Une saison à la ruche

Que se passe t-il dans la ruche en Août ?

[LE JOUR DU DEPASSEMENT]


C’est le jour où l’humanité a consommé l’ensemble des ressources que la Planète est capable de renouveler naturellement en un an.
Le 29/07/19 nous avons atteint cette date.
En 7 mois à peine, la Planète a épuisé l’ensemble des ressources naturelles qu’elle peut reconstituer en une année…

Nous vivons donc dorénavant « à crédit » d’une Planète en sursit.

Il nous faudrait plusieurs Planète pour vivre comme nous le faisons… Et vous savez quoi ? Nous n’avons qu’une seule Planète TERRE !

La France a épuisé toutes ses ressources le 14/05 dernier, soit en à peine 5 mois.
La Mongolie en 3 mois (19/03), la Suède en 4 mois (3/04), le Qatar en 1 mois et demi à peine (11/02), ou encore les Etats-Unis, le 15/03 etc…

Parmi les facteurs expliquant cet épuisement prématuré des ressources de la Planète :
Des émissions de gaz à effet de serre considérables (chauffage, électricité)
L’artificialisation des terres (déforestation, routes bétonnées)
Des habitudes de consommation néfastes (surconsommation de viande, gaspillage)
Des importations toujours plus nombreuses (emprunte carbone).

Nos modes de vie génèrent une emprunte écologique de plus en plus importante.
En 1970 nous avions atteint le Jour du Dépassement Mondial le 29 décembre, soit en une année complète.
Près de 50 ans plus tard ce jour est atteint en 7 mois à peine.
A ce rythme dans 50 ans, nous vivrons à crédit de manière permanente !

Nous vous proposons ci-dessous une vidéo réalisée par BRUT, avec Arnaud GAUFFIER, Co-Directeur des programmes WWF France qui nous explique le phénomène.


lien de la vidéo : https://www.youtube.com/watch?v=fZmdyKqsP-U

Bien que le tableau puisse sembler pessimiste, rien n’est définitivement « inscrit dans le marbre » et nous pouvons encore agir concrètement pour changer les choses.
Le plus important c’est de ne pas devenir fataliste et d’avoir l’intime conviction que chacun peut agir, à son échelle de manière positive.

On vous transmet quelques pistes, mais la liste n’est pas exhaustive…

Jardiner naturel : Ça va de soi, mais c’est mieux en le disant : on bannit définitivement l’usage des pesticides, herbicides et autres produits nocifs pour la nature.
Créer des espaces de biodiversité : Planter, semer en jardin ou jardinière pour créer des petits « havres de paix » pour les insectes, notamment les pollinisateurs.
Consommer local & responsable : Fruits et légumes de saison, achat en local chez son maraicher, boucher, apiculteur. On évite la surconsommation de viande, une fois ou deux par semaine, c’est largement suffisant.
Trier et réduire ses déchets : Au revoir le plastique jetable, on privilégie le réutilisable et/ou recyclable (sac, couverts etc…)
Privilégier les modes de transport écolo : Pour les petits trajets notamment, une balade à pied ou à vélo, c’est bon pour la Planète et pour la santé d’ailleurs…
Acheter « engagé » et « raisonné » : Eviter le gaspillage, notamment alimentaire. Vérifier l’origine des produits achetés. Penser au recyclage des vêtements et autres produits, il existe de nombreuses plateformes de revente en ligne (leboncoin, vinted…).
Consommer moins : Ça parait fou, mais oui, parfois nous consommons sans réel besoin. Prenons tout simplement le temps de la réflexion avant d’acheter. « C’est sympa, j’aime bien ces chaussures… A bien y penser, j’en ai déjà une paire similaire… »
Economiser l’eau, la lumière, l’électricité : Pas de robinet allumé pendant qu’on se brosse les dents, ou encore de pièces vides éclairées inutilement.
Récupérer l’eau de pluie : Pour arroser jardin et potager.
Acheter en vrac : fini les emballages inutiles
Eviter de surchauffer la maison l’hiver : Notamment les chambres la nuit. L’été, ne pas mettre la climatisation trop basse !
Cuisiner : Avec des ingrédients locaux et de saison… Faire ses propres yahourts, glaces et autres plats à consommer avec gourmandise, c’est bien meilleur.
Offrir des cadeaux responsables : Un parrainage de ruches avec Un Toit Pour Les Abeilles par exemple

Il existe encore des milliers d’autres actions simples qui auront un réel impact positif sur notre empreinte… A nous d'agir !

