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La ruche en images


L'apiculteur : Mathieu CHIROSSEL

Mathieu pratique l’apiculture depuis 2015. D’abord activité principale pendant plusieurs années, elle est aujourd’hui devenue une activité secondaire, portée par la même passion.

L’apiculture est pour lui une histoire de famille, une tradition ancienne qu’il souhaite faire vivre. Autrefois, les ruches en paille prenaient place dans les fermes pour accueillir les essaims et offrir le miel en fin de saison. Plus tard, l’arrivée de la ruche Dadant a marqué un tournant décisif, une évolution que l’un des grands-oncles de Mathieu a connue dans les monts du Forez.

Aujourd’hui, ses colonies évoluent toujours dans ce type de ruche, avec une pratique centrée sur l’élevage et la sélection massale. Formé en cours du soir et fort de quatre saisons auprès d’apiculteurs professionnels, Mathieu conduit désormais une trentaine de ruches, développées patiemment à partir de souches locales. Il partage cette aventure avec un membre de sa famille, animé par la même passion.

Soucieux de l’environnement et du respect de l’abeille, il applique des méthodes inspirées de l’agriculture biologique, privilégiant des pratiques douces et raisonnées. Son objectif est simple : préserver des colonies en bonne santé et produire un miel vivant.

Ses miels sont issus d’une seule récolte, non transformés, non mélangés, afin de restituer au plus juste le goût du terroir et du travail des abeilles.

Dernière actualité : Nouvelles du rucher du Roussillon – Printemps 2026

Bonjour à vous, marraines et parrains du rucher du Roussillon,

Le printemps a été plus chaud qu’attendu. Cette météo a favorisé une floraison précoce ainsi qu’un développement rapide des colonies, qui sont devenues fortes assez tôt dans la saison. Comme chaque année, quelques essaims ont pu être réalisés afin de maintenir le cheptel.

Toutefois, sur les deux emplacements utilisés ce printemps, plusieurs cas d’intoxication ont été constatés, notamment sur les essaims.

Pour vous expliquer : une intoxication liée à l’application de produits phytosanitaires sur les cultures céréalières entraîne, dans notre secteur, un fort dépeuplement des colonies.
Lorsqu’une ruche en activité est touchée, cela ralentit fortement son développement si l’impact reste modéré. Les abeilles peuvent être retrouvées mortes dans la ruche ou, selon les produits utilisés, désorientées et incapables de retrouver leur colonie. Dans les deux cas, la ruche s’en trouve affaiblie.

La situation est encore plus délicate pour les essaims. N’ayant pas encore de reine en ponte active, la perte de butineuses n’est pas immédiatement compensée : il faut attendre 21 jours après le début de la ponte pour voir naître les premières ouvrières. Moins de butineuses signifie donc des essaims plus fragiles, qui peuvent rencontrer des difficultés à se développer pour devenir des ruches de production.

Malgré ces difficultés, une première récolte de miel de printemps a pu avoir lieu, et j’espère qu’une seconde pourra être réalisée dans les prochaines semaines.

Pour les parrains qui ont déjà reçu leur miel : le « miel de printemps » est majoritairement un miel d’acacia. Toutefois, les analyses ont révélé la présence de pollen de colza dans ce lot. Pour cette raison réglementaire, il ne peut être commercialisé sous l’appellation « miel d’acacia » mais sous celle de « miel de printemps ».
Je vous précise néanmoins que ce miel possède toutes les caractéristiques gustatives d’un miel d’acacia.

De manière générale, les miels dits monofloraux (acacia, châtaignier, lavande…) ne sont jamais issus à 100 % d’une seule fleur. Ils sont désignés ainsi lorsqu’ils présentent une forte dominance en pollen et en nectar d’une même origine florale. Afin de lutter contre la fraude, des seuils précis sont définis pour distinguer les miels monofloraux des miels polyfloraux, même si, historiquement, les apiculteurs les identifiaient avant tout par le goût et l’expérience.

En espérant que vous ayez pleinement profité des belles journées de ce printemps.

Je vous donne rendez-vous dans quelques mois pour la suite des nouvelles du rucher et l’évolution de la saison.

Merci encore pour votre soutien 😊

Mathieu

 

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Le rucher du Roussillon

Le rucher du Roussillon

Son rucher est installé au cœur des bocages vallonnés du Roussillon, un territoire préservé composé de prairies naturelles et de bois, peu soumis aux cultures intensives.

Cet environnement riche en arbres mellifères permet aux abeilles de produire des miels variés : miel de printemps, châtaignier, acacia selon les années, ou encore tilleul.

Cette diversité florale se retrouve dans les couleurs, les textures et les saveurs, offrant à chaque dégustation une expérience différente.

Attaché à une production locale et de proximité, Mathieu récolte ses miels principalement dans un périmètre de moins de 10 km autour de la miellerie, respectant ainsi le rythme naturel des abeilles.

En fin de saison, lorsque les ressources se raréfient dans le Roussillon, les ruches sont transhumées vers des zones d’altitude proches, comme les monts du Pilat ou le Diois.

Cette pratique permet d’éviter le nourrissement, de renforcer les réserves des colonies et, certaines années, d’offrir de belles récoltes de miel de lavande ou de miellat de sapin.

Que se passe-t-il ce mois-ci sur votre rucher ?

Chers Parrains, Chères Marraines,

Mai sonne le mois de la biodiversité !
Nous voulions attirer votre attention sur une crise silencieuse mais bien réelle : le déclin des papillons.
En France, parmi les 301 espèces de papillons de jour recensées, 66 % ont déjà disparu d'au moins un département.
Dans les zones les plus urbanisées, c’est plus d’un tiers des espèces qui a disparu.



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