2024 une des pires années d'apiculture dans les Vosges avec 2021 par Alexis C.

Alexis C.

Voilà, c'est la mise en hivernage de nos abeilles.

Nous sommes début septembre, les fleurs se font rares : balsamine, verge d'or, tussilage, trèfle et, d'ici une semaine, le lierre grimpant des arbres.

La miellée de sapin a eu lieu en juin, très intense sur tous les conifères en même temps, à cause des pucerons sur les pousses d'aiguilles tendres.

Les températures basses ont élevé la teneur en mélezitose au-delà de 10 %.

Ce trisaccharide a cristallisé naturellement dans les cadres, me contraignant à désoperculer les hausses et à les redonner en nourrissement aux abeilles à l'extérieur, faute de pouvoir extraire quoi que ce soit.

En juillet et août, aucune miellée de sapin, plus de pucerons en quantité suffisante.

Résultat : pratiquement aucune récolte, un cas général dans tout l'Est de la France ainsi que dans les pays frontaliers, Allemagne, Suisse, Autriche... Jamais une telle quantité de mélezitose n'a été observée depuis de nombreuses années.

Malgré tout, la majorité des ruches sont belles en fin de saison, ayant gardé ce qu'elles récoltaient dans le corps de ruche, aucun surplus n'étant disponible pour l'apiculteur.

2024 est une année à oublier rapidement, une année de calamité agricole.

Je remercie les participants à ma journée portes ouvertes qui se sont déplacés et leur dis à bientôt.

J'espère que nombre d'apiculteurs amateurs ne vont pas être découragés, ainsi que les jeunes professionnels ayant besoin de trésorerie.

Encore une fois, l'apiculture, c'est de la passion.

Tant de travail en 2024 pour rien... Le climat est manifestement déréglé, mais nous en reparlerons.

Le mélezitose ayant été identifié dans la manne de Briançon vers 1830, cela fait quand même presque deux siècles...

 

 

 

Voir toutes les actualités de Alexis C.

Voir toutes les actualités