LOGELIA CHARENTE

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Logélia, Office Public de l’Habitat de la Charente, a été créé en 1923 à Angoulême. Fort d'une équipe de 140 salariés, il construit, loue et entretient des logements à loyers modérés.Très attaché à la notion d’intérêt général et aux valeurs du service public, l'office défend l’accès à une architecture de qualité pour tous. Premier bailleur social de Charente, Logélia gère 7742 logements, répartis dans 124 communes charentaises et 3 communes de Charente-Maritime. Trois quarts de ces logements sont situés dans des immeubles collectifs. Des maisons composent le quart restant. 5% de la population départementale (16 200 Charentais) habitent un de ces logements. Logélia est aussi propriétaire de 1 160 chambres en établissements d’hébergement pour personnes âgées dépendantes (EHPAD), résidences sociales et foyers de jeunes travailleurs.


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Logélia est engagé dans une politique d'utilisation de matériaux durables et renouvelables. Il s'efforce, pour chaque chantier, de trouver les matériaux les plus adaptés et les mieux sourcés. Le réemploi et la revitalisation de friches sont au cœur de son action.

L'apiculteur : Denis SIGUIER

UTPLA apiculteur Denis SIGUIER

"Les arbres volent,
de places en places,
sur le dos des abeilles." (DS)

Je suis originaire de Corse et pratique l’apiculture depuis 1998.
J’ai d’abord été initié et formé à l’apiculture par un ami apiculteur professionnel.
Travaillant dans la conservation des variétés fruitières et légumières locales et la sauvegarde des savoir-faire traditionnels,
j’en ai profité pour développer mes connaissances en apiculture auprès des anciens.
Puis j’ai franchi le pas et décidé de devenir apiculteur professionnel, mais après plusieurs années de travaux,
mon cheptel a été totalement détruit par un immense incendie qui a ravagé le Cap Corse…

Titulaire d’une solide formation agricole Bac agricole (Agronomie, aménagement-environnement),
du brevet professionnel de responsable d’exploitation agricole (en apiculture),
d’un BTS agricole Gestion et Protection de la Nature (spécialité Gestion d’Espaces Naturels),
et d’une formation d’Ingénieur Ecologue, j’ai recommencé à zéro et choisi de créer mon exploitation en Charente (en Agriculture Biologique).
Ma connaissance de la nature me permet de sélectionner les meilleurs environnements non seulement pour produire des miels AB de qualité,
mais aussi pour contribuer activement à la conservation de la nature et de la biodiversité.

Après constitution de mon cheptel, et installation agricole, je suis en phase de développement de mon projet de conservation de la biodiversité dans la Vallée de l'Or (en partenariat avec le Conservatoire des Espaces Naturels de Nouvelle-Aquitaine).

Les abeilles, la nature et moi, avons aujourd’hui besoin de votre soutien !

Miels et produits de la ruche certifiés Agriculture Biologique - France par Ecocert, labellisés "Bio Sud-Ouest france" (garantie d'origine). En cours de labellisation "Paysan de Nature".

EARL Ferme Apicole et éco-logis de la Vallée de l'Or
16 350 - Champagne-Mouton
SIREN : 892 180 258 00014

Des saisons apicoles de plus en plus compliquées…

Chère marraine, cher parrain,

L’apiculture est une activité qui nécessite une programmation stratégique à moyen terme et court terme (il faut repérer des emplacements favorables et qui offriront une ressource satisfaisante à une bonne miellée, en imaginant le goût et la qualité du miel produit, trouver les propriétaires, signer des conventions de mise à disposition, préparer les ruchers, réaliser un plan de rotation des ruchers en fonction de la succession des floraisons, tout en organisant les travaux des différentes saisons).
Mais en même temps, l’apiculture est l’élevage dont les animaux ont le cycle de vie le plus bref, nécessitant une forte réactivité et une grande capacité d’adaptation à la météo et aux différentes problématiques rencontrées.

La pratique d’une apiculture biologique et respectueuse de la nature, ajoute de nombreuses contraintes qui limitent les choix possibles (emplacements favorables sont beaucoup plus rares qu’en conventionnel), les temps de travaux plus longs (sans compter les démarches et travaux liées à la traçabilité et à la certification), les fournitures plus rares (cires, essaims, reines notamment) et coûteuses. 

Précisons également que l’apiculture est le seul élevage dans lequel on fournit le gîte aux animaux tout en laissant les portes du logement ouvertes… en cas d’oublis ou de mauvais soins les essaims et colonies peuvent quitter les ruches. Et dans ce cas, on ne peut pas courir après pour les rattraper !

Depuis les années 90, le parasitisme généralisé par Varroa destructor (sorte de poux qui leur suce le « sang » - hémolymphe – et transmet des virus), diminue fortement le volume des récoltes et surtout cause de fortes pertes de ruches. Ces pertes de ruches sont amplifiées par les pesticides et maintenant par la prédation massive par le frelon à pattes jaunes (Vespa velutina), dit « frelon asiatique ».

