Santander
Née en 2015, Santander France est la 15ème et dernière filiale du groupe espagnol Santander Consumer Finance, leader européen du crédit à la consommation. Nous proposons des produits et services financiers à des clients particuliers et professionnels souhaitant acquérir un véhicule. Ces financements et assurances sont distribués par nos partenaires, professionnels du commerce automobile, moto, véhicules de loisirs et vélo. Véritable "start-up" au sein d'un groupe bancaire d'envergure mondiale, nous avons pour ambition de devenir un acteur en France. Pour cela, nous construisons chaque jour avec passion cette banque que nous voulons agile, innovante et flexible afin de fournir le meilleur service possible à nos clients et partenaires.
Être la meilleure banque pour notre communauté, c’est mener des activités quotidiennes qui contribuent au progrès économique de la société dans laquelle nous évoluons. Pour nous, ce progrès passe en grande partie par la protection de la nature qui nous entoure. C’est dans cette dynamique que nous avons décidé de nous associer à Un Toit Pour Les Abeilles dans le cadre de la signature électronique de nos contrats de financement. Nous nous engageons auprès de nos acheteurs à parrainer 25 abeilles à chaque fois qu’ils signeront leur contrat digital.
Les ruches en images
L'apiculteur : Amandine et Grégory BONVIN
Nous sommes âgées respectivement de 39 ans et 40 ans, mariés avec 3 enfants de 8 ans et de 5 ans (des jumeaux).
Depuis longtemps, nous sommes amateurs de miel et de ses préparations dérivées.
Le monde de l’apiculture et surtout le fonctionnement au sein de la ruche ont amplifié notre intérêt et notre curiosité pour cette société miniature.
C’est en 2019, après plus de 16 ans en cabinets comptables et les naissances de nos 3 enfants, qu’Amandine prend la décision de changer son orientation professionnelle avec 2 objectifs majeurs :
* Être en phase avec ses convictions écologiques et familiales
* Être responsable de son devenir et de ses choix professionnels : « depuis longtemps, je souhaite entreprendre et créer mon entreprise ».
Quant à Grégory, partageant cette passion et après plus de 20 ans dans le milieu de l’ingénierie industrielle aéronautique, il a pu profiter d’une possibilité de départ de son entreprise avec la conjoncture Covid.
Amandine a pu forger son expérience en apiculture notamment dans la production de gelée royale et dans la gestion de son cheptel d’une centaine de ruche.
Mais ce projet a aussi une autre dimension.
Dans une volonté de continuité et de transmission familiale, nous avons choisi de reprendre les ruches du père de Grégory, décédé en 2012, qui étaient restées en l’état depuis 8 ans.
Cela devient donc un projet de couple et de famille.
Nous nous connaissons depuis plus de 20 ans et nous sommes complémentaires avec Amandine sur la gestion du cheptel de production de gelée royale et de miel, la maitrise technique de ce type d’élevage et la partie comptabilité de l’exploitation.
Grégory aura la charge de la gestion génétique du cheptel (production de cellules royales, de reines fécondées et d’essaims), de la transformation des produits, de la gestion des process de fabrication, de la partie commerciale et de la communication.
La récolte et les visites de routine des ruchers seront faites conjointement.
Nous proposons aussi des visites pédagogiques de notre exploitation et des séances d’éveil sensoriel au miel.
Bilan de la saison apicole 2025
Chers parrains et marraines,
La saison 2025 s’achève doucement, et il est temps pour nous de partager avec vous un aperçu de cette année riche, exigeante et pleine d’enseignements.
Grâce à votre soutien, nos abeilles ont su traverser les aléas climatiques avec courage et offrir une belle diversité de miels !
Une année contrastée et exigeante
Le printemps a été particulièrement favorable : floraisons abondantes, températures douces et colonies dynamiques ont permis un excellent démarrage de saison. Les ruches se sont bien développées, avec de beaux cadres de couvain et des reines très actives.
Mais dès le mois de juin, les fortes chaleurs précoces ont perturbé la suite de la saison. Les fleurs ont fané rapidement, limitant la production de nectar. Les abeilles ont dû adapter leur comportement, privilégiant la survie et la régulation de la température dans les ruches plutôt que la récolte.
Cette période a été éprouvante, mais grâce à une surveillance rapprochée et à quelques ajustements, nous avons pu préserver la santé des colonies et assurer plusieurs miellées de qualité.
Les récoltes 2025
Malgré un été difficile, nos abeilles ont travaillé avec constance et nous ont offert une palette de miels représentative de nos terroirs :
- Miel de printemps : doux et floral, fruit d’un début de saison exceptionnel.
- Miel d’acacia : clair, fin et délicat, toujours très apprécié pour sa légèreté.
- Miel de tilleul : frais et légèrement mentholé, aux arômes équilibrés.
- Miel de fleurs d’été : onctueux, aux notes chaudes et florales, témoignant de la diversité des butinages estivaux.
- Miel de châtaignier : corsé, boisé et long en bouche, reflet de la puissance de nos forêts.
- Miel de forêt : riche, complexe et aromatique, symbole de la biodiversité environnante.
Chaque pot est le fruit d’un travail patient, du soin apporté à chaque ruche et du labeur infatigable de nos butineuses. Ces récoltes traduisent toute la richesse et la résilience de nos abeilles face aux aléas climatiques.
Vie du rucher et élevage
Cette année encore, l’élevage de reines a occupé une place importante dans notre travail. Les fécondations se sont globalement bien passées malgré la chaleur, et nous avons pu renforcer le cheptel avec de jeunes reines sélectionnées pour leur douceur et leur vitalité.
