La saison est bien démarrée ! par David B.

David B.

Chères marraines, chers parrains,

La saison est bien démarrée !

Ça y est, le moment tant attendu est arrivé !

Les colonies se sont réveillées de leur hivernage, qui s’est très bien déroulé.

En effet, toutes les ruches mises en hivernage sont bien vivantes et dynamiques. Seuls quelques essaims avaient été décimés par les frelons asiatiques l’automne dernier. Les abeilles ne sont malheureusement pas égales dans leur lutte contre ces prédateurs, et certaines s’en tirent mieux que d’autres. C’est pareil pour leurs quêtes de ressources en nectars et pollens : sur un même rucher, des ruches trouvent rapidement les fleurs intéressantes et en profitent plus vite que leurs voisines, qui vivent pourtant au même endroit.

Donc cette nouvelle aventure apicole débute fort, avec une abondance de fleurs disponibles et des températures clémentes, qui permettent au nectar de couler. Les abeilles sont très occupées, presque hystériques, et multiplient les voyages, chargées de nectars et pollens.

Ce sont les fruitiers qui ont fourni les premiers : merisiers (le cerisier de la forêt), pruniers, poiriers et pommiers sauvages, suivis de près par les aubépines, alisiers, érables. Enfin, il est presque temps pour les robiniers faux acacias de laisser leurs fleurs s’ouvrir, puis arriveront les tilleuls et les châtaigniers. La petite musique des floraisons est jouée de la même manière tous les printemps.

J’espère que la saison continuera sur cette belle lancée, jusqu’à la fin de l’été, où il restera encore la bruyère et le lierre pour stocker des réserves d’hiver.

Actuellement, je visite régulièrement mes ruches, pour vérifier qu’un espace de ponte suffisant soit présent pour la reine. C’est une période d’euphorie pour les abeilles, et il arrive parfois que les butineuses soient un peu en compétition avec la reine pour remplir immédiatement les alvéoles de nectar, et donc priver la ruche de place pour les larves.

Si la reine manque d'espace pour pondre, les abeilles de la ruche vont se mettre à élever des cellules royales, et déclencher un essaimage imminent.

J’ai déjà eu quelques ruches qui ont essaimé. C’est fréquent lorsque les essaims sont très forts et qu’il y a profusion de ressources. C’est l’ordre normal des choses car les abeilles à miel se reproduisent ainsi.

J’ai aussi multiplié quelques essaims par division, justement pour tempérer l’extrême vigueur de certaines ruches très fortes. Dans ce cas, je prélève dans une ruche populeuse, un ou deux cadres avec des larves, et un cadre avec du miel et du pollen, en laissant les abeilles dessus, et je vais placer le tout dans une ruche vide. En quelques jours (16), les abeilles vont faire naitre une nouvelle reine, qui élèvera la colonie, une fois son vol nuptial accompli.

Lors d’un essaimage, c’est la vieille reine qui part avec une partie des abeilles, et la nouvelle reine va naître dans la ruche.

J’ai aussi fait bâtir plein de nouveau cadres fraichement cirés, pour renouveler la cire des ruches et des hausses au fur et à mesure. Cela fait partie des gestes profitant à leur bonne santé.

Bref, vous l’aurez compris, le travail chez les abeilles ne manque pas à cette période, pour ma plus grande joie.

Certaines ruches ont déjà emmagasiné de grosses quantités de miel, et ma récolte du miel du printemps est imminente. J’attends juste qu’elles terminent de bâtir les opercules de cire au bout des alvéoles gavées de miel, pour qu’il soit au bon taux d’humidité, et qu’il se conserve bien.

Je vais poursuivre mes visites de façon régulière, mais sans trop les déranger pour autant, car elles connaissent bien la musique.

Je vous tiendrai au courant cet été des évolutions de la nouvelle miellée.

D’ici là, profitez bien de la douceur printanière, et de vos proches, et mangez du miel !

A bientôt pour d’autres nouvelles,

Apicolement,

David

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