L'hiver 2020 printemps 2021 par Yves R.
Bonjour à tous,
Un hiver presque « normal » Quand on est apiculteur (ou agriculteur), on est accroc à la météo…
« Alors que 2020 est sur le point de devenir l'année la plus chaude jamais enregistrée en France, ces prochains mois vont-ils être en mesure d'apporter un peu de fraîcheur ou de froid, à l'image d'octobre ? » commentait un site météo en novembre 2020.
En effet, début novembre, l’hiver était à peine engagé. (Voir la photo de ruches avec de la végétation et un ciel bleu) Mais, les températures basses se sont finalement imposées en début d’hiver. Cet hiver est un peu plus « normal » que les années précédentes ; c’est-à-dire légèrement plus rigoureux : avec des périodes froides -qui n’ont pas duré- et de la neige -qui n’a pas tenue bien longtemps en plaine. Les incidences d’un hiver plus frais sont multiples : - La végétation a beaucoup moins d’avance que les années précédentes, - Les colonies d’abeilles sont restées « en grappe », et - Les risques d’un retour de froid en plein printemps pourraient être moindre. J’ai en mémoire, ces dernières années, toutes sortes d’incidents météorologiques qui ont impactés lourdement mon activité apicole : - Le printemps 2019, qui a été le plus froid depuis 40 ans et a compromis le développement des colonies dans une période cruciale, - Des hivers très doux, qui avancent le début des premières floraisons tellement tôt, que les abeilles -qui sortent seulement quand il fait 12 à 14 °- ne les butinent même pas. - … Cet hiver plus « normal », laisse entrevoir un printemps qui pourrait être lui aussi plus « normal ». Mais, ce genre de pronostique reste très fragile, tellement le climat n’en fait qu’à sa tête, avec le dérèglement que notre civilisation a eu la très dangereuse envie de lui imposer. Les abeilles sont capables de passer des hivers rigoureux ; elles y étaient habituées, depuis des millénaires. Elles sont aussi capables de s’adapter au changement climatique, si la végétation n’en souffre pas excessivement. Or, en plaine et coteaux où sont mes ruches, il manque d’arbres et de forêts régulatrices du climat, en période de sécheresse, notamment. Donc, je resterai accroc aux bulletins météorologiques. Et, mon activité apicole restera ballottée par les immenses incertitudes climatiques à venir. Avec le soutien du réseau de parrainage cela est un peu plus viable. Je vous en remercie. Et, la flore –sauvage et cultivée- butinées par nos abeilles vous en remercie également ! J’invite également -celles et ceux qui le peuvent- à œuvrer pour la ré-végétalisation et particulièrement la reforestation de nos environnements. Seule chance de maintenir un cycle de l’eau efficient et de contenir la hausse en flèche des températures maximales ; donc de rester un peu résilient vis-à-vis du réchauffement climatique qui s’est engagé pour des décennies.
A bientôt,
Yves
En novembre 2020, il y avait encore de la végétation et un ciel bleu