L’automne est désormais consacré à la préparation des ruches pour l’hiver : contrôle des réserves, suivi sanitaire, nettoyage du matériel et mise en place des protections. Tout est mis en œuvre pour que les colonies passent la mauvaise saison dans les meilleures conditions possibles.
Merci pour votre engagement à nos côtés
Votre parrainage est bien plus qu’un simple geste : c’est un véritable soutien à une apiculture respectueuse et durable.
Grâce à vous, Lady BEE Apiculture poursuit sa mission de protection des abeilles, de valorisation des territoires et de sensibilisation à la pollinisation.
Nous vous remercions sincèrement pour votre confiance et votre fidélité.
Puissiez-vous savourer ces miels comme le témoignage d’une saison intense, vivante et profondément naturelle !!!
À très bientôt pour de nouvelles aventures apicoles !
Amandine & Greg — L’équipe de Lady Bee Apiculture


Le rucher de Saint Branchs
Notre rucher principal se situe dans une prairie fleurie de 6000m² entourée de haies champêtre et bordée d’un ruisseau ce qui permet d’avoir une riche diversité de nourriture tout au long de l’année pour nos abeilles.
Elles produisent ainsi un miel propre à notre terroir de Touraine de différentes variétés de fleurs : l'acacia, le tilleul, l'aubépine, le trèfle blanc, la ronce ou encore la luzerne ou le pissenlit.
C'est un miel crémeux et cristallin, qui peut varier de la couleur blanche à jaune doré en fonction des floraisons.
Parfumé fleuri et gourmand, c’est un miel idéal pour les tartines, sucrer vos boissons chaudes, vos pâtisseries ou agrémenter vos marinades estivales.
Notre méthode d’apiculture est en Dadant 10 cadres en apiculture raisonnée (démarche de certification bio à partir de 2022/2023).
Nous sommes en abeilles Buckfast pour la production de miel et en Ligustica (italienne) pour la gelée royale.
Nous faisons des transhumances mais intra-départementales pour aller chercher des miellées propres à notre terroir (Printemps, Forêt, Acacias, Tilleul, Châtaignier, Eté toutes fleurs, Sarrasin).
L'apiculteur : Dominique MEIGNIEN
Apiculteur amateur depuis 2016. J’ai repris la gestion d’une vingtaine de ruches que mes parents exploitaient pour leurs consommations et faire de la vente artisanale.
Après 30 ans dans le domaine de la communication visuelle, fin 2020 et avec l’envie de redonner du sens à ma vie, je me dis qu’il est important d’essayer d’accompagner nos amies "les mayas" dans ce changement climatique.
Dès 2021, dans le cadre de ma reconversion professionnelle je me forme, j'apprends, je découvre, je pratique afin de trouver l'apicole qui me permette de garder cette connexion avec l’abeille et la nature. Je suis partisan aujourd'hui d’une apiculture douce et naturelle.
Aujourd’hui j'ai une soixantaine de ruches. Je suis un HappyCulteur avec un esprit de transmission et de partage pour sensibiliser les personnes voulant en savoir plus sur cette fabuleuse société qui est la société des abeilles avec toutes les castes qui la composent. Fin 2022 je me lance dans la création d'une boutique, miellerie collaborative et 3 ruchers pédagogiques.
Aujourd'hui la boutique est ouverte et la miellerie disponible. Pour cet été, j'espère pouvoir mettre en place mes 3 ruchers pédagogiques afin d'organiser des ateliers.
Je remercie Un toit Pour Les Abeilles pour leur accompagnement et leur confiance dans mon projet qui n’a pas fini d’évoluer.
UNE SAISON 2025 EN DEMI TEINTE mais de belles actions
Bonjour à tous !
Nous avons été un peu discrets ces derniers temps, malgré deux tentatives de vous envoyer des nouvelles… mais les connexions n’ont pas toujours été au rendez-vous. Voici donc un résumé de notre saison apicole 2025, riche en défis mais aussi en belles expériences.
Printemps 2025 : une sortie d’hivernage avec quelques pertes...
Comme chaque année, certaines colonies n’ont pas passé l’hiver. Une réalité devenue malheureusement trop habituelle, qui nous demande toujours plus de résilience.
La chance de cette année a été d’avoir eu un beau printemps un peu précoce, mais sans pluie ni grosse gelée, donc les colonies ont reconstitué leurs réserves plutôt dans de bonnes conditions. La récolte fut cependant tardive pour le printemps, les réserves étant au plus bas.
La récolte aura été d’à peine de 200 kg sur 16 ruches, mais des ruchers en apiculture naturelle et abeilles locales, pour ne pas dire noires.
Actuellement, le frelon à pattes jaunes reste très présent. Il faudrait une baisse des températures sérieuse pour qu’il disparaisse rapidement de la nature et laisse les colonies tranquilles avant l’hiver.
Mais nous avons aussi eu à œuvrer sur d’autres sujets en 2025.
Depuis la fermeture de la boutique éphémère le 31 mai, beaucoup de choses se sont passées. Ce fut une chouette aventure, pleine d'apprentissage, d'échanges, de discussions et de partages autour des abeilles, de la préservation de la biodiversité, de la nature, du bien-être et du prendre soin de soi.
Voici une rétrospective de ces quelques mois :
En ce qui concerne votre Happyculteur préféré, Dominique, l’été fut riche en activités pour lui :
- Soin et observation des abeilles installées durant la saison, récolte et mise en pot sur 16 ruches.
- Récolte de 12 essaims.
- Animation de 14 ateliers pédagogiques.
- Installation de 5 ruches pour des particuliers et de 17 ruches pour 3 ruchers pédagogiques privés.
- Installation d’un rucher pédagogique à l’Auberge de Jeunesse de Rosières, près de Troyes, avec pour mécène IGN Propreté.
