La saison du miel se termine et l’hiver se prépare. par Frédéric W.

Frédéric W.

Bonjour à toutes, et à tous,

 

La saison du miel se termine et l’hiver se prépare.

La récolte d’été, contrairement à celle de printemps, n’a pas amené de bonne surprise.

La chaleur s’est intensifiée, comme nous le craignions ; la pluie a disparu en emmenant avec elle les fleurs et le nectar du miel d’été.

La miellée du châtaignier en début d’été a encore été un peu épargnée. Faible mais existante, elle a permis la dernière réelle récolte de la saison.

La sècheresse qui a suivi n’a pas permis de conserver assez de fleurs pour que les abeilles puissent en mettre dans les hausses. Il n’y aura donc pas de miellée pour la bruyère Erica, très peu pour les fleurs d’été.

Les essaims ont diminué et les reines ont énormément ralenti leur ponte. Non seulement les hausses ont été quasiment vidées pour compenser l’absence des rentrées de nectar mais il a fallu surveiller les cadres de couvain qui ont fortement diminué quand ils n’ont pas disparu.

En l’absence de nectar, les reines arrêtent de pondre, le couvain disparait, la taille des essaims dans les ruches diminue et la famine guette les ruches trop faibles.

A cela s’ajoute le varroa qui a continué à se développer et parasiter le peu de couvain qui restait. Les larves et les abeilles naissantes étant parasités, si rien n’était fait, la faiblesse et le risque de maladie seraient venus s’ajouter aux risques de famine.

Il a fallu à la fois traiter contre le varroa et nourrir massivement toutes les ruches pour éviter une hécatombe en fin d’été. C’est un passage délicat car le traitement aux huiles essentielles de thymol empêche les abeilles de se nourrir. Il a fallu naviguer entre ces deux nécessités vitales pour les ruches. Nous arrivons en fin de période là aussi.

Il semble que les essaims soient maintenant à la fois débarrassés d’une bonne partie de leurs parasites .

L’hiver se prépare donc activement.

La ponte des reines reprend petit à petit, avec la baisse toute relative des températures, et le retour d’une certaine humidité (la chaleur est tout de même encore visible sur les photos car beaucoup d’abeilles restent dehors car il fait trop chaud dans les ruches …)

Les frelons sont aussi là mais la pression qu’ils exercent est gérable.

Si elle reste à ce niveau l’impact sera plutôt limité.

Nous faisons notre maximum pour ne pas qu’elle augmente : vous pouvez voir sur les photos jointes la harpe électrique qui les électrifie quand ils passent dedans et un frelon en vol stationnaire devant la ruche en train d’attendre des abeilles qui reviennent pour les attraper et les emmener comme nourriture pour leurs larves.

Voilà pour les nouvelles de cette mi-saison, entre miellées d’été et hivernage. Une fois de plus l’année a été atypique, bien particulière et délicate à gérer.

Heureusement les gros incendies nous ont pour le moment épargné.

 

A bientôt pour d’autres nouvelles du petit peuple et encore merci pour votre soutien !

 

Frédéric et Evelyne.

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