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Entreprise niçoise à taille humaine, CERA TECHNOLOGIES se pose en interlocuteur privilégié pour les métiers de l’électricité et de l’électronique. Toute l’équipe de CERA TECHNOLOGIES vous accueille dans ses locaux du lundi au vendredi. Composée de six personnes – six experts dans leurs domaines, elle représente fièrement sa société niçoise, spécialisée dans l’électronique professionnelle et l’électricité depuis bientôt 30 ans : indépendante, proche et à l’écoute de ses clients.


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Soucieux de l'engagement environnemental, CERA TECHNOLOGIES participe à la préservation des ressources de la planète pour les générations futures. Nous avons souhaité poursuivre nos actions en matière de protection de l’environnement à travers le parrainage de ruches.

La ruche en images

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L'apiculteur : Philippe C.

UTPLA apiculteur Philippe C.

Philippe s'est initié à l'apiculture il y a une vingtaine d'années en Colombie.
Installé depuis 1995 à Guillaumes dans les Alpes Maritimes,  il y a développé progressivement une activité apicole et de lavandiculture.
Le miel qu'il propose a le label "AB".
Le cheptel de ces dernières années est de l'ordre de 100 ruches malgré de fortes pertes hivernales.

Jusqu'à maintenant, les ruchers d'hivernage se situaient dans le site des Gorges de Daluis, au sein de la réserve naturelle régionale du même nom et aux portes du Parc National du Mercantour.
Philippe pratique  la transhumance le plus localement possible dans un rayon de 20 km à vol d'oiseaux, sauf pour la lavande sur le plateau de Valensole (04).

"ILS NE SAVAIENT PAS QUE C'ETAIT IMPOSSIBLE, ALORS ILS L'ONT FAIT."

Quelques nouvelles apicoles

Chers parrains,

J'avais écrit en Avril dernier :
"je me risque à dire pour l'apiculture: "Pâques aux tisons, St Jean, miel plein les rayons" Les printemps tardifs -surtout s'ils sont humides, mais sans exagérations - ont l'avantage de retarder les floraisons et de les concentrer à une période où la température est plus élévée et les jours plus longs."
Il est toujours agréable lorsque l'on fait des prévisions optimistes de les voir se réaliser. Une fois n'est pas coutume !
En fait l'humidité printanière fut exagérée et les rayons n'étaient pas pleins à la St Jean. La pluie est arrivée fin Avril et ne nous a pas quitté jusqu'à ..... début septembre.

Pour ceux qui cumulent quelques décennies de consommation intensive de miel  qui leur ont préservé la mémoire, la sècheresse  de 1976 leur rappellera quelque chose. Même les arbres s'en souviennent. Lorsque j'étais forestier dans les années 1990 dans le centre de la France, il y avait des dépérissements de chênes qui étaient la conséquence du stress hydrique de 1976. A l'autopsie les cernes d'accroissement du bois parlaient! C'est ce que l'on appelle faire parler les morts! Plus tôt en Corse, j'avais appris comment faire voter les morts...c'est une autre histoire..pleine d'arbres et d'abeilles, auxquelles nous allons revenir.
En 1976, donc, la France était sèche, extrêmement sèche...sauf un petit quart sud-est où la sècheresse ne sévit point.

Il serait intéressant de pouvoir comparer la position des anticyclones et dépressions en 1976 et 2018.
L'excès de pluie printanière, a eu le mérite de faire pousser l'herbe, mais a trop refroidit les fins d'après-midi, les nuits et les débuts de matinée. Les abeilles ont travaillé pour elles, le peu de temps chaud de la journée et quand elles devaient travailler pour l'apiculteur, elles restaient à la ruche, contraintes et forcées. Il n'y eut donc point de miel de thym.
Et les rayons n'étaient pas pleins à la St Jean. Les conditions étaient potentiellement optimum et il eut suffi d'une semaine de beau temps établi, en Mai et en Juin, pour que mon dicton apicole fassent école « Pâques aux tisons, St Jean, miel plein les rayons ». Le miel de printemps fut donc une denrée rare. Restait l'espoir.

La pluie continua, après le solstice, mais en s'atténuant et en se concentrant sur les fins d'après-midi orageux. Quand l'humidité se conjugue avec la chaleur, c'est la fête pour les abeilles. La lavande n'avait jamais été aussi belle et il y eut du miel plein les rayons dès les premiers jours de juillet.

