Nouvelles d'été par Benjamin B.
Mes chers parrains bonjour !
Nous voici fin août et ma saison apicole est déjà bien entamée.
Les manipulations sur les ruches à partir de mi juin sont beaucoup plus espacées, et après les récoltes de printemps au mois de mai, j'ai donc déplacé la majorité de mes ruches en montagne à partir de mi juin, sous de belles châtaigneraies.
Cela a été un peu laborieux car nous avons eu de fortes pluies tout le mois de juin, et l'accès aux ruchers s'est avéré un peu compliqué.
Les ruches sont déplacées de nuit, pour s'assurer d'avoir toutes les abeilles dans les ruches, et les pistes de montagne détrempées ont rendu les accès difficiles.
Le bon coté des choses est que ces pluies ont redonnées de la vigueur aux châtaigniers qui avaient bien besoin d'eau et les récoltes de mi juillet ont été plutôt belles.
Le miel de châtaigneraie est un miel phare de l'apiculture corse, et depuis 2 ans, après de nombreuses années de maladie sur les arbres dues au cynips, un parasite qui atrophie la floraison, on retrouve des productions satisfaisantes.
Ce miel ambré est robuste et très parfumé, légèrement amer. Il est riche en vitamines, en minéraux et en oligo éléments. Son extraction est un bonheur tant il parfume la miellerie !
Comme je vous l'expliquais dans une précédente nouvelle, j'ai tenté d'augmenter encore un peu mon cheptel cette année, en créant de nombreux essaims au printemps et en faisant de l'élevage de reines.
Mes essaims ont plutôt bien marché, je les ai également déplacés sous les châtaigniers, ce qui leur a permis de se développer grâce au pollen et au nectar que produisent les châtaigniers.
Ce sont désormais des colonies qui me feront sans doute un peu de miellat, que je vais récolter dans les jours à venir.
Fin juillet, j'ai donc redescendu mes ruches dans le maquis, en plaine, dans des zones humides si possible, afin de leur faire produire du miel de miellat.
Le miel de miellat du maquis, est un miellat de metcalfa, nom donné à une cicadelle, sorte de petit papillon dont les pucerons se nourrissent de la sève de nombreux végétaux et sécrètent un miellat abondant butiné et transformé par les abeilles.
Cette année, en raison de températures très élevées cet été et d'une sécheresse importante, la récolte s'annonce un peu maigre.
Les abeilles étaient surtout occupées à ventiler la ruche, pour maintenir une température convenable.
Les abeilles récoltent également de l'eau afin de réguler la température de la ruche.
Fin août début septembre, c'est également la période clé pour traiter les ruches contre le varroa, le parasite de l'abeille, un acarien qui se développe tout au long de la saison et dont il faut éviter la surpopulation.
En effet, ce parasite se développe dans le couvain et peut affecter de manière importante la santé des abeilles, en propageant des maladies et en affaiblissant les abeilles.
Fin août, en Corse, les reines pondent beaucoup moins et c'est un bon moment pour traiter.
J'utilise de l'acide oxalique, à un dosage précis pour éliminer un maximum de ces parasites et faire en sorte d'épouiller les ruches pour que le couvain soit sain à nouveau.
Je vous laisse pour m'équiper de ma combinaison et préparer mes récoltes de miel de miellats !
Bonne fin d'été à tous et à bientôt


