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L'apiculteur : Claude P.

UTPLA apiculteur Claude P.

Claude est apiculteur en Vendée et Charente-Maritime depuis plus de 40 ans et s'occupe aujourd'hui d'environ 600 ruches.

Il a en outre développé une activité d'élevage de reines et de création d'essaims (nouvelles colonies).

Figure de l'apiculture et très impliqué dans la protection des abeilles, il est notamment président de l'Abeille Vendéenne et engagé dans la lutte contre l'utilisation abusive de pesticides.
Claude est aussi engagé dans une démarche pédagogique avec la Folie de Finfarine, ferme apicole.
Il est notre apiculteur référent sur le projet "Un toit pour les abeilles".

Première visite de printemps 2018

Le 3 avril 2018

 

Bonjour à tous, 

La saison apicole 2018 démarre et nous attendons toujours le soleil. Le printemps prend son temps.
Les mortalités hivernales dans les ruches sont nombreuses, allant de 30 à 60%, voire même 80% pour certains apiculteurs.
Ce printemps, cependant, n’a rien d’exceptionnel, si on retourne dans les années précédentes, on retrouve de nombreux printemps similaires, froids et pluvieux. 

Pour mémoire, les mortalités dans les ruches étaient évaluées de 1 à 5% au niveau national, avant l’apparition des néonicotinoïdes. Cette famille d’insecticides a la particularité de ne pas tuer les abeilles sur le coup, mais de les affaiblir suffisamment, exemple :
- leur système alaire est déréglé, elles pensent voler droit, mais non, on dit qu’elles perdent le sens de l’orientation.
- leur thermogenèse est affectée, on les retrouve apathiques au sol ou sur des fleurs, bientôt, elles meurent de froid.
- le pain d’abeille (pollen) est contaminé à des doses infimes, cette mauvaise alimentation impacte la vie d’adulte de l’abeille, exemple :
l’apprentissage du butinage,
la longévité, les abeilles d’hiver ont un rôle majeur dans la ruche, elles vont faire redémarrer la colonie aux beaux jours,                   
avec cette mauvaise alimentation, notre abeille vit moins longtemps et si la météo est défavorable…..

Comme vous l’avez compris, la météo est un facteur aggravant, mais ce n’est pas la cause des mortalités hivernales.
La bonne nouvelle de 2018, c’est que les néonicotinoïdes doivent disparaitre en France à compter de septembre… La mauvaise, c’est qu’il y aura des dérogations. L’autre mauvaise nouvelle, c’est que ces produits restent dans les sols pour certains de longues années….
Il nous aura fallu 25 ans de combats acharnés.

Merci à vous pour votre soutien.

 

Pascale et Claude

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Le rucher de Triaize

Le rucher de Triaize

Les ruches sont installées en plein coeur du parc inter-régional du Marais Poitevin sur un site Natura 2000 présentant une grand richesse écologique.
Le territoire est constitué de marais et bocages avec une alternances de paysages boisés et de prairies.

Le miel Vendéen est un miel toutes fleurs issu des plaines et prairies . On y retrouve différentes variétés de fleurs des zones de bocage : l'acacia, l'aubépine, le trèfle blanc, la ronce ou encore la luzerne ou le pissenlit. C'est un miel cristallin (solide) de consistance assez crémeuse, qui peut varier de la couleur dorée au jaune clair en fonction des floraisons. Parfumé et fleuri, il en fait un miel idéal pour les tartines ou sucrer des boissons chaudes.

JT week-end France 2 avec Claude

Reportage diffusé le samedi 5 Novembre 2016. Cliquez en dessous pour visualiser l'extrait.

L'apiculteur : Jean-Christophe et Frédéric B.

UTPLA apiculteur Jean-Christophe et Frédéric B.

Nous sommes deux amis apiculteurs en Belgique dans la province de Namur, passionnés par le monde des abeilles.

Comme il est pour nous tout aussi important de produire du miel que de bien connaitre le comportement de l’abeille dans sa ruche et dans son environnement naturel proche, nous avons décidé pour améliorer nos connaissances, de suivre un cursus de deux ans et de peaufiner ce dernier par un cours spécifique sur l’élevage de reines en Avril 2013.
Ce qui nous permettra d’élever nous-mêmes les reines qui peupleront nos futurs essaims dans la perspective d’augmenter notre cheptel pour atteindre 40 à 50 ruches d’ici 3 à 4 ans.

