MIEL MUTUELLE

La ruche en images

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L'apiculteur : Thierry SALAVIN

UTPLA apiculteur Thierry SALAVIN

Thierry est un apiculteur bio professionnel situé en Isère.
Il a été certifié agriculture biologique (AB) par Ecocert et Nature et Progrès (label biologique qui est basé non seulement sur des critères techniques mais également sur des aspects environnementaux, sociaux et économiques ou encore éthiques).

Il a découvert et démarré l'apiculture en 2010 en récupérant des essaims vagabonds.
Sans lien familial avec l'apiculture, il a acquis son expérience en se formant et en travaillant chez des apiculteurs en Australie.

Il a un cheptel actuel de plus de 200 ruches.
Thierry utilise des ruches Warré qui privilégient une apiculture douce et respectueuse des abeilles.

La majorité de ses ruchers sont situés sur les massifs alpins vierges de cultures aux alentours de Grenoble (Chartreuse, Vercors, Belledonne, Ecrins).
Thierry pratique la transhumance locale dans un petit rayon (40km) pendant la saison pour des miels de crus (châtaignier, acacia, haute montagne).

Des nouvelles de Thierry, votre apiculteur

Bonjour à tous !

Un gros morceau depuis le temps, avec pas mal d'informations à vous partager. Avec le rush de la rentrée, on n’a pas trop de temps pour lire devant l'ordinateur, mais allez, je me lance.

De mon côté, la saison de production est finie pour enchainer sur la préparation de l'hiver. Un peu de temps se dégage enfin ! Les abeilles s'y préparent depuis mi-juillet dans nos montagnes ; à vrai dire, date où les miellés s'arrêtent brutalement, jusqu'au lierre qui a commencé depuis une petite semaine. Cela ramène du pollen bien jaune et pas mal de nectar : merci le soleil !

Car, je ne vous apprends rien, la période juillet-août a été une catastrophe pour les abeilles. En fait, les mois de mars, avril et mai jusqu'au 10 juin ont été une cata. Ca ne fait que 3 petites semaines de normales entre ces deux périodes.

Cette saison aura été la saison la plus mauvaise de toute l'histoire, d’après ce que disent les anciens poilus et barbes blanches ayant 50 ans d'apiculture dans les pattes.

La sortie de l’hiver a été très longue, période pendant laquelle j’ai dû ramasser 50% des caisses mortes ce qui représentait une centaine de ruches.

Cela a engendré des difficultés de développement pour les colonies. Les reines ne pondent pas ou peu quand il ne fait pas beau. Leur seul signal avec l'extérieur est ce que les abeilles ramènent. De ce fait, si elles restent confinées, elles ne ramènent rien à la ruche : la reine sait qu'il ne fait pas beau, qu'il n'y a pas de ressources, qu'il n'est donc pas judicieux de pondre beaucoup. Pas folle l’abeille… Aussi, la colonie puise dans les ressources stockées pour survivre.

Un joli cercle vicieux :  je vous laisse imaginer quand l'hiver se prolonge jusqu'au 10 juin..

J'ai nourri au miel comme jamais les colonies jusqu'à fin mai. C'est déjà un exploit, mais après avoir raclé les dernières gouttes de nectar, je me suis contraint à leur donner un léger sirop fait d'eau et de sucre début juin pour les maintenir en vie. Cela ne m'était jamais arrivé, je m'adapte et ne regrette pas de les avoir sauvées, mais la sensation désagréable d'un extrême franchit laisse un gout inquiet et dubitatif pour l'avenir.

Les colonies ont pu rentrer du pollen de fleurs/foret en quantité moyenne, permettant une récolte plus que moyenne. J'ai décidé vu la situation d'emmener tout le monde sur la lavande pour allonger l'été et profiter d'une miellé plus clémente et stable. Un travail épuisant à transhumer la nuit tout ce beau monde, enchainer ces nuits blanches et les journées chargées.  Mais, quand on aime, on ne compte pas.

Heureusement, cela a été une bonne décision. La lavande a également été bien arrosée les mois d'avant et a fourni du nectar en abondance aux colonies. Toute cette énergie aura eu donc un sens et un réconfort, en produisant du miel pour ma survie économique, leur survie hivernale surtout.

Après avoir ramené toutes les colonies, j'ai fait des essaims au mois d'aout en parallèle d'extraire ce miel de lavande avant l’arrivée d’une météo catastrophique. La grosse majorité des essaims n’a donc pas marché, les vierges ne pouvant sortir se faire féconder.

Seulement 20% des essaims ont survécu, et ce n'est pas encore gagné. Je finis ces jours-ci de réunir les abeilles pour faire survivre autant que possible de colonies, avant une nouvelle vague de pluie et froid.

Le lierre donne ce qui aide a développer les colonies. Le varroa est très présent, et c'est très inquiétant. Il aime les climats froids et instables, ce qui affaiblit  la colonie et présage une grosse mortalité cet hiver.

