AÉSIO MUTUELLE
L'apiculteur : Camille DUBRAY
J’ai cueilli mes premiers essaims en 2013, poussé par la curiosité et l’envie de mieux comprendre les abeilles.
Autodidacte et passionné, j’ai beaucoup appris sur le terrain, en ouvrant mes ruches et auprès d’amis apiculteurs professionnels.
En 2018, je me suis spécialisé dans le sanitaire et les maladies des abeilles, en devenant technicien sanitaire apicole.
La cueillette crée un lien particulier : on va chercher l’essaim, on le sauve, on en prend soin, et il devient partie intégrante du rucher.
Entre 2013 et 2018, j’ai constitué un cheptel exclusivement issu d’essaims sauvages — passant de 4 ruches à plus de 160, sans jamais acheter d’abeilles.
Mes colonies sont majoritairement composées d’abeilles noires, installées dans des ruches Dadant, que je trouve bien adaptées à leurs besoins.
En 2021, j’ai atteint 200 ruches, un équilibre qui me permet de bien m’en occuper sans perdre en qualité.
Rejoindre Un Toit Pour Les Abeilles est une belle opportunité : cela me permet d’assurer la vente d’une partie de ma production dans un cadre porteur de sens, tout en me laissant plus de temps pour m’occuper de mes abeilles — ma véritable passion.
Car même s’il faut vivre de ce métier, les abeilles restent toujours la priorité.

Dernière actualité : Octobre 2026
Chers parrains, chères marraines,
La forte chaleur et la sécheresse ont fortement impacté les colonies, qui sont sorties de l’été dans un bien mauvais état. En période de sécheresse importante, la ponte de la reine peut ralentir, voire s’arrêter, entraînant une population trop faible pour assurer un bon hivernage de la colonie.
En effet, aux mois d’août et de septembre, la reine pond les abeilles d’hiver. Celles-ci vivront environ six mois et assureront la survie de la colonie pendant l’hiver, ainsi que la reprise de la ponte au printemps. À l’inverse, les abeilles de printemps et d’été ne vivent que quatre à six semaines.
Malheureusement, une bonne vingtaine de colonies n’ont pas survécu à l’été. 😔 Une autre vingtaine reste très faible, malgré les soins intensifs que je leur apporte. J’ai notamment dû être très vigilent à leurs réserves et j’ai remplacé les corps de ruche trop abîmés par des modèles neufs, afin de mieux les protéger cet hiver. Malgré les soins apportés, la survie de ces colonies reste incertaine cet hiver.
Sur une note plus optimiste, nous sommes actuellement à la fin de la miellée de lierre, qui a permis une belle rentrée de miel et de pollen, indispensable à l’alimentation des abeilles grâce aux protéines qu’il leur apporte. Cette ressource contribue à renforcer les colonies, mais aussi les populations d’abeilles sauvages. 🐝
Nous avons également vu le retour de la pluie, une bonne nouvelle pour nos abeilles ! Le nectar butiné est constitué en grande partie d’eau, et la sécheresse limite considérablement les ressources florales disponibles. Elle est donc particulièrement dommageable pour les abeilles.
De mon côté, j’essaie de m’organiser pour continuer à prendre soin de mes colonies malgré le changement climatique, tout en limitant les difficultés liées à un métier dont la pénibilité augmente considérablement avec les fortes chaleurs.
J’envisage notamment de construire un petit appentis à proximité de la miellerie, afin de pouvoir travailler dehors, mais à l’ombre durant l’été. J’ai également déplacé un rucher vers une zone plus ombragée et commencé à remplacer une partie de mes ruches par des modèles plus légers et mieux isolés, pour améliorer le confort des abeilles.
💛 Merci encore pour votre précieux soutien, tant moral que financier. Votre engagement à mes côtés compte beaucoup et m’encourage à poursuivre mes efforts pour prendre soin de mes colonies, malgré ces conditions de plus en plus difficiles.
À bientôt pour d’autres nouvelles du rucher ! 🐝🍯
Le rucher de Mirmande
La plupart de mes ruchers sont fixes, afin de préserver l’équilibre et la tranquillité des colonies.
Je pratique une transhumance raisonnée, en déplaçant seulement quelques ruches chaque année : certaines vers les champs de lavande à une vingtaine de kilomètres, d’autres dans les forêts de châtaigniers un peu plus loin.
Autour de chez moi, les abeilles bénéficient d’une floraison variée : fruitiers, prairies en jachère, phacélie, luzerne, ainsi que pruniers sauvages, ronces, aubépines, acacias et tilleuls.
Un environnement diversifié qui assure une alimentation riche tout au long de la saison et donne des miels aux arômes subtils et authentiques.
Que se passe-t-il ce mois-ci sur votre rucher ?
Souvenez-vous… il y a quelque temps, on vous parlait d’un projet un peu spécial, inspiré par la ruche, les abeilles et tout l’univers qui les entoure.
Aujourd’hui, le secret n’en est plus un car ce projet a enfin pris vie ! Nous sommes fiers de vous présenter notre calendrier de l’avent immersif 2025 – Les Alvéoles de la Ruche.
Un calendrier pas com...