Notre souhait étant d’apporter une brique en plus à la maison « abeilles », en effet si ces petites bêtes venaient à disparaître, ce sont près de 80% des espèces végétales qui pourraient disparaître de la surface de la terre.
A la base de l’équilibre des écosystèmes, elles représentent plus de 35% de nos ressources alimentaires…. Il faut donc en élever de plus en plus et les protéger.

Un bilan déplorable

Le 6 avril 2018

Mes chers parrains,

Je viens vous donner quelques nouvelles des abeilles en cette fin d'’hivernage.
Nous avons réalisé une visite rapide le week-end passé car les températures sont encore en-dessous de 12 degrés donc nous devons éviter de refroidir les colonies et le couvain.
L'hiver a été long et très humide et par la suite, la fin de l'hiver a été très froide en Belgique. C'est avec désolation que nous avons vu les dégâts dans nos ruches la semaine passée.
Nous avons perdu presque 60% de nos ruches, probablement dû au varroa qui prolifère de plus en plus et aussi aux pesticides qui malheureusement sont en permanance déversés sur les cultures tout au long de l'année.
Nous pensons que ce n'est pas un pesticide en particulier mais un ensemble de résidus qui se trouve dans le sol en fin de saison. Lors de la plantation d'engrais verts, ces derniers se nourissent du contenu du sol et là, le cocktail de résidus de pesticides est néfaste pour nos abeilles.
Notre taux de mortalité est donc de 60%... notre région semble être la plus touchée du pays. Des projets d'analyse sont envisagés par les organismes locaux pour tenter de comprendre et remédier à cette situation à l'avenir.
Par conséquent, il est un fait que nous allons devoir nous concentrer pour reconstruire le cheptel. La récolte de Printemps sera beaucoup plus faible que les années précédentes... Nous ne pourrons pas produire autant que l'année passée!

Il devrait faire beau cette fin de semaine, nous en profiterons pour réaliser une visite complète de chaque ruche et vous envoyer quelques photos.

A bientôt.

 

Jean-Christophe et Frédéric.

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Le rucher de Vignette

Le rucher de Vignette
Frédéric et Jean-Christophe disposent aujourd’hui de deux ruchers (Vignette & Rissart) d’une dizaine de ruches proches de leur domicile afin de s'occuper au mieux des abeilles.

Ils envisagent de développer leur activité par l’installation de deux nouveaux ruchers, l’un situé en zone boisée et l’autre dans une zone naturelle sur les hauteurs de Floreffe proche de l’abbaye.

Si tout se passe bien, ce monde fascinant des abeilles pourrait leur faire passer à 50 ruches voir plus d’ici 2016, leur ouvrant alors les portes de l’apiculture professionnelle…

L'apiculteur : Christian G.

UTPLA apiculteur Christian G.

Christian GRASLAND est apiculteur amateur dans la région Rennaise.

Une passion qui l'a piqué tout jeune où il construisait chez son grand-père du haut de ses 10 ans, sa première ruche avec quelques planches de bois.
Christian élève des reines et produit également des essaims (abeilles noires ou dites de pays).
Il est l'initiateur d'une association anti OGM Breton (l'Etat nature de nature anti-OGM) et a participé à de nombreuses manifestations. Christian est d'ailleurs connu pour ses prises de paroles dans le secteur apicole et auprès des instances politiques où on le surnomme Cricri l'abeille.
Il s'occupe également des ruches de la MCE (Maison de la Consommation et de l'Environnement) et récupère des essaims sur la périphérie de Rennes.

Sortie d'hiver, bilan catastrophique

Chers parrains,

J'aurais aimé avoir de meilleures nouvelles à vous annoncer, mais je me dois d'être transparent auprès des parrains qui me soutiennent...
Malheureusement, le bilan à la sortie de l’hivernage est catastrophique ! Je déplore beaucoup de pertes, globalement 50% des ruches, avec un pic sur un site où seules deux ruches sur 15 ont survécu.
On est donc bien au-delà de la moyenne nationale. Je pense que c’est la pire saison que j’ai connue en 41 ans d’apiculture.
En ce qui me concerne, le frelon asiatique est le principal responsable. Sur un rucher, j’ai dénombré pas moins de 7 nids de frelon.
Les abeilles effrayées ne sortent plus des ruches pour leur vol de propreté ou pour alimenter les réserves … et elles finissent par mourir.
En cause également, les problèmes liés à cette agriculture toujours aussi hostile à la pérennité de nos abeilles qui ne trouvent plus grand-chose à butiner…
J’arrive à transhumer une partie de mes ruches, mais certaines trop lourdes ne sont pas transportables…
Je compte acquérir de nouveaux essaims et j’espère que le printemps nous apportera un peu de réconfort…

Merci à vous pour votre soutien.