Aussi, j’aimerais vous faire un petit aveu, une réalité face à laquelle les agricultures sont touchés, et qui, comme la disparation des abeilles, n'est pas qu'une légende rurale.

On est sur exposés aux piqures de tiques, et en chartreuse, en zone de foret, plus spécialement où sont les ruches, ça fait des années que je me fais piquer quasi toutes les semaines, par passion à m'occuper des abeilles.

Je suis vigilant, j'enlève la tique, mais dans tout ce gros lot de piqures, la probabilité de contracter la maladie de Lyme était quasi garantie.

La saison aux conditions climatiques extrêmement compliquées, la fatigue chronique anormale et des douleurs "bizarres" m'ont mis la tique à l'oreille et m'ont incité à faire des analyses au mois d'aout, qui se sont avérées positives à la maladie de Lyme.

Dans ces cas-là, je me dis que je ne fais pas un métier facile.

Encore une histoire de parasite, comme le mal qui ronge les abeilles avec le varroa.

Je prends donc un traitement basé sur des plantes et des huiles essentielles, qui fonctionne pour l'instant :  j'ai l'impression de revivre depuis !

Du côté des bonnes nouvelles, j’ai la sensation que les colonies remontent elles aussi. J'ai la certitude que les colonies remontent elles aussi en les ayant visitées dimanche et aujourd'hui.

Être éleveur est aussi un lien réciproque à s'élever soi-même. Beaucoup de mes collègues paysans me racontent leurs histoires avec leurs troupeaux de chèvres, moutons, vaches, qui sentent quand ça ne va pas. Quand ça va mieux, ils s'impactent mutuellement avec les hauts et les bas de la vie.

Au-delà des simples actions et intentions de base sanitaire ou de bien être lié à un état de santé qui permet d'avoir les bons gestes ou pas, le lien entre le cheptel et l'eleveur est palpable, vivant, intime, réciproque et immuable, faisant sens et beauté à être en charge de s'occuper d'êtres vivants. C'est un lien, une relation d'amour. Je ressens concrètement ça, et j'espère que le cercle vertueux va être profitable aux abeilles et à moi, donc.

Autre bonne nouvelle ?! C'est qu'on peut se rencontrer peut-être bientôt !!  Impossible l'année dernière, ce qui était très frustrant et navrant. Ce coup-ci, soyons optimistes, je vous propose le samedi 2 octobre le matin pour venir à la ferme et aller voir les abeilles si le temps le permet. Et je sais qu'en même temps de cette bonne nouvelle, je ferais des déçus de ne pas avoir pu avoir de place pour les personnes ayants déjà participé à des éditions précédentes .

Donc, je vous invite à laisser la place à des personnes n'ayant jamais participé svp :) Je ne sais pas si je vais pouvoir programmer une autre date courant octobre;  je ferai mon possible et vous tiendrai au courant.

Une autre bonne nouvelle : j'ai doucement attaqué la mise en pot pour les expéditions de vos pots pendant les jours de pluie pour ceux qui devraient les recevoir à l'automne/hiver. Ce sera le miel fait courant juin-début juilllet, plutôt typé tilleul cette année. Il va falloir patienter encore un peu d'ici à recevoir vos pots, mais c'est en bonne voie.

Je vous laisse sur ces notes positives. Surveillez vos mails pour pouvoir vous inscrire à temps pour venir. Je me réjouis de pouvoir se rencontrer.

Bonne journée à tous !

 

Thierry

 

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Le rucher de la Chartreuse

Le rucher de la Chartreuse
Les ruches sont situées dans le parc naturel régional de la Chartreuse, à 800m d'altitude qui offre une diversité de milieux naturels.

Le parc est ainsi constitué de forêts qui varient du chêne à des hêtraies-sapinières jusqu'aux épicéas à 1500 m d'altitude mais aussi d'étendue de pelouse et prairies.
Les eaux de source provenant des torrents et zones humides environnant le rucher sont d'excellente qualité.

Le miel récolté par la miellerie du Peuple Zélé est selon les floraisons de forêt à dominante de tilleul et pointe de châtaignier et de fleurs de chartreuse qui sont issues des sous-bois comme les ronces et framboisiers avec un arôme floral, frais, naturellement crémeux.

Thierry pratique un élevage et une sélection massale de ces abeilles afin de tirer le meilleur parti de chaque abeille (productivité, caractère...).
Il a ainsi commencé son cheptel avec des abeilles locales ou dites "noires" issus d'essaims cueillis dans la Vallée et qui ont permis la création d'autres colonies d'abeilles avec des croisements naturels contrôlés. Aujourd'hui il a des colonies avec un brassage d'origines qui sont adaptées localement.