Nos balances électroniques à lecture à distance s'affolaient. Les courbes en dents de scie -le poids augmente le jour avec la récolte de nectar et diminue la nuit avec la ventilation qui concentre le nectar qui deviendra miel- prenaient des pentes vertigineuses. Je vous raconterai un jour en quoi les abeilles sont bien supérieures à l'homme mais sachez déjà que du haut de leurs 70 millions d’années d’existence, elles nous ont devancé en matière de navigation aérienne, de conservation des protéines, en génie civil et thermique et que notre capacité olfactive les fait sourire. Nous avons développé l'organe mais pas son sens ! Elles doivent se demander pourquoi nous portons un tel appendice pour s'en servir aussi peu et aussi mal. On pourrait en dire autant de notre cerveau tant celui de l'abeille allie la petitesse à la performance. Avoir une telle capacité crânienne pour dire et faire autant de bêtises, il y a de quoi faire mourir de rire une abeille -enfin celles qui ont survécu aux pesticides et autres « abeillicides » dont l'homme marche en tête de cortège.
En Juillet, pendant que les abeilles remplissaient leurs caddies sur les champs de lavande, la sarriette, sa sœur cadette, faisait ses emplettes dans la moiteur des schistes rouges des Gorges de Daluis, déployait des pousses vigoureuses et pour les plus pressées commençaient à se draper de perles blanches.
En Août, les orages furent sages, ni trop violents, ni trop rares.
Les abeilles hésitèrent entre le bleu des lavandes sauvages et le blanc de la sarriette, dont elles se délectèrent et nous eûmes à nouveau le plaisir rare d'extraire le miel vert au goût subtile, fruit de l'alchimie du sol, de la plante et de ses visiteuses talentueuses.
Sur un marché niçois, alors que je vantais à ces dames les vertus aphrodisiaques de la sarriette "poivre d'âne" et de son miel, une vieille dame à l’œil coquin, me tint à peu près ce langage :
"Si les femmes savaient ce que la sarriette fait aux hommes,
Elles iraient en chercher de Paris jusqu'à Rome !"

Si à quelque chose malheur est bon, il faut bien qu'à quelque chose bonheur soit mauvais !
L'humidité estivale et les miellées ont contrarié les arrêts de ponte qui sont nos alliés dans la lutte contre le varroa et en cet automne nous ne manquons pas de constater la présence de l’acarien et ses conséquences malgré nos encagements de reines en Juillet pour provoquer des arrêts de ponte artificiels, qui n'auront sans doute jamais été aussi utiles que cette année mais en même temps insuffisants.
Il faut donc rester vigilant et ne pas céder à la béatitude que l'abondance de miel pourrait engendrer.
L'élevage de reines, malgré l'excès de pluie printanier, aura aussi été satisfaisant.
Bref, une année, où il aura fallu avoir les nerfs solides pour attendre des miellées prometteuses qui se sont fait espérées et tellement contrastée par rapport à la sècheresse historique de 2017.
Sera-ce un épisode joyeux, mais éphémère, d'une histoire triste ou le carillon d'un renouveau ?
A entendre le son des canons canonnant,
Et le ton des cons déconnant,
On peut en douter.

Mais le pire n'est jamais certain.
Ce soir les cerfs ont terminé leurs élans équinoxiaux et n'accompagneront plus mes brèves nuits,
Les loups  qui parfois se joignaient au concert, vont peut-être s'emparer de  minuit.
Philippe

 

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Le rucher des Gorges de Daluis

Le rucher des Gorges de Daluis
L'exploitation bénéficie d'un label Bio et dispose d'une miellerie Bioclimatique construite en mélèze local, paille et terre, et à énergie "solaire thermique" située à 1300m d'altitude.

Philippe travaille majoritairement avec des abeilles locales dites "noires" très ancienne race d'abeilles et un peu d'abeilles italiennes de race ligustica de par sa proximité géographique.

Philippe passe l'hiver en Amérique Centrale où il essaie de développer une activité apicole avec les locaux.

Il s'intéresse particulièrement à l'apithérapie.

Que se passe-t-il ce mois-ci sur votre rucher ?

Actus abeilles
En préambule des nouvelles des abeilles, nous vous transmettons les premiers résultats d’une enquête nationale relative aux mortalités des colonies d’abeilles durant l’hiver 2017/2018.
Cette étude a été menée à grande échelle par la Plateforme ESA (Epidémiosurveillance Santé Animale). Elle a été réalisée auprès de la filière et a obtenu ...




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