Nouvelles printanières des abeilles par David B.
Chères marraines, chers parrains,
J’espère que vous allez bien et que vous êtes en bonne santé.
Voici quelques nouvelles printanières des abeilles.
La première visite du mois de mars donne toujours une bonne indication de l’état des colonies en sortie d’hiver.
Aucune perte ou mortalité n’est à déclarer cette année.
A partir de cette saison, mes abeilles ne bougeront plus d’emplacement.
C’est tellement plus confortable pour elles, et pour moi !
Le rucher est situé dans un environnement exceptionnel, les pieds en forêt, collé à une plaine entièrement cultivée en bio. Bref les ruches sont bien garées !
Les floraisons se succèdent et s’enchaînent dans chacun des biotopes, étalant les ressources jusqu’au retour de l’hiver.
Ce printemps, les colonies sont en pleine forme.
La ponte a repris depuis un bon moment déjà, et la nature commence à offrir des fleurs intéressantes, surtout pour l’élevage du couvain.
Les températures sont encore un peu fraîches pour une véritable miellée, mais le nectar va couler dès que le mercure remontera de quelques degrés.
Les abeilles s’affairent à chercher de l’eau aux alentours du rucher.
Elles doivent parfois attendre que ça dégèle.
Elles nettoient les planchers de ruches, ramènent les précieuses pelotes de pollen, indispensables à la préparation alimentaire des larves, et même du nectar.
Cette saison, le couvain des mâles est en avance, et ils sont déjà nés et présents dans quelques ruches, attentifs à la sortie d’une jeune reine vierge.
Les frelons asiatiques sont déjà là aussi. Il me faudra garder un œil sur eux pour atténuer la pression au rucher, surtout en fin d’été.
Bref, la saison apicole reprend bien ce printemps.
Rien n’est gagné pour autant, car le climat est imprévisible depuis quelques années, alors restons prudents et attentifs.
La menace qui pèse actuellement est la famine, si les colonies deviennent trop rapidement populeuses.
En effet, avec cette masse de couvain dans les ruches, les naissances vont exploser d’ici quelques semaines,
créant des besoins alimentaires énormes, à un moment où les réserves et les ressources manqueront.
D’ici-là, espérons avoir un peu plus de chaleur la journée, pour qu’enfin le nectar puisse couler à flot pour les butineuses, et pour le miel des parrains !
J’ai reçu les colis pour l’envoi du miel de printemps, j’attends juste le feu vert des transporteurs, et la reprise d’une activité normale, pour les expédier.
Je vous donnerai des nouvelles fraîches du rucher quand la véritable miellée sera lancée.
A bientôt,
David