L'apiculteur : Delphine et Stéphane ROBERT

UTPLA apiculteur Delphine et Stéphane ROBERT

Nous sommes Delphine et Stéphane, apiculteurs à Saint-Sauves d'Auvergne.
Notre exploitation se situe près du Sancy, où nous nous occupons de nos abeilles de génération en génération,
avec passion dans une nature sauvage et préservée, depuis près de 75 ans…  
Moi, Delphine, je suis presque née au milieu des abeilles.
J'ai travaillé sur l'exploitation familiale pendant presque toutes les vacances scolaires, jusqu'à la fin de mes études de comptabilité,
secteur où j'ai travaillé pendant 15 ans.
J'ai été amenée à retravailler sur l'exploitation familiale pour prêter main forte à ma famille à la suite de l'accident de ma sœur en 2016.
Mon mari, Stéphane a été licencié de son poste de technicien d'une grande entreprise en 2017,
nous avons alors décidé de tenter l'aventure en apiculture...
La formation pour nous deux s'est donc faite par transmission du savoir-faire familial.
Nous nous sommes installés apiculteurs professionnels en 2019, nous avons repris 200 ruches de
Nous pratiquons une apiculture raisonnée, comme le fait notre famille depuis des décennies.
Nos ruches, cadres et hausses sont fabriquées depuis toujours avec le bois de nos forêts, où se situe l'exploitation.
Le bois de nos ruches est trempé à l'huile de lin. Les feuilles de cire, utilisées pour nos cadres sont gaufrées par nos soins.
Nous utilisons notre propre cire, qui provient des opercules de l'année récupérées après l'extraction du miel.
Nous utilisons seulement les traitements autorisés en agriculture biologique pour soigner nos abeilles.
A terme, nous demanderons probablement la certification en agriculture biologique.

Nous prévoyons de maintenir notre cheptel autour de 200 ruches.
L'objectif du parrainage est de faire découvrir notre beau métier au contact de la nature, notre belle région,
le délicieux miel produit par nos abeilles et de nous aider à pérenniser notre activité d'apiculture.

La pire année apicole en 50 ans

Chères marraines, chers parrains,
Actuellement, la récolte bat son plein si l'on peut dire, car il faut bien enlever les hausses mises pour la récolte mais elles sont presque toutes vides.
En raison du froid et de la pluie que nous avons eu presque tout le temps ce printemps et cet été,
la récolte de miel atteint un niveau historiquement bas.
Mon papa, apiculteur retraité, n'a vu une aussi petite récolte, qu'une seule fois dans sa vie, en plus de 50 ans d’apiculture : c'était en 1977.

Ce qui est également inquiétant, c'est le peu de réserves qu'elles ont pour passer l'hiver. J’espère qu’elles vont continuer à récolter un peu avant le démarrage de l’hivernage.

Sinon, il va être très difficile pour nous de proposer des portes ouvertes sur l'exploitation cette année, car mon mari Stéphane,
qui seul peut vous emmener voir les ruches, a des problèmes de dos très conséquents, qui ont quasiment réduit toute sa capacité de travail depuis mi-juin.

Merci de votre compréhension, en espérant une saison apicole 2022 bien meilleure sur tous les points.
A très bientôt,
Delphine et Stéphane

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Le Rucher Apisancy

Le Rucher Apisancy

l'exploitation familiale située à Saint-Sauves dans la Haute Vallée de la Dordogne, dans le parc naturel régional des volcans d'Auvergne;
où nous produisons l'essentiel de nos miels (Pissenlit, Montagne, Trèfle, Framboisier, Forêt et Sapin) selon les saisons et les emplacements.
Tous nos ruchers sont situés dans le Puy de Dôme, nous vendons uniquement le miel produit par nos ruches.
L'extraction est réalisée à froid, puis le miel est mis en pot dès la récolte.
Cristallisé naturellement quelques semaines après la récolte et non chauffé,
notre miel conserve toutes ses qualités nutritionnelles; il devient crémeux, facile à tartiner.
Actuellement nous avons 170 ruches, ce sont des ruches Langstroth,
Nous produisons essentiellement du miel de montagne, puisque la plupart de nos ruches sont situées à Saint-Sauves d'Auvergne à 850m d'altitude.
En fonction de la météo, au printemps nous produisons du miel de pissenlit,
en été ce sera du miel de fleurs sauvages (framboisier, trèfle, ronces...) ou du miel de forêt comme le sapin.
L'année 2020 a été une année où nous avons récolté surtout du miel de forêt, nous espérons, pour 2021,
pouvoir récolter du miel d'acacia et de framboisier, mais c'est la nature qui décidera...

Que se passe-t-il ce mois-ci sur votre rucher ?

Que se passe-t-il dans la ruche en septembre ?
Introduction
Si le mois de septembre rime avec fin des vacances pour nombre d’entre nous, il n’en est pas de même pour les abeilles !
Pour elles est venu le temps de se reposer. La saison touche déjà à sa fin et nos chères butineuses sortent de moins en moins de la ruche.
Profitons de cette accalmie pour revenir sur cette année apicole particulièrement difficile, tant pour les abeille...




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