Début d'été . par Thierry C.
Bonjour à toutes et à tous,
En ce premier jour de juillet, la canicule s’installe sur la France. Ce n’est déjà pas évident pour nous, humains… mais c’est encore plus difficile pour la faune et la flore.
On peut s’en plaindre, bien sûr — et on aurait raison — car ces phénomènes extrêmes deviennent malheureusement la norme. Mais pensons aussi à nos abeilles, et plus largement à toute la biodiversité. Eux n’ont rien demandé. Et pourtant, ils subissent de plein fouet les conséquences du dérèglement climatique.
Alors, que se passe-t-il concrètement pour elles pendant ces fortes chaleurs ?
J’ai quelques ruchers dans la plaine alsacienne, en lisière de forêt. Là, les abeilles bénéficient encore d’un peu de fraîcheur grâce à l’ombre et au micro-écosystème qui les entoure.
Plus près de chez moi, sur le piémont vosgien à 350 m d’altitude, il fait moins chaud, et les nuits redescendent sous les 20 °C. C’est plutôt agréable pour tout le monde. Mais passé 11h, les températures grimpent trop : le nectar sèche sur les fleurs, et les butineuses arrêtent de récolter. Elles se mettent alors à ventiler pour maintenir une température acceptable dans la ruche.
Et puis, j’ai aussi un rucher en montagne, à 900 m d’altitude, niché entre les sapins. Là-bas, c’est une autre ambiance : il y fait encore bon, le miellat est présent, et nos butineuses peuvent continuer à récolter ce fameux miel de sapin. Alors… wait and see !
La saison s’annonce plutôt correcte dans l’ensemble, et surtout : les colonies sont belles et en pleine forme. Et pour moi, c’est le plus important. Depuis toujours, je privilégie la santé des abeilles au rendement.
Après 14 années à leurs côtés, j’ai toujours autant de plaisir à m’occuper d’elles.
Merci à vous pour votre attention, votre soutien, et votre engagement.
Bel été à toutes et à tous, et prenez soin de ce qui nous entoure.
Amicalement,
Thierry