Point sur le printemps 2025 par Alexis C.
L’apiculture est un métier exigeant, et ce solstice d’été 2025 le confirme une fois encore.
Les colonies atteignent actuellement leur pic de développement, mais le chemin jusqu’ici n’a pas été simple.
Dans les Vosges, le printemps a été très contrasté : de fortes pluies, des températures anormalement basses, puis soudainement de fortes chaleurs. Ce déséquilibre flagrant dans la progressivité des saisons est sans équivoque un effet du dérèglement climatique. Il faut être un citadin bien éloigné de la nature pour ne pas en percevoir les conséquences...
L’hiver qui a suivi une année 2024 déjà éprouvante pour les abeilles a laissé des traces : plus de 40 % de pertes dans les colonies, conséquence notamment d’un excès d’humidité et de la production de miellat riche en mélézitose, difficile à consommer pour les abeilles en hiver.
Il a donc fallu relancer l’élevage, reconstituer les cheptels avec de jeunes reines. Mais même là, 2025 n’a pas été tendre : les fécondations ont parfois échoué, victimes d’écarts de température brutaux, de pluies soudaines... Résultat : des colonies devenues bourdonneuses, où les divisions et remérages n’ont pas donné les résultats espérés.
Heureusement, le beau temps semble enfin s’installer durablement, et la miellée est bien au rendez-vous – en tout cas, bien meilleure qu’en 2024, même si l’on partait de loin…
Quand on annonce 35°C à Le Puid, il faut se rappeler qu’avec l’altitude et le microclimat, on est plutôt entre 25 et 30°C en journée, avec des nuits fraîches à 14–16°C et un petit vent constant des plus agréables. Ce n’est pas encore la canicule : l’herbe est verte, les sols restent bien humides – les conditions idéales pour une miellée normale, principalement sur le sapin des Vosges, qui domine notre paysage floral.
Le nombre de colonies est revenu à la normale, ce qui est déjà une victoire.
Mais comme on dit chez nous : « c’est à la fin du bal qu’on paie les musiciens ».
Alors, rendez-vous fin septembre pour savoir si cette saison sera bonne.
À bientôt,
Alexis