La ruche Boutre

Une ruche accueille environ 40 000 abeilles. Votre parrainage permet le soutien d'une partie de la colonie, l'installation d'une ruche est une action mutualisée rendue possible grâce à un groupe de parrains. Vous retrouvez ici votre nom, le nom de votre ruche a quant à lui été attribué par l'équipe Un toit pour les abeilles.
La ruche Boutre

Lau Anaïs
Cabrera Stéphane
Pat & Bri
Benoit
Réot Elisabeth
Lagardet Aude
Lijour Sophie

  signifie que le parrain participe à l'opération Des Fleurs Pour Les Abeilles
signifie que le parrain participe à l'opération Abeille Noire




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La ruche en images

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L'apiculteur : Philippe C.

UTPLA apiculteurPhilippe C.

Philippe s'est initié à l'apiculture il y a une vingtaine d'années en Colombie.
Installé depuis 1995 à Guillaumes dans les Alpes Maritimes,  il y a développé progressivement une activité apicole et de lavandiculture.
Le miel qu'il propose a le label "AB".
Le cheptel de ces dernières années est de l'ordre de 100 ruches malgré de fortes pertes hivernales.

Jusqu'à maintenant, les ruchers d'hivernage se situaient dans le site des Gorges de Daluis, au sein de la réserve naturelle régionale du même nom et aux portes du Parc National du Mercantour.
Philippe pratique  la transhumance le plus localement possible dans un rayon de 20 km à vol d'oiseaux, sauf pour la lavande sur le plateau de Valensole (04).

"ILS NE SAVAIENT PAS QUE C'ETAIT IMPOSSIBLE, ALORS ILS L'ONT FAIT."

Quelques nouvelles apicoles

Chers parrains,

J'avais écrit en Avril dernier :
"je me risque à dire pour l'apiculture: "Pâques aux tisons, St Jean, miel plein les rayons" Les printemps tardifs -surtout s'ils sont humides, mais sans exagérations - ont l'avantage de retarder les floraisons et de les concentrer à une période où la température est plus élévée et les jours plus longs."
Il est toujours agréable lorsque l'on fait des prévisions optimistes de les voir se réaliser. Une fois n'est pas coutume !
En fait l'humidité printanière fut exagérée et les rayons n'étaient pas pleins à la St Jean. La pluie est arrivée fin Avril et ne nous a pas quitté jusqu'à ..... début septembre.

Pour ceux qui cumulent quelques décennies de consommation intensive de miel  qui leur ont préservé la mémoire, la sècheresse  de 1976 leur rappellera quelque chose. Même les arbres s'en souviennent. Lorsque j'étais forestier dans les années 1990 dans le centre de la France, il y avait des dépérissements de chênes qui étaient la conséquence du stress hydrique de 1976. A l'autopsie les cernes d'accroissement du bois parlaient! C'est ce que l'on appelle faire parler les morts! Plus tôt en Corse, j'avais appris comment faire voter les morts...c'est une autre histoire..pleine d'arbres et d'abeilles, auxquelles nous allons revenir.
En 1976, donc, la France était sèche, extrêmement sèche...sauf un petit quart sud-est où la sècheresse ne sévit point.

Il serait intéressant de pouvoir comparer la position des anticyclones et dépressions en 1976 et 2018.
L'excès de pluie printanière, a eu le mérite de faire pousser l'herbe, mais a trop refroidit les fins d'après-midi, les nuits et les débuts de matinée. Les abeilles ont travaillé pour elles, le peu de temps chaud de la journée et quand elles devaient travailler pour l'apiculteur, elles restaient à la ruche, contraintes et forcées. Il n'y eut donc point de miel de thym.
Et les rayons n'étaient pas pleins à la St Jean. Les conditions étaient potentiellement optimum et il eut suffi d'une semaine de beau temps établi, en Mai et en Juin, pour que mon dicton apicole fassent école « Pâques aux tisons, St Jean, miel plein les rayons ». Le miel de printemps fut donc une denrée rare. Restait l'espoir.

