Quelques mots avant la prochaine expédition de cet automne... par Philippe C.
Bonjour à toutes et à tous,
Malgré une tendance à la sécheresse au printemps, quelques averses opportunes ont maintenu la flore herbacée en forme, et permis de bonnes montées de nectar.
Pour la première fois depuis plusieurs années nous avons pu faire une récolte satisfaisante de miel de printemps -thym et montagne (toutes fleurs des Gorges de Daluis)- avant les transhumances.
De généreuses pluies mi-juin ont contribué, avec la canicule qui a suivie, à créer des conditions optimum sur la lavande et une bonne récolte sur le châtaignier.
Enfin des abeilles et des apiculteurs contents ! Les amateurs de bons miels aussi !
Pas de sarriette cette année, floraison trop précoce qui l'a exposée à la sécheresse estivale.
En haute montagne, à Valberg 1700m, les nuits froides de fin Août et septembre ont laissé les ruches au bord de la disette : heureusement que nous gardons toujours des réserves plus que suffisantes aux abeilles !
Nous avons pris le risque de les descendre plus tôt, malgré la menace des frelons asiatiques, sur notre rucher d'hivernage dans l'Esterel où elles renaissent en butinant le romarin, la callune et les arbousiers dont les clochettes florales commencent à s'ouvrir.
Nous faisons la guerre aux frelons manu militari, et avec des pièges, pour faire baisser la prédation et le stress qu'ils engendrent.
Des harpes électriques devraient bientôt entrer en action contre les envahisseurs voraces.
Une année apicole plutôt réjouissante après plusieurs années de lutte pour la survie.
Attendons la fin de l'hiver avant de nous enthousiasmer.
La Nature est capricieuse et son dérèglement causé par l’égoïsme et l'inconséquence humaine, la prévalence de l'intérêt particulier sur l'intérêt collectif, l’appât du gain à court terme antagoniste de la gestion durable, maintient l'agriculture, et l'apiculture en particulier, dans une situation de fragilité face aux incertitudes croissantes de l'avenir.
Tant qu'il y a de la vie , il y a de l'espoir.
Tant qu'il y aura des reines d'abeilles qui passent l'hiver, il sera possible de croire dans une renaissance printanière dont les abeilles sont la plus extraordinaire et enthousiasmante manifestation.
Bonne dégustation à tous pour un hiver sans rhume et sans toux.
Fraternellement
Philippe