Famille BLANCA

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Merci à Philippe, notre apiculteur pour cette magnifique journée passée auprès des abeilles !


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La ruche en images

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L'apiculteur : Philippe C.

UTPLA apiculteur Philippe C.

Philippe s'est initié à l'apiculture il y a une vingtaine d'années en Colombie.
Installé depuis 1995 à Guillaumes dans les Alpes Maritimes,  il y a développé progressivement une activité apicole et de lavandiculture.
Le miel qu'il propose a le label "AB".
Le cheptel de ces dernières années est de l'ordre de 100 ruches malgré de fortes pertes hivernales.

Jusqu'à maintenant, les ruchers d'hivernage se situaient dans le site des Gorges de Daluis, au sein de la réserve naturelle régionale du même nom et aux portes du Parc National du Mercantour.
Philippe pratique  la transhumance le plus localement possible dans un rayon de 20 km à vol d'oiseaux, sauf pour la lavande sur le plateau de Valensole (04).

"ILS NE SAVAIENT PAS QUE C'ETAIT IMPOSSIBLE, ALORS ILS L'ONT FAIT."

Quelques nouvelles apicoles

Jeudi 18/10/18

Chers parrains,

J'avais écrit en Avril dernier :
"je me risque à dire pour l'apiculture: "Pâques aux tisons, St Jean, miel plein les rayons" Les printemps tardifs -surtout s'ils sont humides, mais sans exagérations - ont l'avantage de retarder les floraisons et de les concentrer à une période où la température est plus élévée et les jours plus longs."
Il est toujours agréable lorsque l'on fait des prévisions optimistes de les voir se réaliser. Une fois n'est pas coutume !
En fait l'humidité printanière fut exagérée et les rayons n'étaient pas pleins à la St Jean. La pluie est arrivée fin Avril et ne nous a pas quitté jusqu'à ..... début septembre.

Pour ceux qui cumulent quelques décennies de consommation intensive de miel  qui leur ont préservé la mémoire, la sècheresse  de 1976 leur rappellera quelque chose. Même les arbres s'en souviennent. Lorsque j'étais forestier dans les années 1990 dans le centre de la France, il y avait des dépérissements de chênes qui étaient la conséquence du stress hydrique de 1976. A l'autopsie les cernes d'accroissement du bois parlaient! C'est ce que l'on appelle faire parler les morts! Plus tôt en Corse, j'avais appris comment faire voter les morts...c'est une autre histoire..pleine d'arbres et d'abeilles, auxquelles nous allons revenir.
En 1976, donc, la France était sèche, extrêmement sèche...sauf un petit quart sud-est où la sècheresse ne sévit point.

Il serait intéressant de pouvoir comparer la position des anticyclones et dépressions en 1976 et 2018.
L'excès de pluie printanière, a eu le mérite de faire pousser l'herbe, mais a trop refroidit les fins d'après-midi, les nuits et les débuts de matinée. Les abeilles ont travaillé pour elles, le peu de temps chaud de la journée et quand elles devaient travailler pour l'apiculteur, elles restaient à la ruche, contraintes et forcées. Il n'y eut donc point de miel de thym.
Et les rayons n'étaient pas pleins à la St Jean. Les conditions étaient potentiellement optimum et il eut suffi d'une semaine de beau temps établi, en Mai et en Juin, pour que mon dicton apicole fassent école « Pâques aux tisons, St Jean, miel plein les rayons ». Le miel de printemps fut donc une denrée rare. Restait l'espoir.

La pluie continua, après le solstice, mais en s'atténuant et en se concentrant sur les fins d'après-midi orageux. Quand l'humidité se conjugue avec la chaleur, c'est la fête pour les abeilles. La lavande n'avait jamais été aussi belle et il y eut du miel plein les rayons dès les premiers jours de juillet.

Nos balances électroniques à lecture à distance s'affolaient. Les courbes en dents de scie -le poids augmente le jour avec la récolte de nectar et diminue la nuit avec la ventilation qui concentre le nectar qui deviendra miel- prenaient des pentes vertigineuses. Je vous raconterai un jour en quoi les abeilles sont bien supérieures à l'homme mais sachez déjà que du haut de leurs 70 millions d’années d’existence, elles nous ont devancé en matière de navigation aérienne, de conservation des protéines, en génie civil et thermique et que notre capacité olfactive les fait sourire. Nous avons développé l'organe mais pas son sens ! Elles doivent se demander pourquoi nous portons un tel appendice pour s'en servir aussi peu et aussi mal. On pourrait en dire autant de notre cerveau tant celui de l'abeille allie la petitesse à la performance. Avoir une telle capacité crânienne pour dire et faire autant de bêtises, il y a de quoi faire mourir de rire une abeille -enfin celles qui ont survécu aux pesticides et autres « abeillicides » dont l'homme marche en tête de cortège.
En Juillet, pendant que les abeilles remplissaient leurs caddies sur les champs de lavande, la sarriette, sa sœur cadette, faisait ses emplettes dans la moiteur des schistes rouges des Gorges de Daluis, déployait des pousses vigoureuses et pour les plus pressées commençaient à se draper de perles blanches.
En Août, les orages furent sages, ni trop violents, ni trop rares.
Les abeilles hésitèrent entre le bleu des lavandes sauvages et le blanc de la sarriette, dont elles se délectèrent et nous eûmes à nouveau le plaisir rare d'extraire le miel vert au goût subtile, fruit de l'alchimie du sol, de la plante et de ses visiteuses talentueuses.
Sur un marché niçois, alors que je vantais à ces dames les vertus aphrodisiaques de la sarriette "poivre d'âne" et de son miel, une vieille dame à l’œil coquin, me tint à peu près ce langage :
"Si les femmes savaient ce que la sarriette fait aux hommes,
Elles iraient en chercher de Paris jusqu'à Rome !"

