Maison Dulou Traiteur

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Créée en 1981 et repris en Janvier 2002 par Meryl DELPIT, l’entreprise assure 90% de son activité en Gironde auprès d’une clientèle constituée à 70% d’entreprises et d’institutions (lancement de produits, congrès, séminaires, opérations de relations publiques,…) La Maison Dulou est aujourd'hui référencée sur la quasi-totalité des sites événementiels de la métropole (parmi les 5 acteurs de congrès expositions de Bordeaux par exemple). Notre philosophie : «Le bon & le beau» relooké aux standards esthétiques actuels. Proposer une cuisine alliant authenticité et justesse, sur la base de produits essentiellement locaux et de saison. Faire appel à la Maison Dulou Traiteur, c'est l'assurance d'être pris en charge par une équipe de professionnels dont l'objectif principal est de vous satisfaire.


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Nous nous engageons à utiliser une majorité de produits frais et de saison, cultivés et produits dans un périmètre de 250 km en priorité, car nous accordons une place particulière au Développement Durable, à l’agriculture raisonnée et aux « Mieux consommer maintenant pour vivre mieux demain ». C'est dans la continuité de cette idée que nous avons décidé de nous lancer dans le parrainage de ruche.

La ruche en images

  • La ruche Maison Dulou Traiteur
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L'apiculteur : Denis SIGUIER

UTPLA apiculteur Denis SIGUIER

Je suis originaire de Corse et pratique l’apiculture depuis 1998.
J’ai d’abord été initié et formé à l’apiculture par un ami apiculteur professionnel.
Travaillant dans la conservation des variétés fruitières et légumières locales et la sauvegarde des savoir-faire traditionnels,
j’en ai profité pour développer mes connaissances en apiculture auprès des anciens.
Puis j’ai franchi le pas et décidé de devenir apiculteur professionnel, mais après plusieurs années de travaux,
mon cheptel a été totalement détruit par un immense incendie qui a ravagé le Cap Corse…

Titulaire d’une solide formation agricole Bac agricole (Agronomie, aménagement-environnement),
du brevet professionnel de responsable d’exploitation agricole (en apiculture),
d’un BTS agricole Gestion et Protection de la Nature (spécialité Gestion d’Espaces Naturels),
et d’une formation d’Ingénieur Ecologue, j’ai recommencé à zéro et choisi de créer mon exploitation en Charente (en Agriculture Biologique).
Ma connaissance de la nature me permet de sélectionner les meilleurs environnements non seulement pour produire des miels AB de qualité,
mais aussi pour contribuer activement à la conservation de la nature et de la biodiversité.

Je suis actuellement en cours de constitution de mon cheptel et d’installation agricole (prévue mi 2019).
Les abeilles, la nature et moi, avons aujourd’hui besoin de votre soutien !

Activité réalisée dans le cadre d’un Contrat d’Appui au Projet d’Entreprise au sein de Champs du Partage,
association loi 1901, SIRET : 812 624 161 00012
siège social : Maison de l'Economie Sociale et Solidaire,
07 rue Sainte-Claire Déville, 79000 NIORT - Terme du Contrat CAPE 2 Juillet 2019.

Lettre à mes parrains

Chère marraine, cher parrain,

J'espère avant tout qu’en cette sombre période ces nouvelles te trouveront en bonne santé ainsi que les tiens.

Les mesures de confinement sont assez étranges à vivre pour l'apiculteur professionnel ; nous avons le droit de circuler pour exercer notre activité mais alors que nos ruchers étaient souvent des endroits de rencontre (avec les forestiers, promeneurs, chasseurs, agriculteurs et parrains, lors des visites de printemps), nous sommes seuls dans une nature emplie de chants d'oiseaux avec des animaux qui ont rapidement repris leurs rythmes naturels. De même sur les routes, nous avons l'impression de vivre dans un monde seulement habité par des chauffeurs routiers et des ambulanciers... Certes l'apiculteur travaille avant tout avec ses abeilles et pour ses abeilles mais il manque quelque chose. Certes, nous partageons nos ruches (pour les multiplier en fabricant des essaims), mais ce qui nous manque le plus est de pouvoir partager notre passion, nos produits, les environnements que nous contribuons à améliorer...