- Contribution pour le parrainage d’une ruche en soutien à l’association Louis L’Enfant Papillon.
- Visite chez Ballot-Flurin, la Bee Factory et découverte du Pavillon des Abeilles.
- Participation au Festival médiéval à la Commanderie d’Avalleur.
Pour les prochains mois :
Participation à plusieurs marchés de Noël en novembre et décembre.
Pour 2026, quelques infos :
- Installation d’un 2ᵉ rucher pédagogique en zone périurbaine au nord de Troyes au Printemps 2026.
- Installation d’un rucher pédagogique dans une ferme pédagogique à côté de Chaource.
- Installation du rucher pédagogique avec des colonies d’abeilles sur les bassins saviniens au Printemps 2026, suivant l’avancement des travaux.
Merci à toutes celles et ceux qui nous suivent, nous soutiennent, participent aux ateliers, s’engagent pour les abeilles et pour un monde un peu plus doux.
On vous dit à très bientôt pour de nouvelles aventures apicoles !
A bientôt,
Dominique




Le rucher des Bruyères
Le Rucher familial « Le Rucher des Bruyères », mon grand-père l’a implanté sur la propriété familiale au début des années 1960 sur la commune de Chaource dans l’Aube.
L’environnement est plutôt protégé car pas d’agriculture intensive, sur un territoire de prairies, vergers, foret avec un massif d’acacia et sur un périmètre protégé en AOP pour de la production de lait.
La souche d’origine est plutôt de l’Abeille noires avec des ruches Dadant 10 cadres en bois.
Je prépare pour la saison prochaine la création de plusieurs ruchers allant de 2 à 15 ruches suivant l’environnement mellifères afin d’apporter un maximum à la biodiversité et à la pollinisation.
Je remercie Un toit pour les Abeilles pour leur accompagnement et leur confiance dans mon projet qui n’a pas fini d’évoluer.
L'apiculteur : Manuel VIGNERON
Manuel (38 ans) est apiculteur amateur depuis 2014, passé semi-professionnel en 2021 dans le massif central, en Corrèze (le pays vert) aux portes du parc naturel de millevaches en Limousin.
Il s'est formé au rucher école de Brive la Gaillarde, mais surtout grâce aux lectures qui lui ont permis d'essayer de nombreuses techniques pour se perfectionner.
Il possède actuellement 150 ruches "Dadant" où les abeilles butinent dans ce lieu paisible et naturel encore préservé (50% de forêts et 50% de prairies).
Son objectif est de conserver ce nombre de ruches dans le but de garder une production de miel et une méthode de travail artisanale et de qualité!
La réduction maximale des besoins énergétiques pour une apiculture durable se fait avec très peu de matériel électrique et thermique qui se résume simplement à son véhicule et son extracteur)!!!
Tous les ruchers se situent à moins de 10km à la ronde de son domicile, ce qui limite au maximum les déplacements!
La sauvegarde de l'abeille noire endémique de sa région mieux adaptée au climat et à la végétation, reste sa priorité.
Il développe par ailleurs un élevage naturel (tenant compte de la biologie collective des abeilles) pour proposer des essaims à la vente pour la filière apicole.
La sauvegarde de la biodiversité le préoccupe beaucoup, c'est pourquoi il n'utilise aucun produits chimiques ni dans la ruche, ni aux alentours.
Sa priorité n'est pas de produire un maximum de miel mais d'en laisser suffisamment aux abeilles pour la bonne santé de ces dernières.
Il a obtenu en 2017 l'attestation de conformité Nature et Progrès pour l'ensemble de ses ruchers et ses miels !
Ce label certifie une apiculture biologique et paysanne, qui intègre aussi des notions éthiques, environnementales et sociales dans le cahier des charges...
Il a obtrenu en 2023 le Label bio européen (agriculture biologique)!
Il a obtenu en 2024 la récompense médaille d'or (catégorie miel dété clair) au concours des saveurs Nouvelle-Aquitaine!
Manuel est également sapeur pompier volontaire et technicien de maintenance sur défibrillateurs à temps très partiel!
Le 22/11/2025 : L’hiver arrive (winter is coming) .
Les premières gelées de l’automne sont arrivées autour du 20 novembre, pour le plus grand bien de la nature. La végétation peut enfin entrer dans une pause bien méritée, et les nids de frelons asiatiques n’auront pas résisté aux températures négatives de ces dernières nuits.
Ces dernières semaines, j’ai malheureusement constaté une recrudescence du nombre de frelons ainsi qu’une augmentation préoccupante des attaques sur les ruches.
J’ai donc dû réagir en urgence en achetant plusieurs pièges sélectifs supplémentaires afin de réduire leur pression. L’un de mes huit ruchers a été particulièrement touché : il a fallu installer pas moins de quatre pièges au même endroit, ainsi que réaliser plusieurs séances de “smash frelon” à l’aide d’une raquette de badminton, pour permettre enfin à quelques abeilles de sortir et rentrer dans leurs ruches sans encombre.
La mise en place d’une muselière de ruche a également aidé les abeilles à s’envoler et à rentrer plus facilement, tout en piégeant certains intrus. Toutefois, ce matériel reste coûteux et ne peut malheureusement pas être installé partout.
J’ai également dû détruire un nid de frelons installé à l’abri sous une toiture et dans une paroi en ossature bois, grâce au matériel de mon centre de secours (combinaison anti-frelon et produit spécial à pulvériser). Il est très important de ne jamais tenter ce type d’intervention sans protection adaptée, car les risques corporels sont importants.
Leurs dards, déjà très longs (6 à 8 mm), rendent les piqûres dangereuses. Mais il faut aussi savoir que les frelons asiatiques peuvent projeter un venin acide dans les yeux lorsqu’ils attaquent et percutent une combinaison. Plusieurs cas de douleurs oculaires ont été recensés. Le port de lunettes de protection est donc indispensable.
