Toit Pour Les Abeilles, pour créer une communauté de parrains engagés pour m’aider…

Quelques mots de votre apicultrice

Bonjour à tous,

Mi-septembre nous avons constaté dans les ruches que la récolte de pollen et la ponte sont reparties : c est le moment de chouchouter les futures abeilles d'hiver ! Cette abeille est tout juste en train de naître. Elle n'est pas différente de ses sœurs de la belle saison mais elle aura la mission de porter la colonie jusqu'au printemps. 

La dernière récolte est elle terminée depuis 10 jours mais le miel est encore dans les cuves : une année exceptionnellement paradoxale.

Maintenant que l'automne arrive, c'est le moment de préparer les ruches pour l’hiver et de chouchouter les abeilles entre les gouttes de pluie et quelques jours de repos bien mérités pour toutes.

Merci à tous.

Elisabeth

 

Quelques photos de nos protégées :

  

 

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La Ruche des Volcans

La Ruche des Volcans

J'ai 250 ruches sur des ruchers de 24 ruches.
Je suis en zone de montagne dans un secteur protégé.
Je travaille en ruches dadant 10 cadres que mes abeilles apprécient.
Je produis des Miels de Montagne, Bourdaine, Framboisier, Sapin, Châtaignier, Sarrasin, selon les années.

Mes ruches sont situées dans le Parc des Volcans d'Auvergne, certaines jusqu'à 1300 m d'altitude où elles passent l'été puis redescendent en automne sur les bords de l'Allier.
Mais la plupart sont situées entre 800 m et 1000 m et restent en place dans les volcans toute l'année.

Beaucoup des ruches parrainées restent près de ma maison où elles bénéficient d'un soin particulier.
Ma maison, comme mes ruches, est un chalet en bois massif où j'aurai le plaisir de vous accueillir près de Volvic. (Vous savez... l'eau qui fait le tour du monde ! )
Les autres ruches parrainnées sont situées sur mon local de production, un chalet en bois également,
ouvert aux visites et où vous pouvez découvrir tout l'été la vie de l'abeille dans notre massif du Sancy, le point culminant du Massif Central à 1886 m d'altitude.

Sur la photo ci dessus, je suis avec mon fils près de la maison familiale, où mon arrière grand-père avait déjà ses 10 ruches, mon grand-père 150 ruches... Bref, au coeur de la tradition auvergnate !

Que se passe-t-il ce mois-ci sur votre rucher ?

Introduction :

Les températures baissent, les feuilles des arbres rougissent et nous ressortons les plaids moelleux pour des soirées cocooning :
pas de doute, le mois d’octobre est là ! Les abeilles font aussi face à ce changement de climat et toute la ruche se réorganise pour débuter la saison froide.
Partons en immersion dans le quotidien de nos butineuses préférées en ce début d’automne !


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