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ANALYSYS, Société d'implantation régionale, spécialisée dans le traitement des eaux de refroidissement et des procédés vapeur...


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La ruche en images


L'apiculteur : Denis SIGUIER

"Les arbres volent,
de places en places,
sur le dos des abeilles." (DS)

Je suis originaire de Corse et pratique l’apiculture depuis 1998.
J’ai d’abord été initié et formé à l’apiculture par un ami apiculteur professionnel.
Travaillant dans la conservation des variétés fruitières et légumières locales et la sauvegarde des savoir-faire traditionnels,
j’en ai profité pour développer mes connaissances en apiculture auprès des anciens.
Puis j’ai franchi le pas et décidé de devenir apiculteur professionnel, mais après plusieurs années de travaux,
mon cheptel a été totalement détruit par un immense incendie qui a ravagé le Cap Corse…

Titulaire d’une solide formation agricole Bac agricole (Agronomie, aménagement-environnement),
du brevet professionnel de responsable d’exploitation agricole (en apiculture),
d’un BTS agricole Gestion et Protection de la Nature (spécialité Gestion d’Espaces Naturels),
et d’une formation d’Ingénieur Ecologue, j’ai recommencé à zéro et choisi de créer mon exploitation en Charente (en Agriculture Biologique).
Ma connaissance de la nature me permet de sélectionner les meilleurs environnements non seulement pour produire des miels AB de qualité,
mais aussi pour contribuer activement à la conservation de la nature et de la biodiversité.

Après constitution de mon cheptel, et installation agricole, je suis en phase de développement de mon projet de conservation de la biodiversité dans la Vallée de l'Or (en partenariat avec le Conservatoire des Espaces Naturels de Nouvelle-Aquitaine).

Les abeilles, la nature et moi, avons aujourd’hui besoin de votre soutien !

Miels et produits de la ruche certifiés Agriculture Biologique - France par Ecocert, labellisés "Bio Sud-Ouest france" (garantie d'origine). En cours de labellisation "Paysan de Nature".

EARL Ferme Apicole et éco-logis de la Vallée de l'Or
16 350 - Champagne-Mouton
SIREN : 892 180 258 00014

Dernière actualité : Nouvelles des abeilles, de votre apiculteur et de la nature - Printemps 2026

Chère marraine, cher parrain,

En cette fin de printemps, voici quelques nouvelles des abeilles, de votre apiculteur et de la nature.

On dit qu’en hébreu, le mot « abeille » (devorah) partage la même racine (D-B-R) que le « verbe » et le « parler » (dibour). Plusieurs explications linguistiques et symboliques relient les mots hébreux « abeille » et « verbe/parler » : le bourdonnement comme langage et murmure ; « dibour » sous-tend un langage structuré et ordonné tel que l’est la colonie d’abeilles ; dans la tradition biblique le miel est souvent une métaphore des paroles douces et sages.

L’abeille est le Verbe… Ce même « Verbe » qui serait source du monde selon les religions monothéistes. Au-delà des aspects religieux, voire polémiques, retenons des observations ancestrales de la nature qui forment la culture et permettent de conduire à la sagesse.

En l’occurrence, cette concordance me plaît beaucoup ; l’abeille est créatrice et architecte du vivant et de la nature, elle conjugue et multiplie une très grande partie des plantes à fleurs dans cette reproduction si particulière qui nécessite souvent une tierce partie (plantes zoochores ; reproduction nécessitant un insecte ou animal pollinisateur / anémochores ; plantes se reproduisant grâce au transport des pollens par le vent / plantes hydrochores ; transport du pollen par l’eau).

