04
Déc
2018

La vie de la ruche en décembre

Actus abeilles
En préambule des nouvelles des abeilles, nous vous transmettons les premiers résultats d’une enquête nationale relative aux mortalités des colonies d’abeilles durant l’hiver 2017/2018.
Cette étude a été menée à grande échelle par la Plateforme ESA (Epidémiosurveillance Santé Animale). Elle a été réalisée auprès de la filière et a obtenu quelques 14 000 réponses, permettant ainsi d’avoir « une vision plus juste de la situation sanitaire du cheptel apicole français », a déclaré Patrick Dehaumont, Directeur Général de l’Alimentation.

Les premiers résultats sont hélas inquiétants…

À l’issue de l’hiver 2017/2018, de nombreux apiculteurs ont observé des mortalités « anormales » de leurs colonies d’abeilles. Ces mortalités ont été estimées à environ 29.4%, très au-delà du taux de mortalité hivernale qualifié de « normal » par l’ensemble des acteurs concernés.

Cette étude a permis outre la confirmation d’une situation critique pour la filière, de mettre en place des mesures immédiates :

– Déploiement dans de nouvelles régions de l’Observatoire des mortalités et des affaiblissements de l’abeille mellifère.
– Financement par l’État des analyses toxicologiques quand les mortalités ne sont pas expliquées par d’autres causes aisément mises en évidence.
– Rénovation du dispositif de surveillance des mortalités massives aiguës des abeilles.
– Lutte efficace, par tous les apiculteurs, contre le parasite Varroa destructor …
Une analyse complète des données recueillies sera réalisée d’ici la fin de l’année 2018.

Un grand Merci  !
Chez Un toit pour les abeilles, on apprécie cette période de l’année, à la fois synonyme de fête, de partage et surtout, de dégustation de vos pots de miel.
L’occasion pour nous de vous remercier de nouveau pour tous vos soutiens bienveillants et solidaires.

Vous avez reçu ou allez recevoir prochainement votre miel*. Il reste quelques apiculteurs, dont les envois devraient avoir lieu dans les prochains jours… Encore un tout petit peu de patience…
*Pour les parrainages payés entre le 15 Janvier et le 14 Août 2018.

Cette année, vous avez été particulièrement nombreux à nous envoyer des messages adorables et des photos de votre miel sur les réseaux sociaux. C’est pour nous un vrai bonheur de les recevoir. Nous avons partagé quelques-uns de vos messages sur notre site internet ! Encore merci à vous…
Et puisque les fêtes de fin d’année arrivent à grands pas, toute l’Équipe Un toit pour les abeilles et vos apiculteurs vous souhaitent, un Mielleux Noël !

Pour des fêtes engagées et solidaires…
Et si vous ajoutiez à votre liste de Noël, un véritable cadeau original et « porteur de sens » qui prend soin de vous tout en préservant la Nature…

avec 3 cosmétiques phares de notre gamme : notre crème de jour Fondant Royal à la gelée royale bio régénératrice, notre baume lèvres Sourire de Reine au miel bio réparateur et notre crème mains, Mains de Reine à la cire bio protectrice !
Bref le meilleur des abeilles à offrir ou à s’offrir pour les fêtes.
Et en achetant ce coffret, vous faites aussi un geste en parrainant des abeilles !
rdv sur https://www.folies-royales.fr/3-boutique

Que se passe-t-il dans la ruche ?
Plus de doute possible, l’hiver s’installe… Les températures ont bien chuté. Il pleut déjà pas mal sur certaines régions. Et dans d’autres régions de France il neige.
C’est le calme plat aux ruchers…
Les températures extérieures avoisinent les 9/10°C. Bien entendu, avec des températures aussi froides, les abeilles ne volent pas. Elles restent dans la ruche, « grappées » pour se tenir au chaud durant l’hiver.
Voici une carte des prévisions météos de la mi-décembre.
Zoom sur … La grappe d’hiver
Saviez-vous que pour se tenir bien au chaud durant l’hiver, les abeilles vont se blottir les unes contre les autres dans la ruche, formant ainsi une « grappe » semblable à une grappe de raisins. Elles forment une boule qu’elles vont chauffer par un mouvement des abeilles entre elles.
Au centre, là où la température sera la plus élevée, on retrouve bien entendu la Reine et le couvain. C’est le « cœur » de la grappe et la température y avoisine les 30°C.
Le cœur est protégé par une couronne d’abeilles qui régulent cette température. Elle forme le « manteau ». C’est sur le manteau que les abeilles sont les plus resserrées et la température avoisine les 10°C.

De son côté, l’apiculteur …
L’apiculteur profite de cette période pour envoyer les pots de miel aux parrains concernés. Il en profite aussi pour vendre son miel lors des marchés de Noël par exemple. Les interventions aux ruchers sont limitées pour éviter de perturber les colonies. Il peut en cas de redoux (température supérieure à 15°C) ouvrir les ruches pour resserrer les cadres en ajoutant une partition..

Le Saviez – vous ?
Pendant l’hiver, ce sont les abeilles à l’intérieur de la grappe qui jouent le rôle de chauffage. Elles font vibrer les muscles de leur thorax, sans activer le mouvement d’ailes, ce qui permet de ventiler la chaleur au cœur de la grappe. En dessous de 10°C, les abeilles entrent dans un état « comateux », tombent de la grappe et finissent par mourir.

Un peu de gourmandise… La recette du mois !
Petits pains au miel et aux flocons d’avoine pour les tablées de Noël
Recette sympa et originale proposée par le site Papilles et pupilles

INGRÉDIENTS
Pour 8 petits pains :
– 300g de Farine
– 100g de flocons d’avoine + 2 cuillères à soupe pour saupoudrer
– 125 ml de lait tiède
– 125 ml d’eau tiède
– 30 g de beurre à température ambiante
– 3 cuillères à soupe de miel
– 1,5 cuillère à café de sel
– 1,5 cuillère à café de levure de boulanger déshydratée

PRÉPARATION
Mettez tous les ingrédients dans votre machine à pain ou dans votre robot pétrisseur. Vous pouvez également réaliser cette étape à la main si vous n’avez ni MAP, ni robot.  Faites attention à ce que le sel et la levure n’entrent pas en contact. Pétrissez jusqu’à obtenir une pâte souple et élastique. Déposez ensuite votre pâton dans un saladier et laissez-le lever à l’abri des courants d’air pendant 1h30. Il doit doubler de volume.
Déposez-le ensuite sur un plan de travail légèrement fariné et chassez l’air. Coupez-le en 8 morceaux de même poids (environ 100 g chaque).
Façonnez-les en forme de boules et déposez-les sur une plaque de cuisson recouverte de papier sulfurisé. Laissez lever à nouveau 30 minutes.
Préchauffez votre four à 230°C. Versez 2 cuillères à soupe de flocons d’avoine dans une assiette. Roulez vos petits pains dedans pour bien les enrober et enfournez. Laissez cuire 15 minutes et faites refroidir sur grille.
Si vous trouvez que vos pains brunissent trop, vous pouvez les couvrir d’un papier aluminium durant les 5 dernières minutes de cuisson.

Bon appétit et surtout partagez-nous vos photos sur les réseaux sociaux !

Belles fêtes à vous tous, et merci pour tout votre précieux soutien !

07
Nov
2018

Et si nous faisions une pause en compagnie des abeilles ?

Cet article a été écrit par Yves ROBERT, apiculteur, arboriculteur et formateur en agroécologie, membre du réseau Un toit pour les abeilles.

Un savoir-faire pratique:

Le savoir-faire pratique de l’élevage des abeilles est un sujet complémentaire au savoir-faire du jardin et plus généralement de tous les savoir-faire liés à la vie domestique.
C’est une tradition de longue date qui a la vie dure.
La pratique domestique de l’apiculture est charnière entre la production au jardin et au verger, mais aussi la santé de la famille et notre relation avec la nature sauvage.
Pour nous, apiculteurs, c’est un sujet pratique de la vie de tous les jours mais, aussi un gros dossier d’actualité.
Les abeilles vont-elles mourir?
Et, nous laisser nous débrouiller, seuls, avec des écosystèmes dévastés… Après elles, c’est nous qui y passons !
Notre civilisation consumériste aurait-elle eu raison des millions d’années d’évolution de l’espèce Apis mellifera et des quelques milliers d’années de compagnonnage avec l’Homo sapiens !

Un renvoi d’argument:
La question nous fait froid dans le dos… Et, nous pouvons la rejeter d’un revers de manche : les abeilles ont eu la capacité de passer des périodes au moins aussi tourmentées.
Elles sont toujours là pour garantir la production et le renouvellement des plantes à fleurs. Ouf…
Cependant, si les abeilles peuvent aisément se passer de notre présence, (d’autant que nous dévastons leurs ressources) ; nous-mêmes, du haut de la chaîne alimentaire, pouvons-nous nous passer d’elles ? Par exemple : à quoi pourrait ressembler un étalage de fruits et légumes, si la pollinisation n’était plus assurée ?

La question n’a pas de réponse immédiate, si ce n’est dans les zones où la pollinisation n’est plus assurée, où des bataillons d’abeilles sont amenés pour faire le travail.
Le cas échéant,  (ce qui est somme toute plus honnête, mais beaucoup plus coûteux) on embauche des petites mains pour polliniser au pinceau les millions de fleurs à leur place…

Retour à la case départ:
Des écosystèmes qui fonctionnent bien, c’est non seulement tout à fait « pratique », mais totalement vital pour nous.
Il en va de même pour toutes les espèces vivant sur la Planète bleue. Alors ?…
Pourquoi avoir pris le risque de nous retrouver dans une situation aussi précaire alors que la luxuriance des écosystèmes était encore présente  il y a seulement quelques décennies ?
Quel est ce déchaînement de bêtise humaine, qui fait que l’on accélère même encore aujourd’hui ce mouvement totalement suicidaire ?!

Changer de récit:
« Dominez la terre, soumettez les animaux » : cette injonction biblique, probablement mal retranscrite, n’en a pas moins constitué le récit de notre « modernité ».
Ce récit, on le sait aujourd’hui, n’a pas de « happy end »… Nos ancêtres y ont trouvé une direction pour justifier leurs efforts; mais, ce récit ne peut plus être le nôtre aujourd’hui et, encore moins, celui des générations à venir !
Qu’est-ce qui a changé ? Comment en prendre acte pour ne pas sombrer dans le délire collectif du progrès « salva-tueur »?!

Une question de taille:
L’échelle des moyens déployés actuellement par les entreprises est tel qu’une action peut mener les conséquences à un scandale écologique, sanitaire…qui sidère et ulcère le plus insensible des terriens.
Pourtant, hier, nous agissions déjà de cette manière, dans une économie qui est fondée depuis plusieurs siècles sur les mêmes préceptes.
Avec des méthodes plus « efficaces », les conséquences se sont considérablement alourdies.
Pour exemple, les pesticides et ses cocktails de molécules combinés toujours plus explosifs  sont toujours plus redoutables pour les abeilles que n’importe quel prédateur, car la parade qu’elles doivent mettre en place est très éloignée du savoir-faire accumulé par leur instinct de survie…ou encore la déforestation qui se fait mécaniquement là où jadis, seuls les haches et les scies permettait l’abattage à un rythme d’humain.

Appuyer sur le bouton « pause »:
Dans tout ce vacarme causé par l’hystérie progressiste, comment trouver une proposition sensée, pour un avenir possible ?…
Je vous avoue que la sérénité que procure le compagnonnage avec des écosystèmes encore potables et des abeilles fondamentalement pas stressées est un luxe extrême aujourd’hui.
Tout autour, je n’ignore évidemment pas que c’est la concurrence érigée en valeur suprême, l’hystérie présentée comme modèle de conduite, et la guerre comme solution finale…
La voie du renouveau, présente en nous-même, est tellement ténue, que, si nous ne baissons pas un peu le niveau de notre agitation personnelle et collective, elle ne se fera jamais entendre.

Retour sur soi, sur nous:
Le changement de régime de civilisation ne se fera pas en un « clic » (même si les moyens de communication « high tech » peuvent contribuer à sa mise en œuvre initiale).
Car, les repères sont, d’abord, intimes, intérieurs.
Si je ne me reconnais guère dans le monde fiévreux où j’habite, c’est qu’il y a autre chose en moi… de plus apaisé.
Mes échanges aussi aspirent à plus de cohérence ; moins de heurts savamment entretenus (pour maintenir l’agitation productiviste à un niveau, de plus en plus, inaccessible.)
Le collectif repose sur des individus : vous, moi.
Un changement de cap personnel peut (et commence à) tout changer !…

Ecrit par Un toit pour les abeilles dans : Bon à savoir | Commenter cet article
05
Nov
2018

La vie de la ruche en novembre

Édito
Avant de vous donner quelques nouvelles des abeilles, ce sont des nouvelles de notre Biodiversité toute entière que nous souhaitons partager avec vous.
Isabelle AUTISSIER, Présidente de la WWF France, a dénoncé cette semaine la pression constante de l’homme sur les écosystèmes. Dans son rapport sur la disparition des espèces, elle déclare
« La Terre a perdu 60% de ses populations d’animaux sauvages depuis 1970 ».
Face à cette situation, l’organisme déclare qu’il n’y a pas de petites actions et que NOUS pouvons et devons agir, à notre niveau pour changer les choses. Nous ne devons pas attendre que les autorités publiques et les politiques prennent enfin des engagements concrets.
Ce message, fait écho à l’action qu’Un toit pour les abeilles mène conjointement avec vous, depuis plusieurs années déjà. Votre soutien permet concrètement de faire évoluer, doucement mais surement les choses, et pour cela nous vous disons MERCI.

Aujourd’hui et toujours grâce à vous, nous faisons encore plus pour la Biodiversité, en soutenant la réintroduction de ruchers en Abeilles Noires endémiques. Il s’agit de notre abeille ancestrale, celle qui a survécu aux deux glaciations et qui est aujourd’hui en danger.
Si vous souhaitez nous aider et soutenir l’Abeille Noire, c’est possible au moment de votre parrainage ou de la reconduction de ce dernier.
On vous en dit plus sur notre site : https://www.untoitpourlesabeilles.fr/abeille-noire.html
Que se passe-t-il dans la ruche ?
L’hiver est arrivé, sans prévenir… Nous sommes en novembre, cela semble finalement normal que le froid tisse doucement sa toile. Mais les températures des dernières semaines, particulièrement chaudes pour la saison, nous ont fait oublier quelques peu la saisonnalité naturelle.
L’intensité avec laquelle l’hiver est arrivé a été intense. Plusieurs régions se sont retrouvées en alerte orange (Département de la Loire, Massif Central), ou pire encore, en vigilance rouge (Corse).
Quoiqu’il en soit, que le froid soit arrivé avec douceur ou avec plus ou moins de violence, le constat est clair, nous rentrons dans la période hivernale.

Les abeilles sont ainsi rentrées dans l’hivernage, période durant laquelle elles vont rester, confinées dans les ruches et ne plus sortir. De toute façon, dehors, il ne reste plus rien à butiner. Les premiers froids et premières gelées ont mis fin aux floraisons de l’arrière-saison.
Et c’est tant mieux pour les abeilles que l’hiver revêt ainsi son manteau blanc.
L’an passé, il n’avait pas fait suffisamment froid et les abeilles avaient retardé leur hivernage, consommant leurs dernières ressources prématurément.

Dans la ruche, les abeilles se tiennent serrées, les unes contre les autres pour former une grappe qui va leur permettre de se tenir chaud cet hiver.

Zoom sur … L’Hivernage

En hiver, les abeilles forment une boule en forme de grappe de raisin dans la ruche. On dit alors que les abeilles « se grappent ».
A l’extérieur de la grappe, elles forment ce qu’on appelle le « manteau ». Celles qui se situent à l’intérieur de la grappe vous adopter un mouvement qui va permettre de chauffer et maintenir l’intérieur de la grappe à 30°C.
Le manteau extérieur lui atteint une température d’environ 10°C.
En dessous de 7 °C, les abeilles sont en danger. Elles ne peuvent littéralement plus rien faire. Elles se détachent de la grappe, tombent et meurent.
Elles ne dorment donc pas pendant l’hiver, elles n’hibernent pas à proprement parler.
Leur fonction principale et unique est de maintenir la grappe au chaud.