Si à quelque chose malheur est bon, il faut bien qu'à quelque chose bonheur soit mauvais !
L'humidité estivale et les miellées ont contrarié les arrêts de ponte qui sont nos alliés dans la lutte contre le varroa et en cet automne nous ne manquons pas de constater la présence de l’acarien et ses conséquences malgré nos encagements de reines en Juillet pour provoquer des arrêts de ponte artificiels, qui n'auront sans doute jamais été aussi utiles que cette année mais en même temps insuffisants.
Il faut donc rester vigilant et ne pas céder à la béatitude que l'abondance de miel pourrait engendrer.
L'élevage de reines, malgré l'excès de pluie printanier, aura aussi été satisfaisant.
Bref, une année, où il aura fallu avoir les nerfs solides pour attendre des miellées prometteuses qui se sont fait espérées et tellement contrastée par rapport à la sècheresse historique de 2017.
Sera-ce un épisode joyeux, mais éphémère, d'une histoire triste ou le carillon d'un renouveau ?
A entendre le son des canons canonnant,
Et le ton des cons déconnant,
On peut en douter.

Mais le pire n'est jamais certain.
Ce soir les cerfs ont terminé leurs élans équinoxiaux et n'accompagneront plus mes brèves nuits,
Les loups  qui parfois se joignaient au concert, vont peut-être s'emparer de  minuit.
Philippe

 

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Le rucher des Gorges de Daluis

Le rucher des Gorges de Daluis
L'exploitation bénéficie d'un label Bio et dispose d'une miellerie Bioclimatique construite en mélèze local, paille et terre, et à énergie "solaire thermique" située à 1300m d'altitude.

Philippe travaille majoritairement avec des abeilles locales dites "noires" très ancienne race d'abeilles et un peu d'abeilles italiennes de race ligustica de par sa proximité géographique.

Philippe passe l'hiver en Amérique Centrale où il essaie de développer une activité apicole avec les locaux.

Il s'intéresse particulièrement à l'apithérapie.

Que se passe-t-il ce mois-ci sur votre rucher ?

Edito

Avant de vous donner quelques nouvelles des abeilles, ce sont des nouvelles de notre Biodiversité toute entière que nous souhaitons partager avec vous.
Isabelle AUTISSIER, Présidente de la WWF France, a dénoncé cette semaine la pression constante de l’homme sur les écosystèmes. Dans son rapport sur la disparition des espèces, elle déclare
« La Terre a perdu 60% de ses populations d’animaux sauvages depuis 1970 ».



Face à cette situation, l’organisme déclare qu’il n’y a pas de petites actions et que NOUS pouvons et devons agir, à notre niveau pour changer les choses. Nous ne devons pas attendre que les autorités publiques et les politiques prennent enfin des engagements concrets.

Ce message, fait écho à l’action qu’Un toit pour les abeilles mène conjointement avec vous, depuis plusieurs années déjà. Votre soutien permet concrètement de faire évoluer, doucement mais surement les choses, et pour cela nous vous disons MERCI.

Aujourd’hui et toujours grâce à vous, nous faisons encore plus pour la Biodiversité, en soutenant la réintroduction de ruchers en Abeilles Noires endémiques. Il s’agit de notre abeille ancestrale, celle qui a survécu aux deux glaciations et qui est aujourd’hui en danger.
Si vous souhaitez nous aider et soutenir l’Abeille Noire, c’est possible au moment de votre parrainage ou de la reconduction de ce dernier.
On vous en dit plus sur notre site : https://www.untoitpourlesabeilles.fr/abeille-noire.html



Que se passe-t-il dans la ruche ?

L’hiver est arrivé, sans prévenir… Nous sommes en novembre, cela semble finalement normal que le froid tisse doucement sa toile. Mais les températures des dernières semaines, particulièrement chaudes pour la saison, nous ont fait oublier quelques peu la saisonnalité naturelle.
L’intensité avec laquelle l’hiver est arrivé a été intense. Plusieurs régions se sont retrouvées en alerte orange (Département de la Loire, Massif Central), ou pire encore, en vigilance rouge (Corse).

