AMEG GROUP
Les ruches en images
L'apiculteur : Mathieu CHIROSSEL
Mathieu pratique l’apiculture depuis 2015. D’abord activité principale pendant plusieurs années, elle est aujourd’hui devenue une activité secondaire, portée par la même passion.
L’apiculture est pour lui une histoire de famille, une tradition ancienne qu’il souhaite faire vivre. Autrefois, les ruches en paille prenaient place dans les fermes pour accueillir les essaims et offrir le miel en fin de saison. Plus tard, l’arrivée de la ruche Dadant a marqué un tournant décisif, une évolution que l’un des grands-oncles de Mathieu a connue dans les monts du Forez.
Aujourd’hui, ses colonies évoluent toujours dans ce type de ruche, avec une pratique centrée sur l’élevage et la sélection massale. Formé en cours du soir et fort de quatre saisons auprès d’apiculteurs professionnels, Mathieu conduit désormais une trentaine de ruches, développées patiemment à partir de souches locales. Il partage cette aventure avec un membre de sa famille, animé par la même passion.
Soucieux de l’environnement et du respect de l’abeille, il applique des méthodes inspirées de l’agriculture biologique, privilégiant des pratiques douces et raisonnées. Son objectif est simple : préserver des colonies en bonne santé et produire un miel vivant.
Ses miels sont issus d’une seule récolte, non transformés, non mélangés, afin de restituer au plus juste le goût du terroir et du travail des abeilles.
Nouvelles septembre 2025
Bonjour à vous, marraines et parrains du Rucher du Roussillon,
Voici quelques nouvelles de vos abeilles depuis le début de l’été.
Comme vous le savez, la météo n’a pas été des plus clémentes cette saison. La chaleur et la sécheresse ont été longues à supporter, aussi bien pour nous que pour les colonies. Malgré cela, la miellée de châtaignier a permis une récolte honorable.
Dans les Hautes-Colonnes drômoises, les lavandes ont bénéficié de quelques précipitations supplémentaires, contrairement aux vallons du Roussillon, ce qui a évité une absence totale de miellée.
Bonne nouvelle également : la sécheresse et les risques d’incendie sont désormais derrière nous. Les ruches ont retrouvé leur emplacement d’hivernage, et, comme l’an passé, une belle floraison de renouée du Japon est au rendez-vous — ce qui est de bon augure.
À celles et ceux qui auront le plaisir de déguster le miel cet hiver, vous trouverez du châtaignier et un miel d’acacia un peu particulier. Un petit mot à ce sujet : l’acacia est réputé pour rester liquide très longtemps. Ce ne sera pas le cas de celui-ci, qui présente une texture crémeuse.
Et personnellement, j’en suis ravi !
Cette cristallisation vient du fait que, pendant la miellée, d’autres nectars se sont mêlés à celui de l’acacia. Cela lui confère un goût unique et une texture en bouche que je trouve vraiment remarquable. À vrai dire, les acacias "purs" manquent parfois de caractère aromatique comparés à ce que la nature peut offrir dans un miel comme celui-ci.
En vous souhaitant à toutes et tous un très bel automne et une excellente dégustation.

Le rucher du Roussillon
Son rucher est installé au cœur des bocages vallonnés du Roussillon, un territoire préservé composé de prairies naturelles et de bois, peu soumis aux cultures intensives.
Cet environnement riche en arbres mellifères permet aux abeilles de produire des miels variés : miel de printemps, châtaignier, acacia selon les années, ou encore tilleul.
Cette diversité florale se retrouve dans les couleurs, les textures et les saveurs, offrant à chaque dégustation une expérience différente.
Attaché à une production locale et de proximité, Mathieu récolte ses miels principalement dans un périmètre de moins de 10 km autour de la miellerie, respectant ainsi le rythme naturel des abeilles.
En fin de saison, lorsque les ressources se raréfient dans le Roussillon, les ruches sont transhumées vers des zones d’altitude proches, comme les monts du Pilat ou le Diois.
Cette pratique permet d’éviter le nourrissement, de renforcer les réserves des colonies et, certaines années, d’offrir de belles récoltes de miel de lavande ou de miellat de sapin.
L'apiculteur : Camille DUBRAY
J’ai cueilli mes premiers essaims en 2013, poussé par la curiosité et l’envie de mieux comprendre les abeilles.
Autodidacte et passionné, j’ai beaucoup appris sur le terrain, en ouvrant mes ruches et auprès d’amis apiculteurs professionnels.
En 2018, je me suis spécialisé dans le sanitaire et les maladies des abeilles, en devenant technicien sanitaire apicole.