L’apiculteur essaie d’adapter ses pratiques à ces nouvelles contraintes mais les marges de manœuvre diminuent et les résultats (production, élevage de reines, survie à l’hivernage) sont dépendants  de la météorologie. En outre, si avant on recourrait à l’expérience et aux techniques des anciens, le nouveau contexte oblige à chercher, tester, inventer et innover (avec le risque d’erreurs associé…). 

Par exemple, depuis 2 ans, la douceur climatique a repoussé la mort des frelons au 10 décembre générant des pertes de ruches importantes.
Et, comme pour chaque problématique exposée, chaque problème génère des temps de travaux supplémentaires et des pertes sèches.
En l’occurrence, les pertes de ruches obligent à réaliser beaucoup plus d’élevage de reines et production d’essaims, voire d’achats de cheptels.

L’élevage de reines et la production se fait au printemps, au détriment de la production de miels.
Et justement, la météo printanière est de plus en plus clémente, avec des floraisons abondantes et de plus en plus groupées.
Ainsi, celui qui pratique l’élevage de reines passe à côté du plus gros potentiel de production.

Cette année comme l’an dernier, des canicules précoces ont fortement diminué la production de miel de châtaigner.
Comme vous devez le savoir, partageant notre amour pour les abeilles, nos butineuses vont récolter du nectar dans les fleurs (se couvrant de pollen pour assurer la pollinisation) et la production de nectar est fonction de la température ambiante.
Pour chaque fleur, il y a une température limite au-delà de laquelle la production de nectar devient nulle (la plante préservant ses maigres ressources en eau). Cette température est par exemple de 24° C pour le Sarrasin.

Vous le comprendrez aisément, cette année comme l’année dernière, la production estivale de miels a été très faible faute de production de nectar du fait des canicules et du manque d’eau…

Les apiculteurs touchent donc aux limites de leurs capacités d’adaptation ; nous ne maîtrisons pas la météo et la subissons de plus en plus…

Plus de travail pour moins de miels, voilà la tendance de ces années qui battent des records de températures moyennes.
Et pourtant, les temps nécessaires aux autres travaux ne diminuent pas (on rêverait par exemple que la charge administrative diminue, mais la tendance est plutôt à l’inverse…).
La diminution de la production génère une baisse de rentabilité aggravée par l’inflation et l’augmentation de tous les coûts.

Voici le tableau de l’apiculture actuelle… les abeilles sont de plus en plus menacées.
Mais de plus en plus ce sont les apiculteurs qui sont menacés !

En cet automne, été indien sans fleurs, il me semblait important de vous expliquer les difficultés que rencontre la filière apicole en France plutôt que de vous parler de mon petit cas particulier.

Allez, à charge de revanche, je vous relaterai les avancées des (autres !) travaux de cette année dans mes nouvelles de cet hiver. J’espère que nous aurons l’occasion de nous rencontrer lors des visites de rucher au printemps afin de pouvoir vous expliquer tout cela plus en détail et répondre à vos questions.

En espérant que ces mots vous trouvent ainsi que vos proches en bonne santé et épanouis, je vous adresse de ma part, et surtout de celle des abeilles un grand merci de votre soutien (qui devient de plus en nécessaire dans ce contexte compliqué !).

Votre apiculteur AB pour Un toit pour les Abeilles,

Denis

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Le rucher La Ruche.bio

Le rucher La Ruche.bio

Le rucher parrainé par un « Toit pour les abeilles » est situé au cœur d’une vaste forêt (3 km de rayon) afin de garantir la production de Miels Bio.
Cette forêt de Charente Limousine est classée en ZNIEFF de type 1 (Zone Naturelle d’Intérêt Ecologique, Faunistique et Floristique)
au sein d’un vaste ensemble naturel avec rivières, prairies et boisements (classé en ZNIEFF de type 2).

Ce rucher environné de feuillus et de résineux est un véritable sanctuaire pour les abeilles
qui y trouvent toute l’année des ressources de qualité !
Ce rucher permet de produire des Miels certifiés AB (Agriculture Biologique – France, certification par Ecocert)
de Châtaigner, Acacia, Forêt, voire de Ronce et Callune (« Bruyère »).
Des miels authentiques issus de la flore naturelle !

Que se passe-t-il ce mois-ci sur votre rucher ?

Que se passe t’il dans la ruche en MAI ?

Introduction
Chères marraines, chers parrains,
Si chez Un Toit Pour Les Abeilles on cébère tous les jours et depuis plus de 15 ans (le temps passe si vite !)  les abeilles et la nature, nous avons décidé de mettre les bouchées doubles en mai !
Pourquoi en mai ? Parce que ce mois comprend deux dates très importantes, probablement déjà inscrites dans vos agendas...
Le 20 mai,...




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