Leurs capacités à trouver des lieux parfaits pour s’installer montrent une fois de plus leur incroyable faculté d’adaptation à presque tous les environnements et toutes les situations. Leur vitesse de colonisation en est la preuve : la France est désormais entièrement envahie, et le frelon asiatique a débarqué en 2024 en Irlande, en Corse et à Majorque…
Avec tout cela, je n’ai pas beaucoup parlé des abeilles… Malgré une sorte de confinement forcé dû à la pression des frelons, elles semblent plutôt bien se porter. Je les voyais revenir chargées de pollen, ce qui est toujours un excellent signe de vitalité.
Il ne reste plus qu’à croiser les doigts pour l’hiver qui arrive, car de mon côté, tout a été fait (traitements et vérification des réserves) pour les aider au mieux à affronter cette période difficile.
Il ne me reste plus qu’à vous souhaiter de très belles fêtes de fin d’année. On se retrouve l’année prochaine pour de nouvelles aventures !
À bientôt,
Manuel

Le rucher de Pierrefitte
Le rucher se trouve à côté du massif des monédières qui culmine à 919 mètres où la variété florale est assez grande.
Il sélectionne l'emplacement de ses ruchers selon le niveau de diversité des plantes et l'état naturel de l'environnement dans le but d'avoir un miel différent des autres avec de nombreuses saveurs !
Selon la météo et les floraisons, Manuel pourra proposer du miel monofloral de châtaignier ou acacia, mais surtout du miel toutes fleurs de printemps (pissenlit, saules, arbres fruitiers, centaurées, myrtille, rosacées, aubépine, trèfle blanc, érable…) et d'été (tilleul, ronce, châtaignier, sarrasin, luzerne, callune ...).
Il est en partenariat avec plusieurs maraîchers tournés vers l'agriculture biologique ainsi que des producteurs de plantes aromatiques et médicinales bio chez qui il pose ses ruches, afin de proposer aux abeilles un maximum de plantes à butiner en toutes saisons. (Toutes ses ruches se trouvent d’ailleurs à moins de 10km à la ronde de son domicile pour limiter les déplacements).
Cette diversité essentielle aux abeilles (nectar, pollen) va permettre une bonne santé générale de la colonie et une production de miel optimale.
Il vend sa production localement (dépôt-vente, marchés de pays…) et n'effectue aucune transhumance.
Le rucher se trouve à côté du massif des monédières qui culmine à 919 mètres où la variété florale est assez grande.
Il sélectionne l'emplacement de ses ruchers selon le niveau de diversité des plantes et l'état naturel de l'environnement dans le but d'avoir un miel différent des autres avec de nombreuses saveurs !
Selon la météo et les floraisons, Manuel pourra proposer du miel monofloral de châtaignier ou acacia, mais surtout du miel toutes fleurs de printemps (pissenlit, saules, arbres fruitiers, centaurées, myrtille, rosacées, aubépine, trèfle blanc, érable…) et d'été (tilleul, ronce, châtaignier, sarrasin, luzerne, callune ...).
Il est en partenariat avec plusieurs maraîchers tournés vers l'agriculture biologique ainsi que des producteurs de plantes aromatiques et médicinales bio chez qui il pose ses ruches, afin de proposer aux abeilles un maximum de plantes à butiner en toutes saisons. (Toutes ses ruches se trouvent d’ailleurs à moins de 10km à la ronde de son domicile pour limiter les déplacements).
Cette diversité essentielle aux abeilles (nectar, pollen) va permettre une bonne santé générale de la colonie et une production de miel optimale.
Il vend sa production localement (dépôt-vente, marchés de pays…) et n'effectue aucune transhumance.
L'apiculteur : Matthias LAGARROSSE
Je pratique l'apiculture depuis mon enfance.
Mon père, était lui-même apiculteur amateur.
J'ai eu aussi la chance d'assister un apiculteur sur l'île de La Réunion où j'ai vécu un moment.
Il possédait une centaine de ruches. C'est de lui qu’est née ma vocation d'en faire ma profession.
En 2007, j'ai sauté le pas et j’ai passé une formation (Brevet Professionnel) à Auterrive près de Toulouse.
J'ai appris la profession auprès d'un maître de stage dans le Gers, lui-même passionné par les abeilles.
Ensuite, j'ai travaillé chez différents professionnels, et ma route m'a mené en Charente sur la terre de mes ancêtres, où j'ai décidé de m'installer.
En 2012, j'ai donc pris le statut d'exploitant agricole et je me suis lancé pleinement dans l'aventure.
L'hiver suivant fût catastrophique, car 80% de mon cheptel a disparu dans des conditions plus que suspectes... De 200 ruches, je passais à 40 le printemps suivant.
Depuis, je m'acharne à tenter de reconstituer mes ruches perdues.
Certaines années plus favorables succèdent à d'autres moins belles, voire catastrophiques, ce qui rend le métier un peu difficile, bien que nécessaire et passionnant !
L'apiculture est pour moi bien plus qu'un travail, c'est une passion et un mode de vie.
L'Abeille est un symbole de notre ère, la protéger c'est protéger l'humanité et la nature dans leur ensemble.
Echouer à la préserver serait à mon sens le signe de notre incapacité à vivre harmonieusement sur cette planète.
Chers parrains!
Je prends quelques minutes sur ma journée bien chargée pour vous donner quelques nouvelles du front !
Le début de saison, pour moi comme pour mes collègues, est toujours un moment extrêmement chronophage : on court partout pour tenter de ne pas se laisser déborder... sans trop y parvenir en ce qui me concerne ! Comme chaque année, cette impression de garder tout juste la tête hors de l’eau se fait bien sentir.