La cueillette crée un lien particulier : on va chercher l’essaim, on le sauve, on en prend soin, et il devient partie intégrante du rucher.
Entre 2013 et 2018, j’ai constitué un cheptel exclusivement issu d’essaims sauvages — passant de 4 ruches à plus de 160, sans jamais acheter d’abeilles.
Mes colonies sont majoritairement composées d’abeilles noires, installées dans des ruches Dadant, que je trouve bien adaptées à leurs besoins.
En 2021, j’ai atteint 200 ruches, un équilibre qui me permet de bien m’en occuper sans perdre en qualité.
Rejoindre Un Toit Pour Les Abeilles est une belle opportunité : cela me permet d’assurer la vente d’une partie de ma production dans un cadre porteur de sens, tout en me laissant plus de temps pour m’occuper de mes abeilles — ma véritable passion.
Car même s’il faut vivre de ce métier, les abeilles restent toujours la priorité.
Travaux hivernaux décembre 2025
Chers parrains,
En ce mois de décembre, les travaux hivernaux se poursuivent au rucher : entretien des sites et repérage des ruches à rénover notamment. Avec le temps, le bois des ruches peut se fissurer ou subir des attaques de champignons ou de fourmis. Il se fragilise alors, et les abeilles sont moins bien protégées du froid et de l’humidité.
Durant l’hiver, je répare donc les ruches abîmées récupérées à l’automne. L’objectif est de pouvoir y transvaser, au printemps, les essaims vivant actuellement dans des ruches qui nécessitent elles aussi une remise à neuf.
Parfois, un simple rebouchage à la pâte à bois, suivi d’un ponçage et d’une couche de peinture, suffit. Mais bien souvent, il est nécessaire de remplacer une partie importante du bois à l’aide d’une scie circulaire ou d’un ciseau à bois. Il arrive aussi que certaines ruches soient trop endommagées et finissent dans le poêle à bois ; elles sont alors remplacées par des ruches neuves.
Quel que soit leur état, l’intérieur des ruches est systématiquement passé à la flamme d’un chalumeau par mesure d’hygiène avant d’accueillir de nouvelles abeilles.
L’hiver est également consacré au travail de la cire d’abeille. Lors de l’extraction du miel, les opercules de cire qui ferment les alvéoles sont découpés afin de permettre au miel de s’écouler dans l’extracteur. Grâce à une presse, on sépare ensuite la cire du miel. Les opercules sont alors fondus pour former des pains de cire, qui sont ensuite gaufrés par un cirier.
On obtient ainsi des feuilles de cire gaufrée — base de toutes les alvéoles — que l’on installe dans des cadres en bois. Ces cadres seront ensuite bâtis par les abeilles, qui y construiront des alvéoles neuves.
Comme pour les ruches, une rotation régulière des cadres est indispensable, principalement pour des raisons d’hygiène. À chaque naissance, l’abeille laisse une trace dans l’alvéole ; avec le temps et les naissances successives, les cadres s’assombrissent et deviennent plus propices au développement d’agents pathogènes. Les vieux cadres sont donc retirés et fondus durant l’hiver afin de repartir, au printemps, sur des cadres sains équipés de cire neuve.
L’hiver est une période plus calme au rucher : c’est le moment idéal pour effectuer ces travaux de fond, souvent impossibles en pleine saison, et pour bien préparer l’année à venir.
Encore merci pour votre précieux soutien.
Je vous souhaite une excellente année 2026.
Camille

Le rucher de Mirmande
La plupart de mes ruchers sont fixes, afin de préserver l’équilibre et la tranquillité des colonies.
Je pratique une transhumance raisonnée, en déplaçant seulement quelques ruches chaque année : certaines vers les champs de lavande à une vingtaine de kilomètres, d’autres dans les forêts de châtaigniers un peu plus loin.
Autour de chez moi, les abeilles bénéficient d’une floraison variée : fruitiers, prairies en jachère, phacélie, luzerne, ainsi que pruniers sauvages, ronces, aubépines, acacias et tilleuls.
Un environnement diversifié qui assure une alimentation riche tout au long de la saison et donne des miels aux arômes subtils et authentiques.
Que se passe-t-il ce mois-ci sur votre rucher ?
En février, la grappe d’hiver est toujours en place, mais son fonctionnement évolue.
Dès que les journées s’allongent légèrement et que les températures remontent ponctuellement, la reine reprend progressivement la ponte, souvent de manière très limitée au départ.
Cette reprise du couvain est un tournant important puisqu’ elle marque le...







































































