bilan de la saison par Camille D.
Chers Parrains,
C’est toujours un soulagement quand la partie intense de la saison de production de miel prend fin.
Le corps et l’esprit peuvent se reposer et c’est justement en se posant que l’on prend conscience de la fatigue physique et morale accumulée.
Si on peut se reposer, c’est que les abeilles se portent bien.
Les réserves accumulées, ajoutées à la miellée de lierre qui va venir seront largement suffisantes pour assurer un bon hivernage.
Les ruches malades ou bien présentant un état sanitaire préoccupant ont été visitées, soignées, renforcées.
Si nécessaire, la reine a été changée afin de partir sur une meilleure génétique en ce qui concerne la propreté et donc la gestion des agents pathogènes de la ruche.
Le bilan de la saison est assez mitigé.
Le printemps a été très beau au démarrage, initiant une forte fièvre d’essaimage.
C’est à dire que la plupart des essaims cherchaient à se diviser en deux et à s’envoler… cela a occasionné deux semaines de travail très intense pour limiter l’essaimage.
Les miellées estivales ont été correctes dans l’ensemble.
Depuis 2 ou 3 ans, la canicule s’installe de façon plus régulière et les abeilles peinent à trouver de l’eau afin de boire et de refroidir la température à l’intérieur de la ruche.
Les miellées sont moins prolifiques, le manque de pluie amène les plantes à produire moins de nectar et à garder leur eau pour leur survie.
Enfin, le paysage est fortement affecté, brûlé, morne.
Le travail au rucher gagne fortement en pénibilité.
L’apiculteur se retrouve rapidement en nage, les courbatures sont plus fortes le soir de part la perte d’eau et on a parfois une envie impérieuse de se mettre à l’ombre et de ne plus revenir au soleil.
Merci pour le soutien que vous apportez aux abeilles à travers votre parrainage.
Camille Dubray.