i2S ASCENSEURS
La ruche en images
J'ai toujours travaillé avec de l'Abeille Noire depuis mes débuts.
Je voulais faire quelque chose d'utile à mon petit niveau et essayer de sauvegarder cette Abeille Noire ancestrale et endémique, "Apis Mellifera Mellifera".
Elle est plus résistante par sa rusticité naturelle. Elle était là aussi, bien avant nous, c’est la raison pour laquelle elle a toute sa place sur nos ruchers.
Je vois déjà les dégâts causés par l'importation et l'invasion des plantes ou des animaux (exemple: le frelon asiatique) et les conséquences sur les biotopes locaux sont dramatiques!
Les abeilles noires du rucher bénéficient d’une flore variée, entre champs de pissenlit au printemps et forêts d’acacias et de châtaigniers…
Pour préserver l’Abeille Noire locale, j’ai créé un lieu spécifique à la fécondation des reines, éloigné des autres ruchers voisins potentiellement environnants.
Je le nomme le rucher de fécondation temporaire.
Je prépare ensuite l'emplacement d'un nombre de ruches suffisant pour participer à la fécondation des reines.
Deux jours avant les vols de fécondation, je place les ruches souches contenant des mâles pour la fécondation et le lendemain j’y place mes ruchettes.
La fécondation doit se dérouler 2 ou 3 jours plus tard sans qu’aucun mâle d’autres ruchers extérieurs, n'aient eu le temps de repérer les phéromones des reines noires.
Ensuite une fois fécondée par les mâles noirs elle va pondre toute sa vie des larves d'abeilles noires et l'essaim sera de race noire durant toute la vie de la reine.
On peut donc ramener cet essaim sur le rucher principal et même le disposer ailleurs si on le souhaite.
Voilà comment je fonctionne. Cette méthode d’essaimage artificiel, permet d’avoir une reine élevée et fécondée naturellement et donc de respecter un maximum la nature.
Cela demande beaucoup de temps et un travail de minutie.
Merci à toutes celles et ceux qui soutiennent cette initiative au travers le parrainage et qui ont compris l’enjeux de réintroduire l’Abeille Noire ancestrale.
L'apiculteur : Manuel VIGNERON
Manuel, 40 ans, est apiculteur depuis 2014. Installé en Corrèze, au cœur du Massif central, aux portes du parc naturel de Millevaches, il a fait de l’apiculture une activité semi-professionnelle en 2021, guidé par une passion profonde pour les abeilles et la nature.
Formé au rucher école de Brive-la-Gaillarde, Manuel s’est surtout construit par l’observation, la lecture et l’expérience. Aujourd’hui, il conduit environ 150 ruches Dadant dans un environnement préservé, composé de forêts et de prairies, où les abeilles évoluent librement.
Attaché à une apiculture simple, paysanne et respectueuse, il limite volontairement le nombre de ruches, réduit au maximum son impact environnemental et privilégie des pratiques douces, sans produits chimiques. Tous ses ruchers sont situés à moins de 10 km de son domicile, dans une logique de proximité et de cohérence.
La préservation de l’abeille noire, parfaitement adaptée à son territoire, est au cœur de son engagement. Sa priorité n’est pas la quantité de miel, mais la bonne santé des colonies, en leur laissant des réserves suffisantes.
Son travail a été reconnu par les labels Nature & Progrès, Agriculture Biologique, et par une médaille d’or en 2024 pour son miel d’été clair.
Parallèlement, Manuel est aussi sapeur-pompier volontaire, un engagement qui reflète ses valeurs de solidarité et de respect du vivant.

Dernière actualité : Un début de saison correct!
Bonjour à toutes et tous,
Le mois d’avril, plutôt sec et chaud, a permis aux abeilles de sortir allègrement de leurs Bonjour à toutes et tous,
Le mois d’avril, plutôt sec et chaud, a permis aux abeilles de sortir allègrement de leurs ruches pour butiner toutes sortes de fleurs de printemps 🌼 : pissenlits, arbres fruitiers, érables sycomores, aubépines, trèfles incarnats…
J’ai ainsi pu récolter une petite quantité de miel de pissenlit, puis un miel toutes fleurs de printemps un peu plus tard. Les quantités restent raisonnables, car les ruches n’ont pas encore atteint leur apogée en termes de population et les températures demeurent un peu justes pour permettre aux abeilles de sortir en grand nombre 🐝
Cela reste néanmoins très satisfaisant d’avoir en stock deux miels différents issus du mois d’avril, aux goûts uniques et finalement assez rares 😊
Malheureusement, il n’y aura pas ou très peu de miel d’acacia cette année… La météo défavorable au moment de la floraison n’a pas permis aux abeilles de sortir correctement, ni aux arbres de produire suffisamment de nectar en raison de la fraîcheur du début du mois de mai.
En effet, ce début mai a été très différent : beaucoup plus froid et humide. Cela a permis à la nature de bien s’hydrater et à l’apiculteur d’extraire le miel plus tranquillement 🌿
J’avais pris soin de ne pas prélever trop de miel en prévision d’un temps moins favorable, et ce fut finalement une sage décision.
La suite du mois s’annonce beaucoup plus chaude. Les ronces, les tilleuls et bien d’autres essences vont bientôt fleurir, ce qui devrait permettre de remplir les cadres assez facilement si le beau temps persiste un peu 🌸
Le principal risque viendra sans doute de l’intensité de la chaleur, qui pourrait éventuellement nuire à la production de nectar des plantes… À suivre.
À part cela, rien de particulier à signaler : l’élevage des abeilles noires poursuit son rythme « normal » et la quasi-totalité de mes ruchettes 6 cadres sera bientôt habitée par des abeilles et de jeunes reines fraîchement nées, puis fécondées une semaine plus tard.
Merci encore pour votre précieux soutien 🐝🍯 et à très bientôt 😊
Manuel
Le Rucher de l'Abeille Noire Limousine
Depuis ses débuts, Manuel travaille exclusivement avec l’Abeille Noire, Apis mellifera mellifera, une espèce ancestrale et endémique, parfaitement adaptée à son territoire. Plus rustique et résistante, elle était présente bien avant nous et mérite pleinement sa place sur les ruchers.
Face aux déséquilibres causés par les espèces invasives et les atteintes aux écosystèmes locaux, Manuel a fait le choix de s’engager concrètement pour sa préservation. Ses abeilles évoluent dans un environnement riche et varié, entre prairies de pissenlit, forêts d’acacias et châtaigniers.
Afin de protéger la pureté de cette abeille locale, il a mis en place un rucher de fécondation dédié, isolé des autres ruchers. Les reines y sont élevées et fécondées naturellement, uniquement par des mâles noirs, garantissant des colonies fidèles à cette lignée tout au long de leur vie.
Cette démarche demande temps, patience et précision, mais elle permet de respecter au plus près le rythme du vivant.
Manuel remercie chaleureusement toutes celles et ceux qui soutiennent cette initiative à travers le parrainage et contribuent à la sauvegarde de l’Abeille Noire.
Que se passe-t-il ce mois-ci sur votre rucher ?
Mai sonne le mois de la biodiversité !
Nous voulions attirer votre attention sur une crise silencieuse mais bien réelle : le déclin des papillons.
En France, parmi les 301 espèces de papillons de jour recensées, 66 % ont déjà disparu d'au moins un département.
Dans les zones les plus urbanisées, c’est plus d’un tiers des espèces qui a disparu.
Flambés...

