A quelque chose, malheur est bon... par Patrick F.
« A quelque chose malheur est bon… »
Voici, chères marraines et chers parrains un proverbe de circonstance cette année !
La sècheresse, amplifiée par des températures anormalement élevées, a stoppé la production de nectar de la plupart des fleurs. Par contre, cette situation a favorisé l’abondance des insectes "piqueurs-suceurs" tels les pucerons et par la même occasion la production de miellats. Ces insectes percent les végétaux pour en extraire la sève, en consommer les matières azotées et en rejeter les sucres sous forme d’exsudats. Les abeilles récupèrent alors cette substance sur les arbres pour la transformer à la ruche. Les miels qu’elles en élaborent et que l’on qualifie de miels de miellat (de sapins, de chênes ou de forêt) sont une denrée rare, appréciée et recherchée.
Ici, dans le sud Luberon, ce sont les chênes abondants qui ont fourni, cet été, ce substitut de nectar ; source mellifère vers laquelle mes abeilles se sont très largement tournées.
Face aux conditions météorologiques particulières que nous avons vécues cet été, j’ai privilégié mes abeilles à la récolte de miel. C'est à dire que j’ai fait le choix d’une récolte tardive et hasardeuse.
Tardive, car je n’ai récolté les hausses qu’en septembre. Je les ai ainsi laissées aux abeilles afin de ne pas prendre le risque de devoir les nourrir. Hasardeuse, car je m’exposai à une récolte aléatoire.
Même si les quantités ne sont pas au rendez-vous, ce fut un heureux choix car le résultat est un miel d’exception et rare que je peux proposer cet automne. Ce miel est donc composé essentiellement de miellat, d’une couleur sombre, caramel, et d’un goût singulier quelque peu prononcé aux notes boisées, de sucres cuits voire de malt.
C’est ce miel que vous allez recevoir dans les colis que je vous prépare et que vous recevrez très prochainement. J’espère qu’il vous plaira. Profitez-en car, comme les vins, l’on ne retrouve pas les mêmes miels d’une année sur l’autre.
Avec mes remerciements, votre apiculteur dévoué,
Patrick