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La ruche en images

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L'apiculteur : Philippe H.

UTPLA apiculteur Philippe H.

L’apiculture est pratiquée dans la famille de Philippe et Nicolas depuis deux générations : Ils ont repris l’exploitation apicole de leur père il y a maintenant plus de 10 ans.
Les deux frères gèrent aujourd’hui plus de 500 ruches et ont mis en place une activité d’élevage de reines et de création de nouvelles colonies d’abeilles (essaims). On peut les retrouver chaque jour sur les marchés de Cavaillon, Bagnols sur Cèze, Arles, Orange, Carpentras et Avignon, où ils vendent leur miel,mais aussi de la brèche (miel en rayon), ou encore du pollen.

Philippe est aussi Président du syndicat des apiculteurs de Vaucluse, qui fédère plus de 150 apiculteurs.

La météo et ses caprices

Mercredi 27/09/17

Chers parrains,

Je vous ai expliqué la semaine dernière les quelques difficultés rencontrées sur cette saison.
Je voulais vous donner quelques précisions sur les miellées qui ont été particulièrement perturbées cette année.
Ça a commencé par le romarin qui n’a pas donné cette saison. L’acacias non plus d’ailleurs à cause des gelées que nous avons subie.
Mais le plus dur sur cette saison apicole aura été sans nul doute le manque d’eau. Les sols n’ont pas vu la moindre goutte d’eau pendant trois mois et demi, voire quatre mois. Vous imaginez…
Les sols se sont asséchés trop vite, et avec eux les plantations agricoles. C’est la première année que je vois les agriculteurs arroser aussi abondamment les champs de lavande pour espérer qu’elles tiennent le choc.
Ça a permis de sauver les meubles.
Aujourd’hui il reste encore un peu de bruyères et les abeilles profitent de ces dernières miellées pour accumuler des provisions pour cet hiver.
J’aimerais pouvoir vous donner des nouvelles plus enthousiastes mais c’est aussi la réalité de notre métier.
Nous essuyons notre deuxième année consécutive de mauvaise récolte liée à des conditions météos défavorables.
Pour ma part, cette saison aura été une course folle contre la montre de Dame Nature. Je suis littéralement « lessivé ». Mais je reste positif car j’aime mon métier et je sais que parfois il peut être difficile.
Je vous dis à très vite,

Philippe,

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Le rucher D'Entraigues

Le rucher D
Les ruches de Philippe et Nicolas sont installés à proximité d’Avignon sur la commune d’Entraigues près de Gigogan, sur une zone de Garrigues et de forêts.

Philippe travaille avec des abeilles de races Caucasienne, un peu de Buckfast et depuis 2011, sélectionne un peu de Carnica.

De façon à suivre les floraisons, les deux frères pratiquent chaque année la transhumance de leurs ruches vers le plateau d’Albion, les Alpilles ou l’Isère.

Le miel récolté pour un toit pour les abeilles est un miel toutes fleurs de consistance cristalline (solide) à crémeuse composé notamment de miellat (à partir de la sève des plantes) qui est une grande source d'apport en acides aminés et lui confère un gout assez relevé, très parfumé et une couleur plutôt sombre.
On y retrouve aussi des notes de fleurs d'amandiers butinées au printemps et un mélange floral de prairies (pissenlits, trèfles, pruniers sauvages...)

Que se passe-t-il ce mois-ci sur votre rucher ?

Préambule
C’est le mois de Juin. Un mois qui, en apiculture sonne le réveil actif des ruches. Bon ! Force est de constater que la météo de ces derniers jours nous impose la mesure. Mais quoiqu'il en soit, le beau temps devrait rapidement chasser cet épisode orageux. Les champs sont en fleurs, et regorgent de cadeaux fruités pour nos butineuses : Eau, pollen, nectar : le cocktail idéal pour un développement parfait de la ruche !
Pourtant le mois de juin, ouvre ses portes sur une promesse abandonnée ! Vous en avez certainement entendu parler. Le 29 mai dernier, l'Assemblée a rejeté tous les amendements qui voulaient graver dans le marbre et inscrire dans les textes la sortie du glyphosate dans les trois ans. Emmanuel MACRON s’était engagé, en novembre dernier, à interdire cet herbicide, reconnu tueur d’abeilles « au plus tard dans trois ans ». Pourtant, dans le projet de loi porté par le Ministre de l’Agriculteur Stéphane Travert (Loi EGalim), examiné en première lecture au Palais Bourbon, point d'article sur l’herbicide controversé. Autre déconvenue, parmi ceux qui ont voté contre, trois députés LREM qui avaient... "pris publiquement position pour l’interdiction du glyphosate", note Le Parisien. On déplore qu’au moment de prendre publiquement des décisions claires et tranchées contre le glyphosate, certains semblent tout à coup plus frileux…



En attendant, les apiculteurs tirent la sonnette d’alarme. Un toit pour les abeilles n’est pas épargné, et le réseau déplore de nombreuses pertes de colonies. Pour les parrains de Stéphane, notre apiculteur d’Ile de France, vous avez pu lire récemment la lettre touchante qu’il vous a adressé. Voici un extrait du courrier :

