Astre - Astre Commercial - Le plessis Pâté



GROUPE : ASTRE SIEGE

Les ruches en images

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L'apiculteur : Isabelle L.C.

UTPLA apiculteur Isabelle L.C.

Isabelle La Châtelaine est une apicultrice de la ville et de la campagne, passionnée par le moyen-âge, elle installe un jardin médiéval autour de sa maison, avec un rucher en 2011 pour polliniser son verger et son potager.
À cette période, elle commande une colonie à un apiculteur local et depuis, ils ne se sont plus quittés.
Il lui transmet son savoir et ses pratiques apicoles traditionnelles.
Jeune diplômée de la Société Centrale d’Apiculture (SCA) en 2013, elle installe d’autres ruches dans un petit bois en Bretagne.
En ville, elle est responsable avec deux autres apiculteurs amis du "rucher de ma tante" au crédit municipal de Paris, au cœur du marais.
Participe en tant que jurées au concours des miels d’ile de France, ainsi qu’au concours agricole au salon international de l’agriculture. Chaque miel de ses ruchers sont analysés par un laboratoire indépendant.

Présentation du frelon asiatique

Le 27 juillet 2018

 

Chères Marraines, chers Parrains,

Je vais vous présenter le frelon asiatique :

Espèce nouvelle pour la faune européenne, Vespa velutina nigrithorax a été signalée officiellement en France (pour la première fois en Lot-et-Garonne) en 2005. Une des hypothèses relative à son introduction est celle d’une arrivée accidentelle via des marchandises chinoises importées du Yunnan.

En comparant avec le frelon européen, l’asiatique est plus petit en gabarie, porte des ailes à la manière d’un hélicoptère et possède des pattes et un abdomen de couleur orange.

Le frelon asiatique fait plus de dégâts dans nos ruchers que le frelon européen.

Le premier peut vider une ruche en deux mois. Le second n’est pas un amateur d’abeilles, sauf en cas de disette.

Lorsque qu’une ruche est agressée par le frelon, les abeilles se protègent en faisant un tapis à l’entrée de la ruche.

Le frelon attrape l’abeille au vol et commence à lui couper la tête et l’abdomen et ne garde que le thorax. Pourquoi ? La seule partie où la protéine est présente en grande quantité pour nourrir ses progénitures.

La part protéinée du régime alimentaire de V. velutina est composée à 80 % d’abeilles. Le reste est composé de chenilles, papillons, mouches, libellules et autres insectes, mais aussi d’araignées.

Les restes de l’abeille (têtes, abdomens) gisent sur le sol dans mon jardin.

 

Pour faire face, j’essaye de les piéger avec 1/3 de vin blanc, 1/3 de sirop de cassis ou de grenadine et 1/3 de bière brune

Avec un passage en magasin

Un nid de frelons

Les nids grossissent progressivement du printemps à l’automne, lentement jusque début juillet, puis ils gagnent 4 à 6 cm de diamètre par semaine. À sa taille maximale, fin octobre, le nid est composé en général de six à sept étages de couvain, appelés gâteaux de cellules ou strates qui renferment le couvain. Il a été trouvé des nids de 14 strates. Ces gâteaux ont un diamètre de 23 à 29 cm, leur bord est séparé de l’enveloppe par un espace de 15 mm. L’espace séparant deux strates atteint 10 à 12 mm. Les alvéoles ont en moyenne 8,5 mm de diamètre pour une profondeur de 26 à 29 mm. On a compté jusqu’à 17 000 cellules par nid. Au maximum de l’activité (septembre - octobre), la population de frelons à l’intérieur du nid varie de 1 200 à 1 800 individus.

L’intérieur, magnifique !

Après une petite récolte, une poêlée de larves hyper protéinées, accompagnées de riz.

 

Plus besoin d’aller en Asie pour goûter à ce fabuleux met ! Venez me voir à la prochaine porte ouverte ; je vous en préparerai rien que pour vous !! avec un verre d’hydromel.

Les frelons arrivent sur mon rucher fin juillet et sont présents jusqu’en novembre.

