Que se passe-t-il dans la ruche en octobre ?

Chers parrains, chères marraines,

Le mois dernier, nous vous avions glissé une (grande) nouveauté… Et il est enfin temps : notre Calendrier de l'Avent 2026 farouche est officiellement disponible !
Une ruche miniature de 24 alvéoles, à ouvrir une à une jusqu'à Noël.
Ce qui se cache derrière chacune d'elles ? Nous vous laissons la surprise… Sachez simplement que vous y trouverez plusieurs miels récoltés dans différents terroirs français,
mais aussi quelques découvertes plus inattendues autour du miel. Pour celles et ceux qui avaient déjà succombé à l'édition 2025 du Calendier, sachez que nous proposons tout plein de nouveautés qui vont vous faire fondre !
Et parce qu'un miel se savoure encore mieux quand on sait d'où il vient, des QR codes vous emmèneront au fil des jours à la rencontre des abeilles et des apiculteurs.
Les livraisons débuteront à partir du 1er novembre.
Le Calendrier est produit en quantité limitée alors si vous souhaitez l'offrir, ou vous l'offrir, mieux vaut ne pas trop attendre. Cliquez ici pour le découvrir !



Un grand merci à toutes celles et ceux qui se sont préinscrits ces dernières semaines. Votre enthousiasme nous a fait chaud au cœur !
Et puisqu'une surprise en cache souvent une autre, découvrez l'ensemble de nos nouveautés sur Farouche.fr

Et maintenant, retournons au rucher, où les abeilles, elles, ont déjà commencé à se préparer pour l'hiver…

Que se passe-t-il dans la ruche en octobre ?

En octobre, la ruche fait du tri. Les mâles, aussi appelés faux-bourdons, ne récoltent rien et ne participent pas aux travaux de la colonie.
À l'approche de la mauvaise saison, les ouvrières cessent de les nourrir et finissent par les pousser hors de la ruche. Une scène un peu rude, mais logique car chaque goutte de miel doit désormais servir à la survie de la colonie.
Les abeilles s'occupent aussi de leur logement. Elles récoltent de la propolis, une résine qu'elles prélèvent sur les bourgeons et l'écorce de certains arbres.
Elles s'en servent pour colmater les petites fentes et les interstices de la ruche, pour limiter les courants d'air et l'humidité avant l'arrivée du froid.

Dehors, l'activité dépend beaucoup de la météo et des régions. Lors des journées douces et ensoleillées, les butineuses sortent encore profiter des dernières fleurs.
Mais dès que le temps se rafraîchit, la colonie reste davantage à l'intérieur, et la reine pond de moins en moins.
Lors des premières nuits fraîches, les abeilles commencent à se resserrer les unes contre les autres pour former ce qu'on appelle la grappe.
Et pour produire de la chaleur, elles ont une technique étonnante : elles font vibrer leurs muscles de vol sans bouger les ailes, un peu comme si elles frissonnaient.
Les abeilles du centre se réchauffent pendant que celles de l'extérieur forment une couche isolante, et toutes se relaient au fil des heures.

Et du côté de l'apiculteur ?

En octobre, l'apiculteur ouvre de moins en moins ses ruches.
Chaque ouverture refroidit l'intérieur et dérange les abeilles, qui s'organisent pour garder la chaleur.
Il choisit donc une journée douce et ensoleillée pour ses dernières visites, et observe de plus en plus depuis l'extérieur. Les allées et venues devant l'entrée en disent déjà beaucoup sur la santé de la colonie.
C'est aussi le moment de préparer les ruches au froid. L'apiculteur vérifie que les toits sont bien étanches et que les ruches sont stables, pour qu'elles résistent au vent et aux intempéries.

Il réduit souvent l'ouverture de l'entrée, ou y pose une petite grille. Ainsi, les abeilles ont moins de surface à défendre, et les mulots, qui cherchent eux aussi un abri douillet pour l'hiver, ne peuvent pas s'y installer.
Dans de nombreuses régions, l'apiculteur reste aussi attentif au frelon asiatique. En automne, il vient souvent chasser en vol stationnaire devant les ruches.
Au-delà des abeilles capturées, c'est surtout le stress provoqué par sa présence qui fragilise les colonies : les butineuses n'osent plus sortir. Selon les ruchers, l'apiculteur peut installer
des protections devant les entrées pour tenir le frelon à distance.

Zoom sur : un automne trop doux, un souci pour les abeilles ?



Ces dernières années, il n'est plus rare de profiter de belles journées douces jusqu'en octobre. Pour nous, c'est plutôt agréable. Pour les abeilles, c'est un peu plus compliqué.
Le rythme de la colonie dépend en partie des températures. Quand il fait doux, la reine peut continuer à pondre plus longtemps que prévu, et la ruche reste active comme en fin d'été. Sauf qu'à l'extérieur, les fleurs se font rares.
Résultat : les abeilles sortent, dépensent de l'énergie, et nourrissent du couvain alors que peu de nectar et de pollen rentrent. Une partie des réserves prévues pour l'hiver peut ainsi être consommée avant même l'arrivée du froid.
Les températures douces profite aussi au Varroa. Ce parasite se reproduit à l'intérieur des alvéoles où grandissent les jeunes abeilles. Tant qu'il y a du couvain, il continue donc à se multiplier.
Or, c'est justement la pause de ponte en hiver qui permet habituellement aux apiculteurs d'agir le plus efficacement contre lui.
Pas de panique pour autant car les colonies savent s'adapter, et les apiculteurs restent attentifs. Beaucoup soupèsent régulièrement leurs ruches à l'automne pour estimer les réserves, et peuvent les compléter si besoin.
Ce phénomène montre surtout que le changement climatique ne se résume pas aux canicules et bouscule aussi, plus discrètement, le calendrier des abeilles.

Geste du mois : levez les yeux vers les arbres



En ce moment, les arbres perdent leurs feuilles… et laissent parfois apparaître de grosses boules beiges perchées tout en haut des branches.
Il peut s'agir de nids de frelons asiatiques, qui atteignent leur taille maximale à l'automne.
Si vous en repérez un, ne vous en approchez surtout pas et n'essayez pas de le détruire vous-même. Prenez simplement une photo à bonne distance, puis signalez-le.
Selon les départements, cela se fait auprès de votre mairie ou sur une plateforme dédiée, et votre mairie pourra vous indiquer la bonne démarche.
Même tard dans la saison, ce signalement reste utile. Il aide les apiculteurs et les collectivités à repérer les secteurs les plus touchés, pour mieux organiser la lutte l'année suivante.

Merci pour votre fidélité, et rendez-vous le mois prochain pour un nouveau Texte saison !

 

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