Entrée en hivernage par Pascal B.
Avec l'avancée dans l'automne et la baisse des températures, la végétation n'offre plus suffisamment de ressources aux abeilles, du coup elles ne sortent quasiment plus que pour chercher un peu d'eau.
Les visites post tempètes nous ont permis de dégager les arbres qui étaient tombés parmi les ruches.
Les frelons asiatiques ont eu du mal à se développer cette année du fait de conditions défavorables (froid tardif, sécheresse induisant peu de ressources nutritives,...).
Toutefois, ils ont commencé à apparaitre devant les ruches à partir de mi-octobre, mais moins préoccupant qu'a l'habitude car les colonies avaient déjà constitué leur réserves hivernales et la majorité des abeilles d'hiver étaient pondues et même nées.
Néanmoins, comme les frelons recherchent de la nourriture pour s'engraisser en vue de l'hiver, ils pillent les figues, raisins et pommes tardives.
Ils continuent également de roder près des ruches, et de capturer les abeilles qui passent à leur portée; certains profitent pour s'introduire dans les ruches lorsqu'ils trouvent une petite entrée.
Il faut comprendre que les abeilles se sont installées en grappe pour l'hiver et les entrées des ruches ne sont plus gardées comme c'était le cas les mois passés.
J'ai remarqué que lorsq'un frelon rentrait dans une ruche les abeilles, réagissent et doivent s'en occuper à l'intérieur car je ne les vois pas toujours ressortir...
Les premières gelées vont apparaitre en milieu de semaine, et les frelons devraient commencer à s'enterrer jusqu'au printemps.
Les premières gelées indiquent également le début d'un hivernage des colonies plus profond et les ruches n'auront plus d'activité.
Le frelon asiatique n'est pas la seule cause de mortalité des colonies d'abeilles.
En effet, comme pour les humains, la mondialisation économique à induit la modialisation des maladies et parasites.
De nombreux virus sont présents dans les colonies d'abeilles et ils contribuent de manière importante à l'augmentation de la mortalité des abeilles.
Une quinzaine de virus/maladies sont identifiés comme responsable de la disparition des colonies. Comme pour les humains, il n'y a pas nécessairement méthodes et de traitements disponibles pour indentifier et traiter ces maladies.
Lorsqu'une colonie perd beaucoup d'abeilles, le volume d'abeilles restant est parfois trop petit pour produire suffisamment de chaleur pour survivre et les abeilles meurent de froid.
Nous croisons les doigts chaque hiver en espérant que nos ruches passeront cette épreuve avec succès.
Ce n'est que début mars que nous pourrons faire le bilan.