L’hivernage a été particulièrement bon, ce qui a donné un démarrage très dynamique des colonies. Très populeuses, bon nombre d’entre elles ont essaimé malgré une attention soutenue. Il est difficile d’aller contre leur instinct : les abeilles, bien que domestiquées, restent des êtres sauvages qui font ce qu’elles veulent !
Nous nous contentons d’accompagner le mouvement. Mais chaque essaimage représente un manque à gagner pour l’apiculteur, car une colonie qui se reconstitue ne produit pas de miel. Et cette année, les essaims dans les arbres ont été légion ! C’est un spectacle magnifique, certes, mais d’un point de vue économique… un peu catastrophique.
Heureusement, l’acacia nous a enfin souri cette année ! Une bonne nouvelle, car cela faisait cinq ans que les récoltes étaient quasiment nulles. Il est déjà temps maintenant de transhumer les colonies vers les zones de châtaigniers. Une tâche épuisante, puisqu’après des journées déjà bien remplies, on enfile à nouveau la combinaison à la tombée de la nuit pour charger les ruches. Les journées de travail peuvent atteindre 15 heures… à condition que le véhicule ne reste pas embourbé dans la forêt, ce qui arrive plus souvent qu’on ne le voudrait !
Je me concentre désormais pleinement sur l’élevage, mon activité favorite. Constitution d’essaims artificiels, greffage de reines, introduction de cellules royales... Être apiculteur, c’est avant tout être un éleveur : la force des colonies de l’année prochaine dépend du travail que nous réalisons aujourd’hui. On sélectionne donc les meilleures génitrices, on rassemble les mâles des colonies les plus prometteuses, pour assurer des fécondations qui donneront de bonnes reines.
Et sur ces mots, je vous laisse pour retrouver mes abeilles : chaque minute compte !
Je vous souhaite à tous une excellente saison, et vous dis à bientôt pour d’autres nouvelles !

Le Rucher des Versannes
Le rucher se trouve dans un petit village médiéval pittoresque de la région Poitou Charentes, dans la vallée de l'Argentor (nom de la rivière qui traverse le village), là où la vallée est la plus profonde.
Les ruches sont installées au beau milieu d'un bois composé de châtaigniers et d'acacias en grande partie.
On y trouve également des saules, merisiers et érables champêtres…
C'est un très bel environnement pour les abeilles.
Ma région à la flore diversifiée me permet de produire 5 variétés de miel les bonnes années.
Un miel de Printemps (Pissenlit Aubépine), mais aussi du miel d’Acacia, de Châtaignier, de Sarrasin et du Toutes Fleurs d'été.
Je transhume mes ruches de manière raisonnée dans un rayon de 40 km autour de la miellerie.
L'apiculteur : Alban HERITIER
Je m’appelle Alban, j’ai 38 ans.
Comme vous pouvez sans doute le deviner sur la photo, je suis un grand amateur de bonne gastronomie — attaché aux produits sains, authentiques et de qualité.
Même si je ne suis pas labellisé bio, ma démarche reste profondément respectueuse des abeilles et de la biodiversité.
L’apiculture m’a toujours intrigué, mais c’est grâce à un collègue qui m’a offert mon premier essaim que tout a vraiment commencé. Et comme on dit souvent : une fois piqué, on ne s’en passe plus !
Depuis, cette passion ne m’a jamais quitté.
Je ne vis pas de l’apiculture, je la pratique par amour du métier et des abeilles.
Le mot rendement n’a pas vraiment sa place dans mon vocabulaire — je préfère parler de respect et d’équilibre.
En plus du miel, je récolte aussi la propolis et la cire, toujours avec la même attention et le même plaisir.
2025, une année mielleuse
Bonjour à tous,
Comme vous avez peut-être pu l’entendre dans les médias, l’année 2025 a été globalement très bonne — en tout cas, ici, dans la Creuse !
Le printemps a été doux et régulièrement arrosé par de petites pluies. Cette météo, propice au bon développement de la végétation, a permis aux colonies d’abeilles de bien se développer tout au long du printemps.
Les belles journées ensoleillées ont également favorisé de beaux vols de fécondation pour les jeunes reines, assurant ainsi la poursuite de la saison avec des reines de qualité.
Néanmoins, début juillet, la sécheresse s’est installée, coïncidant avec la floraison du châtaignier. La production de miel s’est alors brutalement interrompue. Il y a donc bien du miel cette année, mais très peu de châtaignier.
Je prépare actuellement la suite : la saison prochaine avec l’achat de ruches neuves, de matériel et de cadres… mais aussi un projet de nouveau bâtiment, car je commence à être un peu à l’étroit.
Projet à suivre…

Les Jardins de Mélina
Le département de la Creuse est une région encore méconnue, où la nature a su rester authentique et préservée.
Ici, l’agriculture repose principalement sur l’élevage bovin et ovin, avec très peu de grandes cultures — un environnement idéal pour mes abeilles, à l’abri des pesticides.
Je collabore avec Un Toit Pour Les Abeilles, une démarche qui me tient particulièrement à cœur.
Elle permet aux entreprises et aux particuliers de soutenir concrètement l’apiculture, tout en sensibilisant leur entourage à la protection des abeilles.
C’est aussi un précieux appui pour nous, apiculteurs, qui pouvons ainsi développer sereinement nos cheptels.
Je veille aujourd’hui sur une centaine de colonies, réparties sur quatre ruchers distincts, chacun offrant une floraison variée et complémentaire.
Selon le site et la saison, mes abeilles produisent un miel de tilleul au parfum délicat, un miel de châtaignier plus corsé et boisé, ou encore un miel de fleurs de prairie, doux et équilibré.