De son côté, l’apiculteur …
Durant cette période les interventions de l’apiculteur sur les ruches sont limitées. L’ouverture des ruches en période froide n’est pas recommandée de toute façon.
Les abeilles n’aiment ni le froid, ni l’humidité. Les ruches ont donc besoin d’air qui permet d’éviter la sur condensation dans la ruche.
Il faut toutefois les positionner dans un lieu préservé du vent.

L’apiculteur profite donc de cette période plus calme, pour empoter le miel extrait il y a quelques semaines et qui fera le bonheur des parrains et clients. Il peut aussi se consacrer à la commercialisation de son miel à la Miellerie ou sur les marchés ainsi qu’à l’entretien du matériel pour la saison suivante.
C’est aussi l’occasion de débroussailler les ruchers ou de préparer de nouveaux emplacements pour l’année à venir.

Le Saviez – vous ?
Le climat environnant le rucher est très important, particulièrement en période de froid. Une intervention au rucher ne pourra se faire que par temps ensoleillé, avec une température supérieure à 15°C, et en l’absence de vent.

Un peu de gourmandise… La recette du mois !
Les fêtes de fin d’année approchent…
On se laisse tenter par le pain d’épices proposé par CuisineAZ
INGREDIENTS
–        250 g de miel
–        250 g de farine de blé
–        100 g de sucre en poudre
–        1 sachet de levure chimique
–        1 sachet de sucre vanillé
–        1 c. à café d’anis vert
–        1 c. à café de muscade râpée
–        1 c. à café de cannelle en poudre
–        1 c. à café de quatre épices
–        2 œufs
–        10 cl de lait
PREPARATION

Préchauffez le four à 160°C (th. 5/6). Dans un saladier, placez la farine de blé, la levure chimique, les deux sucres, l’anis vert, la muscade râpée, la cannelle et le gingembre. Mélangez à l’aide d’une cuillère en bois. Dans une casserole faites chauffer le miel. Versez-le bien chaud sur le mélange de farine, de sucre et d’épices. Remuez à nouveau et incorporez petit à petit les œufs entiers. Puis versez peu à peu le lait juste tiède pour amalgamer le tout. Mélangez jusqu’à obtenir une pâte à gâteaux lisse et homogène, ni trop liquide et ni trop épaisse. N’hésitez pas à réajuster le mélange avec de la farine ou du lait. Versez la préparation dans un moule à cake bien beurré et fariné. Vous pouvez aussi utiliser un moule en silicone sans matière grasse. Enfournez votre pain d’épices au miel et laissez-le cuire pendant 1 heure à 1h15. Pour savoir si votre pain d’épices est bien cuit, plantez-y un couteau. La lame doit ressortir sèche. Lorsqu’il est totalement refroidi, démoulez le pain d’épices puis réservez-le au moins 24 heures avant de le déguster. Le pain d’épices se conserve sans problème une semaine, enveloppé dans une serviette. Il restera ainsi bien gourmand et moelleux.

Bon appétit et surtout partagez-nous vos photos sur les réseaux sociaux !

MERCI 
La période de fin d’année est toujours propice aux petites attentions…
Nous profitons donc de cette note de novembre pour vous remercier pour votre soutien toujours aussi fidèle et votre bienveillance !
BZzzz !  

15
Oct
2018

La vie de la ruche en octobre

Et si on poursuivait l’action ensemble.
Nombre d’entre vous le savent déjà, Un toit pour les abeilles a fait le pari que les petits gestes de chacun peuvent aider à réaliser de grandes choses ! C’est ce que nous réussissons à faire grâce à vous. Certains parrainent aujourd’hui 4000 abeilles, d’autres 8 000 ou 12 000 abeilles et même 40 000 abeilles… Chacun, selon ses moyens et capacités fait « sa part » et rend ainsi hommage à la fameuse Légende du Colibri qui nous inspire au quotidien.
Mis bout à bout, ce sont près de 210 000 000 d’abeilles qui sont parrainées et plus de 5 000 ruches installées partout en France.


Bravo pour ce bel effort commun qui a permis un véritable élan solidaire.

Mais Un toit pour les abeilles se sont également d’autres actions solidaires pour la biodiversité :
Le Rucher pédagogique de Fouras
La récolte d’essaims sauvages dans la nature
Le Parrainage de fleurs mellifères pour les abeilles.

Projets auxquels nombre d’entre vous ont participé et nous vous en remercions chaleureusement…
Aujourd’hui, Un toit pour les abeilles veut aller encore plus loin en préservant l’Abeille Noire.

Connaissez-vous l’Abeille Noire ?
C’est l’abeille ancestrale, notre abeille originelle, « Apis mellifera mellifera » de son nom savant. Celle qui a résisté aux deux périodes de glaciation. Jadis espèce dominante en Europe, elle est aujourd’hui menacée. Il en reste à peine 10% en France.
Car oui, l’histoire se répète et dans notre recherche de rendement et de profits à tous prix, l’homme a fini par dégrader l’environnement naturel de l’abeille locale, la fragilisant.

Pourquoi préserver l’Abeille Noire ?
Elle est aujourd’hui et concrètement une espèce en voie de disparition. Elle subit non seulement les problématiques de l’abeille classique : pesticides, infections parasitaires, dérèglement climatique, monoculture, appauvrissement des ressources etc… Mais aussi l’importation accrue d’abeilles exotiques.

Aujourd’hui, Un toit pour les abeilles souhaite préserver cette souche endémique. Nous espérons très vite pouvoir mettre en place, avec vous, des actions concrètes. On vous en dit plus très vite.

Pré-bilan 2018
Nous sommes en octobre… L’hiver arrive et déjà les apiculteurs dressent le pré-bilan de la saison qui s’achève.
Et cette année (touchons du bois), les premiers retours semblent positifs. Les caprices de la météo l’an passé se sont atténués cette année. Il a fait chaud certes, mais nous avons évité les épisodes caniculaires de l’an passé, qui avaient totalement asséché les floraisons. Les apiculteurs ont profité de très belles miellées cette année et les colonies, qui vont bientôt rentrer en hivernage, se portent particulièrement bien. La sortie d’hiver nous en dira plus mais déjà les apiculteurs nous promettent un miel particulièrement « délicieux » cette année.

Seul bémol et qui n’est pas des moindres, la prolifération du frelon asiatique qui aura fait du mal sur les ruchers cette année. Le nord, jusqu’alors préservé, a dû faire face à son tour à l’arrivée de ce prédateur particulièrement agressif et perturbateur des colonies. Emilie B , apicultrice du réseau nous a témoigné son inquiétude face à ce nouveau fléau, arrivé sur son rucher des Peupliers (proche Lille).

Que se passe-t-il dans la ruche ?
Ca y est, nous sommes bel et bien en automne ! On approche tout doucement des températures de saison. Elles avoisinent les 5 à 10°C le matin et 16 à 20°C l’après-midi.
Et bientôt elles devraient tout doucement descendre encore…
Il commence à faire froid pour les abeilles qui préfèrent rester au chaud dans les ruches. Certaines profitent des températures un peu plus chaudes de l’après-midi, pour sortir, mais il ne reste plus grand-chose à butiner…
Alors il est temps de se réorganiser dans la ruche pour préparer l’hiver. Exit les faux bourdons qui sont gentiment escortés vers la sortie.

Et oui, mis à part leur rôle reproducteur, les mâles n’ont pas de fonction à proprement dit au sein de la ruche, et lorsque l’hiver arrive, les abeilles les chassent pour ne conserver au sein de la colonie que les abeilles travailleuses. Elles auront d’ailleurs une fonction essentielle, celle de réchauffer la colonie.

La Reine aussi a largement ralenti sa ponte. Elle ne tardera pas à la suspendre bientôt, lorsque l’hiver aura démarré. Les abeilles vont rester confinées au sein de la colonie tout l’hiver, puisant sur les réserves engrangées durant l’été.

Zoom sur … L’hivernage

Les abeilles n’hibernent pas durant la période de froid. Elles ne dorment pas à proprement parler. Leur activité se réduit considérablement, mais elles continuent à vivre, au ralenti, confinées au sein de la ruche. C’est l’hivernage. Elles vont ainsi se tenir bien au chaud, serrées les unes contre les autres, en forme de grappe. L’objectif pour elles : conserver une température intérieure de 30-35°C.

Cette température est le résultat de cette grappe que forment entres elles les abeilles et de la ventilation qui s’opère au sein de la ruche, par leurs battements d’ailes. C’est cette même ventilation qui permet de les protéger de l’humidité, leur pire ennemi !

De son côté, l’apiculteur …
L’apiculteur termine sa récolte d’été. Il récupère les dernières hausses des ruches et s’occupe de faire l’extraction du miel.


Il laisse ensuite les abeilles récolter les derniers nectars et pollens disponibles dans la nature, pour accumuler quelques provisions supplémentaires avant l’hiver.
Les dernières floraisons vont bientôt s’épuiser et la nature revêtir son manteau d’hiver. Les abeilles vont à présent rester dans les ruches.

Le travail de l’apiculteur est double à cette période.
Aux ruchers, il réalise les dernières visites d’avant l’hiver et s’assure que toutes les ruches sont prêtes à rentrer en hivernage. Elles doivent être suffisamment chargées en réserves, doivent être en bon état et bien isolées pour éviter les agressions extérieures, liées à la météo ou aux attaques de prédateurs.

Il faut aussi les positionner à l’abri du vent. Souvent l’apiculteur place une grosse pierre sur le dessus des ruches pour éviter qu’un vent trop fort ne souffle les toits.

A la miellerie, il termine la mise en pots du miel fraichement récolté qu’il vendra sur les marchés de Noel ou qu’il enverra à ses parrains dans notre cas.


Le Saviez – vous ?
Pour affronter l’hiver, les apiculteurs estiment qu’une ruche « en bonne santé », c’est-à-dire suffisamment chargée en ressources naturelles pour assurer l’hivernage, doit contenir au minimum entre 15 et 20kg de miel. En dessous de ce niveau, la ruche est considérée comme « en péril », elle ne passera pas l’hiver.

Un peu de gourmandise… La recette du mois !
Recette Gâteau aux amandes renversé aux pommes et au miel proposée par Fourchette & Bikini

INGREDIENTS
– 4 pommes
– 150g de sucre
– 100g de farine
– 100g de poudre d’amandes
– 100g de miel
– 3 œufs
– 40g d’amandes effilées
– 1/2 sachet de levure chimique
– 1 c. à soupe d’huile de tournesol

PREPARATION
Préchauffez le four à th.6 (180°C).
Epluchez les pommes, retirez les trognons et coupez-les en morceaux.
Dans un moule à manqué préalablement huilé (très légèrement), versez en filets le miel liquide (ou étalez-le s’il est crémeux). Parsemez d’amandes effilées, puis couvrez avec les morceaux de pommes.
Dans une terrine, mélangez la farine, le sucre, la poudre d’amande et la levure. Creusez un puits au centre et cassez-y les œufs un par un. Mélangez vivement pour éviter la formation de grumeaux et versez l’huile. Fouettez manuellement jusqu’à obtention d’une pâte homogène.
Versez cette préparation dans le moule et mettez à cuire 40 min. environ.
Démoulez délicatement, à l’envers, dans un plat large. C’est prêt !

Bon appétit et surtout partagez-nous vos photos sur les réseaux sociaux !

28
Sep
2018

Les portes ouvertes 2018 s’achèvent…

Cette année, vous avez été quelques milliers à vous rendre sur les portes ouvertes de nos apiculteurs, partout en France !
Alain L., Thierry S., Manuel V., Céline M.J., Grégoire H., Bruno H., Aude G., Patrick F., Jacques et Sylvie H., Claude P., Pascale L.A., Yves et Chantal R., Sébastien G., Isabelle L.C., Frédéric et Évelyne W., Thierry C., Stéphane J., Patrice A., Mathieu C., Philippe C., Alban G., Sarah et Lucas H., Benjamin B. et Justine H. vous ont ouvert les portes de leur univers apicole d’avril à octobre…
L’occasion pour l’ensemble des parrains et du grand public de partager le quotidien de « ces gardiens des abeilles ». De s’immerger dans le monde passionnant des abeilles !

Les journées de visites se sont enchainées tout au long du printemps et de l’été… C’est Fabien P. qui clôturera ces journées « immersion en rucher » le 13 octobre prochain, sur ses ruchers du Grand Champ et des Moutons, en Bretagne. Les inscriptions sont encore possible :
https://www.untoitpourlesabeilles.fr/portes-ouvertes/117-moment-avec-les-abeilles.html

Nous souhaitions ainsi remercier l’ensemble des parrains et personnes venus nous rendre visite sur les ruchers… Merci à toutes et tous, d’avoir répondu présents aux invitations de vos apiculteurs.
C’est avec joie, que nous organiserons de nouvelles portes ouvertes dès le printemps 2019 ! Nous vous espérons très nombreux, comme cet année 🙂
En attendant, je vous laisse revivre en images les dernières portes ouvertes chez Alain et Manuel.

Le Rucher des Cours Doux, chez Alain L. (Seine et Marne)

« Les grosses averses et les rafales de vent n’ont pas empêché les plus téméraires de nos parrains de venir jusqu’à Féricy ! Nous étions une bonne vingtaine tout au long de cette sympathique journée de rencontre.
La matinée a commencé par un café histoire de se réchauffer puis j’ai partagé avec mes parrains ma passion, de la ruche, des abeilles, des produits de la ruche.
J’ai évoqué les raisons de 
l’effondrement des colonies et l’importance de vos soutiens au travers les parrainages que vous avez fait chez un Toit pour les Abeilles.
Après un pique nique partagé à l’abri des flots, chacun a pu visiter la miellerie et assister à l’extraction du miel de sarrasin.
Puis toujours sous la pluie, notre petit groupe est parti au rucher où  les parrains présents ont pu voir leur ruche et prendre quelques photos.
La journée c’est terminée par une dégustation des différents miels : acacia, foret, tilleul et sarrazin. Les parrains ont montré un grand intérêt  à la découverte de l’apiculture et du monde des abeilles et sont repartis contents de cette journée. Marie Noëlle et moi ont particulièrement apprécier ce contact humain, qui rend encore plus beau cette belle aventure commune. « Alain

Le Rucher de Pierrefitte, chez Manuel V. (Corrèze)

Encore MERCI à tous !

 

05
Sep
2018

La vie de la ruche en septembre

[C’EST LA RENTRÉE – Petit point actus pour commencer]

La rentrée politique a été bouleversée le 28/08 dernier par l’annonce de la démission de Nicolas HULOT, Ministre de la Transition Écologique et Solidaire.

« Je vais prendre, pour la première fois, la décision la plus difficile de ma vie »
a-t-il déclaré avant de poursuivre « Je prends la décision de quitter le gouvernement. Je ne veux plus me mentir. Je ne veux pas donner l’illusion que ma présence au gouvernement signifie qu’on est à la hauteur sur ces enjeux-là [environnementaux], a-t-il annoncé sur France Inter.
Car pour Nicolas HULOT, l’année passée au sein du gouvernement ne lui a pas permis d’agir, comme il l’aurait souhaité sur des enjeux réels écologiques et environnementaux prioritaires : l’interdiction des néonicotinoïdes, la réduction de l’érosion de la biodiversité, l’arrêt de l’artificialisation des sols, la réduction de la part du nucléaire dans la production d’électricité etc…

Il s’est senti « tout seul à la manœuvre » et a dressé un bilan plutôt négatif de l’action environnementale.

C’est donc François de Rugy, Président de l’Assemblée Nationale, qui a pris le mardi 4 septembre 2018, la succession de Nicolas HULOT au Ministère de la Transition Écologique et Solidaire.
Crédit photo : Wikipédia

Il faut croire que le tollé provoqué par la démission de Nicolas HULOT a bousculé l’action gouvernementale, puisqu’à peine deux jours après l’annonce de l’Ex Ministre de l’Écologie, le gouvernement a annoncé l’interdiction définitive de l’utilisation de cinq néonicotinoïdes sur les champs français.

