Agriculture biologiqueLe rucher se trouve dans un petit village médiéval pittoresque de la région Poitou Charentes, dans la vallée de l'Argentor (nom de la rivière qui traverse le village), là où la vallée est la plus profonde.
Les ruches sont installées au beau milieu d'un bois composé de châtaigniers et d'acacias en grande partie.
On y trouve également des saules, merisiers et érables champêtres…
C'est un très bel environnement pour les abeilles.
Ma région à la flore diversifiée me permet de produire 5 variétés de miel les bonnes années.
Un miel de Printemps (Pissenlit Aubépine), mais aussi du miel d’Acacia, de Châtaignier, de Sarrasin et du Toutes Fleurs d'été.
Je transhume mes ruches de manière raisonnée dans un rayon de 40 km autour de la miellerie.
A propos de Matthias
Je pratique l'apiculture depuis mon enfance.
Mon père, était lui-même apiculteur amateur.
J'ai eu aussi la chance d'assister un apiculteur sur l'île de La Réunion où j'ai vécu un moment.
Il possédait une centaine de ruches. C'est de lui qu’est née ma vocation d'en faire ma profession.
En 2007, j'ai sauté le pas et j’ai passé une formation (Brevet Professionnel) à Auterrive près de Toulouse.
J'ai appris la profession auprès d'un maître de stage dans le Gers, lui-même passionné par les abeilles.
Ensuite, j'ai travaillé chez différents professionnels, et ma route m'a mené en Charente sur la terre de mes ancêtres, où j'ai décidé de m'installer.
En 2012, j'ai donc pris le statut d'exploitant agricole et je me suis lancé pleinement dans l'aventure.
L'hiver suivant fût catastrophique, car 80% de mon cheptel a disparu dans des conditions plus que suspectes... De 200 ruches, je passais à 40 le printemps suivant.
Depuis, je m'acharne à tenter de reconstituer mes ruches perdues.
Certaines années plus favorables succèdent à d'autres moins belles, voire catastrophiques, ce qui rend le métier un peu difficile, bien que nécessaire et passionnant !
L'apiculture est pour moi bien plus qu'un travail, c'est une passion et un mode de vie.
L'Abeille est un symbole de notre ère, la protéger c'est protéger l'humanité et la nature dans leur ensemble.
Echouer à la préserver serait à mon sens le signe de notre incapacité à vivre harmonieusement sur cette planète.
Dernières actualités de Matthias
Le temps des toits enneigés semble bien loin…
Je me remémore l’hiver qui suivit mon installation en Charente, en 2009. Les températures avoisinaient alors les –10 °C pendant de longues semaines, et mes pas laissaient de profondes empreintes autour des ruches lors de mes visites inquiètes. Le jeune apiculteur que j’étais ne se doutait pas encore que le froid n’était finalement pas le pire ennemi des abeilles, loin s’en faut.
Aujourd’hui, une brume humide flotte presque en continu dans l’air. Ce sont désormais dans la boue que mes pas s’impriment, et je me contente des rares périodes de froid permettant aux colonies d’entrer réellement en hivernage. Cette phase est cruciale : l’arrêt de ponte de la reine — dont les larves sont l’hôte du redoutable Varroa destructor — offre une courte fenêtre pour faire chuter la pression du parasite et ainsi favoriser le bon développement des colonies pour la saison à venir.
La hausse des températures entraîne également une consommation accrue des réserves, car les abeilles restent actives alors qu’elles devraient idéalement se contenter de former une grappe compacte autour de la reine, afin de maintenir la chaleur nécessaire à leur survie. Ma vigilance se concentre donc principalement sur la présence suffisante de nourriture dans chaque ruche, en attendant les premières rentrées de nectar, qui accompagneront la floraison des saules et des pissenlits.
En attendant le printemps, je répare, nettoie et prépare le matériel pour la saison à venir, avec toujours le même espoir : voir bientôt les ruches populeuses et généreusement chargées de miel. La joyeuse activité printanière autour des ruches cédera, comme toujours, à l’incertitude de l’hiver, et le bourdonnement plein de promesses de nos petites abeilles accompagnera chacune de mes visites.
Je vous souhaite à toutes et à tous une très belle saison 2026,
et vous dis à très bientôt pour des nouvelles de nos protégées.