Mon activité professionnelle ne me permettant pas de visiter mes ruchers quotidiennement, je laisse parfois partir des essaims en pleine santé dans la nature. Ces départs contribuent à repeupler la campagne environnante — une belle façon de redonner à la nature ce qu’elle nous offre.
L'apiculteur : Arielle et Éric MAIDON
Eric : J'ai travaillé longtemps comme plombier chauffagiste. Mais quand j'ai eu 50 ans,
j'ai dit « Stop ! Maintenant je vais faire ce que j'ai envie de faire ! » et je suis reparti à l'école pour passer un BPREA d'apiculture.
Après avoir acheté 25 ruches en 2013, j'ai construit les autres et commencé à agrandir mon cheptel.
En 2018, celui-ci s'élevait à environ 200 colonies et obtenait une certification AB.
Arielle : J'étais institutrice depuis une trentaine d'années. J'ai pris ma retraite et je me suis engagée avec lui dans cette nouvelle voie.
Je donne un coup de main au rucher et à la miellerie, mais je m'occupe plutôt de la transformation (granolas, gâteaux, pâtes à tartiner...) et des marchés.
Je garde un contact avec l'éducation en animant parfois des ateliers de sensibilisation au peuple des abeilles, auprès des enfants d'âge scolaire.
Cette nouvelle vie nous satisfait, elle est cohérente avec nos envies d'écologie et de mieux vivre, et nous avons l'impression de contribuer à une alimentation plus saine avec nos produits !
Le parrainage de ruches avec Un Toit Pour Les Abeilles est pour nous une réelle opportunité de faire face aux difficultés auxquelles sont confrontées les abeilles et les apiculteurs de nos jours.
Merci pour tous vos parrainages !
Rappel porte ouverte Samedi 30 Août
Bonjour,
Il reste encore quelques places disponibles pour la porte ouverte d’Arielle et Éric ce samedi 30 août à Lalanne-Arqué (32140).
La participation se fait uniquement sur inscription via le formulaire.
Retrouvez le programme complet et inscrivez-vous ici : Cliquez ici
L'équipe Un Toit Pour Les Abeilles

Le Rucher La Patte dans le Pot
Le rucher est situé chez nous dans le Gers, avec environ 200 ruches dont 160 actuellement en production.
Etant situés à l'intersection du Gers, de la Haute-Garonne et des Hautes-Pyrénées, nous sommes idéalement placés pour effectuer de petites transhumances vers des zones mellifères :
tilleul, châtaignier et suivant les années bruyère callune dans le piémont pyrénéen, acacia, tournesol et sarrasin en plaine.
Également colza et tournesol en miel conventionnel.
L'apiculteur : Osama AHLASA
Je n’ai jamais su vivre sans la nature et je n’ai jamais su me contenter d’une seule activité.
En Libye, ma famille a une exploitation maraîchère dans les montagnes et c’est là que mon intérêt pour le monde fascinant des abeilles est né.
En 2016 j’ai installé une vingtaine de ruchettes près de Tripoli et j'ai récolté une centaine de kilos de miel.
Je pouvais rester à observer les essaims pendant des heures pour mieux en comprendre l’organisation.
Rapidement, en France, alors que je n’étais encore que demandeur d’asile, à ma demande,
j’ai été mis en contact avec des apiculteurs du Tarn et autorisé à me rendre sur leur rucher pour comprendre et connaître la manière de travailler des apiculteurs français.
Ceux-ci ont eu la gentillesse de mettre deux ruches à ma disposition et dès ma première saison, j’ai extrait environ 50 kilos de miel de ces deux ruches.
M’occuper de ces ruches a été d’un grand secours moral pendant cette période difficile et récolter ce miel, une grande fierté.
J’étais surtout un activiste médiatique pacifiste luttant pour la cause du peuple Amazigh (berbère) victime d’oppression.
Ce sont les persécutions subies et liées à cette activité qui me valent d’être dorénavant en France avec ma petite famille.
Nouvelles du rucher - Saison 2025
Bonjour à toutes et tous,
La saison apicole 2025 touche à sa fin, et il est temps pour moi de vous partager quelques nouvelles du rucher.
Le printemps a démarré sous de très bonnes conditions, avec une belle activité sur les acacias et les fleurs sauvages.
Les colonies étaient particulièrement dynamiques, et les butineuses très présentes sur les zones naturelles autour du Tarn. Un début de saison encourageant !
L’été a été riche en nectar : la récolte de miel a été très satisfaisante, avec un miel parfumé et doré, résultat du travail acharné de nos abeilles.
Malheureusement, la saison n’a pas été sans difficultés.
J’ai perdu quelques ruches à cause de la pression du frelon asiatique et du varroa, deux ennemis redoutables pour nos colonies.
Actuellement, je prépare les ruches pour l’hiver :
- Réduction des entrées pour limiter les intrusions,
- Traitements contre le varroa,
- Et constitution des réserves pour que les colonies passent l’hiver dans les meilleures conditions possibles.
Merci à toutes et tous pour votre soutien fidèle.
C’est grâce à vous que cette belle aventure apicole continue, saison après saison.
À très bientôt pour de nouvelles nouvelles du rucher
Osama AHLASA


Le Rucher Terre d'Accueil
J'ai 22 ruches dadant et 4 ruchettes à aujourd’hui.
Elles sont situées dans quatre ruchers différents dont trois à Rabastens et un à Couffouleux.
Les récoltes espérées sont du miel de printemps, du miel toutes fleurs et du miel de tournesol.
L'apiculteur : Anne-Laure FORGERIT
Installée au cœur du Marais Breton Vendéen à Notre Dame de Monts, la miellerie « Au pré des abeilles » est née en 2017.
