L'aventure continue par Dominique H.
Chères Marraines, chers Parrains,
Le printemps avait pourtant très bien commencé ! 🌸🐝
Les colonies se sont développées à toute vitesse et les premières récoltes ont été particulièrement belles. Pendant quelques semaines, tout semblait réuni pour faire de 2026 une excellente année apicole.
Mais, comme souvent ces dernières années, la météo est venue mettre son grain de sel.
Les canicules successives ont considérablement compliqué la donne. Avec la chaleur et le manque d’eau, les floraisons se sont rapidement arrêtées et, sur une grande partie de mes ruchers, les abeilles ont eu de plus en plus de mal à trouver suffisamment de nectar et de pollen.
Deux endroits ont malgré tout réussi à tirer leur épingle du jeu.
Tout d’abord les Cévennes, où les températures sont restées un peu plus supportables. Les châtaigniers ont plutôt bien résisté et les filles ont pu travailler dans de bonnes conditions. La récolte de miel de châtaignier a donc heureusement été au rendez-vous. 🌰🍯
Et puis Menton… toujours Menton ! 😊
Ce lieu continue à m’étonner. Il n’y fait jamais vraiment chaud, jamais vraiment froid. Alors que partout ailleurs la végétation souffrait de la canicule, là-bas les floraisons ont continué et les abeilles ont réussi à trouver de quoi travailler.
À Valensole, en revanche, ce fut une tout autre histoire.
Il faut dire que le nom est plutôt bien choisi : le « val ensoleillé » est déjà habituellement un endroit particulièrement chaud. Mais cette année, avec les canicules successives, les lavandes étaient extrêmement sèches et la récolte a été la plus faible que j’aie jamais connue. J’ai réussi à sauver un peu de miel de lavande, mais bien peu par rapport à une année normale. 💜🐝
Je commence donc sérieusement à me demander si je continuerai à transhumer des ruches sur le plateau dans les années à venir. Malheureusement, je vois difficilement comment la tendance pourrait s’inverser.
Aujourd’hui, c’est un autre combat qui m’occupe : le frelon asiatique.
Et, ironie du sort, c’est justement à Menton que la pression est la plus forte. Dans les secteurs ayant subi les plus grosses chaleurs, le frelon semble lui aussi avoir souffert. À Menton, avec son éternel climat tempéré, il se porte en revanche très bien… un peu trop bien même !
La pression sur les ruches est actuellement impressionnante.
J’ai donc sorti l’artillerie lourde. Les harpes anti-frelons que j’utilisais jusqu’à présent étant finalement d’assez mauvaise facture, j’ai décidé d’en fabriquer moi-même. J’en ai installé plusieurs sur le rucher, accompagnées de nouveaux pièges et de quelques systèmes un peu bizarres destinés à empêcher les frelons d’entrer dans les ruches.
Comme vous pouvez le voir sur les photos, je teste actuellement différentes solutions.
Pour le moment, cela semble plutôt bien fonctionner malgré la très forte pression. J’espère donc réussir à préserver les colonies sur ce site. Dans le pire des cas, il me restera toujours la possibilité de déménager les ruches, mais j’aimerais vraiment éviter d’en arriver là : Menton reste un site assez exceptionnel par la diversité et la durée de ses floraisons. 🌿🐝
La saison n’est donc pas encore terminée et, une fois de plus, les filles et leur apiculteur vont devoir s’adapter !
Merci encore à toutes et à tous pour votre fidèle soutien. 💛
À très bientôt pour la suite de nos aventures apicoles !
Apicalement vôtre,
Dominique 🐝


