Agriculture biologiqueLe rucher de Manuel est situé à proximité du massif des Monédières, dans un environnement naturel préservé, riche en diversité florale. Il choisit chaque emplacement pour la qualité des plantes mellifères et le caractère sauvage du paysage, afin de produire des miels aux saveurs authentiques.
Selon les floraisons et les saisons, ses abeilles produisent principalement des miels toutes fleurs de printemps et d’été, parfois complétés par des miels de châtaignier ou d’acacia. En partenariat avec des producteurs engagés en agriculture biologique, ses ruches bénéficient de ressources variées tout au long de l’année.
Tous ses ruchers se situent à moins de 10 km de son domicile, dans une démarche de proximité. Manuel commercialise ses miels localement, sans transhumance, fidèle à son territoire et au rythme naturel des abeilles.
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Ce rucher est un rucher connectéRucher connecté ? Quésaco ? Il s’agit d’un boitier bienveillant qui permet, grâce à un système de balances placées sous les ruches de suivre en temps réel les colonies équipées du dispositif. Grâce à des informations simples et pertinentes l’apiculteur et le parrain peuvent suivre l’évolution des ruches, leurs poids, leurs réserves, leurs populations et les principales actions naturelles ou les interventions de l’apiculteur sur la ruche parrainée.
Le parrain pourra ainsi vivre plus intensément une saison avec ses abeilles.
Le rucher se trouve à côté du massif des monédières qui culmine à 919 mètres où la variété florale est assez grande.
Il sélectionne l'emplacement de ses ruchers selon le niveau de diversité des plantes et l'état naturel de l'environnement dans le but d'avoir un miel différent des autres avec de nombreuses saveurs !
Selon la météo et les floraisons, Manuel pourra proposer du miel monofloral de châtaignier ou acacia, mais surtout du miel toutes fleurs de printemps (pissenlit, saules, arbres fruitiers, centaurées, myrtille, rosacées, aubépine, trèfle blanc, érable…) et d'été (tilleul, ronce, châtaignier, sarrasin, luzerne, callune ...).
Il est en partenariat avec plusieurs maraîchers tournés vers l'agriculture biologique ainsi que des producteurs de plantes aromatiques et médicinales bio chez qui il pose ses ruches, afin de proposer aux abeilles un maximum de plantes à butiner en toutes saisons. (Toutes ses ruches se trouvent d’ailleurs à moins de 10km à la ronde de son domicile pour limiter les déplacements).
Cette diversité essentielle aux abeilles (nectar, pollen) va permettre une bonne santé générale de la colonie et une production de miel optimale.
Il vend sa production localement (dépôt-vente, marchés de pays…) et n'effectue aucune transhumance.
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Ce rucher accueille des abeilles noiresDepuis ses débuts, Manuel travaille exclusivement avec l’Abeille Noire, Apis mellifera mellifera, une espèce ancestrale et endémique, parfaitement adaptée à son territoire. Plus rustique et résistante, elle était présente bien avant nous et mérite pleinement sa place sur les ruchers.
Face aux déséquilibres causés par les espèces invasives et les atteintes aux écosystèmes locaux, Manuel a fait le choix de s’engager concrètement pour sa préservation. Ses abeilles évoluent dans un environnement riche et varié, entre prairies de pissenlit, forêts d’acacias et châtaigniers.
Afin de protéger la pureté de cette abeille locale, il a mis en place un rucher de fécondation dédié, isolé des autres ruchers. Les reines y sont élevées et fécondées naturellement, uniquement par des mâles noirs, garantissant des colonies fidèles à cette lignée tout au long de leur vie.
Cette démarche demande temps, patience et précision, mais elle permet de respecter au plus près le rythme du vivant.
Manuel remercie chaleureusement toutes celles et ceux qui soutiennent cette initiative à travers le parrainage et contribuent à la sauvegarde de l’Abeille Noire.
A propos de Manuel
Manuel, 40 ans, est apiculteur depuis 2014. Installé en Corrèze, au cœur du Massif central, aux portes du parc naturel de Millevaches, il a fait de l’apiculture une activité semi-professionnelle en 2021, guidé par une passion profonde pour les abeilles et la nature.
Formé au rucher école de Brive-la-Gaillarde, Manuel s’est surtout construit par l’observation, la lecture et l’expérience. Aujourd’hui, il conduit environ 150 ruches Dadant dans un environnement préservé, composé de forêts et de prairies, où les abeilles évoluent librement.
Attaché à une apiculture simple, paysanne et respectueuse, il limite volontairement le nombre de ruches, réduit au maximum son impact environnemental et privilégie des pratiques douces, sans produits chimiques. Tous ses ruchers sont situés à moins de 10 km de son domicile, dans une logique de proximité et de cohérence.
La préservation de l’abeille noire, parfaitement adaptée à son territoire, est au cœur de son engagement. Sa priorité n’est pas la quantité de miel, mais la bonne santé des colonies, en leur laissant des réserves suffisantes.
Son travail a été reconnu par les labels Nature & Progrès, Agriculture Biologique, et par une médaille d’or en 2024 pour son miel d’été clair.
Parallèlement, Manuel est aussi sapeur-pompier volontaire, un engagement qui reflète ses valeurs de solidarité et de respect du vivant.
Prochaines Portes Ouvertes de Manuel
Dernières actualités de Manuel
Bonjour à toutes et tous,
L’hiver se termine tranquillement et, dans l’ensemble, il n’y a pas eu de gros soucis. (À part une ruche renversée par une vache limousine, bien sûr… mais vite remise à sa place et sans dégâts apparents, car les cadres n’ont pas bougé !)
Nous avons eu deux périodes de “froid” d’une quinzaine de jours chacune, ce qui a permis à la reine de se reposer et d’interrompre la ponte durant ces phases. En effet, lorsque les températures sont trop basses, toute la ruche se met en "pause hivernage" : les abeilles forment une grappe pour se réchauffer tout en puisant doucement dans leurs réserves.
Ces deux périodes, fin novembre et fin décembre, ont été idéales. Elles m’ont permis d’effectuer des traitements à base d’acide oxalique, particulièrement efficaces en l’absence de couvain. Vous savez peut-être qu’une abeille met 21 jours à sortir de sa cellule : des périodes de froid comme celles-ci créent une rupture de couvain suffisante pour optimiser ces traitements anti-varroa.
Pour l’instant, je comptabilise environ 10 % de pertes hivernales (mortalité naturelle), ce qui constitue un bilan plutôt positif en apiculture, sachant que la moyenne nationale dépasse généralement les 30 %. Bien sûr, ces pertes restent toujours des moments désagréables à vivre, mais avec le temps, j’ai appris à mieux les appréhender, avec davantage de sérénité.
Le bilan ne va certainement pas en rester là, car l’hiver n’est pas terminé. De plus, il peut y avoir de mauvaises surprises lors des visites de printemps, avec ce que l’on appelle des “non-valeurs” : des essaims très petits ou des reines défaillantes qui pondent mal, entraînant une évolution lente ou défavorable, et donc une production de miel faible, voire impossible…
Les visites de printemps pourront commencer début mars, si la pluie se calme enfin et que les températures atteignent au moins 15 degrés.
Je vous tiendrai bien évidemment au courant de l’évolution de ce mois de mars, crucial pour la suite.
À bientôt, et merci à vous tous de suivre mes aventures…