« Cette interdiction place notre pays en précurseur pour la protection des pollinisateurs, de l’environnement et de la santé », a déclaré Agnès BUZYN, Ministre de la Santé sur son compte Twitter.
En parallèle 200 personnalités ont décidé de signer dans le journal Le Monde une Tribune en faveur d’une action politique « ferme et immédiate ». Leur objectif : Alerter sur l’urgence d’agir et de trouver des solutions environnementales concrètes et rapides pour sauver la biodiversité.

Certains évoqueront un « abandon » de Nicolas HULOT, d’autres au contraire, souligneront le courage qu’il a eu en dénonçant l’inaction du Gouvernement.
Quoiqu’il en soit, il est certain que les derniers chamboulements au sein du gouvernement ont agi comme un véritable « coup de massue » sur l’Exécutif.
Affaire à suivre…

Que se passe-t-il dans la ruche ?
Septembre marque la période de transition entre l’été, très actif pour les abeilles et la période d’hivernage où le rythme se ralentit.
Dehors, les dernières floraisons d’été s’étiolent. La colonie va devoir s’adapter à cette nouvelle situation.
Première conséquence directe : A partir de la mi-août, la reine ralentit sa ponte et passe de 2000 œufs par jour durant le pic estival, à 200 œufs à peine. Les abeilles vont profiter des alvéoles disponibles pour y engranger les dernières réserves récoltées dans la nature qui constituent les miellées tardives (bruyère callune, lierre…). C’est aussi la période des cultures intermédiaires après les moissons comme la phacélie, la moutarde ou le sarrasin que les abeilles apprécient.
La colonie ainsi constituée durant l’été va s’organiser pour la période d’hiver. Les larves vont se nourrir davantage durant le froid formant une nouvelle catégorie d’abeilles, les Abeilles d’Hiver.

Zoom sur … L’Abeille d’Hiver

Il existe en effet deux types d’abeilles, celle d’été qui travaille à un rythme effréné et ne vivra que quelques semaines (entre 3 et 4 semaines), et l’abeille d’hiver.
Cette dernière voit le jour en période de froid et va devoir survivre jusqu’au printemps. Elle n’a pas le même rôle que les abeilles d’été, et vit en moyenne entre 5 et 6 mois.
Elle doit donc réaliser d’énormes réserves corporelles pour survivre à la période hivernale. Ces abeilles se gorgent de protéines, glucides et lipides, leurs organismes sont différents.
Elles vont naître beaucoup plus lourdes qu’au printemps. Elles sont également plus velues…
Leur rôle : Assurer l’hivernage ; Élever le premier couvain printanier et enfin butiner dès le retour des beaux jours.

De son côté, l’apiculteur …
A partir de la fin Août, après les dernières récoltes estivales, l’apiculteur va opérer la mise en hivernage de ses ruches. Tout va s’accélérer.
Il extrait d’abord l’excédent de miel qu’il mettra en maturateur avant mise en pot.

 

Il vérifiera l’état des colonies avant leur mise en hivernage et pourra notamment décider de réunir deux essaims trop petits ou faibles ensemble, créant ainsi une colonie plus forte.
Il s’assurera aussi que l’ensemble des colonies a suffisamment de réserves pour passer l’hiver.
Bien entendu il vérifiera l’état des ruches et s’assurera de leur étanchéité et de leur bon état général. Il réduira les entrées par l’installation de grilles évitant ainsi les attaques de prédateurs telles que les souris, les mésanges etc…
Il faudra ensuite choisir un lieu à l’abri du vent où placer les ruches. Il évitera de les placer sous les arbres dont les branches pourraient tomber…
On voit souvent de grosses pierres ainsi placées sur le toit des ruches. Leur rôle est de maintenir la ruche fermée car si le toit venez à s’arracher la colonie mourrait. Les abeilles ne supportent pas le froid ni même l’humidité.

Le Saviez – vous ?
La colonie hiverne normalement à l’emplacement du dernier couvain sur des rayons vides afin de pouvoir se former en grappe d’hivernage dans de bonnes conditions.

Un peu de gourmandise… La recette du mois !
Recette de Muffins miel et amandes proposée par Pourdebon (recette 750g)

INGRÉDIENTS
–        100g de miel
–        150g de farine
–        80g de beurre
–        1 sachet de levure
–        3 oeufs
–        100 g d’amandes effilées

PRÉPARATION
Préchauffez le four à 200°C
Mélangez le miel avec les œufs jusqu’à ce que ces derniers blanchissent et ajoutez-y le beurre fondu (1 min au micro-ondes). Mélangez bien le tout et ajoutez la moitié des amandes.
Tamisez la farine et la levure ensemble, puis ajoutez-les à la préparation précédente.
Mélangez bien jusqu’à obtenir un appareil homogène
Dans un moule à muffins, déposez des caissettes en papier et remplissez-les avec votre préparation aux deux tiers. Enfournez à 200°C pour 12 minutes. Pour vérifier la cuisson, enfoncez une lame de couteau qui soit ressortir sèche. Après de 6 minutes de cuisson, ajoutez le reste des amandes effilées sur les dessus des muffins.
Sortez les muffins du four et laissez-les refroidir. Ils sont prêts à être engloutis !

Bon appétit et surtout partagez-nous vos photos sur les réseaux sociaux !

31
Août
2018

Immersion au Rucher du Carladez (Taussac_12) partie 2

La porte ouverte au Rucher du Carladez a eu lieu le 12 Août dans l’Aveyron.
Merci à Jean-Marie qui nous a partagé ses photos et qui nous confirme (mais on le savait) que Jacques et Sylvie ont le sens de l’accueil.
« bonjour,

je voulais signaler le super accueil que nous ont réservés Sylvie et Jacques à la rucherie du Thor à Taussac (Aveyron) le dimanche 12 aout.

Superbe journée, pique nique offert par Sylvie et Jacques. »

Pour voir également le premier article sur la porte ouverte du 12 Août c’est ici

Voici les photos qu’il nous  a transmis :

Ecrit par Un toit pour les abeilles dans : Actualités apicole | Tags : , , Commenter cet article
31
Août
2018

Retour sur la porte ouvertes de Patrick

18 août 2018, secondes portes ouvertes organisées avec Un toit pour les abeilles

Comme l’an dernier, j’ai accueilli des marraines et parrains du réseau Un toit pour les abeilles pour leur faire découvrir l’univers des abeilles et de l’apiculture ou tout au moins l’une de ses parties tant cet univers est vaste.

Durant la matinée nous avons échangé sur l’abeille, la ruche et l’apiculteur.
J’ai expliqué le travail que j’effectue au cours de l’année pour accompagner et préserver au mieux mes avettes et parlé de l’un des objectifs de ce travail, la production de miel et de produits de la ruche.
Ce miel récolté est la récompense d’une année de labeur.
Pour tout apiculteur c’est le gage d’un accompagnement soigné, attentionné et souvent méticuleux.
Ce miel, c’est l’amour de la nature et le fruit d’une des plus belles passions, l’un des plus beaux métiers, l’apiculture.

Nous nous sommes ensuite dirigés vers le rucher pour y découvrir la vie d’une colonie dans sa ruche.
Je suis toujours agréablement surpris par les réactions d’étonnement quand je soulève, à main nue, le premier cadre recouvert de magasinières, à peine dérangées, et qui, pour la plupart, continuent à travailler le nectar contenu dans les alvéoles.

Nous avons prolongé ce moment par le partage d’un apéritif et par un pique nique.
Après cette pause, nous avons débuté l’après-midi à la miellerie pour y effectuer une démonstration d’extraction de miel.
C’est aux alentours des 15 h que nous nous sommes séparés.

Pour découvrir l’album photo de la journée, c’est par ici (clic sur l’image) :

 

14
Août
2018

Immersion au Rucher du Carladez (Taussac – 12)

Le 12 août dernier, c’est Sylvie et Jacques, nos chaleureux apiculteurs du Rucher du Carladez, à Taussac qui ont ouvert les portes de leur rucher aux parrains, venus nombreux les visiter.
Comme à l’accoutumé l’accueil a été chaleureux et amical. Jacques et Sylvie apprécient particulièrement cette journée, durant laquelle ils rencontrent leurs parrains et d’autres amoureux des abeilles…
Ce sont d’ailleurs souvent les mêmes qui reviennent d’année en année, rendre une petite visite à Jacques et Sylvie  😉

Un vrai moment de partage, d’échange et de convivialité, tout en simplicité, comme on les aime chez Un toit pour les abeilles…

Au programme de la journée :
l’ouverture de ruches, l’extraction de miel et la découverte d’un monde passionnant, celui des abeilles !
S’en est suivi un apéritif gourmand avec les produits du Carladez : dégustation de miel et de pains d’épices.
Enfin, les parrains et leurs apiculteurs ont eu le plaisir de partager tous ensemble un pique-nique autour du rucher…
Bref une visite du rucher comme on les aime !

Un grand merci à Christine, l’une de nos marraines qui nous a transmis de très belles photos, nous permettant de revivre en images cette journée magique !

Encore merci à toutes celles et ceux venus rencontrer ou revoir Jacques et Sylvie et leurs abeilles !

13
Août
2018

Retour en images sur la visite du Rucher de Mathieu, en Isère

Le soleil était de la partie !

Mathieu, l’apiculteur du Rucher du Roussillon, vous raconte avec beaucoup de plaisir sa première expérience de portes ouvertes aux parrains…

« Nous étions une quinzaine de personnes.
Dans un premier temps j’ai présenté mon activité apicole, les méthodes que j’utilise, et mon matériel. Les parrains m’ont posé des tas de questions très pertinentes. L’échange était particulièrement agréable. Ça fait plaisir de constater combien les parrains ont à cœur de comprendre notre métier de tous les jours…

Ensuite par groupe de 7 / 8  personnes on a ouvert des ruches pour découvrir l’intérieur de la colonie, voir un peu son organisation et son fonctionnement.

Les parrains se sont montrés super intéressés 😉 Puis nous avons clôturé la matinée sur une dégustation des différents miels produits depuis la création de l’exploitation. Bref un beau moment de partage qui s’est clôturé par un peu de gourmandise… » Mathieu

 

01
Août
2018

La vie de la ruche en août

GARDONS LE CONTACT CET ÉTÉ]
Les nouvelles de la ruche pour ce mois d’août est l’occasion de vous souhaiter à tous un très bel été. Que cette période estivale vous soit agréable et reposante…
Nous avons à cœur, durant cette période de « garder le contact » avec nos parrains en conservant toujours à l’esprit nos précieuses abeilles. Alors, où que vous soyez en France ou ailleurs, partagez-nous des photos d’abeilles observées dans la nature, sur votre site de vacances, dans vos jardins ou dans les parcs. Inondez-nous de jolies photos de butineuses avec le #vivelesabeilles.
Que ce soit par mail ou sur nos différents réseaux sociaux (Facebook et Instagram @untoitpourlesabeilles et Twitter @1tpla)
Durant cette période estivale, nos équipes seront restreintes… Nous serons de retour dès début septembre !
Bel été à vous tous !
Que se passe-t-il dans la ruche ?

Le mois d’août peut être synonyme de très belles récoltes qui se poursuivent pour les abeilles, ou au contraire du triste constat de floraisons asséchées… Car oui l’été s’avère certaine fois clément, et d’autres fois plus dur et incertain pour nos abeilles. Le mois de juillet s’est clôturé avec une météo agréable pour nos protégées. De belles températures estivales permettant aux butineuses d’aller visiter et apprécier les floraisons alentour.
Toutefois les conditions météo pour la première semaine d’août laissent entrevoir un fort risque de canicule.
Elle est souvent synonyme de danger pour l’homme qui doit penser à s’hydrater et éviter d’être en extérieur durant les pics de chaleur. Et bien le risque pour nos butineuses est le même. Celui de voir s’assécher en quelques heures à peine les ressources naturelles qu’elles puisent dans la nature.
Vers la troisième semaine d’août, c’est tout naturellement que nous allons nous diriger vers la préparation de l’hivernage…
Tout doucement les fleurs vont commencer à se flétrir clôturant ainsi une période intensive de miellées abondantes.
En attendant la colonie est organisée et le changement de rythme qui s’opère dans la nature, la pousse à revoir sa composition au sein de la ruche.

Zoom sur … La colonie de fin de saison
Crédit TV5 Monde
Vous connaissez certainement l’expression « Avoir le bourdon », et bien elle prend tout son sens quand on connait la vie de la ruche.
En effet, à l’aube de la période hivernale, la colonie se réorganise. Les floraisons vont se faire de plus en plus rare en extérieur et les abeilles vont donc devoir puiser sur les réserves stockées durant l’été.
Les mâles qui deviennent des bouches à nourrir superflues sont chassés de la ruche. Car finalement, leur rôle est plus que limité dans la colonie.
Les mâles, qui féconderont une reine mourront quelques minutes après leur accouplement, car si les abeilles perdent une partie de leur abdomen avec leur dard, les faux-bourdons perdent une partie de leur système reproducteur qui reste accroché à la reine fécondée.
Les faux bourdons ne participent pas aux travaux de la ruche. Ils deviennent une bouche à nourrir inutile.
Les faux-bourdons qui n’auront pas fécondé de reines et qui seront encore à la ruche, vont être expulsés et vont devoir s’en aller !
Pas simple la vie de mâles chez les abeilles !

De son côté, l’apiculteur …

Pour l’apiculteur, c’est la période de récoltes des dernières hausses, parties supérieures qu’il ajoute sur le corps des ruches pour récolter le miel.
Il va pouvoir ensuite extraire le miel dans sa miellerie et le mettre en pot.
Le miel extrait à froid est naturellement liquide lors de la mise en pot. C’est ensuite que survient le phénomène de cristallisation, dont nous vous avons déjà parlé ici. La cristallisation est un phénomène naturel et complexe qui intervient à différentes vitesses, mais qui demeure inévitable.

Le Saviez – vous ?

La bruyère est une plante qui fait de la résistance. Alors que la plupart des floraisons cessent à la mi-août, la bruyère callune, ou « Calluna vulgaris » peut prolonger sa floraison jusqu’en septembre.

La bruyère callune est une plante d’Europe, Afrique du Nord et Asie Mineure.
Les bruyères poussent surtout dans les sols siliceux. Ce sont tantôt des arbrisseaux ou des sous-arbrisseaux, tantôt de véritables arbustes. Disposées en grappes, les fleurs sont le plus souvent roses, parfois blanches ou verdâtres.


Un peu de gourmandise… La recette du mois !

Recette de Glace à la vanille proposée par L’Atelier des Chefs

INGRÉDIENTS

–        25 cl de crème liquide entière
–        25 cl Lait 1/2 écrémé
–        3 Jaune(s) d’œuf(s)
–        20g de Miel
–        60g de sucre en poudre
–        2 gousse(s) de vanille

PRÉPARATION
Mettre la crème à bouillir avec la gousse de vanille fendue dans la longueur (en ayant pris soin de la gratter), le miel et le lait.
Dans un bol, blanchir les œufs avec le sucre à l’aide d’un fouet, puis verser dessus les liquides bien chauds tout en mélangeant. Remettre le tout à cuire dans la casserole à 84°C. Filtrer et refroidir très vite. Conserver au moins 24h au réfrigérateur. C’est la phase de maturation.
Préparer la sorbetière en démarrant le refroidissement et entreposer un bol (qui contiendra la glace turbinée) au congélateur. Turbiner la glace : verser la crème anglaise dans le bol de la turbine, puis laisser refroidir et foisonner. Des bulles d’air vont s’incorporer à la masse et augmenter son volume de 30 à 50%. Réserver la glace dans un bol au congélateur pendant au moins 1 heure avant dégustation.

Bon appétit et surtout partagez-nous vos photos sur les réseaux sociaux !

26
Juil
2018

Bilan fin de saison 2018

Yves et Chantal, vos apiculteurs du Rucher de Sennecey, en Bourgogne Franche Comté, vous dresse le bilan de cette saison 2018…


« C’est la première fois que deux années consécutives sont favorables pour l’apiculture en Bourgogne du Sud. Cela nous avait beaucoup manqué ces dernières années…
Ce n’est pas que les perturbations climatiques soient moindres. Il y a eu notamment, cet hiver, de très fortes crues en vallée de Saône ; mais cela n’a pas impacté notre activité.
Le début de printemps a été encore un peu hésitant, mais la suite s’est très bien déroulée, avec de belles périodes d’ensoleillement et des pluies régulières, maintenant une très belle végétation, jusqu’en été.

