Durant l’été, je récupère des essaims dans les arbres en forêt de Fontainebleau et des Trois Pignons.
L’année suivante, je divise certains essaims, et aujourd’hui, je m’occupe d’une vingtaine de colonies d’abeilles, ce qui me suffit. Cet hiver, j’ai perdu quatre colonies. Je transhume mes abeilles au cœur des forêts de Fontainebleau et des Trois Pignons, en fonction des essences d’arbres et des fleurs présentes. Certains de mes essaims sont « forestiers à l’année », car je ne les déplace plus.
Mes abeilles profitent des fleurs de la forêt : aubépines, bourdaines, ronces, acacias (robiniers), tilleuls, châtaigniers, bruyères… Cette année, je vais aussi tenter le sarrasin chez un agriculteur bio.
En fonction de la météo et des floraisons, je récolte deux types de miels :
- Un miel d’Acacia : liquide et transparent, doux, aux arômes de fleurs et de fruits.
- Un miel de Forêt : liquide, plus sombre, au goût boisé, plus ou moins corsé, suivant la teneur en nectar de châtaignier.
A propos de David
« LA FORET, LES ARBRES, LES ABEILLES, LE MIEL »
Je suis garde forestier depuis une vingtaine d’années. Passionné par les arbres, il m’arrive de croiser des essaims d’abeilles dans les forêts dont je m’occupe.
Une récolte de miel sur le rucher d’un ami en forêt vosgienne va provoquer chez moi une révélation (malgré bon nombre de piqûres).
Pour moi, placer des ruches en forêt est un acte complémentaire à mon métier. D’un côté, je travaille à l’équilibre et la santé des forêts, de l’autre, je prends soin des abeilles. L’un ne s’épanouit pas sans l’autre, et les bénéfices sont mutuels.
Le bois et le miel ont en commun d’être des produits bruts et utiles sans transformation, et ça me plait.
Au printemps 2016, c’est décidé ! J’achète six essaims dans le Limousin. C’est Alain Levionnois, un ami apiculteur à Féricy, et également apiculteur du réseau Un toit pour les abeilles, qui me conseille et m’aide à démarrer.
Et toujours sur ses précieux conseils, j’intègre Un toit pour les abeilles en 2018 pour proposer mes ruches en parrainage.
J’ajoute ainsi un nouveau trait d’union : Forêt, arbres, abeilles, miel et … Parrains !
Dernières actualités de David
Chères marraines, chers parrains,
Je vous souhaite ainsi qu’à vos proches une excellente année 2026 !
Que cette nouvelle année vous apporte santé, épanouissement personnel et professionnel, ainsi que de beaux projets, tant individuels que collectifs.
Cet hiver, pour ma part, n’est pas synonyme de repos au rucher. Alors que les abeilles restent « grappées » à l’intérieur de la ruche, je suis en plein rush pour préparer la saison qui s’annonce.
J’ai été retardé dans mes envois de colis suite à une blessure à la main, mais tout est rentré dans l’ordre et je retrouve désormais une totale liberté de mouvement.
Les activités hivernales au rucher sont indispensables et permettent une reprise sereine de la saison apicole dès le mois de mars. Actuellement, je répare le matériel abîmé, cire les cadres et les prépare pour les insérer dans les ruches au printemps.
La colonie, qui reprend peu à peu son développement, aura besoin d’un espace de ponte suffisant pour accueillir les œufs de la reine. La ponte a déjà bien repris, et les abeilles effectuent parfois des vols de propreté ou récoltent le pollen des noisetiers, une ressource précieuse pour nourrir les larves en hiver.
C’est également le moment de protéger le bois des ruches et des hausses à miel contre les intempéries avec de l’huile de lin, et de débroussailler les abords du rucher. Enfin, je fais l’inventaire du matériel nécessaire à la reprise d’activité prévue mi-mars.
C’est une période très excitante pour l’apiculteur, impatient d’ouvrir ses ruches pour les visites estivales. Je vous adresse quelques photos du rucher sous la neige début janvier.
Vous aurez rapidement des nouvelles des abeilles, dès qu’elles sortiront à nouveau des ruches pour butiner les fleurs. D’ici là, prenez soin de vous et de vos proches… et n’oubliez pas de manger du miel crémeux !
Les prochains colis seront composés du miel des fleurs d’été, doux et fruité.
À très vite pour d’autres nouvelles des petites bêtes à miel.
Apicolement,
David

