En plein BOUM ! par David B.
Chères marraines, chers parrains,
Cette fois, ça y est : la saison est bel et bien repartie !
J’ai tardé à vous écrire car je tenais d’abord à stabiliser la situation au rucher, après une année 2024 particulièrement difficile pour nos abeilles.
L’automne a été très humide, avec de nombreuses intempéries.
Résultat : les températures clémentes ont maintenu les colonies actives, mais la pluie les empêchait de butiner.
Elles ont donc consommé trop tôt une bonne partie de leurs réserves hivernales.
Malgré mes apports réguliers de sucre candy enrichi en protéines tout l’hiver, certaines ruches n’ont malheureusement pas survécu.
C’est toujours un crève-cœur de perdre des abeilles, surtout quand on consacre autant d’énergie à veiller sur leur bien-être.
Ces pertes ont considérablement réduit la taille du cheptel… mais heureusement, les essaims créés l’été dernier m’ont permis de repeupler toutes les ruches.
Aujourd’hui, la situation s’est bien améliorée, et chacune d’elles est déjà en pleine production de miel de printemps. Vous pourrez le découvrir dans vos colis d’automne :-)
Les abeilles sont en pleine forme, certaines ont même commencé à essaimer – rien d’anormal, c’est la saison ! L’essaimage est leur façon naturelle de se reproduire.
Je dois donc rester vigilant, en m’assurant que les reines disposent de suffisamment de place pour pondre. Car si les butineuses remplissent trop les cadres de nectar, il n’y a plus assez d’espace pour la ponte… ce qui peut déclencher l’essaimage.
Concrètement, les abeilles élèvent une nouvelle reine en nourrissant une jeune larve à la gelée royale au-delà de son 3e jour de vie. Cette larve développera alors ses organes sexuels et deviendra une reine. À ce moment-là, l’essaimage est inévitable : l’ancienne reine quittera la ruche avec une partie de la colonie, et une jeune reine prendra le relais.
Elle devra alors s’envoler pour son vol nuptial, être fécondée par les faux bourdons, puis revenir dans la ruche où elle restera pour plusieurs années – sauf nouveau essaimage ou fin de cycle.
Pour mieux suivre nos reines, nous les marquons d’un point de couleur sur le thorax, selon un code universel.
En 2024, c’était vert ; cette année, c’est bleu. Cela permet à tout apiculteur, n’importe où dans le monde, de connaître leur âge et de détecter un éventuel essaimage si une reine non marquée apparaît.
Le marquage se fait très délicatement, de préférence au printemps ou à l’automne, lorsque les colonies sont moins denses.
Actuellement, je garde donc un œil attentif sur les ruches les plus fortes, en veillant à leur offrir suffisamment d’espace pour éviter tout essaimage prématuré.
En parallèle, je prépare vos colis de printemps, que vous recevrez très bientôt, accompagnés de quelques photos du rucher !
Je vous souhaite un très beau printemps, riche en fleurs colorées et en parfums subtils, et je reviendrai vers vous dès que le rythme s’adoucira un peu.
Un grand merci pour votre soutien,
À très bientôt,
David