La pluie continua, après le solstice, mais en s'atténuant et en se concentrant sur les fins d'après-midi orageux. Quand l'humidité se conjugue avec la chaleur, c'est la fête pour les abeilles. La lavande n'avait jamais été aussi belle et il y eut du miel plein les rayons dès les premiers jours de juillet.

Nos balances électroniques à lecture à distance s'affolaient. Les courbes en dents de scie -le poids augmente le jour avec la récolte de nectar et diminue la nuit avec la ventilation qui concentre le nectar qui deviendra miel- prenaient des pentes vertigineuses. Je vous raconterai un jour en quoi les abeilles sont bien supérieures à l'homme mais sachez déjà que du haut de leurs 70 millions d’années d’existence, elles nous ont devancé en matière de navigation aérienne, de conservation des protéines, en génie civil et thermique et que notre capacité olfactive les fait sourire. Nous avons développé l'organe mais pas son sens ! Elles doivent se demander pourquoi nous portons un tel appendice pour s'en servir aussi peu et aussi mal. On pourrait en dire autant de notre cerveau tant celui de l'abeille allie la petitesse à la performance. Avoir une telle capacité crânienne pour dire et faire autant de bêtises, il y a de quoi faire mourir de rire une abeille -enfin celles qui ont survécu aux pesticides et autres « abeillicides » dont l'homme marche en tête de cortège.
En Juillet, pendant que les abeilles remplissaient leurs caddies sur les champs de lavande, la sarriette, sa sœur cadette, faisait ses emplettes dans la moiteur des schistes rouges des Gorges de Daluis, déployait des pousses vigoureuses et pour les plus pressées commençaient à se draper de perles blanches.
En Août, les orages furent sages, ni trop violents, ni trop rares.
Les abeilles hésitèrent entre le bleu des lavandes sauvages et le blanc de la sarriette, dont elles se délectèrent et nous eûmes à nouveau le plaisir rare d'extraire le miel vert au goût subtile, fruit de l'alchimie du sol, de la plante et de ses visiteuses talentueuses.
Sur un marché niçois, alors que je vantais à ces dames les vertus aphrodisiaques de la sarriette "poivre d'âne" et de son miel, une vieille dame à l’œil coquin, me tint à peu près ce langage :
"Si les femmes savaient ce que la sarriette fait aux hommes,
Elles iraient en chercher de Paris jusqu'à Rome !"

Si à quelque chose malheur est bon, il faut bien qu'à quelque chose bonheur soit mauvais !
L'humidité estivale et les miellées ont contrarié les arrêts de ponte qui sont nos alliés dans la lutte contre le varroa et en cet automne nous ne manquons pas de constater la présence de l’acarien et ses conséquences malgré nos encagements de reines en Juillet pour provoquer des arrêts de ponte artificiels, qui n'auront sans doute jamais été aussi utiles que cette année mais en même temps insuffisants.
Il faut donc rester vigilant et ne pas céder à la béatitude que l'abondance de miel pourrait engendrer.
L'élevage de reines, malgré l'excès de pluie printanier, aura aussi été satisfaisant.
Bref, une année, où il aura fallu avoir les nerfs solides pour attendre des miellées prometteuses qui se sont fait espérées et tellement contrastée par rapport à la sècheresse historique de 2017.
Sera-ce un épisode joyeux, mais éphémère, d'une histoire triste ou le carillon d'un renouveau ?
A entendre le son des canons canonnant,
Et le ton des cons déconnant,
On peut en douter.

Mais le pire n'est jamais certain.
Ce soir les cerfs ont terminé leurs élans équinoxiaux et n'accompagneront plus mes brèves nuits,
Les loups  qui parfois se joignaient au concert, vont peut-être s'emparer de  minuit.
Philippe

 

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Le rucher des Gorges de Daluis

Le rucher des Gorges de Daluis
L'exploitation bénéficie d'un label Bio et dispose d'une miellerie Bioclimatique construite en mélèze local, paille et terre, et à énergie "solaire thermique" située à 1300m d'altitude.

