CIMAT Saint-Paul-Trois-Châteaux
L'apiculteur : Camille DUBRAY
J’ai cueilli mes premiers essaims en 2013, poussé par la curiosité et l’envie de mieux comprendre les abeilles.
Autodidacte et passionné, j’ai beaucoup appris sur le terrain, en ouvrant mes ruches et auprès d’amis apiculteurs professionnels.
En 2018, je me suis spécialisé dans le sanitaire et les maladies des abeilles, en devenant technicien sanitaire apicole.
La cueillette crée un lien particulier : on va chercher l’essaim, on le sauve, on en prend soin, et il devient partie intégrante du rucher.
Entre 2013 et 2018, j’ai constitué un cheptel exclusivement issu d’essaims sauvages — passant de 4 ruches à plus de 160, sans jamais acheter d’abeilles.
Mes colonies sont majoritairement composées d’abeilles noires, installées dans des ruches Dadant, que je trouve bien adaptées à leurs besoins.
En 2021, j’ai atteint 200 ruches, un équilibre qui me permet de bien m’en occuper sans perdre en qualité.
Rejoindre Un Toit Pour Les Abeilles est une belle opportunité : cela me permet d’assurer la vente d’une partie de ma production dans un cadre porteur de sens, tout en me laissant plus de temps pour m’occuper de mes abeilles — ma véritable passion.
Car même s’il faut vivre de ce métier, les abeilles restent toujours la priorité.

Dernière actualité : Infos juillet 2026
Chers Parrains,
La saison a plutôt bien commencé avec une jolie floraison d’acacia au mois de mai, toujours un peu plus en avance que l’année précédente. Il avait suffisamment plu et le vent nous a pas mal épargné ce qui a permis de faire un peu de miel.
A la fin mai le tilleul à lui aussi bien fleuri et les abeilles ont pu remplir une hausse voire deux pour les plus belles ruches.
Par contre lors de la floraison de la ronce et de la lavande le mistral s’est levé avec des rafales à 60 km/h quotidiennes pendant environ 8 jours. Le nectar que butinent les abeilles est constitué à 80 % d’eau. Le mistral, vent froid et sec, sèche les fleurs et stoppe la miellée.
Puis la canicule est arrivée, très fortes chaleurs, sécheresse, au moment où on fait la plus importante rentrée de miel de la saison.
La ronce et la lavande ont carrément séché avant même de convenablement fleurir. La récolte est ainsi quasiment nulle. C’est un épisode sans précédent à ma connaissance. La lavande a toujours été une valeur sûre en apiculture et après quelques échanges avec les anciens, une année blanche n’est jamais arrivée. A noter également le châtaignier qui a fleuri cette année avec deux semaines d’avance.
On est sur la plus mauvaise saison depuis mes débuts. Mauvaise en termes de récolte, mais aussi en termes de pénibilité. Je travaille avec des chaussures montantes, en combinaison intégrale, avec des gants en cuir en plein soleil, avec du port de charge lourdes. J’ai plusieurs fois senti que je n’étais pas loin de tourner de l’œil au rucher.
Et ma plus grande préoccupation se porte sur les abeilles, en très grandes difficultés cette saison pour se nourrir, mais surtout pour réguler le niveau d’hygrométrie et la température de leur ruche. Les colonies sont clairement affaiblies par ces épisodes de canicule. L’éventualité que ces épisodes se répètent fragilisera d’autant plus un insecte qui est déjà classé en voie de disparition à cause des nombreux impacts négatifs issus principalement de l’activité humaine.
Cela n’est pas très engageant pour la suite, voire même, on peut le dire, c’est assez désespérant. Espérons que nous trouvions à l’avenir de réelles solutions collectives pour à minima stabiliser le réchauffement climatique. Sinon les plantes et les animaux risquent de ne pas être en capacité de survivre à un environnement devenu inadapté à leur fonctionnement biologique.
Merci pour votre soutien qui m’aide moralement à me sentir moins seul en ces temps très difficile.
Le rucher de Mirmande
La plupart de mes ruchers sont fixes, afin de préserver l’équilibre et la tranquillité des colonies.
Je pratique une transhumance raisonnée, en déplaçant seulement quelques ruches chaque année : certaines vers les champs de lavande à une vingtaine de kilomètres, d’autres dans les forêts de châtaigniers un peu plus loin.
Autour de chez moi, les abeilles bénéficient d’une floraison variée : fruitiers, prairies en jachère, phacélie, luzerne, ainsi que pruniers sauvages, ronces, aubépines, acacias et tilleuls.
Un environnement diversifié qui assure une alimentation riche tout au long de la saison et donne des miels aux arômes subtils et authentiques.
Que se passe-t-il ce mois-ci sur votre rucher ?
Chers parrains, chères marraines,
Grande nouvelle !
On commence cettre lettre par vous annoncer une heureuse nouvelle : La grande famille Un Toit Pour Les Abeilles s’agrandit avec l’arrivée de Beely,
notre toute nouvelle petite sœur qui vous propose, encore et toujours, du bon miel français, personnalisable à l'unité !
Pour le lancement officiel de Beely on vous propose bien évi...