La science a prouvé que les abeilles reconnaissent leur apiculteur, et les apiculteurs savent que les abeilles leur parlent… Souvent une abeille vient me parler quand je suis dehors, toujours à l’oreille droite, toujours avec le même type de vol léger, comme hésitant, toujours avec ce même murmure doux « bzzz, bzzz, bzzz », c’est souvent en hiver ou en début de printemps. Et si ce murmure est toujours le même, il a toujours la même signification ; « nos réserves sont faibles, vient nous aider et nous nourrir ». Et bien sûr, j’obéis. Cela paraît difficile à croire, mais c’est bien le cas. Et l’on sait bien que les abeilles sont capables de langage qu’il s’agisse du bruissement d’avertissement (pour défendre la colonie et créer une mobilisation générale) ou de la danse en 8 pour signaler aux autres butineuses une ressource mellifère.

Cette année, marque les 30 ans du début de ma pratique de l’apiculture, et je suis toujours fasciné par l’expressivité des abeilles ; tout est langage chez elles : la façon dont elles se comportent sur la planche d’envol qui renseigne sur l’état et l’activité de la colonie ; la densité, la direction et l’élan de leurs vols qui indiquent les travaux en cours (exploration, récolte, transport d’eau), la réaction à l’ouverture de la ruche qui indique « l’humeur » et l’état de la colonie, etc. Et chaque abeille est tellement à ce qu’elle fait que dans chacun de ses travaux elle exprime tant de choses ; curiosité, conscience du travail bien fait, plaisir, agressivité, cohésion.

L’homme, dans son immense orgueil, se considère comme une espèce supérieure et évoque ses capacités cognitives et d’abstraction ou encore le langage et la transmission culturelle comme preuves de cette supériorité. Alors qu’un insecte de 1 g vivant quelques semaines fait preuve des mêmes capacités. Car si les abeilles reconnaissent leur apiculteur, c’est bien qu’elles transmettent cette connaissance… et plus que cela, les abeilles s’expriment en permanence et surtout elles tissent le langage de la nature en permettant aux plantes à fleur de se reproduire pour former des écosystèmes fonctionnels.

Au commencement de ma pratique de l’apiculture, j’avais écrit ;

« Les arbres volent,

De places en places,

Sur le dos des abeilles. »

Ensemble (les abeilles, leur apiculteur, et maintenant toi, marraine, parrain), nous avons multiplié beaucoup d’arbres et de plantes à fleur et contribué à entretenir et façonner de nombreux écosystèmes ! C’est une source de satisfaction aussi importante pour moi que la production de tant de miels avec tant de vertus et générant tant de plaisirs et bienfaits pour les humains. Pour moi, la production de miel est la récompense et l’expression du travail effectué au service de la nature et de la biodiversité (et des productions des collègues céréaliers AB).

Les colis de miels que vous recevez grâce à Un Toit Pour Les Abeilles et en échange de votre parrainage et de votre soutien sont aussi remplis d’arbres, de fleurs protégées et de parfums, d’insectes hôtes de ces plantes, d’oiseaux, de chauves-souris et autres animaux qui les consomment et de ceux qui consomment les plantes ou les animaux nourris de tout cela… Fermez les yeux et ouvrez vos sens en dégustant nos miels, vous verrez ces paysages que nous contribuons à façonner, sentirez les parfums de ces fleurs et animaux, percevrez les scènes de la vie de la nature…

Oui, les abeilles nous parlent et leur langage prend tant de formes dont font partie les fruits et légumes ou céréales que nous consommons, les fleurs, les paysages, les murmures, les danses, les vols gracieux et déterminés, etc.

Les abeilles nous parlent mais nous ne savons pas les écouter… si tel était le cas, nous entendrions aussi leurs souffrances et difficultés. Cette année est particulièrement difficile pour elles :

