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L'apiculteur : Jorris VAN BERGEN

UTPLA apiculteur Jorris VAN BERGEN

J’ai commencé l ’apiculture aux Pays-Bas, avec une dizaine de ruches dans le jardin de mes parents, et comme hobby à côté de mon emploi en tant que prof de français dans un collège.
En recherche d’un meilleur endroit pour les abeilles - et pour l’apiculteur surtout - je suis parti en voyage en 2014 et j’ai abouti dans les Alpes Maritimes,
où j’ai fait du wwoofing (Lien : www.wwoof.fr) chez un autre apiculteur du réseau Un Toit pour les Abeilles, Philippe Chavignon.
Ebloui par la beauté environnante et le bien-être des abeilles, j’ai fini par trouver ma vie dans cet endroit.
Je m’installerai apiculteur à titre exclusif en 2019 après avoir obtenu mon diplôme agricole avec spécialisation apicole.
Je conduis mes ruches en AB, label qui correspond à mes valeurs et à ma personnalité.
Je m’installerai à Saint-Léger, pittoresque village à 45 minutes du "Rucher des Gorges de Daluis" sur lequel est greffé mon exploitation, que j’ai baptisée le "Rucher Au Septième Miel".

Une saison qui peine à démarrer

Chers parrains,

Je vous écris dans la foulée de la grande charge de travail qu’il y a en ce moment sur la ferme.

Depuis la dernière fois que je vous ai écrit, nous avons eu un hiver exceptionnellement sec sur la côte d’azur (zéro pluie entre mi-décembre et fin mars).
Les ruches, hivernant en partie dans le massif de l’Estérel, entre Cannes et Saint-Raphaël, n’ont eu quasiment aucun nectar à butiner entre le mois d’octobre et le mois de mars,
ce qui fait qu’en mars les réserves de miel dans les ruches étaient au plus bas.
J’ai donc dû aider quelques ruches pour leur éviter la famille.

Mon miel est certifié biologique et je me suis donc engagé à respecter le cahier des charges qui est dédié en bonne partie à ce nourrissement.
Ainsi, il doit être effectué avec du sucre certifié bio, et aussi dans des quantités limitées à 14 kilos comptés sur deux années.
Avec la canicule de l’été dernier et la sécheresse qui en a suivi, puis l’inédite sécheresse hivernale depuis janvier,
c’est la première fois depuis mes débuts en apiculture provençale que je vois approcher cette limite, du moins comptée sur une année (7 kilos).

Etrangement, il n’y avait point besoin de nourrir les ruches hivernées en montagne, qui ont profité d’une humidité un peu plus élevée grâce aux fontes de neige
et ont butiné sur des petites miellées dès le mois de février alors que celles qui hivernaient au luxe sur la côte d’azur souffraient de famine !
Cette année donc, paradoxalement, les ruches se sont mieux portées en montagne que sur la côte !

Les ruches sont sorties de l’hiver avec de très petites populations d’abeilles comparé aux années précédentes, ce qui a repoussé le début de la saison,
et donc le début de la pose des hausses à miel, mais aussi de l’élevage de reines et d’essaims si nécessaires pour la survie de l’exploitation.
Il va falloir tout rattraper dans les quelques mois à suivre.

Pour le moment, la sécheresse perdure (et est arrivé en montagne aussi) et empêche tout butinage de nectar en quantités nécessaires pour pouvoir espérer une récolte de miel.
Par contre, les petites quantités suffisent pour faire des populations de plus en plus belles et j’ai attaqué la semaine dernière l’élevage de reines, dont la première série vient de ‘naître’ (on devrait dire : ‘émerger’) ce matin !

Il est cependant dommage de voir tellement de fleurs – thym, érables, aubépines – et si peu de miel entrer dans les ruches.
On ne peut que garder l’espoir de voir les grosses pluies arriver pour bien arroser la végétation et permettre à celle-ci de fournir à nos abeilles d’importantes quantités du si précieux nectar.

A bientôt, chers parrains. Prenez-bien soin de vous et de vos proches dans cette période difficile.

Jorris

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Le Rucher au Septième Miel

Le Rucher au Septième Miel

Je suis passionné par le monde des abeilles et par l’apiculture, et j’ai aujourd’hui la formidable chance d’en faire mon métier.
Je possède actuellement une centaine de ruches, et le projet est d’atteindre les 300 ruches, ce qui me permettrait à moi et à ma famille de vivre de cette activité.
C’est un très beau métier, mais qui connaît beaucoup de défis au quotidien, non seulement liés à la fragilité de l’abeille dans la nature de moins en moins sauvage,
mais aussi aux charges de travail très concentrés sur la saison apicole.
J’élève moi-même les reines et les essaims nécessaires pour l’exploitation, ce qui est un facteur clef dans la réussite en bio.
C’est ce qui me permet d’avoir des reines de qualité, l’offre sur le marché étant très limitée.
Voilà tout est dit, si ce n’est que j’ai besoin de vous pour aboutir à ce rêve ambitieux mêlant préservation de la nature et protection de l’abeille.

Que se passe-t-il ce mois-ci sur votre rucher ?

Introduction
Les vacances d’été sont bien entamées et les plus chanceux d’entre nous ont pu partir se ressourcer à la campagne ou en bord de mer, loin de l’agitation de ces dernières semaines.
Un maître mot : se ressourcer ! Nos petites abeilles prennent le relais et travaillent d’arrache pied malgré les fortes chaleurs.
Il faut dire qu’elles n’ont que quelques mois pour constituer les réserves en mie...




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