Une saison prématurée par Jean-Charles B.

Jean-Charles B.

Bonjour à tous,

Le début de saison est parti sur les chapeaux de roue avec un hiver très (voir trop ?) doux.
Le romarin n'a pas cessé de fleurir.
Résultat, sortie d'hiver dès février par ici, avec des ruches bien hivernées et très fortes.
Le romarin n'a pas eu de grosse floraison puissante et c'est épuisé fin mars début avril ce qui a donc entrainé une récolte anticipée.
J'ai un mois d'avance par rapport à l'année dernière, ce qui a donné une très maigre récolte de romarin.
Le thym c'est également mis à fleurir très tôt.
La première transhumance de l'année a eu lieu début avril afin de placer les ruches dans une forêt de chênes où le sol est recouvert exclusivement de thym, dans les Alpes de hautes Provence.
L'autre partie du cheptel butine le miel de garrigues.
A suivre dorénavant avec les pluies qui arrivent ! Espérons que tout se rééquilibre.

Les colonies se portent bien, pas de mortalité remarquable pour le moment.
J'ai divisé toutes les colonies qui en ressentaient le besoin en plusieurs essaims, ce qui permet d'agrandir le cheptel et qui, en général, rééquilibre les pertes pour retomber à peu près au même nombre de colonies en fin de saison.
Pour augmenter le cheptel, j'élève des reines en ce moment.
Les mâles sont arrivés à maturité et sont assez en nombre pour inonder le ciel et avoir de plus grandes chances de fécondation des reines.

Malgré le confinement qui ralentit tout, pour mon activité apicole j'ai dû m'adapter à la vitesse de la nature qui, pour une fois, a été plus vite que nous.
C'est assez rare pour le notifier.
Les hivers doux ne gênent pas trop les colonies.
Au contraire elles consomment moins et s’il y a des fleurs en floraison elles peuvent ramener un peu de nectar et pollen.
Dans certaines parties du globe, les abeilles n'hivernent jamais et la production de miel se fait durant toute l'année.
Le souci du réchauffement climatique pour nous se fait ressentir davantage au niveau des floraisons justement.
Il engendre notamment des sécheresses de plus en plus longues. L’été devient dur et sans provision. Là où avant, l'hiver était un désert froid, nous serons peut-être obligés "d'hiverner" en été. Restera alors à trouver un nouveau nom à ce nouveau phénomène ?
A très vite,
Jean-Charles

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