À bientôt

Isabelle la Châtelaine

 

 

 

 

 

 

 

 

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Le rucher de Parisii

Le rucher de Parisii

Les ruches s’invitent en milieu urbain, au cœur du Grand Paris (à 400 mètres Sud de la ville de Paris).
Les colonies d’abeilles y vivent bien et connaissent un bon développement.
Les villes peuvent servir à la fois de refuge et de vitrine.
Les écosystèmes urbains sont de plus en plus favorables à l'abeille : utilisation de pesticides souvent faible voire nulle (zéro phyto), grande diversité florale...
L'apiculture urbaine qui s'est révélée pour alerter l'opinion quant au déclin des pollinisateurs, insuffle aux villes l'aménagement d'espaces naturels tels que des zones de jachères, mares, haies végétales...
Le pollen butiné dans les espaces verts et les jardins privés urbains produit un miel plus abondant et plus riche au goût que dans certaines zones rurales où la monoculture est omniprésente.
Ce miel se distingue par la grande variété d'essences exotiques que l'on retrouve dans les jardins privés.
Ces mélanges subtils diffèrent d'une récolte à l'autre mais sont souvent parfumés d'ailantes [En anglais, c'est l'arbre du paradis (tree of heaven)], tilleuls, acacias, marronniers, sophoras, rosacées.
Une sensation olfactive et gustative avec des notes fruitées de type "fruits frais" qui sont bien marquées, une intensité élevée et une persistance soutenue.

Que se passe-t-il ce mois-ci sur votre rucher ?

Et si on poursuivait l’action ensemble.
Nombre d’entre vous le savent déjà, Un toit pour les abeilles a fait le pari que les petits gestes de chacun peuvent aider à réaliser de grandes choses ! C’est ce que nous réussissons à faire grâce à vous. Certains parrainent aujourd’hui 4000 abeilles, d’autres 8 000 ou 12 000 abeilles et même 40 000 abeilles… Chacun, selon ses moyens et capacités fait « sa part » et rend ainsi hommage à la fameuse Légende du Colibri qui nous inspire au quotidien.
Mis bout à bout, ce sont près de 210 000 000 d’abeilles qui sont parrainées et plus de 5 000 ruches installées partout en France.


Bravo pour ce bel effort commun qui a permis un véritable élan solidaire.

Mais Un toit pour les abeilles se sont également d’autres actions solidaires pour la biodiversité :
Le Rucher pédagogique de Fouras
La récolte d’essaims sauvages dans la nature
Le Parrainage de fleurs mellifères pour les abeilles.

Projets auxquels nombre d’entre vous ont participé et nous vous en remercions chaleureusement…
Aujourd’hui, Un toit pour les abeilles veut aller encore plus loin en préservant l’Abeille Noire.



Connaissez-vous l’Abeille Noire ?
C’est l’abeille ancestrale, notre abeille originelle, « Apis mellifera mellifera » de son nom savant. Celle qui a résisté aux deux périodes de glaciation. Jadis espèce dominante en Europe, elle est aujourd’hui menacée. Il en reste à peine 10% en France.
Car oui, l’histoire se répète et dans notre recherche de rendement et de profits à tous prix, l’homme a fini par dégrader l’environnement naturel de l’abeille locale, la fragilisant.

Pourquoi préserver l’Abeille Noire ?
Elle est aujourd’hui et concrètement une espèce en voie de disparition. Elle subit non seulement les problématiques de l’abeille classique : pesticides, infections parasitaires, dérèglement climatique, monoculture, appauvrissement des ressources etc... Mais aussi l’importation accrue d’abeilles exotiques.

Aujourd’hui, Un toit pour les abeilles souhaite préserver cette souche endémique. Nous espérons très vite pouvoir mettre en place, avec vous, des actions concrètes. On vous en dit plus très vite.

Pré-bilan 2018
Nous sommes en octobre… L’hiver arrive et déjà les apiculteurs dressent le pré-bilan de la saison qui s’achève.
Et cette année (touchons du bois), les premiers retours semblent positifs. Les caprices de la météo l’an passé se sont atténués cette année. Il a fait chaud certes, mais nous avons évité les épisodes caniculaires de l’an passé, qui avaient totalement asséché les floraisons. Les apiculteurs ont profité de très belles miellées cette année et les colonies, qui vont bientôt rentrer en hivernage, se portent particulièrement bien. La sortie d’hiver nous en dira plus mais déjà les apiculteurs nous promettent un miel particulièrement « délicieux » cette année.

Seul bémol et qui n’est pas des moindres, la prolifération du frelon asiatique qui aura fait du mal sur les ruchers cette année. Le nord, jusqu’alors préservé, a dû faire face à son tour à l’arrivée de ce prédateur particulièrement agressif et perturbateur des colonies. Emilie B , apicultrice du réseau nous a témoigné son inquiétude face à ce nouveau fléau, arrivé sur son rucher des Peupliers (proche Lille).