Le Marais Breton est composé de différents paysages :
la forêt dunaire avec ses pins et ses chênes verts, le marais salé avec ses anciens marais salants,
le marais doux avec ses prairies et ses roselières et le polder avec ses cultures.
Il abrite au fil des saisons de nombreuses espèces rares et protégées, comme le hibou des marais,
la barge à queue noire, l’avocette élégante, le leste à grands stigmas, la loutre d’Europe …
Riche d’une grande biodiversité, ce territoire est classé en zone Natura 2000 et en Zone Naturelle
d’Intérêt Ecologique Faunistique et Floristique (ZNIEFF).
Retour sur ma saison 2025 !
Chères marraines, chers parrains,
Cela fait un petit moment que je ne vous ai pas donné de nouvelles. Le temps passe vite et j’avoue ne pas être une super communicante…
Après une saison 2024 compliquée, 2025 s’est heureusement bien passée. Le printemps a été favorable pour les abeilles, avec pluie et soleil au rendez-vous !
Ma production de miel est donc correcte et j’en suis très contente. J’ai fait une belle récolte de miel de printemps ainsi que de miel de châtaignier. J’ai même récolté du miel d’acacia, ce qui ne m’est arrivé qu’une seule fois depuis mon installation.
Bien sûr, tout n’est pas parfait et tout n’est pas facile. J’ai essayé de faire du miel de tournesol et de sarrasin, mais malheureusement, les vagues de chaleur successifs de l’été et le manque de précipitations ont eu raison de ces miellées.
L’arrivée précoce et en grand nombre des frelons asiatiques sur les ruchers m’a contrainte à revoir ma stratégie d’hivernage des colonies. J’ai déplacé les colonies les plus touchées pour constituer des ruchers plus importants. Je n’ai pas encore de certitudes sur l’efficacité de cette stratégie, mais je me dis que plus les ruches sont nombreuses au même endroit, moins l’impact sur chaque colonie est important. On verra bien… En attendant, je reste vigilante quant au piégeage des frelons asiatiques, qui représentent une véritable source de stress pour nos abeilles et pour nous, apiculteurs. Au-delà de cela, ces frelons menacent également notre biodiversité.
Je vous remercie encore pour votre soutien et je vous souhaite à tous un bel automne !
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Le Rucher Au Près des abeilles
J’ai eu mes premières ruches en 2008, petit à petit le nombre de ruches a augmenté et aujourd’hui j’en possède environs 200.
J’ai décidé de faire de l’apiculture mon métier car cela me permet de travailler dans, avec et pour la nature.
J’ai la chance d’être sur un territoire où il y a beaucoup de prairies naturelles et peu de grandes cultures.
Je peux ainsi pratiquer une apiculture qui correspond à mes valeurs, c’est pourquoi je me suis engagée dans une certification agriculture biologique.
Mes ruchers sont de petite taille, entre 12 et 16 ruches en général.
Mes abeilles butinent la multitude de fleurs sauvages présentes dans les prairies :
renoncules, crépis, guimauves, ...
Le miel « de prairie » qu’elles produisent cristallise rapidement, il est parfumé et long en bouche.
L'apiculteur : Dominique HARDOUIN
Suite à une carrière de technicien au sein de France Télévision, j'ai entamé une reconversion professionnelle en avril 2019.
J'ai démarré cette activité en 2010 de façon totalement amatrice pour augmenter les récoltes de mon potager.
Puis progressivement, j'ai augmenté mon cheptel.
Aujourd'hui, je m'occupe d'environ de 120 ruches et grâce notamment à votre soutien je souhaite devenir apiculteur à titre principal cette année.
Ainsi, avec mes abeilles, je vole de floraisons en floraisons au gré des saisons.
De la plaine des Maures aux monts des Cévennes en passant par le Verdon, je récolte chaque année un large panel de miels.
Bonne année 2026
Chères Marraines, chers Parrains,
Je tenais tout d’abord à vous souhaiter de très belles fêtes de fin d’année 2025 ainsi que tous mes vœux de bonheur pour 2026.
Cela fait un moment que je ne vous ai pas donné de nouvelles de vos abeilles. Je m’en excuse et vais donc vous raconter tout ce qui s’est déroulé durant la saison.
En sortie d’hiver, début mars, le temps étant clément, les ruches situées entre l’ouest du massif des Maures (au nord de Toulon) et Menton étaient déjà en pleine activité. Les colonies étaient très populeuses, les butineuses ramenaient beaucoup de pollen et de nectar. Sur cette zone géographique, j’ai donc décidé de commencer à ajouter des hausses de récolte afin d’espérer produire du miel de bruyère blanche arboricole ou du miel de maquis.
Un peu plus à l’ouest, dans les garrigues bucco-rhodaniennes et varoises, les colonies lambinaient et se développaient très lentement, car la floraison des romarins n’était étrangement pas abondante. Ce manque de fleurs a créé une carence en pollen dans les ruches, limitant leur développement. J’ai donc pris la décision de rapatrier toutes ces ruches à la maison pour les soutenir en leur donnant des cadres de miel et de pollen que j’avais conservés de la saison précédente. Lorsqu’elles auront repris un peu de vigueur, ces colonies me permettront de faire de nouveaux essaims afin de remettre à flot, voire d’augmenter, mon cheptel.
Avril, mai : pour nous, apiculteurs, ce sont les deux mois les plus importants.
La première partie de mon cheptel est en pleine activité. Les ruches vrombissent et je cours de rucher en rucher pour rajouter des hausses de récolte. Sur certaines d’entre elles, je suis même obligé de faire des essaims pour éviter l’essaimage, tant elles se développent rapidement. Cette récolte de printemps s’annonce prolifique.
