La situation au rucher en octobre 2022 par Yves R.
La situation au rucher en octobre 2022
Cette saison 2022, il s’agissait, en priorité, de multiplier les colonies pour reconstituer les effectifs, comme je l’ai indiqué dans le bilan précédent.
Manque de chance, cela a été plus compliqué que d’habitude avec une population de mâles extrêmement réduite et sans doute insuffisante à certains « points de rendez » où se réalisent la fécondation des jeunes « reines » vierge.
Ah oui, ces « points de rendez », sans doute balisés par des phéromones, sont répartis sur le territoire selon la population de ruches et de mâles dans ces ruches.
Les essaims élèvent une nouvelle mère, appelée pompeusement « reine ». Mais pour remplir sa mission de reproduction de la population dans la ruche, il lui faut être fécondée par plusieurs dizaines de mâles différents, lors d’un unique vol « nuptial ».
Or, ce printemps, les effectifs de mâles étaient assez limités ; les « points de rendez » ont dû être plus dispersés… La fécondation des jeunes reines a été assez aléatoire.
En outre, les colonies avaient mille activités à mener simultanément, du fait notamment de la précipitation dans la succession des floraisons.
Puis, la sécheresse s’installant, les floraisons disparaissant, j’ai stoppé la récolte de miel, afin de garantir le maintien dans les ruches d’un stock suffisant de miel pour l'autoconsommation des colonies en rapport avec la population à nourrir.
Moyennant cette décision, je n’ai pas eu à nourrir au sirop, contrairement à nombre de mes confrères.
De plus, les colonies ont parfaitement fait face au frelon asiatique qui s’implante en Bourgogne à la faveur du réchauffement climatique. Comme le montre cette vidéo que j’ai prise :

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Le frelon asiatique a été tenu en respect par mes colonies d’abeilles !
Je détermine ma conduite de ruches, dans le but d’assurer la préservation de l'écosystème des colonies par l’implantation judicieuse des ruches, la qualité de leur habitat, la prise en compte des risques météorologiques accrus et l'adaptation aux conditions locales.
C’est une approche productive qui prend aussi en compte la résilience.
C’est la démarche que nous proposons aussi dans nos stages :
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Les ruches sont prêtes pour hiverner : leur nombre est inférieur à mes objectifs de cette saison, après les grosses pertes enregistrées à la sortie de l’hiver précédent.
Espérons qu’au printemps 2023, les « points de rendez-vous » pour la fécondation des « reines » soient plus nombreux et fréquentés !...
A très bientôt !
Yves Robert