« Chers parrains […]
j’ai la plume lourde et le cœur encore plus. Vous avez tous entendu parler de l’apiculteur finistérien qui a découvert un cimetière de ruches. Et bien me voilà à vivre la même triste situation.
Pourtant j’avais laissé des ruches en pleine vie pour démarrer l’hivernage. La saison me semblait prometteuse. Les ruches étaient populeuses et les réserves pleines.
Et puis voilà, les premières visites de printemps ont sonné comme le rappel […]
C’est ainsi que sur près de 450 ruches en hivernage, il ne m’en reste plus que 150. Ce n’est pas 30% de pertes (moyenne nationale) que je déplore, mais bien 70% de mes ruches qui sont parties en flambeau.
J’ai longtemps hésité à vous écrire car je me suis beaucoup questionné sur moi, ma façon d’aborder les ruches. Avais-je bien fait ?
Le doute s’est installé, puis j’ai compris, aux vues de toutes ces ruches laissées vides de leurs abeilles et pourtant encore pleine de miel... J’ai compris que des épandages printaniers avaient eu raison de nos abeilles. »…


Il faudra du temps et beaucoup de soutien pour relancer l'activité !

Que se passe-t-il dans la ruche ?
Nous avons essuyé une courte période de fortes pluies et d’intempéries toute fin du mois de mai. Les premiers jours de juin, eux aussi sont mitigés... Mais le mois de juin devrait dissiper cette petite parenthèse météorologique et le beau temps devrait rapidement prendre le relai. Les belles journées ensoleillées se font plus fréquentes et l’activité s’intensifie dans les ruches.
C’est la période durant laquelle la Reine est particulièrement sollicitée, car elle doit veiller à renouveler la colonie. Elle peut pondre jusque 2000 œufs par jour lorsqu’elle est au meilleur de sa forme (entre 2 et 3 ans).
Un essaim, en plein développement atteint alors quelques 50 000 et jusque 80 000 abeilles.
Et plus la colonie devient populeuse, plus le risque d’essaimage naturel est grand.
L’essaimage ce sont ces grappes d’abeilles particulièrement spectaculaires qu’on voit se loger dans les arbres ou autres lieux insolites. On vous partage souvent des photos sur les réseaux sociaux. En voici quelques-unes.



Zoom sur …Le Pollen
Durant le printemps, les abeilles butinent à tout va et reviennent à la ruche, gorgées de nectar et les pattes pleines de pollen. Le pollen c’est en fait, chez les plantes à graines, l’élément fécondant mâle produit par la fleur. Ce sont d’infimes grains d’à peine quelques micromètres.



Petit mais costaud le pollen !
Le pollen est un concentré d’énergie aux nombreuses qualités diététiques : protéines, acides aminés, vitamines A, B, C, D et E. Il contient également des minéraux.
C’est d’ailleurs le pollen contenu dans le miel qui permet, au cours d’analyses de trouver l’origine florale d’un miel.
Il constitue le seul apport protéinique des abeilles. Il est donc primordial à la colonie. D’ailleurs sans pollen la Reine ne pond plus !

De son côté, l'apiculteur …
Pour l’apiculteur, comme pour les abeilles, juin est un mois intense.
Il récolte ses premiers cadres pleins et operculés, remplis de miel qui feront la récolte de printemps.
Il doit aussi vérifier la densité de population au sein des ruches et ajouter rapidement des hausses pour stocker le miel si besoin. Il pourra aussi profiter de cette période pour diviser les colonies et éviter des essaimages potentiels. Ça lui permet ainsi de reconstituer de nouveaux essaims pour le rucher. Bref, il n’y a pas de congés, pas de pause, sur cette période de tous les enjeux.

Le Saviez – vous ?
En juin où l'activité s'intensifie substantiellement et où les abeilles travaillent beaucoup, ces dernières ne vivent que 5 à 6 semaines.
En opposition, les abeilles qui naissent à l'automne, et pour lesquelles l'activité au sein de la ruche est réduite, elles peuvent vivre jusqu'à 6 mois. La Reine quant à elle, peut vivre entre 5 et 6 ans !

Un peu de gourmandise… La recette du mois !
Recette proposée par Natalia Kriskova

INGREDIENTS

-         20 cl de crème fleurette entière
-         20 cl de lait entier
-         4 gros jaunes d'œufs
-         3 cuillères à soupe de miel
-         2 cuillères à soupe rases de sucre en poudre
-         1 branche de 5 cm environ de romarin frais (ne pas prendre du romarin séché, le résultat serait décevant)
-         Un peu de cassonade ou de sucre pour caraméliser

PREPARATION

Préchauffer le four à 120°C (thermostat 2-3). Porter à frémissement le lait, la crème, le miel et la branche de romarin entière. Laisser infuser 10 minutes.
Pendant ce temps, faire blanchir les jaunes d'œufs avec le sucre en poudre.
Retirer la branche de romarin et verser le mélange lait-crème sur les œufs battus avec le sucre, en filet. Bien mélanger sans trop faire mousser si possible.
Répartir dans 4 ramequins à crème brûlée. On peut ajouter, pour le décor, 2 ou 3 aiguilles de romarin par ramequin, mais ce n'est pas obligatoire. Enfourner pour 40 minutes environ jusqu'à ce que les crèmes soient prises.
Pour finir, laisser refroidir et réserver au frais. Au moment du service, saupoudrer les crèmes de sucre et faire caraméliser au chalumeau ou au grill du four.

Bon appétit et surtout partagez-nous vos photos sur les réseaux sociaux !




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