Philippe travaille majoritairement avec des abeilles locales dites "noires" très ancienne race d'abeilles et un peu d'abeilles italiennes de race ligustica de par sa proximité géographique.

Philippe passe l'hiver en Amérique Centrale où il essaie de développer une activité apicole avec les locaux.

Il s'intéresse particulièrement à l'apithérapie.

Que se passe-t-il ce mois-ci sur votre rucher ?

Actus abeilles
En préambule des nouvelles des abeilles, nous vous transmettons les premiers résultats d’une enquête nationale relative aux mortalités des colonies d’abeilles durant l’hiver 2017/2018.
Cette étude a été menée à grande échelle par la Plateforme ESA (Epidémiosurveillance Santé Animale). Elle a été réalisée auprès de la filière et a obtenu quelques 14 000 réponses, permettant ainsi d’avoir « une vision plus juste de la situation sanitaire du cheptel apicole français », a déclaré Patrick Dehaumont, Directeur Général de l'Alimentation.

Les premiers résultats sont hélas inquiétants…



À l’issue de l’hiver 2017/2018, de nombreux apiculteurs ont observé des mortalités « anormales » de leurs colonies d’abeilles. Ces mortalités ont été estimées à environ 29.4%, très au-delà du taux de mortalité hivernale qualifié de « normal » par l’ensemble des acteurs concernés.
Cette étude a permis outre la confirmation d’une situation critique pour la filière, de mettre en place des mesures immédiates :
- Déploiement dans de nouvelles régions de l’Observatoire des mortalités et des affaiblissements de l’abeille mellifère.
- Financement par l’État des analyses toxicologiques quand les mortalités ne sont pas expliquées par d'autres causes aisément mises en évidence.
- Rénovation du dispositif de surveillance des mortalités massives aiguës des abeilles.
- Lutte efficace, par tous les apiculteurs, contre le parasite Varroa destructor …
Une analyse complète des données recueillies sera réalisée d’ici la fin de l’année 2018.

Un grand Merci  !
Chez Un toit pour les abeilles, on apprécie cette période de l’année, à la fois synonyme de fête, de partage et surtout, de dégustation de vos pots de miel.
L’occasion pour nous de vous remercier de nouveau pour tous vos soutiens bienveillants et solidaires.

Vous avez reçu ou allez recevoir prochainement votre miel*. Il reste quelques apiculteurs, dont les envois devraient avoir lieu dans les prochains jours… Encore un tout petit peu de patience…
*Pour les parrainages payés entre le 15 Janvier et le 14 Août 2018.



Cette année, vous avez été particulièrement nombreux à nous envoyer des messages adorables et des photos de votre miel sur les réseaux sociaux. C’est pour nous un vrai bonheur de les recevoir. Nous avons partagé quelques-uns de vos messages sur notre site internet ! Encore merci à vous...
Et puisque les fêtes de fin d’année arrivent à grands pas, toute l’Equipe Un toit pour les abeilles et vos apiculteurs vous souhaitent, un Mielleux Noël !

Pour des fêtes engagées et solidaires…
Et si vous ajoutiez à votre liste de Noël, un véritable cadeau original et « porteur de sens » qui prend soin de vous tout en préservant la Nature...



avec 3 cosmétiques phares de notre gamme : notre crème de jour Fondant Royal à la gelée royale bio régénératrice, notre baume lèvres Sourire de Reine au miel bio réparateur et notre crème mains, Mains de Reine à la cire bio protectrice !
Bref le meilleur des abeilles à offrir ou à s'offrir pour les fêtes.
Et en achetant ce coffret, vous faites aussi un geste en parrainant des abeilles !
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Que se passe-t-il dans la ruche ?
Plus de doute possible, l’hiver s’installe… Les températures ont bien chuté. Il pleut déjà pas mal sur certaines régions. Et dans d’autres régions de France il neige.



