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L'apiculteur : Romain QUINIO

UTPLA apiculteur Romain QUINIO

Je suis apiculteur professionnel depuis plus de 2 ans maintenant. Avant cela j’ai gouté aux joies de l’apiculture en amateur.
C’est d’abord en 2013, lors de stages et de bénévolat pour apprendre l’agroécologie et la permaculture que j’ai découvert l’univers des abeilles.
Quand je dis « univers » c’est que pour moi, lors de la première ouverture d'une ruche, j’ai tout de suite ressenti, le lien profond qui existe entre l’humain et l’abeille.
A cheval entre le sauvage et l’animal domestiqué, les abeilles, ce sont d’abord quelques milliers d’individus qui œuvrent collectivement.  
C’est plutôt incroyable à voir, l'harmonie qui se dégage d’une ruche quand on l’ouvre…
Cela m’a donné envie d’avoir quelques colonies dans mon potager. D’abord 2, puis 3, puis 4 et un jour j’ai sauté le pas.
Après avoir observé pendant des années, en intervenant peu sur les ruches, j’ai décidé de faire grandir ce lien que j’avais avec les abeilles.
Il m’a fallu du temps pour devenir apiculteur professionnel. Le développement du nombre des colonies c’est fait au fil des saisons puis au fil des années.
Enfin j’ai pu me lancer et devenir apiculteur à part entière.
Je suis engagé en apiculture biologique depuis cette année, je crois que c’est important d’offrir les meilleures conditions qui soient à nos petites, tout en respectant la nature et le vivant.
« Prendre soin » ; ces mots résument bien ma façon de faire, de pratiquer l’apiculture.
Même si je dois parfois adapter ma pratique à certains impératifs, je garde cette ligne directrice, qui à mon sens est essentielle pour aujourd’hui, mais aussi pour les générations futures.

Bilan de la saison

Bonjour à toutes et à tous,

L’hiver fut cette année assez intense, nous avons eu des gelées en Bretagne plusieurs jours de suite et nous avons même vu la neige plus d’une fois, ce qui dans nos contrées est assez rare.
Concernant les petites abeilles, les nouvelles ne sont pas toujours bonnes. Elles avaient de quoi à passer l’hiver au chaud grâce au miel que je leur avais laissé dans les ruches.
Et oui, les abeilles créer de la chaleur en hiver pour rester autour de 37 degrés, comme le corps humain.
Et pour créer cette chaleur, elles ont besoin de manger du miel et de faire des micromouvements, les unes contre les autres pour se tenir chaud. Cet hiver, elles n’étaient parfois plus assez nombreuses (en partie à cause du Frelon asiatique qui décime la population de la colonie à l’automne). Mais aussi pour d’autres raisons, qui sont aussi nombreuses que les colonies.
Enfin les visites de printemps m’amènent à trouver un bon nombre de ruches sans vie.
Triste nouvelle, mais c’est aussi le lot quand on fait de l’apiculture.
J’ai bonne espoir que le printemps soit beau et riche en nectar, je pourrais ainsi peut-être reconstituer le cheptel d’origine (environ 60 ruches).
En attendant que le saule et les champs de colza alentour fournissent bientôt à nos petites de quoi faire grandir la colonie.

Merci pour votre attention et votre soutien, je crois vraiment que l’humain à aujourd’hui l’occasion de renouer avec les règnes de la nature et ce pour le plus grand bien des abeilles.

A bientôt pour d’autres nouvelles, plus réjouissantes j’en suis certains.

Romain

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Le rucher Cassiopée

Le rucher Cassiopée

Le rucher Cassiopée est situé à 2 kilomètres de Saint Dolay. Il est réparti sur 2 sites de 5 ruches, entre la Coudraie et le Clio.
Ce rucher est constitué de colonie d’abeilles de souche caucasiennes et noires. Je laisse faire « Mère Nature » en ce qui concerne la fécondation des reines. Je crois que l’important c’est que les abeilles connaissent et maîtrisent leur lieu de vie, qu’elles ne soient pas sans arrêt déplacées.
Les abeilles, comme tout animal, appartiennent à un terroir et c’est le lien entre l’abeille, son terroir et l’apiculteur qui me parait essentiel en apiculture.
Le rucher Cassiopée est situé dans un environnement préservé, assez boisé et où les prairies sont bien plus nombreuses que les champs cultivés.
Des éleveurs en agriculture biologique sont situés un peu partout autour de ces deux sites, ce qui assure une alimentation de qualité aux colonies.
Autour des ruchers, les noisetiers, quelques saules marsault, de l’aubépine, du prunellier, ainsi que les pissenlits permettent aux colonies de bien commencer la saison de printemps.
Ensuite les grosses miellées se font sur le châtaignier et les ronces, avec une pointe de trèfle étant donné l’abondance des prairies alentours.
Je travaille avec deux types de ruches : des Dandant et des Warée, cela me permet une meilleure adaptabilité et
c’est aussi l’occasion à chaque saison de voir quelles colonies se sont mieux développées, même si je dois avouer que le modèle de ruche ne fait pas tout, loin de là.

Que se passe-t-il ce mois-ci sur votre rucher ?

Introduction
Ça y est, la ruche bourdonne de toutes parts !
En avril, les floraisons sont très nombreuses et les températures sont résolument printanières.
Un vrai bonheur pour les abeilles qui trouvent facilement de quoi se nourrir et travaillent dur pour rapporter pollen et nectar à la ruche.



D'ailleurs nous avons partagé sur notre blog un calendrier de plantation / floraison des méllifères préférée...




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