À la maison, les colonies se sont également bien développées. J’ai pu faire pas mal d’essaims et, doucement, je commence à mettre des hausses sur les ruches les plus fortes. Le seul problème rencontré est qu’une trentaine d’essaims sauvages sont venus squatter des ruches vides que j’avais préparées… merci quand même à Dame Nature.
Mais toute cette suractivité me laissait penser qu’un souci climatique se préparait.
Mi-mai, patatras : les filles l’avaient senti venir. Un épisode pluvieux de quinze jours, suivi d’une canicule début juin. Tout s’arrête brutalement. Les plantes se mettent en mode veille et, du coup, les abeilles peinent à trouver du nectar et du pollen. Une canicule début juin, c’est exceptionnellement tôt, ce qui n’est pas très réjouissant pour l’avenir. Malgré tout, deux sites ne semblent pas trop impactés par ce phénomène.
Les Cévennes : les châtaigniers ont profité des quinze jours de pluie pour développer leurs chatons. Les arbres sont beaux, parés de mille fleurs mâles pleines de pollen et de fleurs femelles prêtes à s’ouvrir.
Menton : quel étrange lieu… Il n’y fait jamais très chaud, jamais très froid, une douceur parfaite, à faire pâlir d’envie l’Angevin que je suis.
Par conséquent, je décide de redéployer toutes mes colonies sur ces deux sites.
Juin : les récoltes se succèdent. Entre miel de maquis et miel de châtaignier, je pense avoir fait les bons choix, car elles sont abondantes. À la fin du mois, je dois décider du devenir des ruches situées dans les Cévennes, car là aussi la canicule a malmené la végétation, laissant peu de ressources aux abeilles. Bien que je pensais abandonner définitivement Valensole, je transhume finalement les ruches sur le plateau. Les lavandes sont particulièrement moches et sèchent, ce qui n’augure rien de bon.
À Menton, tout va bien. Les abeilles travaillent, même si le frelon commence à faire son entrée sur scène. Je commence donc à équiper les ruches et les ruchers de protections anti-frelons.
Juillet : les soucis arrivent. Une seconde canicule nous frappe, sonnant le glas des lavandes. La récolte fut bien maigre, à peine 20 % de la normale. Pour clore le tout, on m’a volé un des ruchers de Valensole, soit environ vingt ruches. J’avoue que je m’en veux beaucoup : je ne voulais pas y retourner, mais il est difficile de faire l’impasse sur le miel de lavande et c’est l’un des rares lieux exempts de frelons. J’ai cédé… grosse erreur. Je rapatrie donc toutes les ruches restantes du plateau vers Menton.
À Menton, l’activité a bien ralenti ; la seconde canicule a tout de même eu un impact ici. La bonne surprise vient de mes abeilles : elles se défendent énergiquement contre les attaques de frelons et je ne trouve sur le rucher que des cadavres de frelons. Affaire à suivre.
Août / septembre : les abeilles poursuivent leur combat contre le frelon. Pour la première fois depuis des années, je ne constate aucune perte pour le moment. Je pense que l’on tient le bon bout : toutes les colonies ont appris à se défendre et n’hésitent plus à attaquer le frelon.
Octobre / novembre : une douceur excessive s’est installée sur la région PACA et les floraisons se multiplient. Je laisse mes ruches les moins fortes à Menton, car la profusion de fleurs sur le site favorisera leur développement. Les autres colonies, je les dispatche de part et d’autre du massif des Maures, proches de chez moi. Durant les quinze derniers jours de novembre, j’ai progressivement hiverné tout ce petit monde et clos la saison.
Cette saison 2025 fut, comme les précédentes, mi-figue mi-raisin : de bonnes récoltes en début de saison, puis plus rien. Des changements climatiques brutaux et inquiétants, mais que les abeilles semblent maîtriser. Et surtout, la grande nouvelle : la défense héroïque des colonies face aux attaques de frelons. Ce dernier point me rassure et me redonne confiance.
Chères Marraines, chers Parrains, je vous remercie du fond du cœur pour votre soutien. Je suis impatient de redémarrer la saison 2026. Je vous adresse à nouveau tous mes vœux pour cette nouvelle année et, comme on dit ici :
Bon bout d’an.
Apicalement vôtre

Le rucher du Cannet des Maures
Ce rucher situé sur la commune du Cannet des Maures dans le centre Var, est au bord du massif des Maures. Cette terre anciennnement volcanique est scilicieuse et acide. On y trouve des plantes typiques des maquis, tel la bruyère blanche arboricole, la lavande stoecha, l'immortelle, etc...
Ce biotop remarquable, me permet d'y recolter du miel de maquis, de chataignier et quelques fois d'arbousier.
Que se passe-t-il ce mois-ci sur votre rucher ?
Toute l’équipe d’Un Toit Pour Les Abeilles vous souhaite une très belle année 2026.
Mais avant de se tourner vers cette nouvelle année, on avait envie de prendre un instant pour regarder le chemin parcouru ensemble en 2025.
Grâce à votre engagement :
• 64 848 000 abeilles ont été parrainées
• 8 250 parrainages ont vu le jour
• 27,232 tonnes de miel ont &eac...











































































































































































































