Fin d'été 2025 par Frédéric W.

Frédéric W.

Espoirs déçus !

Bonjour à tous,

L’été s’achève… et avec lui la saison apicole.
Dans notre dernier message, nous évoquions les floraisons de bourdaine, châtaignier et ronces qui s’annonçaient prometteuses… si la chaleur ne venait pas tout compromettre. Malheureusement, cette phrase s’est révélée quasi prémonitoire.

Les trois vagues de canicule de l’été ont marqué un tournant. Si les ronces ont abondamment fleuri, bourdaine et châtaignier ont été inexistants. Même la bruyère Erica, pourtant emblématique du Médoc, a coloré les sous-bois sans produire assez de nectar. Résultat : très peu de miel récolté, juste de quoi maintenir les colonies à flot et éviter la famine.

Ces fortes chaleurs ont aussi mis les ruches à rude épreuve. La cire fondant dès 37/38 °C, les abeilles ont dû consacrer beaucoup d’énergie à refroidir la ruche et protéger leur couvain, aidées par nos dispositifs de protection. Les journées à plus de 40 °C (et jusqu’à 50 °C au soleil) ont été critiques.
Hors canicule, la situation n’était guère meilleure : fleurs brûlées, végétation abîmée, disette prolongée. Dans ces périodes, la reine cesse de pondre, le nombre d’abeilles diminue et certaines ruches risquent même l’extinction ou l’essaimage de sauveté.

Le bilan est donc contrasté :

  • Côté récolte : très faible, au point que nous avons dû acheter du miel local (notamment de bruyère Erica) auprès d’apiculteurs voisins pour assurer vos colis d’automne.

  • Côté colonies : malgré les difficultés, les ruches ont résisté grâce aux nourrissements et aux protections mises en place. Nous avons même pu préparer une vingtaine de ruchettes avec de jeunes reines pour compenser d’éventuelles pertes hivernales.

Nous avons également lancé les traitements naturels à l’acide oxalique contre le varroa, et la lutte contre le frelon asiatique est bien engagée. Petite consolation : la chaleur et le manque de nourriture semblent avoir aussi réduit la pression des frelons cette année.

Depuis quelques jours, la pluie est revenue.

Nous espérons que la bruyère callune, l’arbousier, les asters sauvages et les fleurs des champs permettront enfin aux colonies de constituer leurs réserves d’hiver.

Les semaines à venir seront décisives pour juger si nos efforts portent leurs fruits, au moins du côté du maintien des populations.

Vous trouverez ci-joint quelques photos, prises en 2023, qui montrent les dispositifs que nous mettons désormais en place chaque été pour protéger les abeilles des chaleurs extrêmes.

Bien à vous,
Frédéric et Evelyne

    

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