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Les ruches en images

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L'apiculteur : Benjamin BUREAU

UTPLA apiculteur Benjamin BUREAU

Benjamin est un jeune apiculteur "Piqué" par les abeilles en 2014 grâce à un ami.
Il a désormais l'envie que cette belle activité qui est aujourd’hui une passion, prenne de plus en plus de place dans sa vie.

En reconversion professionnelle, Benjamin a exercé 10 ans dans le tourisme d’affaires, puis à souhaité s'orienter vers une activité plus proche de la nature et de ses valeurs.
Il a obtenu en 2015 son Brevet Professionnel d'Exploitation Agricole en apiculture et souhaite développer chaque année son cheptel pour s’installer en tant que professionnel d'ici quelques années (125 ruches en Corse).
Son objectif est principalement de faire de l'élevage de reines et la création d'essaim.

Il dispose aujourd'hui de 15 ruches peuplées d'abeilles noires d'écotype Corse, qui s'épanouissent sur les maquis de Haute Corse.

Il construit lui-même ses ruches et hausses à miel en pin laricio, essence corse qui a de bonnes propriétés.

Il fabrique une peinture écologique à base de farine dit "suédoise" pour protéger ses ruches.

Incendies en Corse

Bonjour,

Je viens juste vous donner quelques nouvelles après l'incendie qui vient de dévaster 1800 hectares à Biguglia, au sud de Bastia.

Le feu semble maintenant maîtrisé, 36h après son départ, grâce au ballet incessant des canadairs et au travail des pompiers.

Miraculeusement, il n'y a apparemment aucune victime et que très peu d'habitations ont été touchées.
Le feu s'est approché dangereusement de nombreux quartiers dont celui où je vis.
Mes ruches n'ont pas été touchées.

Il y a une semaine, un incendie s'était déclenché à proximité d'un de mes ruchers et il a été stoppé à 200 m de celles-ci...
C'est assez stressant! Il n'a pas plu depuis plusieurs mois et tout est donc extrêmement sec.

Ce qui est évidemment déplorable, ce sont ces centaines d'hectares de maquis réduits en cendre avec sa faune et sa flore, qui nécessiteront un bon moment avant de retrouver leur splendeur...

Voilà ce que je pouvais vous dire aujourd'hui.

A très bientôt.
Benjamin

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Le rucher de Penta di Casinca

Le rucher de Penta di Casinca
Ses ruches sont situées sur les hauteurs de Penta di Casinca, à 500m d'altitude, à une trentaine de km au sud de Bastia.

La nature y est généreuse et ses abeilles ont un terrain de jeu exceptionnel pour butiner toute l'année.

Les miels corses sont issus de fleurs sauvages et spontanées en grande majorité.
Le maquis tout proche est riche en bruyère, romarin, thym, asphodèle...et à partir de juin, c'est notamment sur les châtaigniers que les abeilles trouvent leur bonheur.
A la fin de l'été, elles descendent un peu plus en plaine pour y produire un miellat de metcalfa, miel que Benjamin vous proposera selon les récoltes, et qui est un miel foncé, caramélisé aux arômes de fruits murs, réglisse ou encore caramel.
Enfin, à l'automne, les arbousiers fleurissent et leur assurent de bonnes réserves pour l'hiver.

Benjamin devrait adhérer prochainement au Syndicat Miel de Corse, pour obtenir le label AOP Miel de Corse.
Ce label de qualité impose à l'apiculteur un cahier des charges précis et exigeant, assurant au consommateur un produit d'exception.

L'apiculteur : Denis FIORILE

UTPLA apiculteur Denis FIORILE

C’est à l’âge de 45 ans, suite à un plan social que Denis s’oriente pour une conversion dans l’agriculture (option polyculture : vignes, oliviers, fourrage et pourquoi pas 5 ruches avec un ami…)
Puis, il prend goût ‘’à mettre les mains dans les ruches’’ et, la saison suivante, se décide de doubler le cheptel !
L’année suivante il double de nouveau et, comme lui dit un vieil apiculteur : « Méfie Petit, quand on met une main dedans, c’est le bras tout entier qui y passe ! »

En effet, il continue à doubler, se forme, se perfectionne, et après une bonne saison apicole, et un soutien collectif, se décide à se lancer dans l’apiculture !
Aujourd’hui, il a 200 ruches mais hélas, qu’une centaine de colonies !

Depuis plusieurs années c’est l’hécatombe et, entre les conditions climatiques, les parasites et la chimie, faire perdurer un cheptel relève d’une gageure !
Il perd (comme beaucoup de ses confrères), entre 30 et 50% de son cheptel chaque année !  

Alors, on se remet en cause, on se forme, on refait des essaims, on en achète, on s’entête et quelquefois on se sent soutenu…alors on continue… avec l’objectif de remplir de nouveau les 200 ruches !!!