Notre activité pédagogique se renforce avec la publication, au printemps prochain d’un guide, sur « La conduite de ruches Warré » aux éditions Terre Vivantes, dans la collection Facile et Bio.
Il s’agira d’un livre pratique, généreusement et très élégamment illustré par les photographies d’Aurélie Jeannette, qui a fait un reportage en plusieurs étapes au cours de la saison.
En essayant de donner envie de mieux connaitre et d’élever des abeilles, sans en masquer, ni la richesse, ni peut-être les difficultés (!); et en présentant des solutions techniques simples, je raconte une histoire moderne de l’apiculture, à laquelle tout(e) amoureux(se) de la nature pourrait avoir envie de participer!
Parce qu’il y a des problèmes écologiques sévères (baisse en diversité des floraisons, pression des parasites exotiques; varroa, frelon…, intoxication par les pesticides), il y a des difficultés à élever des abeilles et par la suite à avoir un niveau d’activité économique suffisant; les impératifs économiques créant une pression supplémentaire.
Pour rompre ce cercle dépriment, il faut pourvoir consacrer de la disponibilité d’esprit et des moyens pour envisager de bonnes issues.
Celles-ci reposent dans le fait d’installer des ruches seulement dans les environnements les moins perturbés et de conduire avec lucidité les colonies. Il n’est pas raisonnable de demander aux colonies d’abeilles de produire au-delà de ce qui est écologiquement soutenables, de priver les abeilles de leur propre alimentation en miel et de les déranger en permanence.

Le miel, comme toute l’alimentation devrait être de la meilleure qualité et vendu avec un bon rapport qualité-prix. La baisse des prix induit une chute de qualité dont nous payons en réalité, le prix, mais en différé, avec les désordres écologiques et sanitaires, dont personne ne s’aventure à chiffrer l’addition mirobolante. (Pour exemple, le coût de la dépollution de l’eau dépasserait le montant du budget de l’État…)
L’externalisation des contraintes écologiques et sociales, qui est la grande tentation, que l’on voudrait même présenter comme une vertu économique, est sans devenir. Nous sommes et vous êtes de elles et ceux qui ont le courage d’envisager les choses autrement, en revendiquant et soutenant une démarche solidaire, décroissante et durable. »

Yves et Chantal

24
Juil
2018

Visite du Rucher de La Châtelaine – Morbihan, Josselin (56)

On pourra dire sans hésitation que la première journée « Immersion en rucher » proposée et organisée par notre apicultrice Isabelle La Châtelaine aura été un vrai succès !
Une journée portes ouvertes organisées le 15/07 dernier, jour de la coupe du monde de football rien que ça !
Il y avait alors comme un air de Victoire dans l’air… Une Bonne humeur générale qui a rendu la visite du rucher et de la ville encore plus agréable !

Au programme de la journée :
Visite du rucher
Piquenique improvisé au bois d’Amour, un joli parc qui porte bien son nom
Puis la visite de la ville, avec ses maisons moyenâgeuses et son potager carré
Les participants auront pu également découvrir des costumes d’époque !
Extraction de miel à la manivelle
Fabrication de bougies roulées à la cire

Bref pas de pause pour les parrains d’Isabelle, qui auront pu profiter de la visite du rucher pour visiter la cité médiévale de Josselin (56).
Découverte des abeilles et de la Ville, un beau programme que les participants ont eu plaisir à partager tous ensemble.

Nous vous proposons de revivre en images cette journée ponctuée par les rires, les découvertes et la convivialité…

20
Juil
2018

Merci pour toutes vos photos…

Chers marraines, chers parrains,

Comme chaque année, vous avez été encore très nombreux à nous partager les photos de vos pots de miel reçus ce printemps !
A l’instar de ces derniers :  miels liquides, crémeux ou cristallisés…
Ou encore à l’instar des types de miel reçus, Miel d’Acacia, de Fleurs, de Sapin, de Montagne, de Lavande etc…

…vos photos nous sont parvenues de partout en France et même de Corse… Certaines dans vos jardins, d’autres sur vos balcons, ou encore sur vos tables de cuisine…

De magnifiques photos pleine de gentillesse et de gourmandise… 😉
Les derniers envois sont actuellement en cours et nous remercions chaleureusement nos marraines et parrains patients, qui connaissent le métier d’apiculteur et qui savent que c’est la Nature qui donne le rythme…

Et merci aussi à tous les parrains, les nouveaux, comme nos parrains historiques qui nous apportent leur soutien précieux et plus qu’essentiel dans l’action que nous menons…
Voici donc, avec grand plaisir quelques unes des photos reçues !

18
Juil
2018

Merci pour vos visites nombreuses

Les Portes Ouvertes Un toit pour les abeilles se poursuivent sur les ruchers de nos apiculteurs, partout en France…

Le 7 juillet dernier, c’est Thierry, votre apiculteur du Rucher de Wintershouse (67) – Région Grand Est, qui vous a accueilli avec beaucoup de plaisir, pour un moment de partage et de convivialité avec vos abeilles.
Et le 15 juillet, ce sont Frédéric et Évelyne, apiculteurs en région bordelaise, au Rucher du Médoc, qui vous ont ouvert leurs portes !

Les parrains et visiteurs venus nombreux rencontrer Thierry ou encore Frédéric et Évelyne, ont pu profiter d’une journée particulièrement ensoleillée et agréable. Des conditions parfaites pour se rendre au plus près des ruches et découvrir le monde passionnant des abeilles.

Au programme des deux journées :

– Des moments d’échanges à la fois simples et sympathiques avec l’apiculteur, autour de son métier au quotidien, du rôle qu’il joue et de celui essentiel des abeilles…
– Ouverture de ruches, munis de tenues de protection, pour découvrir l’organisation particulièrement « bien pensée » des colonies d’abeilles…
– Piquenique convivial avec l’apiculteur et au plus près des abeilles, pour un véritable moment d’immersion en rucher !

Les apiculteurs ont été ravis de retrouver leurs parrains fidèles, comme leurs nouveaux parrains de cette année…
L’apiculteur est souvent un peu « Hermite ». Il travaille seul, toute la journée, auprès de ses abeilles. Ces portes ouvertes lui rappelle que derrière lui, il a y des centaines de personnes qui le soutiennent activement !

Pour les parrains, il s’agit d’un véritable moment de découverte et de sensibilisation, essentiel…
Alors prenons quelques instants, ensemble, pour revivre les portes ouvertes de Thierry, Frédéric et Évelyne 😉

Porte Ouverte de Thierry C. – Le Rucher de Wintershouse (67)

Porte Ouverte de Frédéric et Evelyne W. – Le Rucher du Médoc (33)

Il reste encore quelques portes ouvertes disponibles sur les ruchers de nos apiculteurs !
Inscrivez-vous vite ! Ces portes ouvertes sont gratuites et ouvertes à toutes et tous…
https://www.untoitpourlesabeilles.fr/portes-ouvertes

BZzz !

04
Juil
2018

La vie de la ruche en juillet

[LIVRAISON DE VOS POTS DE MIEL]
Chers parrains, nous sommes en juillet, le temps file à vive allure. Pour la grande majorité d’entre vous (concernés par les livraisons de printemps), vous avez reçu vos pots de miel. D’autres livraisons sont actuellement en cours…
Resteront les colis de vos apiculteurs Karine et David D., Pascal S., Stéphane J., Wilfrid B., Yves et Chantal R., Philippe C. et les quelques colis restants de Thierry S., dont les envois devraient suivre dans les prochains jours.

Nous sommes conscients que cette année les livraisons se sont prolongées sur l’été et nous nous en excusons.

Comme vous le savez, la saison apicole a été rude pour nos apiculteurs. Les conditions météos, entre périodes de grand froid, de pluie et de sécheresse ont désorganisé l’activité des colonies. La saison a eu du mal à démarrer et s’est prolongée sur l’arrière-saison pour beaucoup d’apiculteurs. A cela se sont ajoutées, la sortie d’hivernage qui a compliqué la reprise d’activité sur les ruchers, et les nombreuses pertes à déplorer sur certains cheptels. Les apiculteurs ont dû alterner entre activité intense au rucher et travail à la Miellerie pour la préparation de vos pots de miel. 

Merci à vous tous, pour vous être montrés cette année, particulièrement compréhensifs et patients.

Les derniers pots de miel seront livrés sur le mois de juillet. Pour ceux qui ont choisi un point relais, sachez que vos colis seront conservés une dizaine de jour en relais. Si toutefois vous partiez en vacances, vous pouvez donner procuration à un tiers (avec copie de votre carte d’identité) pour la récupération de votre colis. Pour les livraisons au domicile, le colis sera mis en boite aux lettres.
Encore merci pour votre compréhension…

Que se passe-t-il dans la ruche ?
Plus de doute possible, nous sommes en été et il fait très chaud. Autant vous dire qu’au rucher l’activité bat son plein ! Et les prévisions météos de la mi-juillet nous confortent dans le fait que les températures vont demeurer encore chaudes ces prochains jours. Bref, la saison a eu du mal à démarrer cette année, mais cette fois-ci ça y est, c’est parti pour nos abeilles, qui vont pouvoir reprendre de plus belle leurs va-et-vient incessants, de la ruche aux champs et des champs à la ruche.

Durant la période estivale, et jusqu’à ce que les floraisons s’épuisent et s’assèchent, les abeilles ne vont cesser de butiner et de rapporter à la ruche les précieux nectars et pollens, qui vont constituer les réserves d’avant hivernage. Et elles ne chôment pas nos abeilles durant l’été. Elles peuvent parcourir plusieurs kilomètres à la recherche de provisions florales et s’en revenir à la ruche les pattes chargées de pollen et le jabot gorgé de nectar sucré, pendant plusieurs heures.
Elles travaillent ainsi entre 12h et jusque 15h par jour…

Zoom sur … La danse des abeilles
C’est le scientifique autrichien Karl von Frisch qui, dans les années 40 a réalisé des travaux approfondis mettant en lumière la « danse des abeilles ».
Il a déterminé que cette « danse » représente un langage biologique permettant de communiquer à la colonie des emplacements potentiels de butinage.

Ainsi, lorsqu’une éclaireuse a localisé un emplacement opportun pour la récolte ou un coin d’eau, elle le renseigne à ses congénères, par le biais d’une danse spécifique.
Il existe plusieurs types de danses constatées. Parmi elles, la danse en rond, la danse en faucille ou encore la danse en « 8 » dite frétillante.

La danse en rond permet de communiquer sur la présence de ressources proche de la ruche.
L’éclaireuse, par le biais de cette danse, n’indique pas de lieu précis, mais informe sur la présence de provisions tout prêt.
Généralement, juste après la danse, les abeilles, dans un bal frénétique, quittent la ruche dans toutes les directions à la recherche de ressources proches.

Dans le cas de la danse en « 8 », l’éclaireuse informe de ressources un peu plus lointaines mais disponibles en abondance.
La ligne droite, dessinée par la partie centrale du « 8 » formée par le mouvement de l’abeille, décrit 3 informations essentielles :
La direction : vers laquelle les abeilles doivent se diriger pour retrouver le lieu
La distance : plus l’abeille se trémousse l’arrière train durant la ligne droite du « 8 », plus le lieu sera éloigné. Il y aurait même un rapport mathématique déterminé, entre le temps de la danse sur la ligne droite et la distance à parcourir en mètre…
La richesse de la ressource : Plus l’abeille réalise de tours de danse et plus la ressource sur le lieu indiqué est abondante…
L’abeille est un insecte doué d’intelligence, capable de communiquer avec ses congénères. Bref « petite » mais « costaude » l’abeille !

De son côté, l’apiculteur …
En cette pleine saison, l’apiculteur veille au grain. Il est vigilant au risque potentiel d’essaimage durant cette période où le développement des colonies s’accélère considérablement. En cas de besoin, il divisera les colonies et s’assurera de la belle évolution des essaims.
Le rôle de l’apiculteur durant cette saison, est aussi de récolter du miel, tout en respectant les ouvrières qui ont travaillé dur, en leur laissant suffisamment de réserves.
Rassurez-vous, l’apiculteur est le gardien de nos abeilles, il n’a pas vocation à prélever aux ouvrières plus que nécessaire, d’où l’ajout de hausses. C’est le miel des hausses, qui constituera la récolte de la saison pour l’apiculteur et les abeilles, elles, conserveront tout le miel du corps de la ruche en guise de réserves.

Le Saviez – vous ?
Durant l’été, la durée de vie des abeilles est bien plus restreinte que durant l’hiver, où l’activité à la ruche est ralentie.
En effet, une abeille durant l’été vivra quelques semaines à peine, environ 5 à 6 semaines. En hiver, en comparaison, les abeilles vivent entre 5 et 6 mois.
Les abeilles dites de « printemps » et les abeilles « d’hiver » sont également physiquement et physiologiquement différentes.
Le corps des abeilles d’hiver est plus développé et poilu ce qui lui permet de mieux résister au froid de l’hiver. L’hormone juvénile (qui incite au butinage) est quasi inexistante chez les abeilles d’hiver, qui n’en n’ont finalement pas ou très peu besoin.

Un peu de gourmandise… La recette du mois !
Recette proposée par le blog Amour de Cuisine

INGREDIENTS
–        1,5 litre d’eau
–        6 citrons (non traité)
–        5 cuillères à soupe de miel
–        Poignée de menthe fraîche
–        Glaçons

PREPARATION
Faites chauffer 200 ml d’eau avec du miel dans une petite casserole jusqu’à ce que le miel est complètement dessous. Pressez 4 citrons pour en extraire le jus. Versez le jus et l’eau de miel dans un pichet. Ajouter le reste d’eau froide, la menthe fraîche et 2 citrons coupés en morceaux. Réfrigérer entre 30 à 40 minutes. Servez cette citronnade faite maison avec de la glace et dégustez.

Bon appétit et surtout partagez-nous vos photos sur les réseaux sociaux !

19
Juin
2018

Portes ouvertes au Rucher du Vexin

Les journées « Immersions avec les abeilles » organisées par Un toit pour les abeilles, se poursuivent. Stéphane, notre apiculteur du Vexin en Ile de France vous reçoit chez lui, tous les samedi et dimanche du mois de juin, ainsi que le premier week end de juillet, pour vous partager sa passion des abeilles.
Stéphane, c’est notamment l’apiculteur qui a témoigné dernièrement dans Mr Mondialisation pour évoquer les difficultés grandissantes de la filière.

Cette année, malgré tous ses efforts, il aura perdu près de 80% de ses colonies. Sur 450 ruches, il ne lui en reste plus qu’une centaine à peine !
Souvenez-vous il vous avez partagé quelques mots  :

« Chers parrains […]
j’ai la plume lourde et le cœur encore plus. Vous avez tous entendu parler de l’apiculteur finistérien qui a découvert un cimetière de ruches. Et bien me voilà à vivre la même triste situation.
Pourtant j’avais laissé des ruches en pleine vie pour démarrer l’hivernage. La saison me semblait prometteuse. Les ruches étaient populeuses et les réserves pleines.
Et puis voilà, les premières visites de printemps ont sonné comme le rappel […]
C’est ainsi que sur près de 450 ruches en hivernage, il ne m’en reste plus que 150. Ce n’est pas 30% de pertes (moyenne nationale) que je déplore, mais bien 70% de mes ruches qui sont parties en flambeau.
J’ai longtemps hésité à vous écrire car je me suis beaucoup questionné sur moi, ma façon d’aborder les ruches. Avais-je bien fait ?
Le doute s’est installé, puis j’ai compris, aux vues de toutes ces ruches laissées vides de leurs abeilles et pourtant encore pleine de miel… J’ai compris que des épandages printaniers avaient eu raison de nos abeilles. »…

Vous pourrez lire, son témoignage dans l’article paru dans Mr Mondialisation en cliquant sur l’image ou sur le lien ci-dessous :
https://mrmondialisation.org/80-de-ruches-mortes-un-apiculteur-francais-temoigne/

Mais Stéphane, comme le réseau d’apiculteurs Un toit pour les abeilles, restent positifs. Car nous savons que vous êtes des milliers derrières nous, à nous porter et à nous encourager !
Ça fait du bien 😉

On vous partage donc, avec grand plaisir, quelques photos des journées portes ouvertes de Stéphane !
Visite du Rucher et Atelier Nougat au miel ! Un vrai moment de plaisir et de gourmandise, à partager sans modération…

Et n’oubliez pas ! il en reste encore quelques unes… Rendez-vous sur notre site pour vous inscrire : https://www.untoitpourlesabeilles.fr/portes-ouvertes

BZzz !

