Enfin une amélioration ? par Frédéric W.

Frédéric W.

Une évolution qui porterait enfin ses fruits ?

Bonjour à tous,

Le printemps touche à sa fin, et l’été commence à pointer le bout de son nez.

Ce printemps représentait beaucoup d’espoir, après deux années très difficiles mais un hiver qui s’était plutôt bien terminé. Les rentrées de pollen ont commencé dès février, et les colonies semblaient dynamiques. Nous étions néanmoins tout juste à l’équilibre en termes de pertes hivernales : le nombre de ruches perdues en février correspondait exactement au nombre de ruchettes de remplacement que nous avions préparées avec de nouveaux essaims.

Dès que les conditions l'ont permis, nous avons effectué les visites de printemps pour évaluer l’état réel des colonies survivantes. Globalement, nous avons trouvé des populations actives, avec des reines ayant repris la ponte correctement, mais un manque flagrant de provisions. Malgré des journées douces et une belle diversité florale, les pertes ont continué, principalement en raison de famines que nous avions pourtant anticipées et signalées dans notre dernier bulletin.

Pour garantir la qualité du miel produit, nous ne nourrissons pas les ruches une fois les premières hausses posées. Ce nourrissement est normalement compensé par les premières grandes floraisons printanières (prunelier, colza, saules, cornouiller, aubépine, acacia...). Cette année, cela n’a pas suffi. Les vents du nord, les nuits froides et l’instabilité climatique (alternance de chaleur et de « gouttes froides ») n’ont pas permis aux abeilles de faire suffisamment de réserves pour soutenir le développement du couvain. Résultat : 5 ruches supplémentaires ont été perdues.

Heureusement, certains ruchers ont mieux résisté. Nous avons pu nettoyer les ruches vides et y installer les essaims que nous avions préparés l’an dernier. Tous ont survécu à l’hiver, même si certains peinent encore à retrouver leur pleine forme.

Avec la remontée progressive des températures, les jeunes abeilles ont pu naître et renforcer peu à peu les colonies, juste à temps pour la floraison de l’acacia. Bien que les conditions climatiques n’aient pas été idéales, elles ont tout de même permis une floraison correcte, et surtout, une accalmie du vent du nord, favorisant la production de nectar. En quelques jours, la plupart des ruches ont pu faire des réserves et monter dans les hausses pour y stocker du miel.

Pour la première fois depuis deux ans, malgré les difficultés hivernales, nous aurons du miel d’acacia !
Les évolutions de nos méthodes de travail commenceraient-elles enfin à porter leurs fruits ?

Côté frelons, nous avons déjà observé quelques vols autour des ruches. Leur présence reste encore ponctuelle, sans réelle pression pour le moment, mais ils sont bien là.

Voilà, en quelques mots, où nous en sommes à la sortie de l’hiver.
Le miel d’acacia récolté devrait permettre aux colonies de mieux aborder les prochaines miellées — bourdaine, châtaignier, ronces — si la chaleur ne compromet pas tout. Nous le saurons dans les toutes prochaines semaines...

Nous remercions une nouvelle fois chaleureusement nos parrains et marraines, ainsi qu’Un Toit Pour les Abeilles pour leur soutien fidèle, essentiel pour nous… et pour elles.

En pièces jointes, deux photos illustrant des aspects marquants de ce printemps 2025 :

  • Des ruches déjà dotées de hausses dès le début de la saison, signe d’un espoir renouvelé.

  • Le rassemblement d’apiculteurs auquel nous avons participé il y a quelques semaines à Bordeaux, contre la loi Duplomb, qui menace de faire reculer la protection des abeilles (avec notamment un risque de réintroduction des néonicotinoïdes dans les cultures).

À très bientôt pour la suite,
Frédéric et Evelyne

  

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