Nouvelles du rucher du Roussillon – Printemps 2026 par Mathieu C.
Bonjour à vous, marraines et parrains du rucher du Roussillon,
Le printemps a été plus chaud qu’attendu. Cette météo a favorisé une floraison précoce ainsi qu’un développement rapide des colonies, qui sont devenues fortes assez tôt dans la saison. Comme chaque année, quelques essaims ont pu être réalisés afin de maintenir le cheptel.
Toutefois, sur les deux emplacements utilisés ce printemps, plusieurs cas d’intoxication ont été constatés, notamment sur les essaims.
Pour vous expliquer : une intoxication liée à l’application de produits phytosanitaires sur les cultures céréalières entraîne, dans notre secteur, un fort dépeuplement des colonies.
Lorsqu’une ruche en activité est touchée, cela ralentit fortement son développement si l’impact reste modéré. Les abeilles peuvent être retrouvées mortes dans la ruche ou, selon les produits utilisés, désorientées et incapables de retrouver leur colonie. Dans les deux cas, la ruche s’en trouve affaiblie.
La situation est encore plus délicate pour les essaims. N’ayant pas encore de reine en ponte active, la perte de butineuses n’est pas immédiatement compensée : il faut attendre 21 jours après le début de la ponte pour voir naître les premières ouvrières. Moins de butineuses signifie donc des essaims plus fragiles, qui peuvent rencontrer des difficultés à se développer pour devenir des ruches de production.
Malgré ces difficultés, une première récolte de miel de printemps a pu avoir lieu, et j’espère qu’une seconde pourra être réalisée dans les prochaines semaines.
Pour les parrains qui ont déjà reçu leur miel : le « miel de printemps » est majoritairement un miel d’acacia. Toutefois, les analyses ont révélé la présence de pollen de colza dans ce lot. Pour cette raison réglementaire, il ne peut être commercialisé sous l’appellation « miel d’acacia » mais sous celle de « miel de printemps ».
Je vous précise néanmoins que ce miel possède toutes les caractéristiques gustatives d’un miel d’acacia.
De manière générale, les miels dits monofloraux (acacia, châtaignier, lavande…) ne sont jamais issus à 100 % d’une seule fleur. Ils sont désignés ainsi lorsqu’ils présentent une forte dominance en pollen et en nectar d’une même origine florale. Afin de lutter contre la fraude, des seuils précis sont définis pour distinguer les miels monofloraux des miels polyfloraux, même si, historiquement, les apiculteurs les identifiaient avant tout par le goût et l’expérience.
En espérant que vous ayez pleinement profité des belles journées de ce printemps.
Je vous donne rendez-vous dans quelques mois pour la suite des nouvelles du rucher et l’évolution de la saison.
Merci encore pour votre soutien 😊
Mathieu