07
Juin
2018

Agriculture : cultiver un bon état d’esprit

Pour sortir des dissonances actuelles

Image associéeNous sommes de plus en plus nombreux à prendre conscience des dissonances insupportables de la situation agricole actuelle.

Tout le monde s’accorde sur le constat que, dans les pays dits riches, il y a une débauche de volume alimentaire produit, cause, d’ailleurs d’un gigantesque gaspillage.

Et, en parallèle, des études révèlent une baisse significative de la qualité intrinsèque des denrées mises sur le marché. (*)

Un autre paradoxe existe entre l’image de performance que voudraient véhiculer les tenants de l’agriculture industrielle et la gabegie de consommation d’énergie fossile dont elle est la cause ; alors même que la nécessité de la transition énergétique ne fait plus de doute pour personne. (**)

Les causes de cette déraison sont multiples.
Je me suis penché sur celles qui relèvent de l’état d’esprit qu’il convient de réviser.

La marchandisation d’un bien précieux

Résultat de recherche d'images pour "tomates hors sols"L’alimentation conditionne notre vie et notre santé. C’est un bien précieux de l’humanité, le plus indispensable.

Or, les denrées alimentaires ont été reléguées au rang de vulgaires marchandises, produites, transportées et négociées, comme n’importe quelle camelote, comme une marchandise morte.

La systématisation du recours à des procédés industriels de transformation, de conditionnement et de présentation et le recours décomplexé à la spéculation commerciale et financière ont altéré considérablement notre rapport à l’alimentation, à sa disponibilité et à sa qualité nutritive réelle.

Le désinvestissement éthique à tous les étages de la chaîne économique agro-alimentaire, commence chez le producteur qui n’est même plus consommateur de ses propres productions.
Les denrées produites déconnectées de leur finalité ont une valeur de plus en plus arbitraire.

L’avis du producteur sur sa production est indispensable. Sans cela, il cède à toutes les pressions commerciales les plus audacieuses, à toutes les modes marketing les plus fantaisistes.

Retisser le lien entre producteur et consommateur

Résultat de recherche d'images pour "cueillette a la ferme"Le paysan œuvre pour se nourrir et nourrir les autres. Il connaît les personnes qui consomment ses produits.
La production alimentaire est un acte à forte valeur sociale, comme le sont toutes les activités de soins portées à la personne.

Remplacer l’ensemble des paysans par des agri-managers relève d’un projet social étrange, qui, pour le moins, semble largement nous échapper, comme cela est dit dans la bande annonce du film « On a 20 ans pour changer le monde ».

Le retour à la vente directe, un acte social tellement humain qui lie production et consommateur semble être la seule façon de rétablir la confiance, la reconnaissance de l’autre : qu’il soit producteur, qu’il soit consommateur.

Savoir si le paysan n’a plus sa place dans l’économie mondialisée ; c’est peut-être au consommateur, c’est-à-dire à nous tou(te)s, d’en décider ?

La perte des réalités

La production agricole est soumise à quelques réalités, comme l’état de santé des milieux naturels, les aléas climatiques, en plus de la pression économique malsaine, qui touche tous les secteurs d’activité.

La plupart des biens que nous consommons relève d’un processus de fabrication industrielle. Pourquoi pas l’alimentation ?
Exprimé de la sorte, le raisonnement pourrait presque paraître sensé !

…Sauf, que dans cette approche, il ne s’agit que de satisfaire le seul besoin d’avoir.

C’est la vie, dans son processus biologique et dans sa plus intime réalité qui est directement ignorée.

La société de l’ « avoir » fait écran à la perception de la valeur réelle de l’existence : celle de l’être.

Le courant consumériste qui dévie l’attention apportée à la vie, qu’elle soit extérieure ou intérieure, met en danger la vie en nous éloignant de ses exigences. (***)

La prospérité de l’agriculture repose sur la vitalité des écosystèmes naturels

Résultat de recherche d'images pour "abeille et agriculture"A l’issue de deux siècles d’industrialisation, il s’avère que les pays occidentaux consomment et produisent trop et mal. Ce modèle est non généralisable.

La population humaine terrestre vit au-dessus de ses moyens, c’est-à-dire qu’objectivement nous prélevons au-delà de ce que les ressources terrestres peuvent fournir durablement.

En agriculture, ce n’est pas le travail de l’être humain, en soi, qui est productif, mais essentiellement la vigueur des écosystèmes.
L’agriculteur stimule et oriente habilement cette dynamique et prélève intelligemment certains éléments pour notre alimentation. Cette capacité relève du savoir-faire, de l’artisanat, non de l’industrie.

Dans l’ignorance de ce savoir-faire, les pressions et les prélèvements durables inconsidérés provoquent l’épuisement des mécanismes naturels, comme ceux qui alimentent la vie biologique des sols, ou, la vie des insectes pollinisateurs.

C’est l’expérience radicale que j’ai faite en apiculture. Les ressources pour les pollinisateurs déclinent vertigineusement. Il est simple d’en déduire les conséquences : pas de ressources pour s’alimenter, pas de vie. Ce qui touche les pollinisateurs touche de très près l’être humain, qui réalise enfin qu’il est grand temps d’arrêter de jouer perdant. 

Yves Robert     www.culturenature71.com

(*) « Nos fruits et nos légumes seraient-ils moins nutritifs qu’avant ? Je lisais dernièrement un article dans lequel on parlait d’un nutritionniste américain nommé Alex Jack, qui s’est amusé à comparer les tables américaines de valeur nutritive des années 1963 et 1975 avec celle d’aujourd’hui. À sa grande surprise, il a noté une baisse significative du contenu nutritif particulièrement dans les légumes » Anne-Marie Roy Diététiste-nutritionniste

« L’agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses) vient de rendre public le résultat d’une grande enquête sur l’exposition alimentaire des enfants de 0 à 3 ans à certaines substances (…) L’Anses a appelé à une vigilance particulière concernant 9 substances (arsenic inorganique, plomb, nickel, PCDD/F, PCB, mycotoxines T-2 & HT-2, acrylamide, déoxynivalénol (contaminant fongicide) et ses dérivés et furane (médicament)). L’enquête a permis de déterminer qu’un « nombre non négligeable d’enfants présente une exposition supérieure aux valeurs toxicologiques de référence. » www.femmeactuelle.fr

(**) « Le système agroalimentaire occidental, et, de plus en plus, mondial, est extrêmement dépendant de l’énergie fossile. La chaîne qui va « de la fourche à la fourchette » est d’une longueur impressionnante, depuis la fabrication et la mise en action des tracteurs et autres machines agricoles jusqu’au transport, souvent depuis les autres continents, en passant par la production d’engrais et de pesticides, l’irrigation, la mise en boîte ou la surgélation, l’emballage et la publicité. La conséquence de la complexité de cette chaîne, c’est qu’une calorie alimentaire arrivée dans notre assiette a nécessité la consommation de treize calories de pétrole (ou plus largement, d’énergie fossile). Ce bilan désastreux du modèle agroalimentaire dominant est à comparer avec celui qui persiste dans les campagnes des pays du Sud et à celui qui régnait encore en Europe au milieu du siècle dernier, dans laquelle la consommation d’énergie fossile pour la production d’énergie alimentaire était proche de zéro.» Michel Durand

(***) « Avoir ou être ? » Le dilemme posé par Erich Fromm n’est pas nouveau. Mais pour l’auteur, du choix que l’humanité fera entre ces deux modes d’existence, dépend sa survie même. Car notre monde est de plus en plus dominé par la passion de l’avoir, concentré sur l’acquisivité, la puissance matérielle, l’agressivité, alors que seul la sauverait le mode de l’être, fondé sur l’amour, sur l’accomplissement spirituel, le plaisir de partager des activités significatives et fécondes. Si l’homme ne prend pas conscience de la gravité de ce choix, il courra au-devant d’un désastre psychologique et écologique sans précédent… Erich Fromm trace les grandes lignes d’un programme de changements socio-économiques susceptibles de faire naître en chacun de nous une réflexion constructive.

http://www.philo5.com/Mes%20lectures/Fromm_AvoirOuEtre.htm#_Difference
Passages Choisis Avoir ou Être ? Un choix dont dépend l’avenir de l’homme

 

Ecrit par Un toit pour les abeilles dans : Bon à savoir | Commenter cet article
17
Mai
2018

Les journées portes ouvertes continuent…

Mercredi 16 mai dernier, C’est Benjamin, notre apiculteur Corse, qui a ouvert les portes de son rucher de Furiani.
Un grand merci aux parrains venus lui rendre visite. La météo était un peu mitigée mais il n’y a pas eu de pluie. Ouf ! Benjamin et les participants à la porte ouverte ont ainsi pu se rendre aux ruches, pour voir les abeilles…

Nous attendions une dizaine de personnes lors de cette visite, mais finalement il y a eu quelques désistements de dernière minute. C’est donc une visite privatisée à 4 qui s’est improvisée. Les participants ont passé un bon moment avec Benjamin et ont pu découvrir sa passion pour l’apiculture…

Munis de tenues de protection, ils ont pu approcher et surtout ouvrir les ruches. Ça a été l’occasion pour les parrains d’approcher les abeilles et de découvrir ce monde fascinant ou l’organisation est clef dans la vie de la colonie.

Voici quelques photos de cette journée que nous vous partageons avec plaisir 😉

16
Mai
2018

Une belle histoire…

Samedi 12 mai dernier, Frédéric, notre apiculteur du Rucher du Garlaban en région PACA, a ouvert ses portes à une vingtaine de parrains et amis des abeilles, venus lui rendre une petite visite improvisée…
C’est Cécile C., amie de l’apiculteur qui a été à l’initiative de cette rencontre placée sous le signe de la convivialité et de la bonne humeur.

C’est elle également, qui quelques mois plus tôt, lui faisait découvrir l’initiative dUn toit pour les abeilles. C’est ainsi que Frédéric a souhaité faire partie des apiculteurs du réseau et pouvoir ainsi bénéficier de l’aide solidaire de nombreux parrains.
Depuis qu’il est devenu apiculteur du réseau Un toit pour les abeilles, Frédéric a pu installer 12 nouvelles ruches et nouveaux essaims sur son rucher pour les particuliers. Il a également à sa charge 15 ruches parrainées par des entreprises.

Bref , une belle histoire en somme, qui continue !

Ce samedi, Frédéric a pu évoquer sa passion avec les visiteurs d’un jour, venus découvrir le monde fascinant des abeilles. Les petits comme les grands ont été enchantés par cette journée « immersion au rucher ». Aucune piqure  à déplorer ! les abeilles ont été sages.
S’en est suivi un piquenique improvisé à la miellerie, entre discussions sérieuses autour de la préservation des abeilles, et grands éclats de rires !

Revivez en image cette journée avec les abeilles…

03
Mai
2018

Les ruches ovoïdes

En 2015, le conservatoire de l’abeille voyait le jour.
Il est née grâce aux consommateurs Folies Royales, notre marque de cosmétiques Bio et engagée pour la préservation de l’abeille.

Jean-François Bourlard* a réalisé 5 ruches en terre cuite. L’une d’elles fut d’ailleurs ornée de mosaïque pour un projet Artpiculture grâce aux talents de Jérôme Clochard** !

Ensuite, nous avons fait appel cette fois à Patricia Maillard*** de l’atelier de poterie « Planters contact provence » qui nous a réalisé cette superbe ruche ovoïde.

Qu’est ce qu’une ruche ovoïde ?

Le modèle tire profit de la forme de la grappe d’une colonie d’abeilles.
Cette forme de ruche est particulièrement bien adaptée à la forme de l’essaim dans son habitat.
L’air y circule plus librement avec une déperdition moindre de chaleur sur les parois arrondies mais également grâce à des ouvertures colmatées par les abeilles à leur guise en fonction des besoins.
De plus, la terre cuite poreuse permet les échanges gazeux entre intérieur et extérieur, et ses qualités d’isolation, d’inertie thermique et de régulateur hygrothermique en font le matériel idéal.
Pour la récolte de miel, une hausse  est ajoutée entre le corps et le chapeau, ce qui augmente le volume de la ruche et permet d’extraire le précieux nectar.
L’exploitation de cette ruche est très judicieuse : le miel contenu dans le chapeau est celui que la colonie consommera l’hiver.
La récolte se fait à l’automne, la hausse entre ce chapeau et le corps de ruche est à ce moment là retirée et le miel récolté.

Un peu d’histoire…

En 1915, un apiculteur italien du nom de Rosato présente plusieurs inventions de ruches dont certaines de forme ovoïde.
En 1999, Todor Todorov, inventeur reprend le concept en le simplifiant et dépose un brevet sur le design novateur de cette ruche.
Déjà en 1856 J. Greslot, éminent apiculteur vantait les qualités d´une ruche « ronde » à dessus bombé expliquant que « l´humidité intérieure » de condensation « ne retombait pas en pluie sur les rayons ni sur les abeilles qui les occupent ».
Effectivement, la ruche ovoïde permet le maintien de la température et une régulation thermique puisque, toujours selon J.Greslot, « la forme convexe concentre la chaleur si nécessaire au couvain » J.Greslot expliquait il y a un siècle déjà qu´on tente inutilement d´employer des plafonds plats.
Si le plafond en forme de dôme n´a pas été adopté c´est parce qu´il offre « des difficultés de construction, mais pas à cause de son défaut de mérite. »
Car ajoute-t-il « au point de vue de la santé des abeilles parmi les formes connues c´est la ruche à dessus rond qui doit être préférée ».
Outre les avantages incontestables pour les abeilles cités ci-dessus, ces ruches ont une réelle fonction pour la biodiversité.

Les ruches ovoïdes porteuses de biodiversité.

Les abeilles ont une forte capacité d’adaptation inscrite dans leur patrimoine génétique si on leur en donne les moyens. 
La forme de cette ruche se rapprochant le plus d’un habitat « naturel » et la limitation des interventions humaines qui fragilisent les abeilles tendent à favoriser un renouvellement lent et progressif de leur ADN influencé par des signaux environnementaux et intrinsèques.
L’adaptabilité de l’abeille dans la résistance aux maladies et aux changements climatiques pourraient s’avérer vitale pour sa protection.
Ainsi on privilégiera pour ces ruches, des abeilles sauvages (abeilles noires avec un ecotype propre à chaque région).
Installées à hauteur de 20 à 30 % d’un cheptel conduit de manière « classique », ces ruches permettent alors un brassage génétique entre abeilles mellifères d’élevage et abeilles mellifères sauvages et l’introduction de gènes naturels de résistance dans le cheptel d’élevage.
Afin de donner des conditions optimales au bon épanouissement des abeilles, on laissera une distance de plus de 30m entre les ruches, ceci empêchant le « drift » (erreur d’orientation des abeilles entre les ruches)  et permettant de limiter  la transmission des infestations de parasites  des virus et des bactéries d´une ruche à l’autre.
Enfin, idéalement, il est toujours nécessaire pour le bon épanouissement des abeilles, qu’un point d’eau se trouve proche du lieu d’installation mais aussi que le nombre de ruches sur un site tienne compte de l’apport en nourriture suffisante aux alentours et de manière constante.