Thoreau écrivait "quand un arbre tombe dans la forêt, si personne n'est là pour l'entendre, c'est comme s'il n'avait jamais existé."... Seul dans la nature, l'apiculteur retombe dans les méditations sur la vie sauvage. Aujourd'hui, plus que jamais, ce lien avec les marraines et parrains d'Un Toit pour les Abeilles est précieux ! Je travaille pour vous et avec l'équipe d'Un Toit pour les abeilles. Voilà qui résout bien des questions existentielles et des doutes et constitue une base solide pour avancer ! J'ai hâte que les expéditions des miels de printemps puissent être débloquées pour que chacun puisse bénéficier des douceurs produites par mes abeilles. Hâte également que nous puissions organiser les portes ouvertes de printemps dans de bonnes conditions sanitaires et nous rencontrer de nouveau, lors de visites de ruchers, pour partager quelques instants du secret de la vie des abeilles.

Au sujet des visites de ruchers, je voulais cette année organiser des visites tous les week-ends pour pouvoir accueillir au mieux mes parrains. J'espère de tout cœur que nous pourrons programmer ces visites le plus rapidement possible ! Pour l'instant je n'ai pas osé poser de dates de visites ; inutile de donner de faux espoirs. Nous ne savons pas encore, quelles seront, après le confinement les activités autorisées ou non ni les conditions imposées. Cependant, dès que ces éléments seront connus, je m'empresserais de lancer les invitations, afin que l'on puisse se rencontrer, échanger et profiter ensemble des spectacles de la nature.

Confinés ou actifs, je reste persuadé que chacun d'entre nous participe à sa façon à l'effort inédit de dépassement qui s'impose à toute l'humanité. Et c'est bien pour cela et au nom du principe de subsidiarité - résoudre les problématiques au plus près - que je me permets aujourd'hui de donner des nouvelles de mes abeilles. Car face aux problématiques planétaires, que pèse le sort de quelques abeilles ? Rien et tout en même temps... les abeilles fabriquent le miel que nous mangerons demain - quoi que celui-ci nous réserve. Elles pollinisent la nature, fabriquent de beaux fruits, de beaux légumes, de belles fleurs pour l'an prochain ! Nous aurons besoin d'elles demain, plus encore qu'aujourd'hui...

Le bouillonnement de vie lorsque l'on ouvre une ruche est fascinant. Chacune de ces milliers de petites bêtes (pesant moins d'un gramme) paraît totalement absorbée par sa tâche avec une urgence et une volonté de bien faire impressionnantes. Les butineuses ramènent des cargaisons monumentales de pollen et se bousculent lors d'atterrissages difficiles sur la planche d'envol, tandis que les butineuses qui ont déchargé leur cargaison s'empressent de répartir. Dans la ruche, les cadres grouillent d'ouvrières ; il se forme ici et là des échafaudages vivants (les chaînes cirières) pour fabriquer de nouvelles alvéoles, tandis que d'autres abeilles bouchent les trous de la ruche avec la propolis. Les butineuses et les ouvrières qui transforment le miel s'affairent autour des alvéoles qui s'emplissent de précieux nectars. Les nettoyeuses ne savent plus où donner des mandibules avec tous ces vas-et-viens et ces chantiers. Dans le cœur de la ruche, la reine donne le rythme à toute la colonie. Elle se déplace frénétiquement pour pondre dans les alvéoles libres, sa rapidité ainsi que ses changements de direction brusques et les coups de d'abdomen qu'elle donne prouvent que c'est elle qui commande. Son énergie est incroyable. Et dans les yeux de chaque abeille, il y a cette détermination à satisfaire aux exigences de sa fonction et un empressement qui souvent m'amuse, mais toujours m'impressionne.

Une seule abeille affairée à sa tâche porte en résumé tout l'espoir du monde...

J'écrivais hier : "Les arbres volent, de places en places, sur le dos des abeilles". Obligé de corriger aujourd'hui cette vision fonctionnaliste : "La vie et l'espoir volent, de places en places, sur le dos des abeilles."  Voilà la bonne nouvelle, que je te rapporte de mes ruchers et du fond de la nature.

Pour ma part, la situation est compliquée. Lors des derniers mots envoyés à l'automne, j'espérais pouvoir annoncer de bonnes nouvelles au printemps, mais ce n'est pas le cas. Ma demande de Permis de Construire (déposée en Août !) et les financements pour acheter et rénover ma ferme sont bloqués. Je devais créer mon entreprise en Avril, mais tout est bloqué et je suis toujours en test d'activité agricole avec l'espace-test régional Champs du Partage. Grâce à la confiance et la gentillesse des propriétaires, j'occupe la ferme (non habitée depuis 50 ans...) pour les besoins de mon exploitation en Charente et Sud Vienne (j'habite toujours en Charente-Maritime). Donc encore une saison compliquée en perspective pour l'apiculteur avec le même mode de vie qu'au 18ème siècle et les exigences d'une exploitation moderne et du numérique (d'où mon silence sur les réseaux sociaux depuis quelques mois).