C’est le calme plat aux ruchers…
Les températures extérieures avoisinent les 9/10°C. Bien entendu, avec des températures aussi froides, les abeilles ne volent pas. Elles restent dans la ruche, « grappées » pour se tenir au chaud durant l’hiver.
Voici une carte des prévisions météos de la mi-décembre.



Zoom sur … La grappe d’hiver
Saviez-vous que pour se tenir bien au chaud durant l’hiver, les abeilles vont se blottir les unes contre les autres dans la ruche, formant ainsi une « grappe » semblable à une grappe de raisins. Elles forment une boule qu’elles vont chauffer par un mouvement des abeilles entre elles.
Au centre, là où la température sera la plus élevée, on retrouve bien entendu la Reine et le couvain. C’est le « cœur » de la grappe et la température y avoisine les 30°C.
Le cœur est protégé par une couronne d’abeilles qui régulent cette température. Elle forme le « manteau ». C’est sur le manteau que les abeilles sont les plus resserrées et la température avoisine les 10°C.

De son côté, l'apiculteur …
L’apiculteur profite de cette période pour envoyer les pots de miel aux parrains concernés. Il en profite aussi pour vendre son miel lors des marchés de Noel par exemple. Les interventions aux ruchers sont limitées pour éviter de perturber les colonies. Il peut en cas de redoux (température supérieure à 15°C) ouvrir les ruches pour resserrer les cadres en ajoutant une partition..

Le Saviez – vous ?
Pendant l’hiver, ce sont les abeilles à l’intérieur de la grappe qui jouent le rôle de chauffage. Elles font vibrer les muscles de leur thorax, sans activer le mouvement d’ailes, ce qui permet de ventiler la chaleur au cœur de la grappe. En dessous de 10°C, les abeilles entrent dans un état « comateux », tombent de la grappe et finissent par mourir.

Un peu de gourmandise… La recette du mois !
Petits pains au miel et aux flocons d’avoine pour les tablées de Noel
Recette sympa et originale proposée par le site Papilles et pupilles



INGREDIENTS
Pour 8 petits pains :
- 300g de Farine
- 100g de flocons d’avoine + 2 cuillères à soupe pour saupoudrer
- 125 ml de lait tiède
- 125 ml d’eau tiède
- 30 g de beurre à température ambiante
- 3 cuillères à soupe de miel
- 1,5 cuillère à café de sel
- 1,5 cuillère à café de levure de boulanger déshydratée

PREPARATION
Mettez tous les ingrédients dans votre machine à pain ou dans votre robot pétrisseur. Vous pouvez également réaliser cette étape à la main si vous n’avez ni MAP, ni robot.  Faites attention à ce que le sel et la levure n’entrent pas en contact. Pétrissez jusqu’à obtenir une pâte souple et élastique. Déposez ensuite votre pâton dans un saladier et laissez-le lever à l’abri des courants d’air pendant 1h30. Il doit doubler de volume.
Déposez-le ensuite sur un plan de travail légèrement fariné et chassez l’air. Coupez-le en 8 morceaux de même poids (environ 100 g chaque).
Façonnez-les en forme de boules et déposez-les sur une plaque de cuisson recouverte de papier sulfurisé. Laissez lever à nouveau 30 minutes.
Préchauffez votre four à 230°C. Versez 2 cuillères à soupe de flocons d’avoine dans une assiette. Roulez vos petits pains dedans pour bien les enrober et enfournez. Laissez cuire 15 minutes et faites refroidir sur grille.
Si vous trouvez que vos pains brunissent trop, vous pouvez les couvrir d’un papier aluminium durant les 5 dernières minutes de cuisson.

Bon appétit et surtout partagez-nous vos photos sur les réseaux sociaux !

Belles fêtes à vous tous, et merci pour tout votre précieux soutien !




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