Un hiver rude pour les abeilles par David et Karine D.
Un tour sur les ruchers nous a permis de constater l'état des ruches au sortir de l'hiver. Nous avons regretté un taux de mortalité conséquent sur nos ruches cette saison, avec environ 20 % de perte sur l'ensemble du cheptel. Pour les ruches concernées, ce sont les reines qui n'ont pas résisté à l’hiver, ce qui a la résultante de créer des ruches dites « bourdonneuses »*. *Qu'est-ce qu'une ruche bourdonneuse ? La reine inhibe le développement des ovaires des ouvrières. A la disparition de la reine, certaines abeilles se mettent à pondre des œufs non fécondés, donnant naissance aux faux bourdons. Le faux bourdon est donc investi du rôle de « porteur de gênes » mais n'a pas de fonction attribuée au sein de la ruche. Il circule ainsi, librement d'une ruche à l'autre, assurant le brassage génétique. Ainsi, afin d'éviter la perte de la colonie due au vieillissement des ouvrières, on peut : - Soit disperser les mâles sur les autres colonies afin de renforcer les ruches voisines - Soit réunir un nouvel essaim avec une reine, aux abeilles orphelines restantes. La perte des colonies cet hiver n'est pas si catastrophique, cela reste une moyenne basse. Cela peut être dû à une arrière-saison douce en 2013 avec un essaimage tardif d'où ce vieil adage : « Essaim de Mai vaut un char de blé. Essaim de Juin vaut un char de foin. Essaim de Juillet ne vaut pas une miette. » Actuellement, les abeilles ressortent butiner du pissenlit et du prunelier sauvage. Les essaims nouveaux de l'an passé ont été nourris et nous nous attelons au développement des essaims pour repeupler les ruches décimées.