 

 Sources : Jean-François Bourlard*, Artisan potier-sculpteur Jérôme Clochard**, Absolut Mosaïque Patricia Maillard*** de l’atelier de poterie Planters contact provence Article inspiré du contenu du site www.ruche-terrecuite.com Photos avec abeilles de Renaud de Kerchove (Le journal de la ruche, Parc de Beervelde, Belgique) Facebook Renaud de Kerchove

Ecrit par Un toit pour les abeilles dans : Autres initiatives | Tags : Commenter cet article
30
Avr
2018

Premières portes ouvertes 2018

C’est parti !
Ce weekend, c’est Justine, notre apicultrice du Rucher de Senlis (59-Halluin), en région Haut-de-France, qui a ouvert le bal des journées

« Immersion en Rucher  2018 »

Elle a reçu des centaines de parrains et autres amoureux des abeilles, samedi 28 et dimanche 29 avril dernier…

L’occasion pour elle de rencontrer ses parrains, et d’échanger avec eux sur son rôle de « Gardienne des abeilles ». Les parrains venus à sa rencontre, ont également pu concrétiser leur engagement en allant visiter leur ruche et titiller leurs abeilles. Ils ont également pu échanger avec l’apicultrice qu’ils soutiennent au travers leurs parrainages…

Un vrai moment de partage que l’apicultrice a particulièrement apprécié :
« Je remercie toutes celles et ceux venus me rendre visite ce weekend !  J’ai adoré partager avec vous ma passion pour les abeilles, avec mon frère Adrian et mon père Yvan, également passionnés par ce beau métier qu’est le métier d’apiculteur…
Le temps n’était pas au rendez-vous, mais votre gentillesse et votre bienveillance nous ont réchauffé tout au long de ces deux journées… »

Justine a reçu énormément de monde sur ces deux jours de portes ouvertes. Un public particulièrement bienveillant et sensibilisé à la protection des abeilles.

«  Beaucoup d’entre vous se sont montrés très intéressés par le monde passionnant des abeilles et par notre métier. Ça fait plaisir ! » a ajouté Justine.

Voici quelques images illustrant ces beaux moments partagés autour d’une sensibilité commune, celle de la préservation des abeilles et de notre biodiversité.

Encore pleins d’autres portes ouvertes vous attendent près de chez vous. Voici le lien pour les consulter et vous inscrire : www.untoitpourlesabeilles.fr/portes-ouvertes

Les portes ouvertes organisées par Un toit pour les abeilles sont gratuites et ouvertes à tous !
Elles sont le trait d’union entre le Parrain, acteur solidaire, les Abeilles, sentinelles de notre environnement, et l’Apiculteur soutenu au travers vos parrainages.
A très bientôt pour d’autres portes ouvertes en images !

19
Avr
2018

Quelques gestes pour aider les abeilles

Semer ou planter des espèces mellifères

Il existe une multitude de plantes ou arbres mellifères, c’est-à-dire qui apportent aux abeilles du nectar leur permettant de le transformer en miel, mais aussi du pollen.
Permettre aux abeilles d’avoir plusieurs essences à butiner, c’est leur assurer une nourriture diversifiée et continue, notamment en période disette (entre deux grandes cultures).
Si nous mangions tout le temps la même chose, nos défenses immunitaires en seraient affaiblies. C’est la même chose pour les abeilles !

La monoculture et l’artificialisation des territoires ont contribué à leur déclin.
Leur apporter cette nourriture, c’est donner une chance supplémentaire de survie aux abeilles et vous faire plaisir avec un jardin ou un balcon coloré et généralement odorifère par cette même occasion.

D’autant que les abeilles, si on ne les embête pas, n’ont aucune vocation à piquer puisque, comme vous le savez, elles en perdraient la vie.

Alors faites-vous plaisir semez et plantez !

Voici un lien où vous retrouverez la plupart des espèces mellifères les plus répandues en France triées par catégories (bulbes, arbustes, vivaces…), qui présentent un intérêt pour les butineurs.
Plantes attractives abeilles


Installer un abri pour les pollinisateurs

Il existe près de 1000 espèces d’abeilles sauvages en France (abeilles maçonnes, cotonnières, tapissières…).
Les abeilles solitaires font partie de l’ordre des hyménoptères comme les fourmis, les abeilles domestiques et les bourdons.
Ce ne sont pas des abeilles à miel.
70 % sont solitaires. D’ailleurs, il n’y a pas de reine.
Chez les bourdons, on peut compter également une trentaine d’espèces.

L’abeille sauvage, plus petite que l’abeille domestique, pollinise les fleurs que cette dernière ne peut visiter.
On constate une diminution massive des pollinisateurs car ils souffrent, tout comme les abeilles domestiques, de l’utilisation des pesticides et herbicides, de l’introduction d’espèces parasites pathogènes ou invasives comme le frelon asiatique, ou encore de la disparition de leur habitat.

Les abeilles solitaires sont souvent craintes à tort car elles ne piquent quasiment pas (n’ont pas de miel à défendre) et seule la moitié de ces espèces sont pourvues d’un dard.

La pollinisation entomophile (par les insectes) auxquelles elles contribuent avec les papillons, les mouches, est essentielle.
On a d’ailleurs constaté le déclin des plantes associées du fait de la baisse de leur population.

Pour revenir à leur habitat, elles se logent souvent dans des anfractuosités comme les fissures de murs, dans le bois, dans la terre…
Lorsque certaines abeilles se logent dans les trous d’aération de fenêtre, c’est souvent que ces dernières n’ont pas d’abris nécessaires dans la nature.

Pour leur offrir un logis, vous pouvez soit acheter des abris déjà montés, la plupart du temps réalisés à l’aide de tige de bambous ou tubes en carton.
Vous pouvez aussi choisir un hôtel à insectes (abeilles, bourdons, coccinelles, papillons, perce oreilles…) y cohabiteront aisément.
Privilégiez des abris en bois non traités, non peints.

Enfin, on trouve sur internet nombreux tutoriels vous permettant de les réaliser.
L’important étant de le mettre à disposition assez tôt dans la saison, les abeilles solitaires cherchant à nidifier dès Mars.


Créer un abreuvoir à abeilles

Les abeilles durant la saison ont un besoin en eau conséquent.
Gouttelette par gouttelette, elles ramènent l’eau à la ruche.
L’eau permet par ventilation, la thermorégulation de la ruche pour maintenir une température à 35 °C.
Enfin, elle est ajoutée au miel ou à la gelée royale pour nourrir les larves d’abeilles à naître.

Les abeilles préfèrent des eaux stagnantes pour y trouver des substances végétales et des sels minéraux.
Ainsi vous n’aurez pas besoin de changer l’eau trop régulièrement !
D’ailleurs vous pouvez ajouter un peu de sel dans votre abreuvoir (2 g/litre).

Certaines abeilles sont chargées uniquement d’aller chercher de l’eau.
Ce rôle est d’ailleurs le premier rôle d’une butineuse, on les appelle les « porteuses d’eau ».
Ensuite, une fois expérimentées, elles se verront confier la mission de ramener le nectar, puis le pollen.

On estime en moyenne que les butineuses font un apport de 10 litres d’eau par an.
Elles indiquent à leurs congénères les points d’eau en effectuant une danse qui donne le cap et la distance à parcourir.

Plusieurs solutions s’offrent à vous pour réaliser un abreuvoir, l’important étant que les abeilles puissent se poser sans se noyer : billes de verre ou d’argile, cailloux dans une assiette ou un saladier pour un volume d’eau plus important, des flotteurs comme des bouchons de liège.

Rien de bien compliqué, tout à chacun peut aisément mettre en place un petit abreuvoir 🙂


Jardiner de manière naturelle

Utilisés en masse dans les jardins et surtout dans les champs, les pesticides viennent polluer l’environnement.
On les retrouve dans l’eau, dans l’air, dans les sols.
Outre les insectes, ce sont aussi les oiseaux et les mammifères qui sont touchés.

Chez l’humain, les fœtus et nourrissons via le placenta, les bébés via l’allaitement, les enfants en bas âge par contact au sol ou les travailleurs agricoles sont les plus exposés. Le premier geste à avoir est effectivement de bannir tout pesticides et herbicides.
Plusieurs alternatives existent pour lutter contre les herbes « indésirables » : Le désherbage à la main, l’eau bouillante, le paillage qui permettra aussi de limiter l’apport en eau…

Jardiner vert regroupe un ensemble de domaines tellement vaste qu’on ne citera que quelques pistes.

  • Fertiliser son sol : Faire par exemple son compost. Souvent les communes donnent ou permettent d’acquérir à prix réduit un composteur.
  • Utiliser des produits naturels ou faire ses traitements « maisons » : Savon noir pour la cochenille, Purin d’ortie en répulsif (pucerons) ou engrais…
  • Récupérer l’eau de pluie.
  • Sélectionner des plantes adaptées au climat, à l’ensoleillement et la nature du sol et mettre en place des haies, véritables refuges pour les animaux et barrières contre les ravageurs.
  • Au potager, effectuer une rotation des cultures.
  • Conserver un bout de terrain en jachères, laisser pousser l’herbe, éviter les tontes régulières.

De plus en plus de jardiniers se tournent vers la permaculture qui utilise des principes d’écologie et le savoir des sociétés traditionnelles pour reproduire la diversité.
La permaculture se pratique sur des buttes de terre.
On ne doit jamais retourner le sol et le couvrir en permanence.
Si on voit une herbe indésirable, on la retire, mais elle est compostée sur place.

A chacun sa technique pour jardiner vert, du moment qu’on y prend beaucoup de plaisir !

 

…Un dernier geste


On conclura enfin sur un dernier geste… La transmission.
Celui d’expliquer l’importance des abeilles aux enfants est affaire de générations.
L’apprentissage peut se faire de manière ludique : Abreuvoir, abris à abeilles sont autant d’ateliers manuels que vous pourrez réaliser en famille !

 

 

 

Sources :

Calendrier des plantes et fleurs mellifères https://www.valhor.fr
Paragraphe jardiner de manière naturelle, extraits tirés de http://www.jardineraunaturel.org

Ecrit par Un toit pour les abeilles dans : Autres initiatives | Commenter cet article
10
Avr
2018

Quand les abeilles sont un repère pour les dérives de notre civilisation

Cet article a été écrit par Yves ROBERT, apiculteur, arboriculteur et formateur en agroécologie, membre du réseau Un toit pour les abeilles.

Une vieille sagesse :

Comment les abeilles, « vieilles » de quelques millions d’années, pourraient-elles témoigner des difficultés d’une civilisation aussi « moderne » que la nôtre ?
Le constat est abrupte en effet : ce sont dans les zones géographiques où la modernité a le moins progressé que les abeilles se portent le mieux.

En France, ce sont dans les zones les plus à l’écart des activités humaines que l’activité apicole est encore un peu sereine.
Dans le reste du monde, c’est aussi dans les pays les plus à la traîne de l’économie mondiale, que l’élevage des abeilles est resté le plus prometteur.

A ce titre, l’exemple de Cuba est remarquable.
Coupée de l’approvisionnement en pesticides par la chute du régime communiste en Union Soviétique et le maintien du blocus commercial américain, son agriculture a réappris à faire sans pesticide.
L’agriculture cubaine est la preuve contemporaine que c’est non seulement possible, mais très bénéfique.
L’élevage des abeilles y est d’une prospérité aujourd’hui insolente.
Cette prospérité était celle de l’apiculture française, dans les années 60, avant les retombées implacables du développement massif des procédés agricoles industriels.

Évolution importante :

Cela voudrait-il dire que si les abeilles disposaient du droit de vote, elles voteraient massivement contre le « progrès » ?
Cette forme de progrès, certainement !

Pourtant les abeilles, elles-mêmes, ont opéré des évolutions considérables dans leur mode de vie.
A l’issue de la dernière ère glaciaire, ces insectes originaires des pays chauds, se sont lancés à la conquête de l’Occident.
Pour réussir, elles ont dû s’adapter aux rigueurs des climats continentaux, et pour cela être capable de constituer, chaque saison, en seulement trois mois, d’importantes réserves de miel en vue de l’hivernage.

L’espèce Apis mellifera mellifera est parvenue à progresser intelligemment.
L’espèce Homo sapiens sapiens, à laquelle j’appartiens y parviendra-t-elle ?

Quelle forme de progrès ?

Mais, finalement, est-ce si grave que les abeilles disparaissent ?
Il suffit de regarder ce qui se passe pour l’agriculture des pays développés.

L’exemple flagrant de la pollinisation manuelle des productions fruitières dans les zones ne disposant plus d’abeilles permet de réaliser que ce « progrès » nous précipite en pleine régression économique.

Un service gratuit rendu par la nature prend soudain les allures de facture exorbitante pour le plus indispensable des secteurs de production : l’alimentation.

Les abeilles sont des insectes discrets et modestes, mais pleinement engagés dans les processus du vivant.
En dispensant totalement gratuitement des bienfaits incommensurables, elles se sont bel et bien rendues indispensables !
Cependant, nous vivons au-dessus de nos moyens ; et l’équilibre « économique » de la biosphère dans laquelle nous vivons n’est plus assuré.

Marchandisation :

La marchandisation n’a plus de limites morales, aujourd’hui.

Aux USA, notamment, les colonies d’abeilles sont vendues pour polliniser des monocultures industrielles, où l’usage systématique des pesticides et l’absence de diversité alimentaire condamnent ces bataillons d’abeilles à mourir, plus ou moins rapidement.

Cette violence exercée sur d’autres êtres vivants, est l’initiative d’agents économiques, qui sont eux-mêmes soumis, sans relâche, à la pression perpétuelle de la croissance économique sans fin.
L’énoncé même de la situation en dévoile tout le pittoresque !

Un dieu improbable (celui du profit financier) a pour ambition d’assujettir tous les systèmes économiques, politiques et sociaux du monde entier.
Un « dieu » sinistre, totalement hostile au maintien de l’économie de la Nature dont notre vie dépend…

Dénoncer avec lucidité :

Sans doute, le défaut majeur de la marche actuelle du progrès technique, est d’être aveugle.
Ses applications, non évaluées, en deviennent hautement in-sécurisantes et ridiculement contre-productives.

De nos essais-erreurs pourrait-il sortir un vrai progrès ?
Il est assez mal vu de dénoncer avec lucidité les déficiences de notre civilisation moderne, alors même qu’elles se généralisent.
Les conséquences sont gigantesques et leurs imbrications tellement fortes, que nous osons à peine poser les yeux dessus.
Les stratégies perdantes de la « modernité », qu’une espèce compagne de la nôtre révèle, constitue, bel et bien, notre lot.

Si nous héritons des conséquences des erreurs de nos aîné(e)s et de celles et ceux qui imposent leur pouvoir arbitraire, n’héritons pas de l’état d’esprit de ces erreurs …
Tâchons d’être lucides et prévoyant(e)s !

 

Yves ROBERT    www.culturenature71.com

Ecrit par Un toit pour les abeilles dans : Bon à savoir | Commenter cet article
04
Avr
2018

La vie de la ruche en avril

Que se passe-t-il dans la ruche ?
Enfin le printemps… Nous l’avons attendu et les abeilles aussi !
Et c’est encore bien fragile. Les prévisions pour cette toute première semaine d’avril sont perturbées par des averses répétées.
Mais on nous promet une fin de semaine ensoleillée et aux températures agréables.


Les abeilles pourront ENFIN commencer à sortir des ruches. Le confinement aura été long cette année. Les réserves sont épuisées dans les ruches et le souci c’est que les averses et le froid des dernières semaines n’ont pas permis aux premières floraisons de printemps de s’effectuer correctement. Les abeilles vont devoir prendre leur mal en patience en allant butiner ça et là les toutes premières floraisons encore peu nombreuses.
Mais il faut voir les choses du bon côté ! C’est le printemps et le beau temps devrait finir par s’installer progressivement.


En attendant les abeilles vont certainement parcourir des distances plus longues pour trouver les premiers nectars de printemps. Elles peuvent en effet effectuer de longues distances sur un rayon de 3 ou 4 km environ, parfois un peu plus lorsqu’il n’y a pas suffisamment à butiner aux abords du rucher.