Je désespère que la complexité et de la lenteur administrative mais ne plains pas, je suis au milieu de la nature, avec une vie paysanne qui me plaît et à laquelle je suis habitué. Je préfère presque vivre comme ça, en travaillant pour combler moi-même le fossé entre le 18ème et le 21ème siècle, tout en étant conscient des limites du raisonnement ; j'ai notamment autre chose à faire : m'occuper des abeilles !

Parlons-en justement de mes filles (et de tes nombreuses nièces !), l'année 2019 a été la plus dure en apiculture depuis 70 ans et si j'étais content à l'automne d'avoir réussi à préserver mon cheptel et produire quand même du miel (pour mes parrains), malgré une charge de travail beaucoup plus importante. L'hiver a été plus compliqué. Après le traitement contre le Varroa destructor (un parasite qui suce l'hémolymphe des abeilles, présent dans toute la France depuis les années 80 - importé d'Asie où il était en équilibre avec Apis Cerana mais qui détruit nos colonies plus fragiles d'Apis mellifera...), la pluie ininterrompue a empêché les abeilles de se requinquer. J'ai ainsi eu des pertes hivernales beaucoup plus importantes que l'année précédente. Notamment les essaims élevés dans une année difficile n'ont pas résisté. Il convient de préciser qu'en apiculture Biologique nous traitons, après récolte, avec des substances naturelles (acides formiques et oxaliques, substances sans résidus dans les produits de la ruche, avec une efficacité analogue aux traitements conventionnels et des médications bénéficiant d'AMM). Varroa et la météo affaiblissent les colonies, mais les traitements aussi, quels qu'ils soient.

Le choix d'une pratique apicole à dimension humaine, biologique avec des ruchers au cœur de sanctuaires naturels permet d'écrêter les difficultés, de nourrir les abeilles et de produire du miel. Ma stratégie et mes choix sont validés. Mais l'addition du parasitisme des prédateurs (frelons asiatiques), des mauvaises conditions météo et de tous les aléas et difficultés inhérents aux activités agricoles (dont la foultitude de dossiers à remplir et démarches à réaliser en parallèle !) conduit à des pertes.

Ma résolution pour 2020 ? continuer à avancer, même si tout le reste est immobile !

Avec les belles journées que nous avons eu en Avril, les abeilles sont en pleine forme, les colonies populeuses, nourries par des floraisons abondantes. Les pluies actuelles laissent augurer une bonne floraison d'Acacia si nous évitons les tempêtes et excès d'eau. Le développement des frelons asiatiques semble en retard et j'ai posé mes pièges sélectifs assez tôt. J'ai réussi à acheter du cheptel pour professionnaliser mon activité et m'installer et j'ai lancé ma production d'essaim.

La saison apicole commence bien, les travaux ne manquent pas.

Avant de retourner à "ma vie sauvage", je voulais t'adresser ces quelques nouvelles et te remercier - en mon nom, celui des abeilles ainsi que la nature et mes collègues cultivateurs - pour ton parrainage et ton soutien à la vie et à la sauvegarde des abeilles et de l'apiculture locale, paysanne et traditionnelle.

Amitiés, Denis

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Le rucher La Ruche.bio

Le rucher La Ruche.bio

Le rucher parrainé par un « Toit pour les abeilles » est situé au cœur d’une vaste forêt (3 km de rayon) afin de garantir la production de Miels Bio.
Cette forêt de Charente Limousine est classée en ZNIEFF de type 1 (Zone Naturelle d’Intérêt Ecologique, Faunistique et Floristique)
au sein d’un vaste ensemble naturel avec rivières, prairies et boisements (classé en ZNIEFF de type 2).

Ce rucher environné de feuillus et de résineux est un véritable sanctuaire pour les abeilles
qui y trouvent toute l’année des ressources de qualité !
Ce rucher permet de produire des Miels certifiés AB (Agriculture Biologique – France, certification par Ecocert)
de Châtaigner, Acacia, Forêt, voire de Ronce et Callune (« Bruyère »).
Des miels authentiques issus de la flore naturelle !

Que se passe-t-il ce mois-ci sur votre rucher ?

Que se passe-t-il dans la ruche en juillet ?

Introduction
Alors que la vie semble reprendre prudemment son cours en France avec la réouverture des restaurants et des cinémas,
nous gardons en tête cette parenthèse qui a permis à la nature de s’épanouir loin des activités humaines, pendant quelques mois.
Saurons-nous tirer des conclusions et faire évoluer nos modes de consommation pour préserver cette biodiversité q...




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