Aprés l'été par Frédéric W.

Frédéric W.

Préparation de la saison hivernale

Après un printemps  doux et fleuri, le spectre des chaleurs d’été a de nouveau été présent tout au long de cette période estivale.
Synonymes de sécheresse (manque de fleurs, dépérissement des arbres et manque d’eau pour donner à boire au couvain) et mauvaise forme des essaims nous avons heureusement été en grande partie épargnés.
La chaleur a certes été présente mais la canicule est venue tardivement et les abeilles ont pu récolter un nectar peu abondant mais tout de même présent.

Le développement des ruches a été limité mais réel contrairement à l’an dernier.
Peu de mortalité et seules quelques ruches sous alimentées permettent de faire un premier bilan de l’été à peu près correct coté sanitaire.

Coté récolte l’année 2022 catastrophique a laissé des traces qui ne s’effaceront pas tout de suite.
De gros arbres mellifères (chênes, érables, châtaigniers) sont morts et de très nombreux buissons (bourdaine, bruyère Erica) ont difficilement survécus.
Ces derniers ont peu fleuris et les fleurs n’ont donné que très peu de nectar. Nous n’avons par exemple pas fait de récolte de Bruyère depuis deux ans alors qu’auparavant c’était notre plus grosse récolte.
Heureusement d’autres végétaux ont mieux supportés les sècheresses passées, la récolte de printemps a été bonne et le tilleul également.
Le miel de forêt et la bourdaine ont été corrects.

2023 restera une année de convalescence après le désastre de 2022.

La gestion des ruches a été assez lourde, après une remise à niveau importante au printemps il a fallu enchainer sur les essaims qui nous permettrons de compenser les inévitables pertes d’hiver.
Après la récolte et la gestion des hausses il a donc fallu surveiller les ruches faibles, réunir les tout petits essaims  qui n’ont pas le potentiel nécessaire pour préparer l’hiver (c’est-à-dire les mettre ensemble dans une seule ruche pour avoir assez de population et de couvain pour assurer une force et une vitalité suffisante pour passer l’hiver).
Il a également fallu traiter le varroa, dès la fin juillet/début aout et protéger les ruchers contre les frelons qui sont là en très grand nombre cette année.

Frelon, varroa, chaleurs tardives ont amenés des conditions pour le moins stressantes sur aout et septembre.
Même si la chaleur est encore là à l’heure où nous vous écrivons il semble que la situation s’améliore un peu au fur et à mesure que nous avançons vers octobre.
Il faut encore surveiller les réserves pour l’hiver qui ont un peu de mal à se constituer pour certains ruchers mais la fraicheur nocturne permet de mieux supporter la chaleur diurne de ces derniers jours. Les frelons, bien calmés par les harpes électriques, semblent diminuer et provoquer une pression un peu plus faible sur les ruches. Les abeilles volent pour récolter le nectar des réserves d’hiver qu’elles récoltent sur les ajoncs, la callune et les fleurs des champs. Une fois de plus nous croisons les doigts pour que nos efforts de fin d’été permettent une bonne survie hivernale du petit peuple …

A bientôt et encore un grand merci à tous pour votre soutien et votre aide.

Frédéric et Evelyne

 

En photo : ruches au début de l’automne et plantations d’arbres mellifères (erable sycomores, gleditsia, robinier, cormiers et pommiers).

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