 

Christian

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Le rucher de St Jacques de La lande

Christian utilise des produits naturels et s'applique à une conduite du rucher biologique dans la mesure du possible.

Bien que le territoire ne se prête pas à la labellisation biologique, il adopte une démarche respectueuse envers ses abeilles.

3 ruchers sont présents sur la commune et ces derniers offrent aux abeilles aubépine, cerisier, ronce, trèfle blanc, fruitier, tilleul pour un miel toutes fleurs.

Les colonies installées sont majoritairement des abeilles locales, dites "noires" que Christian s'attache à sélectionner ou présentant certains croisements qui ont pu apparaitre mais dont les Reines ont montré de bons résultats.

A quelques km de là, Christian cherche à construire et développer du matériel pédagogique dans son secteur d'activité :
Ruchers couvert ouvert aux publics, vitrine d'observation des colonies d'abeilles...

Que se passe-t-il ce mois-ci sur votre rucher ?

Que se passe-t-il dans la ruche ?
Après un mois d’avril souvent mitigé, oscillant entre journées douces et très fraîches, le mois de mai va donner le ton de la nouvelle saison apicole qui démarre. Si dans certaines régions, le printemps n’est pas encore tout à fait installé, d’ici très peu de temps les abeilles pourront profiter de températures supérieures à 12°C toute la journée, leur permettant de sortir à travers champs pour butiner nectars et pollens.
Les populations des ruches sont particulièrement bien développées et la Reine, qui a repris sa ponte depuis plusieurs semaines, continue de faire grossir la colonie.
Si le dicton mentionne « En mai fait ce qu’il te plaît »… ce dicton ne vaut pas pour les abeilles ! La ruche comptera bientôt entre 40 000 et 50 000 locataires.
Autant dire que l’organisation au sein de la colonie est de mise !



Zoom sur …

L’organisation de la colonie
les abeilles vont occuper plusieurs fonctions au sein de la ruche, passant ainsi de nettoyeuse à nourrice, de bâtisseuse à ventileuse ou encore de gardienne à butineuse.
L’abeille nettoyeuse : elle nettoie chaque alvéole de la ruche permettant ainsi un stockage propre et stérile du miel.
L’abeille nourrice : à partir du 5ème jour et jusqu’au 15ème jour l’abeille devient nourrice et sécrète de la nourriture permettant d’alimenter les larves. Durant cette période, elle prodiguera aux larves les soins nécessaires leur permettant une bonne évolution.
L’abeille bâtisseuse : Son rôle est de réaliser l’architecture des rayons de la ruche grâce à ses glandes cirières. C’est un travail long et minutieux réalisé de manière collégiale avec d’autres abeilles cirières…
L’abeille ventileuse : Elle transforme le nectar en miel grâce à un jeu de ventilation avec ses ailes…
L’abeille butineuse : C’est elle que l’on voit se promener de fleur en fleur et qui revient gorgée d’eau de pollen et de nectar à la ruche. Une butineuse peut effectuer jusqu’à une centaine de voyages par jour selon la proximité des fleurs. C’est une véritable ouvrière de la nature.

De son côté, l'apiculteur …
Pour l'apiculteur, mai est un mois de vigilance et d'anticipation pour éviter l’essaimage. Nous vous en avions parlé le mois dernier. En mai l’essaimage s’intensifie encore.
L’apiculteur devra intervenir rapidement pour éviter de perdre une partie de ses colonies.
Il installera volontiers de nouvelles hausses (cadres supérieurs ajoutés à la ruche) qui permettront aux abeilles d'avoir plus d'espace pour se développer.
Il peut aussi être amené à anticiper la division de ses colonies lorsque le manque de place se confirme, ce qui revient à reconstituer un essaimage au sein d'une nouvelle ruche.



Le Saviez – vous ?

En pleine activité, la température de la ruche peut grimper facilement jusque 30/35°. En effet lorsque les butineuses (près de 15 000) transportent du nectar vers la ruche, il faut compter près du double de jeunes abeilles (soit environ 30 000 abeilles) pour le transformer en miel.
Cette maturité du nectar, pour en faire du miel et l'eau qui en résulte nécessitent une température de 35°.
Il est donc important de faire attention à conserver cette température constante et d'intervenir en juste proportion pour éviter à la ruche de se refroidir.

Un peu de poésie … La citation du mois !
« Sois comme la fleur, épanouis-toi librement et laisse les abeilles dévaliser ton cœur ! » Râmakrishna

 




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