  • Hivernage fortement impacté par la prédation des frelons à pattes jaunes (et varroas), prédateurs et parasites que l’homme a importé détruisant le fragile équilibre naturel et causant l’effondrement des colonies et leur perte.
  • Fin d’hiver et début de printemps précoces : permettant la production d’essaims pour compenser les pertes hivernales mais suivis d’une période froide (4°C le matin en mai…) stoppant la ponte des reines et causant de grandes difficultés aux essaims de l’année. On observe aussi que les floraisons se concentrent de plus en plus avec un étalement et une succession des floraisons de plus en plus court, rendant difficile la production de miels monofloraux mais surtout favorisant les périodes de famine pour les pollinisateurs.
  • Deux périodes de canicules - dont l’une avec les températures les plus chaudes jamais enregistrées en France – stoppant la production de nectar par les plantes et donc les miellées, obligeant les abeilles à consacrer toute leur énergie à rafraichir et climatiser les ruches, en même temps que la reproduction des plantes et la production de fruits et semences est stoppée. Les essaims de l’année soufrent fortement de ces conditions météorologiques. Le travail de l’apiculteur est difficile avec la variabilité soudaine de la météo (et insupportable avec les températures actuelles). Et, si nous ne pouvons compenser les pertes hivernales et subissons des pertes d’essaims et de colonies en saison, non seulement la production de miel (et les services rendus aux écosystèmes) diminue, mais le cheptel aussi… malgré tous nos efforts et travaux incessants, les colonies s’effondrent, les populations des colonies ne sont pas à la hauteur et nous commençons à avoir du mal à régénérer nos cheptels… Nous ne pourrons mesurer les dommages qu'à la fin de cet épisode caniculaire et de la saison.

Rappelons que les changements climatiques et les météos extrêmes que nous subissons sont causés par l’homme et nos modes de vies.

Rappelons que notre inconséquence dans l’usage massif des transports internationaux et les importations pléthoriques génèrent la majorité du CO2 causant les changements climatiques ainsi que l’importation de parasites et prédateurs auxquelles les populations animales et écosystèmes ne peuvent s’adapter à brève échéance (sans parler des abus, drames humains et troubles sociaux à la base de ce fonctionnement économique irrationnel).

Rappelons que le Vivant repose sur des échanges de proche en proche et sur la diversité et que toutes simplifications dans nos représentations ou nos pratiques de gestion de la nature et des productions agricoles induisent des dommages majeurs et durables.

Rappelons que sans les insectes et pollinisateurs, les écosystèmes et l’humanité s’effondreront.

Les abeilles nous parlent mais nous n’écoutons pas…

Les apiculteurs et naturalistes témoignent mais peu entendent…

Merci, chère marraine, cher parrain pour votre écoute et votre soutien, témoignant de votre prise de conscience et marquant votre action positive. Merci à Un Toit Pour Les Abeilles pour ce beau réseau d’apiculteurs et parrains engagés en faveur des abeilles et de la biodiversité qui permet aussi aux apiculteurs de ne pas être seuls et isolés face à une indifférence quasi-générale.

Agissons, continuons !

Amitiés,

P.S. : pour les nouvelles de votre apiculteur, lire entre les lignes…

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Le rucher La Ruche.bio

Le rucher La Ruche.bio

Le rucher parrainé par un « Toit pour les abeilles » est situé au cœur d’une vaste forêt (3 km de rayon) afin de garantir la production de Miels Bio.
Cette forêt de Charente Limousine est classée en ZNIEFF de type 1 (Zone Naturelle d’Intérêt Ecologique, Faunistique et Floristique)
au sein d’un vaste ensemble naturel avec rivières, prairies et boisements (classé en ZNIEFF de type 2).

Ce rucher environné de feuillus et de résineux est un véritable sanctuaire pour les abeilles
qui y trouvent toute l’année des ressources de qualité !
Ce rucher permet de produire des Miels certifiés AB (Agriculture Biologique – France, certification par Ecocert)
de Châtaigner, Acacia, Forêt, voire de Ronce et Callune (« Bruyère »).
Des miels authentiques issus de la flore naturelle !

Que se passe-t-il ce mois-ci sur votre rucher ?

Chers Parrains, chères Marraines,

Bon ! On va devoir vous parler d'un sujet d'actualité pas très réjouissant : Les pesticides


Avant cela, parlons de quelque chose de bien plus sympathique : Les papillons
Le mois de juin est enfin la ! Dans les ruches comme dans les jardins, c’est la pleine activité !
C’est aussi la dernière ligne droite pour soutenir le projet “Papill’Home” porté par nos petites s&oeli...

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