Ce qui est plus inquiétant finalement c’est la situation apicole au niveau nationale qui n’évolue pas. Les chiffres sont tombés et encore une fois, nous basculons en dessous de la barre symbolique des 10 000 tonnes de miel récoltés en France. La filière aura produit pour 2017 à peine 9 000 tonnes de miel. Une chute de la production importante à la fois pour l’économie mais aussi pour l’environnement…


Et les français étant de gros consommateurs, c’est l’importation de miel qui évolue chaque année. 34 000 tonnes de miel importé ! Du miel dont on sait qu’il est de plus en plus frelaté :
article le Monde du 20/10/2017 : De plus en plus de miels frelatés dans les importations
En savoir plus sur www.lemonde.fr/de-plus-en-plus-de-miels-frelates-dans-les-importations

Zoom sur … Le bilan apicole de cette saison 2017
Nos apiculteurs Un toit pour les abeilles dresse un bilan mitigé pour cette saison 2017.
Voici quelques nouvelles récentes des ruchers parrainés :
Photo api et ruches

Patrice AMBLARD (33) 
« J’aurais aimé vous annoncer de bonnes nouvelles mais malheureusement ce n’est pas le cas.
Sur un même rucher, 12 ruches sont mortes durant l’hiver. Les frelons ont eu raison de ma patience et des ruches […] Étant en bio depuis fort longtemps et ayant un ras le bol de tous ces produits de traitement avec des molécules de synthèse que l’on donne aux abeilles, j’expérimente depuis quelques années des huiles essentielles pour lutter contre le varroa. Évidement c’est un choix difficile qui implique beaucoup plus de pertes, mais je reste intègre avec mes abeilles. Ceci sans compter nos ennemis les frelons, certains agriculteurs et leurs pratiques obsolètes, la biodiversité qui s’appauvrit, le climat qui s’assèche. En gros je pense que nous avons franchi un point de non-retour avec la nature, et l’abeille est le témoin de cet échec cuisant de notre monde. Bien triste constat me direz-vous, je reste pourtant confiant. L’abeille a traversé les temps et d’autres catastrophes. Il faudrait juste que l’espèce humaine prenne enfin conscience que nous ne sommes pas seuls sur cette planète… »

Jacques HAZECHNOUR (12)
« Pour nous, l’hiver n’est pas terminé avec des températures très basses et du vent glacial dans la journée. Donc il est beaucoup trop tôt pour ouvrir les ruches. Les mois d’hiver ont été longs et très pluvieux, ce qui n’a pas été favorable pour l’hivernage de nos petites abeilles.
Nous sommes passés régulièrement sur nos ruchers durant cette période et nous avons constaté à chaque passage, la perte de ruches. Elles sont vides alors qu’il y a des réserves de miel…Donc un premier bilan mitigé mais qui annonce déjà une mortalité élevée. »

Justine HENNION (59)
« Nous avons eu cette année, plus de perte de colonies que les années précédentes. D’habitude nous sommes en moyenne à 7 % de mortalité, cette année nous sommes à 15 %. Nous restons quand même en dessous de la moyenne nationale à 30% de perte. La saison a été beaucoup plus froide. Les colonies ne sont pas encore développées comme elles devraient l’être à cette époque. »

Claude POIROT et Pascale LEROY AILLERIE (85)
« La saison apicole 2018 démarre et nous attendons toujours le soleil. Le printemps prend son temps. Les mortalités hivernales dans les ruches sont nombreuses, allant de 30 à 60%, voire même 80% pour certains apiculteurs.
Pour mémoire, les mortalités dans les ruches étaient évaluées de 1 à 5% au niveau national, avant l’apparition des néonicotinoïdes. Cette famille d’insecticides a la particularité de ne pas tuer les abeilles sur le coup, mais de les affaiblir suffisamment […] Comme vous l’avez compris, la météo est un facteur aggravant, mais ce n’est pas la cause des mortalités hivernales. »

Yvon TORCAT (04)
« Après un hiver normal, un « vrai » hiver avec neige et gèle qui fait du bien au vivant, les beaux jours du printemps se font rares par ici. Les prunus sont en retard sur leur floraison, à moins que ce ne soit l’inverse sur les années précédentes où tout était en avance… Décidément aucune année ne se ressemble. Surprise sur ce que nous réserve celle-là […] A ce jour, une quarantaine de ruche n’ont pas passé l’hiver sur l’ensemble des ruches. Cela fait un taux de perte d’environ 20%, pas la cata mais c’est toujours trop et déplorable… »

De son côté, l’apiculteur …
L’apiculteur, comme les abeilles, s’active en avril et entre en pleine « saison apicole ».  Une première récolte devrait avoir lieu d’ici quelques semaines L’apiculteur devra alors réaliser toute une série d’opérations sur sa ruche, dont notamment la pose et le retrait de hausses (partie supérieure de la ruche dans lequel le miel est récolté).

Le Saviez – vous ?
C’est durant le mois d’avril que s’effectuent les vols nuptiaux. La jeune reine s’est accouplée avec une douzaine de mâles et a gardé dans sa « spermathèque » le sperme de chacun d’eux. Elle puisera tout au long de sa vie (pendant 5 à 6 ans si sa longévité le permet) dans cette réserve chaque fois qu’elle voudra féconder un de ses ovules.

La recette du mois… Financiers au miel (Source : Marmiton) !

INGRÉDIENTS :
– 100 g de beurre
– 100 g de sucre glace
– 40 g de farine
– 60 g d’amandes en poudre
– 50 g de miel
– 3 blancs d’œuf
– Extrait d’amande amère

PREPARATION :
Faites un beurre noisette en faisant fondre le beurre à feu très doux jusqu’à ce qu’il prenne une jolie coloration miel. Fouettez les blancs pour les rendre mousseux mais pas en neige, avec une pincée de sel. Mélangez le sucre glace, la poudre d’amande et la farine. Incorporez le mélange sucre-amande-farine dans les œufs en continuant à mélanger. Ajoutez le miel et mélangez de nouveau. Ajoutez le beurre noisette. Incorporez un trait d’amande amère (facultatif). Une fois que tout est bien mélangé, mettre au frais 3h environ. Versez la pâte dans des petits moules à financier et cuire 12 min à 180-190°C (thermostat 6). Une fois cuits, laissez refroidir quelques minutes pour procéder au démoulage, avec délicatesse. Laissez refroidir et déguster !
Bon appétit et surtout partagez-nous les photos de vos financiers sur les réseaux sociaux !

 

23
Mar
2018

L’apiculture à la pointe d’une agriculture bien pensée

Cet article a été écrit par Yves ROBERT, apiculteur, arboriculteur et formateur en agroécologie, membre du réseau Un toit pour les abeilles.

Moindre diversité et qualité nutritionnelle

Il y a une réalité assez déconcertante que les paléontologues et archéologues ont mise à jour : quand l’homo sapiens est passé du régime chasseur-cueilleur à celui d’agriculteur, sa santé en a largement pâtit.

Il y a un fait objectif : la taille moyenne de l’homo sapiens a diminué brusquement chez toutes les peuplades, à tous les endroits du monde, lors de ce changement de régime de vie(*). Et, des pathologies nouvelles sont apparues.

Pourtant ce changement de régime de vie a été tout de même global et irréversible.

Même si nous disposons, dans certaines zones géographiques du globe, grâce à l’agriculture, d’une grande diversité de nourriture (ce qui n’était pas le cas au tout début de l’agriculture), il est utile de nous demander en quoi les produits de l’agriculture et leur transformation satisfassent nos besoins nutritionnels ?

Car cela ne va pas de soi.
En effet, l’histoire de nos lointains ancêtres prouve bien qu’il y a d’autres enjeux que celui du nutritionnel pour gouverner le développement de l’économie agricole.

Les produits de la nature 

Il n’y a aucun produit naturel qui puisse se conserver dans son état naturel, à l’exception du miel. C’est ce qui a fait son succès dans toutes les grandes civilisations.

D’une part, le miel contient une teneur en eau suffisamment faible pour se conserver sur une longue durée. D’autre part, il contient des agents naturels anti fongiques et anti bactériens.

Cette exception, ce miracle, nous le devons aux abeilles, qui produisent elles-mêmes leur propre nourriture par transformation enzymatique du nectar des fleurs, qui est déjà un produit très rare, qui serait né de la symbiose entre pollinisateurs et plantes à fleurs.

Les pollinisateurs facilitant la fécondation des fleurs ; les plantes ont développé un moyen de les attirer.

Nous sous-estimons grandement, aujourd’hui, la valeur des produits de la nature, face à la démesure de notre technologie dans le domaine de l’agro-alimentaire.

Produits frais ou produits transformés

Si le miel peut être considéré comme « frais » sur une assez longue durée de conservation, il est l’exception en matière de produits agricoles. Toutes les denrées naturelles fraîches sont soumises au dépérissement  assez rapide, si elles ne sont pas transformées ; certaines exigeant un suivi sanitaire particulièrement vigilant.

Nous sommes donc face à l’alternative de les consommer frais ou de les transformer. Alors se pose deux problèmes : celui de disposer d’un indicateur d’état de fraîcheur des produits ; et, l’autre ne pas altérer trop la qualité des produits lors de leur transformation.

Pour les miels, il existe un indicateur de leur état de « fraîcheur » : c’est le taux de HMF. Il évolue avec la dégradation des sucres dans le temps. Il peut être aussi considéré comme un bon indicateur de la dégradation concomitante des produits actifs que contient le miel.

Les facteurs qui influencent l’évolution du taux de HMF sont connus. Il s’agit particulièrement des changements de températures trop répétés ou trop élevés ; et, bien sûr du temps. C’est ainsi que des miels enfermés dans des amphores romaines étanches échouées au fond de la mer se sont « conservés » mais sont impropres à la consommation.

Indisponibilité des produits frais

Du fait de la désertification vertigineuse des campagnes, il n’y a plus, aujourd’hui, qu’un actif sur trente qui soit agriculteur, c’est-à-dire, producteur de denrées alimentaires. Alors qu’ils étaient encore un sur trois à la fin des années cinquante, comme me l’a rappelé dernièrement un ami apiculteur, Jérôme ALPHONSE.

Cette raréfaction entraîne inéluctablement celle de la disponibilité des denrées fraîches. L’effet est encore  accentué par intensification de l’urbanisation qui éloigne et disperse d’autant plus les lieux de production agricole. Ni la venue des néo-ruraux, pourtant si cruciale dans la prise de conscience par le grand public ni l’engouement pour les circuits courts ne sont la réponse suffisante à cet état de fait : il n’y a plus assez d’agriculteurs.

Concernant l’apiculture, c’est la seule production agricole, avec le jardinage, qui a conservé un savoir-faire populaire. Il y a cent fois plus de tous petits producteurs que de professionnels. Aussi, vous ne pouvez pas faire vingt kilomètres dans certaines zones encore rurales, sans rencontrer un panneau « Vente de miel chez le producteur ».

Indigence nutritive des produits transformés

A la deuxième question : que reste-t-il d’éléments nutritifs suite à la transformation, majoritairement industrielle des denrées alimentaires ? La réponse est malheureusement, dans trop de cas : pas grand-chose…

C’est une des raisons pour lesquelles il n’est publié aucun indicateur à ce sujet en direction des consommateurs.

Le consommateur n’a retenu, trop souvent que cette simple (et très fausse idée) qu’un fruit qui a une bonne tête est un fruit qui est bon à manger ( ?!)

Une autre amie, Delphine ROUSSEAU, qui travaille dans l’arboriculture et l’agroforesterie, m’a montré des fruits réputés périssables qu’elle avait acheté dans la grande distribution ; et, qu’elle a laissé en observation pendant une longue période de temps.

Il était hors de question pour elle de les consommer, car ils étaient restés intacts.

Ils étaient, soit bourrés de conservateurs ; soit ils avaient subi un traitement de conservation draconien qui ne peut guère laisser subsister d’éléments nutritifs.

Ces fruits n’avaient plus d’âge, ni plus d’intérêt alimentaire.

Faut-il prouver pour convaincre ?

Aujourd’hui, les produits de la ruche connaissent un regain d’intérêt. Il a fallu, pour cela, que des laboratoires analysent les composants, au demeurant extrêmement complexes et diverses, contenus dans le miel, le pollen et la propolis pour que leur popularité soit réhabilitée.

Cinq millénaires d’usage dans l’alimentation, la cosmétique et même la médecine traditionnelle n’arrivaient plus à nous convaincre de leurs bienfaits…

Aujourd’hui est crucial de proposer et poser des actions en faveur d’une agriculture bien pensée. En montrant par l’épreuve des faits (qui sont d’ailleurs mesurables scientifiquement, mais pas seulement…), qu’il est primordial de redéployer une agriculture de savoir-faire et de proximité.

L’esprit du cueilleur-chasseur n’est pas périmé

Les  cueilleur-chasseurs, nos ancêtres dont nous avons hérité la plus grande part de notre code génétique, avaient manifestement cultivé l’intelligence de leur approvisionnement alimentaire. Cet aspect est toujours aussi crucial de nos jours. Ne perdons pas cet état d’esprit salutaire !

L’un des aspects spécifiques (Il y en a bien d’autres…) de l’élevage des abeilles est qu’il conduit à coopérer avec des animaux que l’on dit « domestiques », alors que l’on a domestiqué seulement leur habitat.
En fait, les abeilles restent, malgré tout, des insectes « sauvages », qui peuvent, certes, tolérer (d’autres diraient : apprécier) la présence humaine, que sous certaines conditions. Comme tout animal sauvage.

Philosophiquement parlant, le développement assez complexe et compliqué de l’agriculture dominé par des enjeux sociaux, économiques et politiques, parfois contestables, a introduit un biais dans la compréhension d’un rapport « sain » avec la nature.

Pour faire simple, l’homme n’a pas du tout intérêt à dominer la nature, mais plutôt à continuer à en faire sa précieuse et indispensable alliée.

 

Yves ROBERT    www.culturenature71.com

(*) « Il y a 40 000 ans, au Paléolithique, les hommes de Cro-Magnon mesuraient 183 cm en moyenne c’est-à-dire beaucoup plus que notre taille moyenne actuelle.

Il y a 10 000 ans, au Néolithique, notre espèce était plus petite (soit 162,5 cm en moyenne). Changement climatique mondial, nouveau régime alimentaire et ses corollaires (malnutrition…) sont probablement à l’origine de ce rapetissement. »

http://www.hominides.com/html/dossiers/evolution-homo-sapiens.php

 

Ecrit par Un toit pour les abeilles dans : Bon à savoir | Commenter cet article
05
Mar
2018

La vie de la ruche en mars

Que se passe-t-il dans la ruche ?
L’année dernière à cette même période, nous vous évoquions le réveil de colonies qui s’amorçait tout doucement… Cette année, il semble prématuré d’en parler. En effet la mi-février, laissait présager un retour des températures douces pour la toute fin de mois. C’était sans compter sur le Moscou-Paris, ce froid glacial venu de Russie et qui s’est abattu sur tout le territoire français toute fin février et première semaine de mars. Cela a engendré une chute vertigineuse des températures entre – 6 jusque -15°c sur certaines régions de France.
Les températures maximales ont atteint à peine entre -4 et 0 °C. Autant dire que pour les abeilles, il est préférable de rester encore au chaud quelques temps.
C’est à partir de la seconde semaine de mars que le redoux tant attendu devrait avoir lieu…


Le petit bémol autour des caprices de la météo, c’est que les températures douces des dernières semaines, juste avant l’arrivée du Moscou-Paris, présageaient d’un réveil prochain des colonies. La reine avait donc repris sa ponte et les abeilles devaient maintenir une température élevée au sein de la ruche entre 20-25°C et jusque 28°C. Les coups de froid répétés on mit à mal les colonies. Les abeilles doivent s’activer à ventiler plus fort dans les ruches pour maintenir des températures élevées. Elles s’épuisent.
Au-delà de cela, le froid qui a démarré prématurément dès cet automne et qui s’est prolongé tout cet hiver n’a pas permis aux abeilles d’effectuer correctement leur vol de propreté ; Vols qu’elles effectuent durant cette période et qui leur permet d’évacuer en dehors de la ruche leur déjections. Ce vol de propreté est crucial et permet de maintenir des conditions seines au sein des colonies.
cette situation, ajoutée à la grande humidité et au froid, a provoqué des cas de NOSEMA* détecté sur certaines ruches… Il est trop tôt pour dresser un bilan mais déjà des ruches n’ont pas tenu le choc.


