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La ruche en images

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L'apiculteur : Jorris VAN BERGEN

UTPLA apiculteur Jorris VAN BERGEN

J’ai commencé l ’apiculture aux Pays-Bas, avec une dizaine de ruches dans le jardin de mes parents, et comme hobby à côté de mon emploi en tant que prof de français dans un collège.
En recherche d’un meilleur endroit pour les abeilles - et pour l’apiculteur surtout - je suis parti en voyage en 2014 et j’ai abouti dans les Alpes Maritimes,
où j’ai fait du wwoofing (Lien : www.wwoof.fr) chez un autre apiculteur du réseau Un Toit pour les Abeilles, Philippe Chavignon.
Ebloui par la beauté environnante et le bien-être des abeilles, j’ai fini par trouver ma vie dans cet endroit.
Je m’installerai apiculteur à titre exclusif en 2019 après avoir obtenu mon diplôme agricole avec spécialisation apicole.
Je conduis mes ruches en AB, label qui correspond à mes valeurs et à ma personnalité.
Je m’installerai à Saint-Léger, pittoresque village à 45 minutes du "Rucher des Gorges de Daluis" sur lequel est greffé mon exploitation, que j’ai baptisée le "Rucher Au Septième Miel".

Quelques mots de votre apiculteur

Chères marraines, chers parrains,

J’ai finalement le temps de vous écrire. La saison étant peu ou prou terminée, les ruches ont été préparées à l’hiver. Les traitements antivarroa à l’acide oxalique ont été faits, les stocks ont été vérifiés et les ruches ont été cloisonnées à la taille de la grappe d’abeilles à l’aide de ‘partitions’ ou cadres isolants. Il ne reste plus qu’à les transhumer sur leur site d’hivernage au mois de novembre, quand les frelons asiatiques ne seront plus présents en quantités dangereuses sur la Côte d’Azur.

Pour l’apiculteur il reste toutefois un peu de travail : mise en pots du miel, préparation de commandes, entretien du matériel, stockage du matériel pour l’hiver, recherche de nouveaux emplacements... Mais ce n'est plus avec le même sentiment d'urgence qu'en pleine saison que ce travail est fait.

Si les ruches sont encore un peu actives à cette période, il n’y a plus de grandes miellées permettant de poser les hausses à miel par-dessus. Elles butinent encore un peu de nectar sur les lierres essentiellement, mais à cette saison ce n’est pas le nectar, le carburant, qui est primordial, mais le pollen apportant protéines, amino-acides, vitamines. Il leur en faut en belle variété et quantité afin d’élever les abeilles d’hiver en super santé.

Les abeilles d’hiver sont des abeilles qui vivent beaucoup plus longtemps (jusqu'à 7 mois dans des climats très froids) que les abeilles d’été, dont la durée de vie ne dépasse que rarement les 6 semaines. Pour cela, elles sont élevées en plus petites quantités afin de pouvoir les nourrir plus abondamment pendant leur stade larvaire. Elles ont des corps gras plus garnis et portent dans ceux-ci une protéine extraordinaire, le vitellogenin, qui est comme une épargne de vitalité de la colonie. Au printemps, dès que les conditions le permettent, ce vitellogenin est réinvesti dans les nouvelles larves, élevées en grandes quantités, afin de faire exploser la population dans la ruche passant alors d'à peine 8000 abeilles d'hiver à 50000 abeilles d'été en 6 semaines. Vous comprenez pourquoi il est si important que nos abeilles aient de bonnes sources de pollen maintenant : c’est le printemps 2021 qui se prépare !

L’apiculture est aujourd’hui aussi capricieuse que la météo – le printemps dernier les récoltes ont été très médiocres à cause d’une sécheresse prolongée de l’hiver jusqu’au mois de mai inclus, puis une période froide et pluvieuse. Heureusement, vers la mi-juin, j’ai pu transhumer une bonne partie du cheptel sur les champs de lavande qui cette année ont été exceptionnellement généreux en nectar. C’est la récolte de ce doux miel de lavande bien clair et limpide qui a sauvé notre saison. 

Autre bonne nouvelle : le frelon asiatique qui était bien présent l’an dernier sur les ruchers à Saint-Léger a tout l'air d’avoir disparu cette année – je n’en ai pas encore vu un seul. Peut-être la météo capricieuse de ce printemps a-t-elle fait cela de bien de gêner le développement des nids de frelons ?

Mais la meilleure nouvelle que j’ai à vous apporter est la naissance de notre fille, Roua, le deux juillet dernier. Elle est magnifique, rayonnante et nous apporte un énorme bonheur. Comme elle a aussi une petite tendance à nous garder bien occupés, jour et nuit, nous avons eu de l’aide sur l’exploitation cet été, assurant le congé de maternité de Tiffanie. Heureusement, mes parents ont pu venir à notre aide également, me permettant de me libérer un peu des tâches domestiques pour m’occuper de la récolte de miel de lavande et de la préparation à l’hivernage des ruches.

Par contre, la journée portes ouvertes a été reportée, aussi pour cause du contexte sanitaire. J’espère pouvoir vous inviter le printemps prochain sur la ferme pour vous montrer mon activité d’un peu plus près et surtout pour vous présenter les abeilles qui ne manqueront pas au rendez-vous !

A bientôt, bon automne et bon hiver à vous !

 

Jorris & Tiffanie.

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Le Rucher au Septième Miel

Le Rucher au Septième Miel

Je suis passionné par le monde des abeilles et par l’apiculture, et j’ai aujourd’hui la formidable chance d’en faire mon métier.
Je possède actuellement une centaine de ruches, et le projet est d’atteindre les 300 ruches, ce qui me permettrait à moi et à ma famille de vivre de cette activité.
C’est un très beau métier, mais qui connaît beaucoup de défis au quotidien, non seulement liés à la fragilité de l’abeille dans la nature de moins en moins sauvage,
mais aussi aux charges de travail très concentrés sur la saison apicole.
J’élève moi-même les reines et les essaims nécessaires pour l’exploitation, ce qui est un facteur clef dans la réussite en bio.
C’est ce qui me permet d’avoir des reines de qualité, l’offre sur le marché étant très limitée.
Voilà tout est dit, si ce n’est que j’ai besoin de vous pour aboutir à ce rêve ambitieux mêlant préservation de la nature et protection de l’abeille.

Que se passe-t-il ce mois-ci sur votre rucher ?

Introduction :

Les températures baissent, les feuilles des arbres rougissent et nous ressortons les plaids moelleux pour des soirées cocooning :
pas de doute, le mois d’octobre est là ! Les abeilles font aussi face à ce changement de climat et toute la ruche se réorganise pour débuter la saison froide.
Partons en immersion dans le quotidien de nos butineuses préférées en ce début d’automne !


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