Le rucher du Moulin Blanc

Le rucher du Moulin Blanc

Situé en plein coeur du massif de la Sainte-Baume, le parc du Moulin Blanc bénéficie d'un cadre exceptionnel.
Il fait partie des jardins remarquables sélectionnés par Le Ministère de la Culture et de la Communication et a reçu le prix VMF : Emile GARCIN pour la sauvegarde du patrimoine.

Ce lieu dispose d'une variété exceptionnelle d'arbres centenaires et une biodiversité riche (Arboretum avec essences rares de hêtres, conifères...).
Les cultures environnantes (sainfoin, luzerne, prairie naturelle) et collines avoisinantes (piémont du massif de la Ste Baume : thym, romarin, sarriette…) apportent une alimentation variée aux abeilles.

C'est dans cet endroit que Denis a installé son rucher d'élevage et qu'une dizaine de ruches seront proposés au parrainage.

Les ruches parrainées seront ensuite en Juillet et Août en villégiature sur les plateaux de lavande de haute Provence afin de pouvoir butiner des nectars plus tardifs.
Les parrains pourront déguster selon les récoltes des miels de Romarin, Garrigue et Lavande.

Que se passe-t-il ce mois-ci sur votre rucher ?

Que se passe-t-il dans la ruche ?



Septembre marque la période de transition entre l’été, très actif pour les abeilles et la période d’hivernage durant laquelle, le rythme au sein de la colonie va fortement se ralentir.
Dehors, les ultimes floraisons d’été s’étiolent peu à peu et c‘est toute la colonie qui va devoir s’adapter à cette nouvelle situation.
La reine ralentit dorénavant sa ponte. Elle passe ainsi de 2000 œufs pondus par jour durant le pic estival, à 200 œufs à peine. Cette réduction intensive de la ponte s’opère à partir du 15 août et marque le passage dans l’hivernage.
Les abeilles vont profiter des alvéoles disponibles pour y engranger les dernières réserves récoltées dans la nature qui constituent les miellées tardives (bruyère callune, lierre...).
C'est aussi la période des cultures intermédiaires après les moissons, qui jouent le rôle de pièges à nitrate comme la phacélie, la moutarde ou le sarrasin que les abeilles apprécient.
Les vas et vient sur la planche d’envol vont se faire beaucoup plus rares.
La colonie ainsi constituée durant l’été va s’organiser pour la période d’hiver. Les larves vont se nourrir davantage durant le froid formant une nouvelle catégorie d’abeilles, les Abeilles d'Hiver.

Zoom sur … L'Abeille d'Hiver

Car oui il existe deux types d’abeilles, celle d’été qui travaille à un rythme effréné et ne vivra que quelques semaines (entre 3 et 4 semaines), et l’abeille d’hiver.
Cette dernière voit le jour en période de froid et va devoir survivre jusqu’au printemps. Elle n’a pas le même rôle que les abeilles d’été, et vit en moyenne entre 5 et 6 mois.
Elle doit donc réaliser d'énormes réserves corporelles pour survivre à la période hivernale. Ces abeilles se gorgent de protéines, glucides et lipides, leurs organismes sont différents.
Elles vont naître beaucoup plus lourdes qu'au printemps. Elles sont également plus velues...



Leur rôle : Assurer l’hivernage ; Elever le premier couvain printanier et enfin butiner dès le retour des beaux jours.

De son côté, l'apiculteur …
A partir de la fin Août, après les dernières récoltes estivales, l’apiculteur va opérer la mise en hivernage de ses ruches. Tout va s’accélérer.
Le rôle de l’apiculteur est alors d’extraire l’excédent de miel qu’il mettra en maturateur avant mise en pot.

 

Il s’occupera aussi de vérifier l’état des colonies avant leur mise en hivernage. Ainsi il pourra notamment décider de réunir deux essaims trop petits ou faibles leur permettant de consolider ainsi une colonie plus forte.
Il s’assurera également que l’ensemble des colonies a suffisamment de réserves pour passer la période hivernale.
Bien entendu il vérifiera l’état des ruches et s’assurera de leur étanchéité et de leur bon état général. Il réduira les entrées par l’installation de grilles évitant ainsi les attaques de prédateurs telles que les souris, les mésanges etc…
Il faudra ensuite choisir un lieu à l’abri du vent notamment, où placer les ruches. Il évitera de les placer sous les arbres dont les branches pourraient tomber…
On voit souvent de grosses pierres ainsi placées sur le toit des ruches. Leur rôle et de maintenir la ruche fermée car si le toit venez à s’arracher la colonie mourrait. Les abeilles ne supportent pas le froid ni même l’humidité.



Le Saviez – vous ?
La colonie hiverne normalement à l'emplacement du dernier couvain sur des rayons vides afin de pouvoir se former en grappe d'hivernage dans de bonnes conditions.

Un peu de poésie … La citation du mois!
« Une poignée d'abeilles vaut mieux qu'un sac de mouches. » Proverbe arabe




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