Quoiqu’il en soit, que le froid soit arrivé avec douceur ou avec plus ou moins de violence, le constat est clair, nous rentrons dans la période hivernale.



Les abeilles sont ainsi rentrées dans l’hivernage, période durant laquelle elles vont rester, confinées dans les ruches et ne plus sortir. De toute façon, dehors, il ne reste plus rien à butiner. Les premiers froids et premières gelées ont mis fin aux floraisons de l’arrière-saison.
Et c’est tant mieux pour les abeilles que l’hiver revêt ainsi son manteau blanc.
L’an passé, il n’avait pas fait suffisamment froid et les abeilles avaient retardé leur hivernage, consommant leurs dernières ressources prématurément.

Dans la ruche, les abeilles se tiennent serrées, les unes contre les autres pour former une grappe qui va leur permettre de se tenir chaud cet hiver.

Zoom sur … L’Hivernage




En hiver, les abeilles forment une boule en forme de grappe de raisin dans la ruche. On dit alors que les abeilles « se grappent ».
A l’extérieur de la grappe, elles forment ce qu’on appelle le « manteau ». Celles qui se situent à l’intérieur de la grappe vous adopter un mouvement qui va permettre de chauffer et maintenir l’intérieur de la grappe à 30°C.
Le manteau extérieur lui atteint une température d’environ 10°C.
En dessous de 7 °C, les abeilles sont en danger. Elles ne peuvent littéralement plus rien faire. Elles se détachent de la grappe, tombent et meurent.
Elles ne dorment donc pas pendant l’hiver, elles n’hibernent pas à proprement parler.
Leur fonction principale et unique est de maintenir la grappe au chaud.


De son côté, l'apiculteur …

Durant cette période les interventions de l'apiculteur sur les ruches sont limitées. L’ouverture des ruches en période froide n’est pas recommandée de toute façon.
Les abeilles n'aiment ni le froid, ni l'humidité. Les ruches ont donc besoin d’air qui permet d’éviter la sur condensation dans la ruche.
Il faut toutefois les positionner dans un lieu préservé du vent.

L’apiculteur profite donc de cette période plus calme, pour empoter le miel extrait il y a quelques semaines et qui fera le bonheur des parrains et clients. Il peut aussi se consacrer à la commercialisation de son miel à la Miellerie ou sur les marchés ainsi qu'à l'entretien du matériel pour la saison suivante.
C'est aussi l'occasion de débroussailler les ruchers ou de préparer de nouveaux emplacements pour l'année à venir.

Le Saviez – vous ?
Le climat environnant le rucher est très important, particulièrement en période de froid. Une intervention au rucher ne pourra se faire que par temps ensoleillé, avec une température supérieure à 15°C, et en l'absence de vent.

Un peu de gourmandise… La recette du mois !
Les fêtes de fin d’année approchent…
On se laisse tenter par le pain d’épices proposé par CuisineAZ

INGREDIENTS

-        250 g de miel
-        250 g de farine de blé
-        100 g de sucre en poudre
-        1 sachet de levure chimique
-        1 sachet de sucre vanillé
-        1 c. à café d’anis vert
-        1 c. à café de muscade râpée
-        1 c. à café de cannelle en poudre
-        1 c. à café de quatre épices
-        2 œufs
-        10 cl de lait

PREPARATION

Préchauffez le four à 160°C (th. 5/6). Dans un saladier, placez la farine de blé, la levure chimique, les deux sucres, l’anis vert, la muscade râpée, la cannelle et le gingembre. Mélangez à l’aide d’une cuillère en bois. Dans une casserole faites chauffer le miel. Versez-le bien chaud sur le mélange de farine, de sucre et d’épices. Remuez à nouveau et incorporez petit à petit les œufs entiers. Puis versez peu à peu le lait juste tiède pour amalgamer le tout. Mélangez jusqu’à obtenir une pâte à gâteaux lisse et homogène, ni trop liquide et ni trop épaisse. N'hésitez pas à réajuster le mélange avec de la farine ou du lait. Versez la préparation dans un moule à cake bien beurré et fariné. Vous pouvez aussi utiliser un moule en silicone sans matière grasse. Enfournez votre pain d'épices au miel et laissez-le cuire pendant 1 heure à 1h15. Pour savoir si votre pain d'épices est bien cuit, plantez-y un couteau. La lame doit ressortir sèche. Lorsqu’il est totalement refroidi, démoulez le pain d'épices puis réservez-le au moins 24 heures avant de le déguster. Le pain d’épices se conserve sans problème une semaine, enveloppé dans une serviette. Il restera ainsi bien gourmand et moelleux.

Bon appétit et surtout partagez-nous vos photos sur les réseaux sociaux !

  MERCI 
La période de fin d’année est toujours propice aux petites attentions…
Nous profitons donc de cette note de novembre pour vous remercier pour votre soutien toujours aussi fidèle et votre bienveillance !
 
BZzzz !  




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