Que se passe-t-il dans la ruche ?
Cette année la météo se sera bien moquée des abeilles et de la filière. Notre « Dame météo » aura été particulièrement instable, perturbant nos chères avettes, sorties trop tôt de la ruche, en amont de la saison, du fait d’une météo trop douce.
Puis, la pluie et les intempéries sont venues mettre en branle le début de saison, forçant les abeilles à rester calfeutrées dans la ruche à consommer leurs maigres réserves…
Enfin, depuis juin, nous vivons des périodes de canicules intenses et successives, obligeant les abeilles à ventiler dans la ruche pour diminuer la chaleur intérieure, alors qu’elles devraient être dehors, toute la journée à faire le plein de nectars et pollens. Nous sommes en pleine saison !
Les températures caniculaires de juin entre 35°C et jusque 45°C sur certaines régions ont influé substantiellement sur les températures dans la ruche.
Les abeilles, désorientées laissent leur activité de butinage de côté, pour récupérer de l’eau et ventiler dans la ruche pour faire redescendre la température interne de la colonie…
Pas simple pour nos petites protégées… D’autant plus que les épisodes caniculaires ne sont pas encore terminés. Les prévisions météos pour le mois d’août nous promettent déjà de nouvelles hausses des températures.


Zoom sur … La colonie de fin de saison

Vous connaissez certainement l’expression « Avoir le bourdon », et bien elle prend tout son sens quand on connait la vie des abeilles.
A l’aube de la période hivernale, qui va arriver dans quelques semaines, l’organisation dans la ruche évolue. Les floraisons vont se faire de plus en plus rares et les abeilles vont naturellement commencer à réorganiser la ruche, pour pouvoir consommer stratégiquement leurs réserves accumulées durant l’été.
Les mâles qui deviennent des bouches à nourrir superflues sont chassés de la ruche. Car finalement, leur rôle est plus que limité dans la colonie.
Les mâles, qui féconderont une reine mourront quelques minutes après leur accouplement. Ils perdent en effet une partie de leur système reproducteur durant l’acte.
Les autres faux bourdons, qui n’ont pas fécondé de reine, n’ont hélas pas d’autre rôle à jouer dans la ruche. Ils deviennent une bouche de trop à nourrir et seront très vite expulsés.

De son côté, l'apiculteur …

Pour l’apiculteur, c’est la période de récoltes des dernières hausses à miel, parties supérieures qu’il ajoute sur le corps des ruches pour récolter le miel.
Il va pouvoir ensuite extraire le nectar dans sa miellerie et le mettre en pot.
Le miel extrait à froid est naturellement liquide lors de la mise en pot. C'est ensuite que survient le phénomène de cristallisation, dont nous vous avons déjà parlé ici. La cristallisation est un phénomène naturel et complexe qui intervient à différentes vitesses, mais qui demeure inévitable.

Un peu de gourmandise… La recette du mois !
Recette de Granité de melon au miel et fromage blanc proposée par Femme Actuelle

INGREDIENTS
-        1 Melon
-        1/2 Citron
-        1 cuillère à soupe de Miel
-        300 g Fromage blanc
-        30 g Sucre glace
-        1 cuillère à soupe de Crème fraîche

PREPARATION
Prélevez la pulpe du melon (env. 500 g) et mixez-la avec le jus du 1/2 citron, le miel et 5 cuillères à soupe d’eau. Versez dans un plat large sur 3 cm d’épaisseur environ. Mettez le plat au congélateur pour 3 h : toutes les heures, grattez la surface avec une fourchette pour former les paillettes. Mélangez dans un bol le fromage blanc, la crème et le sucre glace. Répartissez dans des verres. Ajoutez le granité. Servez aussitôt. Attention, ne préparez pas le granité trop à l’avance car il finit par prendre en masse pour former un gros bloc dur.


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