Le 6 avril 2025: Encore un départ sur les chapeaux de roues ! par Manuel V.
Bonjour à toutes et à tous,
Encore une fois, le début de saison ne nous laisse aucun répit !
Malgré une végétation plus prudente que l’an passé — avec environ une semaine de retard sur la floraison (preuve à l’appui avec les photos datées) — les abeilles, elles, se développent de manière rapide et explosive, ce qui demande un suivi régulier et rigoureux.
Fin mars, les premières hausses ont déjà été posées sur les colonies les plus fortes (une première pour moi à cette période !), et début avril, certaines commencent déjà à les remplir grâce à la première miellée : prunellier, pissenlit, colza, arbres fruitiers…
Je suis évidemment heureux de voir des ruches populeuses et en bonne santé : c’est le signe que le travail réalisé en 2024 porte ses fruits.
Mais comme chaque année, je garde une certaine appréhension... Une gelée tardive fin avril pourrait tout compromettre en détruisant les floraisons, comme cela s’est malheureusement produit à plusieurs reprises ces dernières années.
À 450 mètres d’altitude, ce risque est bien réel…
J’ai vendu une trentaine d’essaims d’abeilles noires, hivernées et bio, à des particuliers amateurs : un bon complément de revenu. Le miel se vend aussi plutôt bien, et je vais bientôt pouvoir commencer l’élevage de reines pour créer de nouveaux essaims.
Il reste encore quelques traces de loque européenne sur un petit nombre de ruches. Je poursuis donc l’assainissement du cheptel en éliminant les vieux cadres ou ceux potentiellement infectés.
Sur un plan plus personnel, nous sortons — en famille — de plusieurs années très chargées, tant au niveau du travail que de la charge mentale. Nous avons donc décidé de lever un peu le pied, aussi bien sur l’apiculture que sur les autres activités annexes, afin de retrouver un peu de temps pour nous, en famille. C’est essentiel pour notre équilibre.
Je n’investirai donc pas dans de nouveaux équipements ou ruches cette année, le temps d’y voir plus clair sur notre avenir.
Mais pas d’inquiétude : je continue bien sûr ce métier que j’aime profondément, simplement à un rythme plus doux.
À très bientôt, avec je l’espère, de belles nouvelles pour le mois de mai !
Manuel