Zoom sur … la NOSEMA*
La nosémose est une maladie des abeilles adultes. Il s’agit d’un champignon parasite qui se multiplie dans les cellules de la paroi intestinale des abeilles adultes et que l’on nomme Nosema. Cette maladie occasionne un affaiblissement de la colonie et une dépopulation hivernale ou printanière plus ou moins sévère (abeilles mortes, trainantes marchant au sol, ou encore traces de diarrhées…).
Cette maladie serait liée à l’addition de plusieurs facteurs stressant pour les abeilles. Parmi eux, les conditions climatiques avec des hivers trop longs et particulièrement humides.
Mes aussi les fortes pluies expliquent certains cas de Nosema. Le confinement trop long peut aussi favoriser la maladie. Enfin les pesticides participeraient également au développement de ce Champignon qui ravage les colonies…
la Nosema est présente en état latent chez presque toutes les abeilles.

De son côté, l’apiculteur …
D’ici quelques jours, vers la 3ème semaine de mars et si la météo le permet, l’apiculteur va pouvoir ouvrir les ruches. Un moment stressant pour nos « bergers des abeilles » qui ont vécu dans le doute tout l’hiver. Cette visite permettra à l’apiculteur d’évaluer l’état de ses colonies en sortie d’hiver. Il pourra en savoir davantage sur le pourcentage de mortalité des abeilles et surtout sur la santé des colonies de printemps.

Le Saviez – vous ?
C’est le moment de planter si vous souhaitez que vos petites abeilles aient de quoi se restaurer au printemps… Voici un rappel en images de quelques plantes mellifères que les abeilles adorent.
La liste n’est pas exhaustive. Il existe pleins d’autres plantes ! Des vivaces, des annuelles, et aussi des arbustes. N’hésitez pas à vous renseigner auprès de votre pépiniériste !
Et pour ceux qui n’ont pas la possibilité de planter des fleurs, vous pouvez parrainer des m² de prairies sauvages pour les abeilles, avec votre parrainage de ruche !

La recette du mois… Madeleine au miel (Source : Marmiton) !

INGRÉDIENTS :
– 130 g de beurre fondu
– 3 œufs
– 130 g de sucre en poudre
– 1 cuillère à soupe rase de miel (Chez un toit pour les abeilles on est un peu plus gourmand et on vous suggère d’en mettre 2 !)
– 150 g de farine
– 1/2 sachet de levure
– 1 citron non traité
– 1 pincée de Sel
PREPARATION :
Allumez le four thermostat 7-8. Fouettez à la main les œufs, le sucre et le miel, jusqu’à ce que le mélange blanchisse.
Ajoutez ensuite la farine, le sel, la levure, le beurre fondu et le zeste du citron. Bien mélanger. Beurrez les moules et les remplir à moitié avec la préparation et enfournez 5 à 10 min, jusqu’à ce que les madeleines soient dorées.

Bon appétit et surtout partagez-nous les photos de vos madeleines sur les réseaux sociaux !

05
Fév
2018

La vie de la ruche en février

Que se passe-t-il dans la ruche ?
En février, la nature, un peu engourdie par l’hiver se réveille tout en douceur…
Ne la brusquons pas ! La nuit perd un peu de terrain, et les journées se rallongent.
On commence ici ou là à voir les premiers nids d’oiseaux réapparaitre, annonciateurs de naissances à venir. Tout doucement la nature reprend du terrain. Quelques floraisons timides font leur apparition : perce-neige, pâquerette ou autre chèvrefeuille et romarin. Sur les arbres, encore nus, de nouvelles feuilles et des bourgeons apparaissent ici ou là.
Mais si le tableau qui se dessine semble idyllique, février est aussi la période de la réapparition des frelons asiatiques. La trêve fut de courte durée. Alors un bon conseil, prenez l’habitude de lever la tête, car les jeunes reines frelons asiatiques sortent de leur courte période d’hivernage pour commencer, elles aussi à construire leur nid. Le nid sera tout d’abord très petit et constituera un abri pour les premières ouvrières. Ces dernières prendront ensuite le relais et constitueront un nid beaucoup, beaucoup plus gros !
Les abeilles sont un peu plus paresseuses. Il va falloir attendre mi-février, voire la fin février pour que le réveil s’amorce au sein des colonies…
La grappe qui avait permis de conserver des températures élevées au sein de la ruche, va tout doucement se disloquer. La reine va reprendre la ponte. D’une petite rondelle sur un cadre, elle va remplir plusieurs cadres de couvain, en fonction des provisions en pollen.
Zoom sur … Le Cycle de la vie de l’abeille
A partir de l’œuf pondu dans son alvéole, la future abeille va passer par quatre stades différents, jusqu’à l’abeille adulte… Voici un exemple parfait de ce que la nature peut produire de magique !

Au départ il y a l’œuf de la Reine. En fonction de son statut « fécondé » ou non, et de l’alimentation, l’œuf deviendra une nouvelle reine ou une ouvrière (oeuf fécondé), ou un faux-bourdon (oeuf non fécondé). L’œuf est déposé verticalement au fond de l’alvéole. Au bout de trois jours à peine, l’œuf devient larve. Semblable à un ver blanc, il va muer et grossir pendant 4 jours au sein de l’alvéole où il est nourri par les abeilles. Au neuvième jour, le nourrissage est arrêté et l’alvéole operculée avec de la cire, pour laisser la larve évoluer doucement en Nymphe (pupe). On voit notamment à ce stade se dessiner les antennes, les yeux, la bouche, les pattes ou encore les ailes. C’est une abeille adulte ou imago qui sortira de l’alvéole au vingtième jour. Elle deviendra par la suite une ouvrière.

De son côté, l’apiculteur …
Cette période durant laquelle les abeilles passent d’une situation de repos hivernal, à une reprise d’activité pour la reine et la colonie, est particulièrement importante. Elle l’est d’autant plus pour l’apiculteur qui, comme les abeilles, va reprendre un rythme d’activité beaucoup plus soutenu. La population se développe rapidement au sein des colonies et les réserves s’épuisent aussi vite, sans que les abeilles ne puissent encore sortir pour butiner et ramener de nouvelles provisions.

Le Saviez – vous ? Comment reconnait-on la Reine ?
Sa taille tout d’abord… La Reine mesure en moyenne 20mm lorsque l’ouvrière en fait 15. Sa couleur avec reflets chauds ou bronzés est également un signe distinctif. Son abdomen est plus long et n’est pas entièrement recouvert par ses ailes, comme pour les ouvrières. Les yeux de la Reine ont moins de facettes que l’ouvrière. Son dard est plus lisse et elle pourra le retirer et piquer de nouveau. L’ouvrière en revanche meurt une fois son dard retiré. Elle n’a pas de glandes cirières et sa démarche est beaucoup plus lente.

Recette cuisine : Cake aux noix et au miel (Recette de notre marraine « En flagrant Délice » !
  INGRÉDIENTS
:
– 3 Œufs à température ambiante
– 100 g de sucre
– 45 g de miel
– 95 g de crème fleurette ou crème liquide entière (soit 6 cl)
– 185 g de farine tamisée + 3 g de levure chimique (ou 185 g de farine à levure incorporée c’est mieux)
– 65 g de beurre demi-sel fondu mais tiédi (ou beurre doux + 2 g de sel)
– 50 g de noix grossièrement hachées.
– Pour l’imbiber : 75 g l’eau, 25 g de miel

PRÉPARATION :
Beurrez et farinez un moule à cake de 25 x 9.5 x 7.5 cm. Retournez le moule et tapoter-le pour éliminer l’excédent de farine. Placez celui-ci au frigo et commencez la préparation.
Préchauffez votre four entre 160 et 170 degrés pour un four à chaleur tournante et 180 degrés pour un four à chaleur statique
Dans un saladier, mélangez brièvement avec un fouet le sucre, les œufs et le miel. Ajoutez la crème et mélangez. Ajoutez ensuite la farine et la levure (que vous aurez préalablement tamisées) et mélangez sans trop insister. Ajoutez enfin le beurre fondu et mélangez de nouveau jusqu’à complète incorporation.
Sortez le moule du frigo et versez-y la préparation en plusieurs fois : entre chaque couche disposez des morceaux de noix, jusqu’à épuisement de celles-ci.
Lissez le haut du cake à l’aide d’une spatule mouillée (pour éviter qu’il ne brûle), placez le moule sur deux plaques à pâtisserie (Les deux plaques ralentiront la cuisson du cake, empêcheront le fond de brûler et participeront au développement harmonieux de la pâte), puis enfournez pour 40 minutes environ (1 h environ si cuisson à 160°).
Pendant la cuisson, préparez le sirop pour imbiber pour le cake :
Faites chauffer à feu doux 75 g d’eau avec 25 g de miel (juste pour le dissoudre)
Vérifier la cuisson avec la pointe d’un couteau, la lame doit ressortir sèche.
A la sortie du four, sans retirer le gâteau du moule, versez doucement le sirop sur toute la longueur du cake. Attendez 5 minutes avant de le démouler et le laisser refroidir sur une grille.
Bon appétit et surtout partagez-nous les photos de vos cakes sur les réseaux sociaux !

02
Fév
2018

La Gazette des abeilles n°3

Chères marraines, chers parrains,
Ça y est notre troisième numéro de la Gazette des abeilles vient de paraître.
Nous sommes ravis de partager avec vous la gazette Un toit pour les abeilles, bilan de l’année écoulée et démarrage de la saison apicole 2018.

Certains d’entre vous l’ont peut être reçue dans leur colis de miel.

Cliquez sur la Gazette pour l’ouvrir …

 

Bonne lecture !
22
Jan
2018

L’Exposition des abeilles aux pesticides

Cet article a été écrit par Yves ROBERT, apiculteur, arboriculteur et formateur en agroécologie, membre du réseau Un toit pour les abeilles.

 » Chers parrains, j’ai souhaité, avec Chantal, vous rédiger quelques lignes sur l’exposition des abeilles aux pesticides et vous donner mon témoignage en tant qu’apiculteur…
Car le sujet est particulièrement grave qu’il faut en parler et en parler encore pour sensibiliser ! D’avance merci pour votre lecture et votre écoute…
L’exposition des abeilles aux pesticides

Dans ma pratique apicole, je me sens prioritairement concerné par les enjeux du développement de la biodiversité, qui consiste en grande partie, actuellement, à alerter sans relâche sur les dangers extrêmes de la destruction du vivant par des modes de production, de consommation et de pensée inappropriés.
Dans son livre aux éditions Rustica : « Un petit rucher bio. Tous les conseils pour débuter » Jérôme Alphonse, apiculteur dans le Vercors explique posément :

« Des milliers d’apiculteurs ont cessé leur activité ces dernières années , ne comprenant pas pourquoi ce qui avait toujours fonctionné conduisait à la mort de leurs chères protégées (…) Le réflexe est de penser que tout cela n’est sûrement pas si compliqué et qu’il suffit de revenir à des pratiques plus naturelles (…) Malheureusement, c’est oublier que les marais riches de biodiversité, les grandes prairies emplies de fleurs et fauchées lentement , les fermes plantées de multitudes de fruitiers, de tilleul et autres framboisiers, ont été remplacés dans bien des régions par de grandes surfaces agricoles de monocultures dopées aux traitements chimiques dévastateurs. »

L’indifférence impensable à l’égard de l’effondrement biologique de notre environnement et l’usage des pesticides vont de pair.
Il y a déjà quelques années, je me suis procuré un ouvrage de référence sur les pesticides : « Enjeux phytosatinaires pour l’agriculture et l’environnement » aux éditions Lavoisier.
« L’arrivée des néonicotinoïdes sur le marché est considérée comme l’évènement le plus important des trois dernières décennies dans le domaine des insecticides organiques de synthèse. »
, ai-je pu lire à la page 31 de cet ouvrage… Cela m’a véritablement glacé le dos. Il est clairement expliqué : « les néonicotinoïdes sont des insecticides systémiques, de contact et par ingestion ». C’est une redoutable invention, qui a fait des ravages considérables dans toutes les populations d’insectes non visés, dont les polinisateurs. On compte, dans cette famille infernale de molécules tueuses, le thiamethoxam.

Des informations précises sur les pesticides se trouvent aussi aisément en recherchant sur internet . Sur Wikipedia vous trouvez l’explication suivante: « Le thiaméthoxame ou thiamétoxam (ISO) est une molécule chimique de la famille des néonicotinoïdes (une famille d’insecticides neurotoxique pour les invertébrés, tout comme la clothianidine et l’imidaclopride). Il est utilisé comme pesticide (insecticide systémique) en agriculture. Uniquement fabriqué par le groupe agrochimique suisse Syngenta et vendu sous le nom de Cruiser et Actara ; il est abondamment utilisé en agriculture intensive comme produit phytosanitaire ciblant les insectes suceurs de sève ou consommant les plantes cultivées. »

Les abeilles se sont trouvées concernées, certes non volontairement (?) par ces molécules destructives, alors même qu’elles contribuent très significativement à la pollinisation des cultures des oléagineux, comme le colza ou le tournesol. Faut-il en conclure que des experts, inventeurs et hommes d’affaire seraient en sérieux déficit de connaissances en matière de biologie et d’expérience du vivant ?… En tout cas, il me parait évident que beaucoup de chemin est à faire pour réintégrer, dans nos préoccupations humaines prioritaires, la compréhension de la réalité de la vie sur Terre, dont notre avenir dépend pourtant.

Le Cruiser a été retiré du marché en France en 2012, au début de notre installation en apiculture. Un article publié à l’époque commente : « Après l’annonce d’une probable interdiction du Cruiser OSR utilisé en enrobage de semence du colza, faite durant les élections présidentielles, la LPO (La Ligue de Protection des Oiseaux) se réjouit de constater que Le Ministre de l’Agriculture, Stéphane Le Foll, ait annoncé le 29 juin le retrait de son autorisation de mise sur le marché. La LPO rappelle que la matière active concernée est le Thiaméthoxame (Cruiser), substance appartenant à la famille des néonicotinoïdes, tout comme l’imidaclopride (Gaucho).

La LPO regrette en conséquence que ce ne soit pas la famille des néonicotinoïdes, présentant une toxicité semblable, qui soit en totalité retirée du marché. L’imidaclopride, par exemple, possède une toxicité équivalente à 7297 fois celle du DDT interdit en 1972 ! On trouvera par ailleurs, ci-joint, la carte de la contamination des eaux de surface par cette molécule (…)» (www.lpo.fr)
L’enlisement dans la problématique des pesticides, qui a culminé durant ces dernières décennies persiste le début de l’ère industrielle. En touchant, au passage, bien d’autres aspects que le maintien des pollinisateurs.

Une étude menée par Pierre Duclos, vétérinaire conseil du Groupement de défense sanitaire de notre département de Saône-et-Loire vient d’être publiée dans le magazine professionnel « La santé de l’abeille » de décembre 2017 page 485. Elle met en évidence, à qualité de soin égal, l’influence considérable de l’exposition des abeilles aux pesticides sur le taux de mortalité durant l’hiver 2016-2017.

Entre la zone la moins exposée aux pesticides que constitue le Charolais, à l’ouest du département, et la zone la plus exposée, la Bresse à l’est, le taux moyen de mortalité hivernale des colonies d’abeilles passe de 11 % à 35%. (35%, c’est une colonie sur trois qui meurt en hiver…)

Nos propres ruchers se trouvent dans la zone géographique intermédiaire que constitue la Vallée de la Saône bordées par les monts du Mâconnais. Il est difficile d’y éviter complétement l’exposition aux pesticides, du fait de la présence de cultures de colza, dont les abeilles raffolent.

Nous avons notamment constaté, Chantal et moi, des anomalies fréquentes du développement des abeilles à l’état larvaire ; et, seulement dans des ruchers où l’exposition aux pesticides est malheureusement possible avec les cultures de colza.

Elles ne sont pas folles, les abeilles : le pollen de colza est l’un des rares pollens de plantes à contenir la totalité des acides aminés nécessaires à leur développement ! J‘estime que les abeilles ne sont « scientifiquement » pas folles ; selon moi, ce sont les êtres humains qui déraisonnent « scientifiquement » !

Les abeilles ne sont pas équipées biologiquement pour détecter la dangerosité des molécules de synthèse produites pas le génie (?!) de notre science. Elles n’ont probablement jamais croisé pareille incongruité depuis leur existence sur Terre, légèrement antérieure à la nôtre…

Yves et Chantal »

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