Que se passe-t-il dans la ruche ?
Ca y est, nous sommes bel et bien en automne ! On approche tout doucement des températures de saison. Elles avoisinent les 5 à 10°C le matin et 16 à 20°C l’après-midi.
Et bientôt elles devraient tout doucement descendre encore…
Il commence à faire froid pour les abeilles qui préfèrent rester au chaud dans les ruches. Certaines profitent des températures un peu plus chaudes de l’après-midi, pour sortir, mais il ne reste plus grand-chose à butiner…
Alors il est temps de se réorganiser dans la ruche pour préparer l’hiver. Exit les faux bourdons qui sont gentiment escortés vers la sortie.



Et oui, mis à part leur rôle reproducteur, les mâles n’ont pas de fonction à proprement dit au sein de la ruche, et lorsque l’hiver arrive, les abeilles les chassent pour ne conserver au sein de la colonie que les abeilles travailleuses. Elles auront d’ailleurs une fonction essentielle, celle de réchauffer la colonie.

La Reine aussi a largement ralenti sa ponte. Elle ne tardera pas à la suspendre bientôt, lorsque l’hiver aura démarré. Les abeilles vont rester confinées au sein de la colonie tout l’hiver, puisant sur les réserves engrangées durant l’été.

Zoom sur … L'hivernage

Les abeilles n’hibernent pas durant la période de froid. Elles ne dorment pas à proprement parler. Leur activité se réduit considérablement, mais elles continuent à vivre, au ralenti, confinées au sein de la ruche. C’est l’hivernage. Elles vont ainsi se tenir bien au chaud, serrées les unes contre les autres, en forme de grappe. L’objectif pour elles : conserver une température intérieure de 30-35°C.



Cette température est le résultat de cette grappe que forment entres elles les abeilles et de la ventilation qui s’opère au sein de la ruche, par leurs battements d’ailes. C’est cette même ventilation qui permet de les protéger de l’humidité, leur pire ennemi !

De son côté, l'apiculteur …

L’apiculteur termine sa récolte d’été. Il récupère les dernières hausses des ruches et s’occupe de faire l’extraction du miel.



Il laisse ensuite les abeilles récolter les derniers nectars et pollens disponibles dans la nature, pour accumuler quelques provisions supplémentaires avant l’hiver.
Les dernières floraisons vont bientôt s’épuiser et la nature revêtir son manteau d’hiver. Les abeilles vont à présent rester dans les ruches.

Le travail de l’apiculteur est double à cette période.
Aux ruchers, il réalise les dernières visites d’avant l’hiver et s’assure que toutes les ruches sont prêtes à rentrer en hivernage. Elles doivent être suffisamment chargées en réserves, doivent être en bon état et bien isolées pour éviter les agressions extérieures, liées à la météo ou aux attaques de prédateurs.



Il faut aussi les positionner à l’abri du vent. Souvent l’apiculteur place une grosse pierre sur le dessus des ruches pour éviter qu’un vent trop fort ne souffle les toits.

A la miellerie, il termine la mise en pots du miel fraichement récolté qu’il vendra sur les marchés de Noel ou qu’il enverra à ses parrains dans notre cas.



Le Saviez – vous ?

Pour affronter l'hiver, les apiculteurs estiment qu'une ruche « en bonne santé », c'est-à-dire suffisamment chargée en ressources naturelles pour assurer l'hivernage, doit contenir au minimum entre 15 et 20kg de miel. En dessous de ce niveau, la ruche est considérée comme « en péril », elle ne passera pas l'hiver.

Un peu de gourmandise… La recette du mois !
Recette Gâteau aux amandes renversé aux pommes et au miel proposée par Fourchette & Bikini



INGREDIENTS
- 4 pommes
- 150g de sucre
- 100g de farine
- 100g de poudre d'amandes
- 100g de miel
- 3 œufs
- 40g d'amandes effilées
- 1/2 sachet de levure chimique
- 1 c. à soupe d'huile de tournesol

PREPARATION
Préchauffez le four à th.6 (180°C).
Epluchez les pommes, retirez les trognons et coupez-les en morceaux.
Dans un moule à manqué préalablement huilé (très légèrement), versez en filets le miel liquide (ou étalez-le s'il est crémeux). Parsemez d'amandes effilées, puis couvrez avec les morceaux de pommes.
Dans une terrine, mélangez la farine, le sucre, la poudre d'amande et la levure. Creusez un puits au centre et cassez-y les œufs un par un. Mélangez vivement pour éviter la formation de grumeaux et versez l'huile. Fouettez manuellement jusqu'à obtention d'une pâte homogène.
Versez cette préparation dans le moule et mettez à cuire 40 min. environ.
Démoulez délicatement, à l'envers, dans un plat large. C'est prêt !

Bon appétit et surtout partagez-nous vos photos sur les réseaux sociaux !




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